Club Sang

Profitez de toutes nos fonctionnalités et bénéficiez de nos OFFRES EXCLUSIVES en vous inscrivant au CLUB.

JE REJOINS LE CLUB SANG

Mör - Johana Gustawsson

Club Sang

Inscrivez-vous ou connectez-vous pour pouvoir participer au Club !

14 #AvisPolar
8 enquêteurs
l'ont vu/lu
2 enquêteurs
Veulent le voir/lire

Résumé :

Mör : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S’emploie pour parler de la viande.

Falkenberg, 16 juillet 2015. Sur les rives d’un lac, on retrouve le cadavre affreusement dépecé d’une femme. Ses seins, ses fesses, ses cuisses et ses hanches ont été amputés de plusieurs kilos de chair.
Londres, le lendemain matin. La profileuse Emily Roy est appelée sur les lieux d’une disparition inquiétante : l’actrice Julianne Bell a été enlevée à l’aube, et ses chaussures ont été retrouvées à proximité de chez elle, emballées dans un sac de congélation.
Ces deux crimes portent la signature de Richard Hemfield, le « tueur de Tower Hamlets », enfermé à perpétuité à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor. Dix ans plus tôt, il a été reconnu coupable du meurtre de six femmes et de celui de l’ancien compagnon de l’écrivaine Alexis Castells. Comment alors expliquer que ses crimes recommencent ?

Vos #AvisPolar

  • bookliseuse 29 septembre 2018
    Mör - Johana Gustawsson

    En 2015 :
    Suède : On retrouve le corps mutilé d’une jeune femme.
    Karla Hansen est mise sur l’enquête.
    On découvre une enquêtrice attachante, décrite par ses collègues comme une beauté, mariée à l’écrivain Dan, et mère de 2 adorables petites filles.

    Londres :
    Julianne Belle est kidnappée en sortant de chez elle.

    Emily est dépêchée sur l’enquête, très vite elle trouve un lien entre ce kidnapping et des crimes commis entre 2004 et 2005 par Richard Hemfield (interné en hôpital psychiatrique depuis)et le crime commis en Suède.
    Elle décide de contacter Alexis pour l’aider, elles partent toutes les 2 pour la Suède

    Dans ce roman, on en découvre un peu plus sur le passé d’Alexis

    En 1888
    Londres : Jack l’éventreur commence à commettre ses crimes, on les découvre à travers l’histoire de Freda, suédoise fraîchement arrivé à Londres pour y travailler.

    L’auteur nous ballade entre la Suède et Londres, entre 1888 et 2015, avec aisance.

    Dans ce roman on y retrouve de tout, de l’amour, beaucoup d’humour des personnages attachant nos 2 héroïnes de Block 46, mais aussi Aliénor Lindberg étudiante en droit criminel et psychologie, un génie autiste, que j’adore de suite !

    On y découvre aussi un Londres en 1888, ou règne violence et misère sociale, poussant les gens à tous les vices pour s’en sortir.

    Il y a également des moments très dure, ou il faut s’accrocher, tellement l’horreur qui vivent certains personnages est bien décrit par l’auteur.

    En lisant ce roman, on peut comprendre comment certaine personnes deviennent des psychopathes sans âme…

    Johanna a encore réussie à me bluffer avec ce roman, en décrivant des vices cachés inimaginables, avec en plus en histoire parallèle survolant des crimes historiques, ceux de Jack l’éventreur (avec sa multitudes de présumés coupables), allant de rebondissement en rebondissement jusqu’aux dernières pages, mon Dieu je n’ai rien vu venir, mais comment réussi tu à faire un roman aussi brillant ?

    On se rend parfaitement compte du temps de recherche que Johanna à consacrer à l’écrire de ce nouvel opus, pour que tout soit aussi parfait et réaliste

    Encore bravo et merci Johanna encore un sans faute et un gros gros coup de cœur pour moi.
     ?

