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Le chant de l’assassin - R.J. Ellory

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14 #AvisPolar
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Résumé :

Tout le monde a un secret.

1972. Condamné pour meurtre, derrière les barreaux depuis plus de vingt ans, Evan Riggs n’a jamais connu sa fille, Sarah, confiée dès sa naissance à une famille adoptive. Le jour où son compagnon de cellule, Henry Quinn, un jeune musicien, sort de prison, il lui demande de la retrouver pour lui donner une lettre. Lorsqu’Henry arrive à Calvary, au Texas, le frère de Riggs, shérif de la ville, lui affirme que la jeune femme a quitté la région depuis longtemps, et que personne ne sait ce qu’elle est devenue. Mais Henry s’entête. Il a fait une promesse, il ira jusqu’au bout. Il ignore qu’en réveillant ainsi les fantômes du passé, il va découvrir un secret que les habitants de Calvary sont prêts à tout pour ne pas voir divulguer.

Vos #AvisPolar

  • Mes évasions livresques 11 juin 2019
    Le chant de l’assassin - R.J. Ellory

    Un Ellory, ça se déguste, l’auteur est un conteur hors pair qui prend le temps de poser son intrigue, son décor et ses personnages.

    On se retrouve dans les années 70 où Henry Quinn sort de prison après avoir purgé une peine de trois ans pour détention illégale d’armes à feu et pour avoir blessé quelqu’un sans préméditation dans un état d’ébriété.
    Il est investi d’une mission par son codétenu, Evan Riggs : retrouver sa fille et lui donner une lettre.

    Henry se rend à Calvary où le frère d’Evan, Carson, est le shérif de la ville. Il l’informe que la jeune fille a quitté la ville depuis longtemps et qu’il ne sait pas ce qu’elle est devenue.

    Loin de se sentir abattu, Henry s’entête et décide de mener sa petite enquête pour essayer de retrouver la fille d’Evan. Ce faisant, il va bousculer la petite ville de Calvary, en réveillant quelques fantômes du passé et la colère du shérif.

    La narration va suivre deux espaces temps : 1972, lorsqu’Henry arrive à Calvary et mène son enquête pour retrouver la fille d’Evan et parallèlement, on va suivre l’enfance d’Evan et de Carson jusqu’à l’année de naissance de la jeune femme en 1949.

    Plus les pages se tournent, plus l’addiction vous gagne : de savoir ce qui a pu mener aux événements sur lesquels enquête Henry et savoir si Henry va pouvoir mener sa mission.

    Véritable roman noir sur une Amérique profonde avec ses propres règles où le shérif règne sur sa ville sans véritable opposant, Le chant de l’assassin a un côté très western avec ses duels physiques et verbaux.
    L’étranger qui arrive en ville et va s’opposer à la force en place de la ville et créer du grabuge et secouer les mentalités.

    RJ Ellory nous livre ici un roman noir fort, puissant avec une plume littéraire et qui vous entraîne dans une intrigue complexe, pleine de rebondissements et captivante.

    J’ai aimé les personnages torturés de ce roman, les bons, les méchants, les alliés, les couards, les repentis... une magnifique galerie de personnages tragiques au service de ce magnifique roman noir.

    Un petit clin d’oeil appréciable au titre de l’unique album d’Evan Riggs "The Whiskey Poet" faisant écho au nom du groupe de l’auteur "The Whiskey Poets". Si vous ne connaissez pas cette facette de l’auteur, découvrez la ;)

    Le chant de l’assassin est un des meilleurs romans d’Ellory qui m’ait été donné de lire jusqu’ici. Un roman fort sur la famille et les différends qu’elle peut engendrer et les funestes conséquences qui peuvent en découler.

    Une excellente évasion livresque.

  • Angie - Blog Culturez-moi 14 juin 2019
    Le chant de l’assassin - R.J. Ellory

    Ballade dans le West Texas
    Lorsque le jeune Henry Quinn sort de prison à 21 ans, il vient de faire une promesse qui va changer le reste de sa vie. Henry a passé 3 ans derrière les barreaux pour une bêtise de jeunesse qui aurait pu être bien plus tragique. Dans la prison texane de Reeves, il a partagé sa cellule avec Evan Riggs, un ancien chanteur country incarcéré depuis 20 ans pour le meurtre d’un homme à mains nues. Lorsque Henry est libéré, Evan lui demande de retrouver sa fille et de lui donner une lettre de sa part. Le jeune garçon n’aurait jamais imaginé l’aventure dans laquelle il se lançait.

    Il va découvrir les secrets de la ville de Calvary qui a vu naître, grandir et mourir une partie de la famille Riggs. Cette ville est totalement envoûtante. Repère de rednecks de l’Ouest texan, elle fait partie de ces villes qui ont leurs propres lois et leurs secrets très bien gardés. A travers l’histoire de Henry en 1972, mais aussi celle d’Evan de sa naissance à son incarcération, Ellory nous offre une balade de plus de 50 ans. Des années 20 jusqu’au seventies, c’est toute l’histoire d’une partie de l’Amérique qui se déroule sous nos yeux.

