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L’interrogatoire de Marc Fernandez pour la renaissance d’Alibi !

Bepolar : D’abord qu’est-ce qui a pu permettre le retour de la revue ?
Marc Fernandez : C’est surtout une personne, Alice Monéger, ancienne éditrice au Masque et qui était directrice éditoriale de Points, qui a lancé l’idée ! Avec Paolo Bevilacqua, nous étions fiers de ce que nous avions fait (grâce à plein de gens et une super équipe), mais c’était derrière nous, même si on continuait souvent à nous parler d’Alibi, sur les festivals notamment. Alors, quand Alice nous a dit, allez on relance, on a foncé ! Et tout s’est passé très vite, nous avons rencontré Benoit Pollet le DG de Dargaud, qui s’est avéré être très à l’écoute, avec une vraie envie d’y aller. Au final, ce n’est pas que la relance d’Alibi. Il y a la revue bien sûr, mais aussi un label de livres appelé Filature(s) et un studio de podcasts, baptisé Sur écoutes.

Bepolar : Qu’est-ce qui va changer par rapport à la version que l’on connaissait ?
Marc Fernandez : Le format d’abord, plus grand, avec une typo différente, qui permet un meilleur confort de lecture. Tout l’enjeu de la nouvelle charte était de garder un univers visuel et graphique proche de la première version tout en y apportant des changements.
Quelques rubriques nouvelles aussi, notamment une BD reportage, « Déposition », dans laquelle un auteur se met dans la peau d’un journaliste pour un texte personnel sur un sujet de société.

Le polar au sens le plus large, la fiction et la réalité

Bepolar : Il y a une nouvelle mais aussi une bande dessinée, et l’interview de Roschdy Zem. L’idée c’est d’avoir une vision transversale et multimédia du polar ?
Marc Fernandez : Oui, c’est l’idée de départ d’Alibi depuis ses débuts. Le polar au sens le plus large, la fiction et la réalité. Un écrivain et un flic, un scénariste et un voyou, un comédien et un juge, dans le même numéro. Le polar est ancré dans le réel, cela nous semble logique de faire ainsi. Et l’expérience de la première version, nous a confirmé que c’est ce que les lecteurs recherchent. La variété des sujets, la variété des traitements.

Bepolar : Peux-tu nous présenter l’équipe ?
Marc Fernandez : Nous sommes trois au quotidien et une équipe de pigistes, auteurs, illustrateurs, dessinateurs et photographes. Alice Monéger donc, directrice éditoriale, qui gère aussi la partie Filature(s), qui va publier une dizaine de titres par an. Paolo Bevilacqua, l’un des cofondateurs de la revue, corédacteur en chef et le directeur artisitique. C’est lui qui a créé la première charte et qui a recréé la seconde. Et moi-même, rédacteur en chef, qui gère plutôt la partie textes. Tous les trois nous nous occupons également de Sur écoutes, le studio de podcasts que nous allons mettre en route prochainement.

Bepolar : Et le sommaire de ce premier numéro ?
Marc Fernandez : Notre premier grand dossier sera consacré aux affaires non résolues, avec un grand papier de Patricia Tourancheau sur l’affaire du Grêlé, un autre sur l’histoire du Golden State killer, une interview d’une sociologue sur la question, etc.
Rochdy Zem répond à nos questions, comme Agnès Naudin, capitaine de police en brigade des mineurs. Nous avons également rencontré l’auteur Frédéric Paulin, dont nous aimons beaucoup les romans, un portrait de l’ex juge Gilbert Thiel, qui a eu bien des dossiers sensibles sur son bureau (Guy Georges, Simone Weber, le bagagiste de Roissy).
Nous descendons dans les entrailles de Paris en BD avec la brigade des Catacombes et nous partons en voyage à Barcelone sur les pas de Pepe Carvalho et au Japon, avec l’histoire folle du premier braquage de fourgon blindé au Japon réalisé par… une équipe de la région parisienne.
Outre la nouvelle inédite de Bernard Minier, il y a aussi un article sur JimThompson, l’un des maîtres du polar et un beau texte de Christophe Guillaumot, auteur et policier, sur le suicide d’un de ses collègues. Et plein d’autres choses…

Dans le numéro deux, vous aurez le plaisir de lire une nouvelle d’Olivier Norek

Bepolar : De quoi parle la nouvelle de Bernard Minier ?
Marc Fernandez : Ça, je vous laisse le découvrir par vous-mêmes ! Tout ce que je peux dire, c’est que le point de départ est une photo que nous lui avons transmise sans rien lui dire. C’est notre rubrique « Témoin oculaire », que nous ouvrons aux meilleurs auteurs français et étrangers. Le texte de Bernard va surprendre par sa noirceur et sa violence, mais je n’en dirais pas plus… Dans le numéro deux, vous aurez le plaisir de lire une nouvelle d’Olivier Norek.

Bepolar : La revue devait sortir à Quais du polar. Est-ce que cette période n’a pas été trop frustrante pour l’équipe ?
Marc Fernandez : Oh que oui, plus que frustrant ! Nous avions prévu une belle fête à Quais du polar et nous étions heureux de renaître en plein pendant ce superbe festival. Ce n’est que partie remise, rdv à Lyon l’année prochaine !

Bepolar : Et j’imagine que vous avez déjà le sommaire du numéro 2 en tête. Qu’est-ce que tu peux nous en dire ?
Marc Fernandez : Il y aura un grand dossier sur les faussaires et la contrefaçon, des portraits et des interviews toujours, dont une rencontre qui risque de surprendre, un écrivain qu’on n’attend pas forcément dans une revue polar. Une enquête sur le trafic de drogue en Afrique, un papier sur la mort suspecte de celui qu’on appelait le Banquier du Vatican, et plein d’autres sujets…

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