  • Sangpages 2 octobre 2018
    Mör - Johana Gustawsson

    Par où commencer ? Comment chroniquer un tel livre en se disant tout au long, faut que je sois à la hauteur, faut que je réussisse à faire comprendre à tout le monde à quel point il est excellent ?
    Ok au moins j’ai annoncé la couleur direct...Vous l’avez compris...pépite à bâbord, à tribord et attaque de tous les côtés !!!
    Johana nous transporte, comme dans Block 46, dans une histoire à époques multiples et lieux multiples. On voyage c’est certain ! Accrochez-vous, c’est parti !
    Nous voilà donc à Falkenberg, Suède en 2015 et à Londres, Royaume- Uni en 1888 et 2015.
    Un peu compliqué au début, beaucoup de personnage qui ont des noms à coucher dehors, comme on dit chez moi. Plus difficile à retenir, j’ai dû pas mal me concentrer...enfin là, c’est aussi la faute à mes vieux neurones...
    Quoi qu’il en soit, chaque endroit et chaque époque est clairement identifié et en fait une histoire où les histoires se mélangent sans pourtant jamais s’emmêler. Passé, présent, cas prétendument résolu ou non et c’est pourtant loin d’être évident !
    Me voilà donc embarquée dans un fabuleux voyage qui m’emporte dans le Londres de l’époque Victorienne où l’on revit la folle histoire de Jack l’éventreur "The Ripper" dans ces moindres détails, où l’on bascule de la belle noblesse anglaise aux rues puantes à la populace grouillante de vermine. Je me retrouve aussi dans le Londres d’aujourd’hui.
    On plonge tête la première dans la culture suédoise et on s’en délecte.
    J’ai grandement apprécie ce soucis du détail qui n’en est pas pour autant lourd ou pédant, admiré le travail de documentation et retrouvé dans cet ouvrage sa passion pour l’histoire.
    Ca c’est pour la toile de fond, la trame, elle, est bien plus complexe, plus tordue, plus machiavélique, plus terrifiante, plus horrible et pourtant quelque part émouvante.
    Emily et Alexis, après l’affaire Ebner de Block 46, se retrouvent à nouveau, ensemble, sur une enquête. Une sombre affaire où les cadavres s’amoncellent, où une actrice connue disparaît, où tout ce qui semblait acquit ne l’ai pas forcément puisque le potentiel tueur se trouve actuellement sous les verrous. Une affaire qui semble directement liée à cette folle époque de Jack l’éventreur ou peut-être, d’ailleurs, à lui directement ?
    Des chapitres courts, une plume exceptionnelle, des dialogues spontanés et naturels, un rythme soutenu et effréné. Des rebondissements, des retours de situation là où on s’y attend le moins, bien entendu. Un suspens maintenu jusqu’au bout tout en étant ponctué d’indices savamment placé de ci de là nous permettant de se poser des questions et tenter notre chance à la roue de qui est le tueur ! Même si on finit par se faire rouler dans la farine et se dire qu’elle est vraiment très forte !
    Des termes crus, de scènes horribles, des mots durs et des perversions décrites avec beaucoup de style.
    L’horreur s’entremêle avec la douceur et la différence car Mör c’est aussi un regard sur l’Asperger et le personnage d’Alienor qui m’a beaucoup fait penser à Saga Noren de la série "Broen" et que j’aurai adoré plus présente encore.
    Mais Mör c’est surtout des enfants, beaucoup d’enfants. Des familles et des mères, beaucoup de mères.
    La relation avec la mère est omniprésente, sous toutes ses formes, dans un large panel. Bonne ou mauvaise, douce ou destructrice, ravageuse ou heureuse, aimante ou haineuse, folle ou normale. Une vision profonde et très touchante avec un émotionnel à fleur de peau. Le titre m’est clairement apparu comme une évidence et j’avoue avoir été émue dans toute cette horreur. Touchée au plus profond. Une drôle de sensation qu’il est, en fait, difficile d’expliquer. Un des ces trucs qui s’insinue en toi et t’embrouille la tête...
    Elle nous a clairement bluffée avec Block 46 mais voilà qu’elle remet ça de plus belle ! Je vous l’avais dit, il y a maintenant un an environ...Elle ira loin Johana, très très loin et si je devais, aujourd’hui, miser toute ma fortune, aussi maigre soit-elle, sur elle. Je le ferai les yeux fermés !
    Je ne vais rien dire de plus...même si je pourrai encore écrire des pages et des pages et parler même de trucs dingues mais qui spoileraient direct...
    C’est tout simplement MAGISTRAL !
    Bref, je vous laisse le découvrir...