    Le chant de l’assassin provoque une immersion totale. Chaque fois je reprenais ma lecture, j’avais l’impression de passer une porte qui me propulsait des décennies plus tôt dans un état américain que je ne connaissais pas le moins du monde mais qui, petit à petit, m’est devenu familier. Sous la plume d’Ellory, j’avais l’impression d’y être, d’entendre fredonner ces musiques country, de sentir l’odeur des whiskys au saloon et de respirer la poussière des rues. L’emploi de l’accent et du vocabulaire texan étant utilisé pour les dialogues, l’immersion n’en est que plus forte.

    Une sombre histoire de famille
    Le livre est construit sur deux récits parallèles, dévoilés en alternance chapitre après chapitre. D’un côté, l’histoire d’Henry à sa sortie de prison en 1972 qui enquête à Calvary pour retrouver Sarah, la fille d’Evan. De l’autre, l’histoire de la famille Riggs, d’Evan et de son grand frère Carson. Car pour comprendre les drames du présent, il faut se replonger dans les méandres du passé.

    Ce roman, c’est l’histoire d’une famille, d’une femme et de deux frères qui vont se déchirer du berceau à la tombe. On s’attache à tous les personnages, les plus doux, comme les plus antipathiques. Chacun nous offre une part d’humanité. C’est terriblement bouleversant d’être le spectateur de la destruction des personnages, de leurs vies et de cette chute vers l’inévitable.

    Le rythme, loin d’être haletant, est pourtant totalement hypnotisant. Le style, soutenu, travaillé, semble nous porter au rythme d’une mélodie. Moi qui lis habituellement assez vite, j’ai pris plaisir à me délecter de chaque phrase, de chaque mot si subtilement utilisé.

    EN BREF
    Au croisement de la littérature blanche et du roman noir, Le chant de l’assassin est une expérience littéraire qui a chamboulé mon âme de lectrice. À aucun moment, je n’ai ressenti de lassitude, d’ennui. Je me sentais bien tellement bien à Calvary. J’ai vécu cette histoire avec mon cœur et mes tripes, naviguant entre les décennies et les drames comme une spectatrice impuissante.

    Ce roman m’a laissée avec un sentiment de vide et de solitude immense en refermant la dernière page. Le genre de livre qui renverse et malmène votre cœur sans le prévoir. Le genre de livre qui laisse une empreinte incroyable. Un fucki*g coup de cœur !

    https://culturez-moi.com/le-chant-de-lassassin/

  • calyenol 15 juin 2019
    Le chant de l’assassin - R.J. Ellory

    J’ai lu "Le chant de l’assassin" de RJ Ellory.
    .
    "La folie est attachée au coeur de l’enfant,mais le bâton de la correction l’éloignera de lui."
    .
    En prison depuis plus de vingt ans,Evan Riggs n’a jamais connu sa fille,Sarah,confiée à sa naissance à l’adoption.
    Le jour où son compagnon de cellule,Henry Quinn est libéré,il lui demande de la retrouver et de lui remettre une lettre.
    Arrivé à Calvary,il rencontre le frère d’Evan qui lui affirme que personne ne sait ce qu’elle est devenue et lui demande de repartir.
    Mais Henry s’entête,il a fait une promesse....et pertube les secrets enfouis des habitants de cette petite ville qu’est Calvary.
    .
    Voilà encore un excellent Ellory.
    Tout dans la plume,il hypnotise à travers chacun de ses mots,chacune de ses phrases.
    Il arrive toujours à me captiver,à me plonger toujours plus profondément dans l’histoire qu’il me raconte.
    Ici il m’a entraîné dans le West Texas et sa petite ville Calvary à la rencontre d’un trio d’enfants devenus adultes,qui ont fait des choix qui ont bouleversé leur vie.
    On voyage entre passé et présent,on déterre des secrets en étant surpris par la capacité de l’homme a arriver à ses fins juste en un claquement de doigt...ou juste parce qu’il en sait trop !
    On s’attache aux personnages,on a l’impression d’être avec eux,là juste à côté.
    On en déteste un,on en aime un autre,on comprend leurs choix...puis des fois non.
    Et quand on arrive au dernier chapitre,on a pas envie que le livre se termine.
    RJ Ellory est vraiment un auteur à lire,un auteur qui sait nous embarquer dans son monde,un auteur qui ne me déçoit jamais.
    "Le chant de l’assassin" est une lecture que j’ai plus qu’adoré.

  • Lectures noires pour nuits blanches 25 juin 2019
    Le chant de l’assassin - R.J. Ellory

    "On a souvent dit que le mal n’a pas besoin d’autre terreau pour prospérer que le silence et l’inaction des gens de bien."

    J’ai découvert R.J. Ellory l’année dernière avec Seul le silence. Une claque et un véritable coup de foudre pour sa plume. Le chant de l’assassin marque des retrouvailles pleines d’émotions.

    Entre passé et présent, Ellory nous peint une fresque familiale, dans le West Texas, sur fond de secrets et de rivalité entre deux frères. De caractères diamétralement opposés, entre amour, haine et jalousie, ils vont s’affronter depuis leur plus tendre enfance jusqu’au drame inéluctable.

    C’est aussi l’histoire d’une promesse qu’Henry voudra tenir envers et contre tout. Il va débarquer dans cette petite ville de Calvary aux mains d’un shérif déspotique qui va lui mettre des bâtons dans les roues. Mais Henry est déterminé et ne se laissera pas intimider. Petit à petit, il va récolter les pièces du puzzle et déterrer les ignobles secrets que tout le monde voudrait garder enfouis. Il est prêt à tout et bien décidé à tenir sa parole.

    L’histoire se déroule lentement mais on se laisse porter par ce rythme lent, cette douce langueur entêtante et ces personnages d’une profondeur inégalée. On ne s’ennuie pas une seconde, subjugués par les mots qui sonnent tellement juste, qui nous envoûtent. C’est juste sublime ! On plonge avec délice dans l’atmosphère immersive que l’auteur nous a concoctée et on oublie tout le reste.

    R.J. Ellory est un conteur de talent avec la faculté de nous faire vivre le roman aux côtés des personnages, comme si l’on était eux. On ressent leurs émotions et ils restent présents bien après que l’ont ait refermé le livre. J’avais eu la même impression avec Seul le silence, de tout partager avec les protagonistes.

    Sombre, intense, profond, émouvant, d’une noirceur abyssale, ce roman est un petit bijou, de ceux qui marquent et restent longtemps en mémoire.

  • Livresse du Noir 29 juin 2019
    Le chant de l’assassin - R.J. Ellory

    Une merveille de roman noir !

    Je suis une inconditionnelle de R.J. Ellory, je le suis depuis ses débuts,
    "Le chant de l’assassin", récit littéraire d’une éclatante noirceur, nous prouve une fois de plus que l’auteur est un maestro, un virtuose, un conteur au talent exceptionnel qui n’a pas fini de nous surprendre.

    Nous sommes en 1972. Le livre s’ouvre par une scène d’adieu. Henry Quinn sort de prison, il vient d’y passer trois ans, dans la cellule d’Evan Riggs, enfermé depuis vingt ans derrière les barreaux pour meurtre. Ce dernier lui demande de retrouver sa fille qu’il n’a jamais connue et de lui remettre une lettre. Il lui conseille d’aller voir son frère pour savoir où elle se trouve. Henry lui fait la promesse solennelle de la retrouver. Il réveillera de vieux fantômes, il soulèvera des secrets que chacun voudrait garder enfoui. Il cherchera la vérité envers et contre tout, il ira au bout de sa quête au péril de sa vie pour honorer sa promesse. Une parole donnée, c’est sacré !

    R.J. Ellory n’a pas son pareil pour nous immerger complètement dans les bleds perdus du Texas et de l’Amérique profonde et nous faire ressentir à merveille l’atmosphère pesante, étouffante et sombre des lieux.

    Les deux grandes forces de ce roman, ce sont les personnages d’une richesse incroyable et les émotions que l’auteur nous donne à vivre. Il a une faculté extraordinaire à sonder l’âme de ses protagonistes, à nous faire entrer leur tête, comme si nous ne faisions plus qu’un avec eux, en ressentant leurs émotions, sans jamais tomber dans le pathos.

    Un fil rouge est tissé entre deux époques séparées d’un demi siècle et l’alternance à chaque chapitre donne un beau rythme au récit. Les flash back nous plongent dans le passé, la vie des deux frères est déroulée sous nos yeux, nous assistons à tous les drames et moments forts vécus depuis leur petite enfance. Il sera beaucoup question de la famille, ses liens, ses manques et ses failles.

    Carson et Evan, les deux frères qui s’aiment et se détestent, ne dit-on pas qu’au bout de l’amour, il y a la haine ? Ils sont blessés, écorchés, plein de cicatrices sur le coeur, dévorés par leurs obsessions et par l’amour. L’amour sous toutes ses formes, ils le chercheront et le fuiront toute leur vie.

    Autour d’eux, une belle galerie de personnages secondaires. Décortiqués dans les recoins obscurs de leur être, ils ont tous une force incroyable et d’énormes failles, hantés et rongés par la culpabilité, les remords, le pouvoir, les secrets, les non-dits.

    La plume de l’auteur est magnifique, entre poésie noire et sensibilité, on y retrouve le souffle et la puissance littéraire des grands écrivains. Il choisit ses mots avec tant de soin, c’est un peintre qui joue avec les nuances infimes de sa palette. J’ai savouré du début à la fin, chaque ligne, chaque mot, chaque respiration et j’ai été emportée complètement.

    Le chant de l’assassin, un roman envoûtant et terriblement émouvant qui vous poursuit bien longtemps après l’avoir refermé.

    A lire de toute urgence !

  • lecturesdudimanche 17 juillet 2019
    Le chant de l’assassin - R.J. Ellory

    Si j’ai sollicité cette lecture auprès de NetGalley, c’est parce qu’une nouvelle fois, la toile fleurissait d’avis enthousiastes. Et comme, malgré les nombreuses recommandations, je n’avais toujours pas goûté à la plume d’Ellory dont le nom m’était pourtant plus que familier, je me suis lancée (non sans l’aide de NetGalley et des Editions Sonatine que je remercie une nouvelle fois !) dans cette lecture surprenante !

    Pour commencer, je dois avouer que j’ai démarré cette lecture dans de mauvaises conditions. En effet, la semaine, je n’ai parfois qu’un petit quart d’heure à consacrer à la lecture, dès lors, après une semaine, je n’étais péniblement arrivée qu’à une centaine de pages lues. Un dimanche ensoleillé (et quelques coups de soleil) plus tard, « Le Chant de l’Assassin » est terminé, et en beauté ! Voilà donc un auteur, à l’instar d’un Grisham, que je ne lirai plus que quand j’aurai vraiment la possibilité de me vider la tête et de me rendre disponible suffisamment longtemps pour m’imprégner totalement dans l’atmosphère qu’il aura créée. J’ai cité Grisham parce que c’est pareil pour cet auteur (qui fait partie de mes favoris) : On entre pas dan un Grisham quand on n’a que quelques minutes devant soi. L’ambiance, l’intrigue, tout incite à se plonger jusqu’à en oublier le monde qui nous entoure.

    Voilà exactement comment j’ai vécu cette première rencontre avec Ellory.

    Tout commence par une promesse. Jeune gars du Sud, Henry Quinn a fait une bêtise. Une grosse bêtise qui l’envoie pour trois ans dans le pénitencier de Reeves. Là, il fait la connaissance du taciturne Evan Riggs, son co-détenu, qui lui sauve la vie. Evan, lui, n’est pas près de sortir puisqu’il a pris perpétuité pour un meurtre qu’il ne se rappelle même pas avoir commis, les sens embrouillés par l’alcool ingurgité. Alors, quand Henry quitte sa cellule pour retrouver sa vie, Evan lui demande s’il peut d’abord remettre à Sarah, sa fille qu’il n’a jamais connue et qui a été adoptée à la naissance, une lettre. Pour l’aider à la retrouver, Evan met Henry sur la piste de son frère Carson Riggs, shérif de Calvary.

    De prime abord, la tâche semble assez simple, même si Henry comprend entre les lignes que les deux frères Riggs semblent avoir un passif de désaccords assez lourd. Aussi, quand Henry débarque à Calvary pour honorer sa promesse et que l’hostilité de la ville s’acharne sur lui, il se retrouve vite dans une impasse ! Aidé d’une pétillante jeune fille, Henry décide de mener à bien sa mission pour honorer sa promesse, quel qu’en soit le prix. Mais remuer l’histoire de Calvary ne se fait pas sans conséquences, et l’ex-taulard semble avoir bien peu de chance face au Shérif tout puissant Riggs.

    Alors qu’Henry s’acharne, les chapitres s’alternent pour dévoiler l’histoire depuis son commencement. Ellory nous balade dans le Texas du siècle passé, à la rencontre de personnages taillés dans le roc. De la solidité familiale aux attaches à la terre, de rêves de gamins en regrets perdus dans les fonds de bouteilles, l’espoir, l’amour, la loyauté se succèdent dans ce chant poétique et lyrique. Lyrique parce que la musique est presque un personnage à part entière de cette histoire du Sud, avec ses accents texans chantants.

    J’ai beaucoup apprécié que les héros n’en soient pas vraiment, car difficile de tout pardonner à Evan, d’autant que l’auteur n’a pas pris de chemin de facilité avec ce personnage.

    La rudesse de certain hommes côtoie la sentimentalité des autres, et les personnages féminins (Grace, Rebecca, Evie) sont souvent les moteurs discrets mais non moins importants des rouages de cette intrigue.

    Une réussite, donc, que cette première rencontre avec Ellory, même si j’ai eu peur au démarrage !

  • Anne-Sophie Books (Les lectures d’Anne-Sophie) 17 juillet 2019
    Le chant de l’assassin - R.J. Ellory

    492 pages de pur plaisir de lecture.

    Une fois encore, RJ Ellory est parvenu à m’embarquer dans son histoire avec une facilité déconcertante.

    Lorsque Henry Quinn sort de prison en 1972, son codétenu Evan Riggs, condamné à vie pour meurtre, lui demande d’aller à Cavalry rechercher sa fille, Sarah, qu’il n’a jamais connue, pour lui remettre une lettre.

    Mais ce qui ressemblait juste à un service sans conséquence se transforme vite en une dangereuse enquête dans laquelle Henry n’hésitera pas à mettre sa liberté, et même sa vie en jeu, pour tenir parole.
    Les mystères de la petite ville de Cavalry sont nombreux, et les habitants, sur lesquels Le shérif Carson Riggs, le frère d’Evan, règne sans partage et surtout sans concession, semblent tous avoir intérêt à ce que Henry ne retrouve pas Sarah et à ce que la fameuse lettre n’arrive jamais à destination...

    Pourquoi ? Que cachent-ils tous et que s’est-il passé dans la famille Riggs pour qu’ils soient tous prêts à en arriver à des extrémités terribles plutôt que d’avoir à répondre aux question de Henry ?

    Vous le saurez, bien sûr, mais avant cela la plume de RJ Ellory vous fera vivre nombre d’aventures et retournements de situations.

    Nous découvrirons grâce à lui plus d’un demi siècle de la dure vie des habitants du Texas à travers les yeux de la famille Riggs, ainsi que l’évolution sociale, économique et industrielle de cet état où le rêve américain a souvent était mis à mal.

    Le justesse du ton, l’excellence de l’histoire, la profondeur des personnages, le suspens constant, la qualité d’écriture et l’incomparable talent de conteur de l’auteur nous entraîne dans un tourbillon littéraire d’un attrait et d’une finesse irrésistibles.

    Addictif, fascinant, sombre, poétique et entêtant ne sont que quelques-uns des qualificatifs pour décrire ce thriller social et domestique.

    Une véritable plongée littéraire dont le lecteur, essoufflé, estomaqué et ravi, aimerait ne jamais remonter.

    Lecture passionnante qui fait frissonner et réfléchir, impossible à lâcher, Le Chant de L’Assassin rejoint aisément les meilleurs romans écrits par RJ Ellory et me fait attendre son prochain titre avec encore plus d’impatience.

    À lire absolument !

  • Lettres et caractères 26 juillet 2019
    Le chant de l’assassin - R.J. Ellory

    Je suis subjuguée par le talent de RJ Ellory que je viens de découvrir avec Le chant de l’assassin. Ce roman est le digne héritier d’A l’est d’eden de Steinbeck, c’est dire s’il est hors du commun, éblouissant, magistral.

    Ellory nous entraîne dans une petite ville du Texas régie par ses propres lois, et dominée par une caste de petits notables intouchables. Le genre de petite ville qui ne voit pas d’un très bon œil un étranger – ex taulard de surcroit – débarquer pour se mêler de ce qui ne le regarde pas. Mais Henry Quinn est tenace : il a promis à son ancien compagnon de cellule, condamné à la prison à vie, de remettre de sa part une lettre à sa fille, Sarah. Mais ce qui n’aurait dû être qu’une formalité, se transforme très vite en un parcours semé d’embûches. Personne ne sait ou ne veut savoir où se cache Sarah. Personne ne veut qu’Henry Quinn s’attarde à Calvary…

    C’est un travail d’orfèvre que soumet RJ Ellory à notre appréciation. A travers des va-et-vient dans le temps, il apporte de l’épaisseur à ses personnages par petites touches, dévoile des pans de l’intrigue avec parcimonie et parvient petit à petit à créer une ambiance lourde et explosive.

    Dans ce roman qui prend son temps, rien n’est gratuit, chaque détail, chaque personnage secondaire sert l’histoire. C’est tout ce travail autour de l’intrigue, pour servir l’intrigue qui me marquera longtemps. C’est beau, vraiment très beau : un joyau.

    Avis complet sur le blog lettres et caracteres

  • Killing79 9 août 2019
    Le chant de l’assassin - R.J. Ellory

    RJ Ellory est un écrivain autour duquel je tourne depuis très longtemps. Je suis persuadé que c’est un des plus grands auteurs de romans noirs vivants. J’ai d’ailleurs déjà découvert trois de ses œuvres que j’ai bien appréciées. Seulement voilà, je n’ai jamais eu le coup de foudre tant attendu (« Seul le silence » mériterait une seconde lecture, j’étais un lecteur novice !). Loin de me laisser décourager, me voilà lancé dans son dernier bébé. Et…mon obstination a enfin payée !

    Cette nouvelle aventure nous entraîne dans les décors du Texas, dans un village isolé. En pensant rendre service à un ami, Henry va devenir malgré lui l’étincelle qui va mettre le feu à une communauté. Les secrets vont alors refaire surface et chambouler l’apparente plénitude des habitants. Les chapitres alternent entre passé et présent. L’action avance lentement, le temps que le puzzle prenne forme. Au fil des découvertes du présent, de nouveaux éléments du passé réapparaissent et on peut reconstruire toute la chronologie des évènements. Le scénario est bien ficelé et il nous garde en haleine jusqu’au bout. Mais tout ceci est fait dans les règles du pur roman noir, qui privilégie l’atmosphère et la consistance des personnages à l’efficacité du récit. Le roman est donc assez long, il prend son temps mais cette densité est nécessaire pour étoffer l’univers et l’intrigue.

    En toile de fond, cette histoire de triangle amoureux permet de développer différents sujets tels que l’ambition du pouvoir, le respect des promesses, l’amour impossible… L’atmosphère est sombre et le lecteur devient le témoin de toutes les manigances dont sont capables les êtres humains pour arriver à leurs fins.

    « Le chant de l’assassin » est un roman profond, aux personnages attachants malgré leurs nombreux défauts, qui va vous passionner. Il a surtout le mérite d’enfin m’entrouvrir la porte du clan des adorateurs de RJ Ellory et je ne demande pas mieux que cela se confirme dans ma prochaine lecture de cet auteur !

    http://leslivresdek79.com/2019/08/09/479-r-j-ellory-le-chant-de-lassassin/

  • angelita 6 septembre 2019
    Le chant de l’assassin - R.J. Ellory

    Résumé Le chant de l’assassin de R.J. Ellory
    Juillet 1972, Henry Quinn sort de prison après plus de trois ans. Il avait 18 ans lorsqu’il est entré. Il a survécu malgré les violences.

    Evan Riggs est le co-détenu d’Henry. Il a déjà fait vingt ans de prison et il va y rester jusqu’à la fin de sa vie.

    En partant, Henry a une lettre qu’il doit remettre à la fille d’Evan.

    Avis Le chant de l’assassin de R.J. Ellory
    Où nous emmène cette fois RJ Ellory dans la noirceur humaine ? Bien après tous les auteurs lecteurs de l’auteur, j’ai attendu plusieurs semaines avant de me plonger dans le roman de l’auteur. Et je pense avoir bien fait d’avoir attendu mes vacances pour le lire. Je ne sais pas si je l’aurais apprécié autant, surtout qu’il faut s’accrocher à la lecture sur les 50 premières pages. Car à chaque fois, personne ne sait où nous emmène RJ Ellory. Mais dès que c’est fait, le roman ne se lâche absolument pas.

    Comme toujours, une qualité de personnages impressionnante, un lieu bien évidemment reculé au Texas, une histoire de famille, l’histoire de deux frères et d’une jeune fille, l’histoire d’une quête, une histoire politique et de gros sous, une histoire de musique.

    Henry a passé plus de trois ans en prison. Pour connaître le temps réel, lisez Ellory, le maître du détail sur n’importe quel sujet. Evan était son co-détenu. Evan est en prison sans possibilité de libération. Evan lui a laissé une lettre à remettre à sa fille. Henry est un garçon fiable, sur qui on peut compter. Il a fait une promesse et il s’y tiendra. On assiste à l’implication d’Henry coûte que coûte, concernant cette promesse. Il continuera sa vie après, c’est ce qu’il a décidé. Il doit tant à Evan pendant son séjour en prison. Et ces quelques jours lui apprendront énormément sur la nature humaine, hors des murs d’une prison. J’ai toujours eu peur qu’Henry retourne en prison. On le sait, les anciens taulards sont mal vus, ils peuvent plonger dans n’importe quel guêpier tendu et il est très facile de leur coller n’importe quoi sur le dos.

    La construction du roman d’Ellory fait un parallèle entre Henry et sa quête et la vie d’Evan avant sa condamnation. Parallèle pour mieux nous induire en erreur, pour que le lecteur pense qu’Evan et Henry se ressemblent ? Possible surtout avec cet amour de la musique qui les lie. Mais au contraire d’Evan qui a sorti un disque qui a formidablement bien marché, Henry a tout à prouver. Et ce sera après sa quête et la remise de cette lettre. Henry est un jeune homme tenace, très intelligent, qui a perdu trois ans de sa vie si l’on peut dire. Mais sans ces trois ans, il ne lui arrivera pas ce qui lui arrive. Henry rencontrera Evie, une jeune fille qui l’aidera dans sa quête car en plus, elle connaît pas mal de monde dans le coin et surtout elle est fonceuse. Pour remettre cette lettre, Henry devra rencontrer Carson, le frère d’Evan, le shérif de la ville. Et alors là, cela ne sera pas une partie de plaisir. En nous racontant la vie d’Evan depuis sa naissance, RJ Ellory s’attache à nous raconter la vie de tous les membres de la famille d’Evan, ses parents et surtout son frère. Les relations d’une fratrie ne sont pas toujours faciles, on le sait, mais quand elles débutent de cette façon, elles le sont encore moins. Je ne donne pas raison aux agissements de Carson, mais on peut comprendre son cheminement. Mais un être humain naît déjà avec son caractère. Carson, au cours de sa vie, a su saisir toutes les opportunités qui se présentaient à lui pour devenir ce qu’il est. Bien entendu, il n’a pas été aidé par Rebecca, sa femme et son amie de toujours. Rebecca, qui a rencontré les deux frères alors qu’ils étaient tous les trois adolescents. Une jeune fille qui n’a pas su choisir entre les deux frères. Elle recherchait à fonder une famille, à vivre une vie tranquille. Mais Evan n’a jamais voulu rester dans cet endroit, il a toujours voulu parcourir le monde, enfin son état, vivre de sa musique, ne jamais s’attacher. Il était un musicien qui a su écrire de nombreux textes, il a quand même vécu l’enfer et plongé dans l’alcoolisme.

    Un roman qui est un véritable coup de coeur pour moi, je vais écrire comme d’habitude avec Ellory. J’adore cet auteur, j’adore son style, j’adore comment il traite la psychologie de ces personnages, des évènements d’une vie que tout le monde peut expérimenter, des lieux où il situe ses histoires, souvent aux Etats-Unis. On a toujours l’impression qu’il connait ce pays, comme sa poche, surtout ces endroits reculés. Quand le lecteur est habitué au style de l’auteur, il trouvera toujours des remarques sur chacune des situations, remarques que tout le monde peut dire, mais qui trouvent tout leur sens, à chaque fois.

    Je ne pouvais pas finir cette critique sur ce roman aussi musical. Tous ceux qui suivent assidûment RJ Ellory savent que l’auteur est également un musicien, que son groupe The Whiskey Poets se produit très souvent. Et d’ailleurs, le nom du groupe apparait plusieurs fois dans ce roman.

  • LeoLab 9 septembre 2019
    Le chant de l’assassin - R.J. Ellory

    2ème roman de Ellory que je lis et je dois dire qu’il fait dorénavant parti de mes top auteurs. C’est un conteur hors-pair et ses autres livres seront tous bientôt dans ma PAL. "Le chant de l’assassin" est un roman noir puissant, alternant une narration passé-présent. Le rythme est lent mais pour notre plus grand bonheur. L’auteur prend son temps et nous développe une intrigue dramatique et des personnages très profonds, très réalistes, un peu à la manière de D. Lehane. J’ai refermé ce livre avec beaucoup de regret et un sentiment de manque. Et ça, pour moi, c’est rare et ce que j’appelle un coup de cœur.

  • Aude Lagandré 5 octobre 2019
    Le chant de l’assassin - R.J. Ellory

    Juillet 1972, pénitencier du comté de Reeves. Deux hommes se disent adieu. Henry Quinn, qui vient de passer 3 ans en prison et dont la peine s’achève et Evan Riggs, 50 ans, dont 20 déjà passés derrière les barreaux. « Le chant de l’assassin » est d’abord l’histoire d’une promesse, d’une parole donnée : remettre une lettre à la fille d’Evan Riggs. Henry, qui ne doit sa survie en prison que grâce à cet homme, ne peut concevoir l’idée de poursuivre sa vie à l’extérieur sans s’enquérir de cet engagement. À peine sorti, il prend donc la direction de Calvary où vit Carson le frère d’Evan désigné comme tuteur de sa fille après son emprisonnement. « Aux yeux de Henri, il n’y avait pas réellement de différence entre une parole donnée et une parole tenue. C’était dans sa nature, un point c’est tout. »

    Le roman s’articule ensuite dans deux espaces temps distincts : les investigations de Henry pour retrouver Sarah, fille de Evan et des retours en arrière fréquents permettant la mise en lumière des jeunes années d’Evan et de Carson de même que l’évolution de leurs personnalités. « Ça a toujours été la grande différence entre Caron et toi, finit-elle par dire. Lui demandait toujours Pourquoi ? et toi, toujours Pourquoi pas ? Tu voulais croire que tout était possible. » En grandissant, les deux frères expérimentent la convoitise pour la même femme, et c’est cette femme, Rebecca qui changera irrémédiablement la nature de leur fraternité.

    Passionnante plongée dans l’enfance de ces deux frères. Cette mise en lumière de leurs jeunes années, la préférence des parents pour l’un, les coups tordus de l’autre, les ressemblances et les dissemblances de leurs caractères tentent de mettre le lecteur sur la piste d’un « pourquoi » ? Pourquoi est-ce Evan qui a fini en prison, et non Carson, vraisemblablement plus enclin à dérailler, ou à se mettre en difficulté par une colère plus intrinsèque ? L’intrigue s’arc-boute autour de ce questionnement pour le moins énigmatique en évitant brillamment les aléas du genre qui pourraient affadir le texte par trop de longueurs. « Savoir que vous teniez toujours la seconde place dans l’affection de vos parents était une chose, savoir que le même rôle vous était dévolu dans la vie que vous aviez vous-même choisie une fois adulte tenait d’un revers plus cuisant. » L’histoire des deux frères naît dans ce regard du père acceptant difficilement l’arrivée de l’aîné, puis évolue dans ce climat de jalousie alimenté par des non-dits, des sensations plus que par des faits précis qui alimenteront les dissensions. « C’est le passé qui détermine tout. C’est de là que nous venons tous, qu’il soit bon ou mauvais. » Haro sur les parents de ses deux frères qui sont dotés d’une belle intelligence dans l’analyse des relations fraternelles ou l’évolution de chacun des frères qui frôle la perfection.

    RJ Ellory assoit la relation des frères sur cette petite graine qu’est l’enfance. Tout part de là. « Il arrive un moment où tu commences à penser à ton avenir, et ce que tu étais enfant a plus rien à voir avec ce que tu es devenu… — Mais ça ne tient pas debout, l’interrompit Evan. L’homme que tu es a au contraire tout à voir avec l’enfant que tu as été. » Les parents, sagaces, intelligents, font absolument tout ce qu’ils peuvent pour enrayer les personnalités qui se dessinent, mais les racines s’étendent, et l’un des enfants pousse de travers. Les personnages sont d’une telle densité que l’idée même de les quitter est intolérable. En fermant les yeux après ma lecture du soir, j’aimais cette sensation de m’endormir à Calvary, plongée dans les existences d’Evan et de Carson, cherchant à analyser ce qui avait pu les opposer à ce point pour qu’ils ne puissent devenir les meilleurs amis du monde. « Tu te trompes en pensant que, parce qu’il est mon frère, il est aussi mon ami. » L’amour, protéiforme, a scellé leurs destins. Qu’il soit parental, fraternel, ou amoureux, c’est l’amour qui a transformé leur relation en chant du cygne. Parce que oui, « Le chant de l’assassin » est également un chant d’amour : amour cherché, amour perdu, amour éperdu, amour voulu, amour blessé. De ce besoin infini d’amour, de ce besoin contrarié, naît le fantasme de puissance, la rage, la volonté de domination, l’acharnement, l’inhumanité.

    Ce roman n’est pas juste bon, ou brillant, ou addictif… C’est un chef-d’oeuvre de la littérature noire, tout simplement. Sans scène de violence, par la seule force des mots qui retranscrivent des émotions vraies, éthérées, RJ Ellory construit une histoire transcendante, qui force le respect et l’admiration. Il y a une telle énergie qui se dégage de ce récit, une telle connaissance de l’âme humaine, de la violence des sentiments qui nous anime, des failles qui nous transforment, que c’est d’abord la résonance au plus profond de nos tripes qui frappe finissant, dans un second temps seulement, par envoyer le message véhiculé du texte à notre cerveau. Les dérivatifs palliatifs de l’alcool ou de la musique, présents dans tout le roman rendent aux hommes leur condition de mortel et construisent un incroyable chant d’humanité. « La vie, c’est bien connu, répond rarement à tes attentes. » C’est tout le prodigieux talent de l’écrivain qui s’exprime et laisse exploser le flot inaltérable d’émotions cristallines qui s’empare de nos âmes. Ce roman fait plus que frôler la perfection, il l’atteint et je n’ai pas peur d’écrire que RJ Ellory représente la quintessence même du roman noir tel que je me le représente et tel que je l’aime.

    Ne passez pas à côté de ce bijou : c’est un formidable bouleversement littéraire de bruit, de fureur, mais aussi d’amour.

  • LeCarnetdeJessica 28 octobre 2019
    Le chant de l’assassin - R.J. Ellory

    L’histoire d’une promesse qui sera tenue
    Le chant de l’assassin est un roman sombre et empreint d’humanité. Un excellent cru de Sir Ellory qui trouve ses racines au cœur de l’étendue texane, de ses airs country et des relents de whisky.

    Les codétenus Evan Riggs et Henry Quinn se ressemblent : deux oiseaux de nuit bercés par l’amour de la musique. Mais l’un ne reverra jamais la lumière. Et l’autre va « déplacer les pierres pour découvrir les serpents à sonnettes » afin de tenir sa promesse. Quel qu’en soit le prix.

    Le chant de l’assassin illustre la magie « Ellory »
    Comment parler autrement de ce roman ? C’est impossible, car l’auteur vous envoûte en quelques mots. Le rythme est doux, mélancolique et très immersif. Les pages se tournent toutes seules et vous restez éveillé.e pour ne pas quitter cet univers.

    Le chant de l’assassin est une fresque familiale torturée où la rivalité fraternelle résonne comme une tragédie.

    Je suis certaine que là où ils sont, William et Grace se demandent comment ils ont pu avoir deux fils aussi différent l’un de l’autre ? Et s’ils ont eux-mêmes leur part de responsabilité ou si ce n’est qu’un mauvais tour du destin ? Je vous en parle comme si je les connaissais intimement parce que c’est ce que m’a fait ressentir l’auteur tant la psychologie de ses personnages est travaillée.

    Evan, Henry, les parents Riggs, Carson, Rebecca…tous sont authentiques, chacun avec ses propres failles. Et on les aime profondément qu’ils soient bons ou mauvais. C’est ça la magie Ellory : vous faire sentir toutes les blessures que la vie peut infliger.

    Dans une alternance passé/présent, Le chant de l’assassin retrace l’itinéraire de la famille Riggs et les mauvaises décisions qui l’ont brisée. C’est ce que va découvrir Henry en cherchant la fille d’Evan, la destinataire d’une dernière lettre. Une dernière confession. Une dernière chanson d’amour.

    R.J Ellory a mis toute son âme dans l’écriture de cet excellent et sublime roman noir. Et je n’ai qu’un regret après l’avoir refermé : celui de ne pas avoir pris le temps de le savourer encore plus.

  • Amandine Bouquine 11 novembre 2019
    Le chant de l’assassin - R.J. Ellory

    Et bien, en voilà une de sacrée histoire !
    Je dois bien avouer que je ne m’attendais pas à ça du tout. Je m’attendais à lire un thriller, et ce ne fut pas le cas. En tout cas, je ne l’ai pas perçu en tant que telle mais plus comme une histoire de famille plutôt ( très ) compliquée.

    Nous voilà donc parti à la rencontre de Henry Quinn qui vient d’être libéré après avoir passé trois ans en prison en compagnie d’Evan Riggs qui lui n’en sortira jamais. Evan demande donc à Henry de retrouver sa fille afin de lui remettre une lettre. Simple non ? Et bien cette mission va s’avérer bien difficile.

    En effet, une fois arrivé à Calvary, petite bourgade du Texas, Henry va bien vite se rendre compte que cette ville est rempli de secrets que certains ne préférerais pas voir déterrer.

    Décor planté, bon et maintenant ? Et bien RJ Ellory va nous faire vivre un sacré voyage dans le Texas des années 70. On est clairement pas dans le rêve Américain, mais plutôt dans un Texas où l’alcool coule à flot et où on ne peut pas franchement dire que l’accueil est chaleureux. L’auteur réussit à retranscrire parfaitement l’ambiance assez oppressante, les décors ect..

    Je vais être franche, ce roman ne pas emballé plus que ça. Autant j’ai vraiment apprécié l’écriture de l’auteur et le côté " tranquille " qui s’en dégage, autant j’ai trouvé le tout trop long, parfois répétitif et la fin assez prévisible.

    J’ai apprécié les personnages qui sont très travaillé et particulièrement le duo Henry / Evie qui s’accordent parfaitement.
    J’ai apprécié également le passé / présent qui est bien fichu, et nous permet de mieux comprendre certaines rancœurs.

    Je retiendrai surtout de ce roman le talent de conteur de l’auteur qui mérite d’être salué, sa plume est vraiment belle !

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