  • La bibliothèque de Céline 3 octobre 2018
    Mör - Johana Gustawsson

    Mör est un véritable coup de cœur. Si Block 46 avait répondu à mes exigences de lectrice assidue, ma préférence va à ce second opus.
    Et, je ne saurais pas dire précisément pourquoi…Voici tout de même quelques explications.
    Tout d’abord, j’ai beaucoup apprécié les chapitres qui nous amènent au cœur de Whitechapel à l’époque où frappe le terrible Jack l’éventreur. Des descriptions minutieuses, des mots qui sonnent juste, un décor admirablement planté. Et puis, j’avoue que cette histoire m’a toujours intriguée et fascinée tout comme le Londres de l’époque victorienne.
    Les chapitres qui se déroulent dans le présent ne m’ont pas ennuyée pour autant. Bien au contraire ! Quel plaisir que de retrouver le duo Alexis Castells-Emily Roy. Cette dernière y apparaît toujours très sérieuse voire parfois un peu taciturne. Mais, quel flaire ! Ses déductions finales, alors que je croyais que tout était déjà joué, m’ont littéralement bluffée ! J’en ai eu la chair de poule et ai mis quelques minutes à réaliser ce que la profileuse venait d’annoncer. A leurs côtés, nous retrouvons Bergström toujours très charismatique dans sa position de « chef » et ce, même s’il n’apparait pas souvent. Puis, Kristian Olofsson toujours aussi impertinent, souvent à la frontière de l’impolitesse. Parfois carrément vulgaire. S’ajoute à ces personnages Karla Hansen, grande blonde qui n’ a pas froid aux yeux, flic et mère de famille. J’avoue avoir écarquillé les yeux à plusieurs reprises tant le vocabulaire de ces deux personnages peut parfois être gras mais, je vous rassure rien de choquant pour mes petites oreilles chastes Certains détails sur les scènes de crimes sont également assez rudes, davantage encore que dans Block 46.
    Autre élément que j’apprécie tout particulièrement lorsque je lis un bouquin, et ce quel qu’en soit le style, c’est la routine des personnages. Des détails sur ce qu’ils boivent ou mangent (j’ai été servie entre les spécialités anglaises et suédoises !) ou encore des descriptions de leur domicile. Ce sont des éléments auxquels j’accorde une grande importance. Peut-être trouver vous ceci étrange mais pour moi, ils sont essentiels pour que je fasse plus ample connaissance avec les personnages et que je m’attache à eux.
    Mör ne faisait pas partie de ma PAL du mois. Cependant, j’avais tellement aimé Block 46 que je n’ai pas pu attendre pour lire le second. Une fois de plus, je suis ravie d’avoir cédé à ma curiosité bien que cette » suite » , je l’ai trouvée globalement plus rude. Néanmoins, j’ai été conquise !!! D’ailleurs, savez-vous ce que signifie Mör ?!
    Et puis, comme je vous le disais, il y a cette fin…Cette révélation qui surgit et à laquelle on ne s’attend pas. Tout à coup, j’ai froid. En plein mois de juillet en Provence.
    Bravo Johana Gustawsson ! J’ai hâte de découvrir votre troisième opus dans lequel j’espère retrouver Alexis et Emily. On s’y attache…

  • unevietoutesimple 30 octobre 2018
    Mör - Johana Gustawsson

    Je n’ai pas lu “Block 46”, le précédent roman de Johana Gustawsson (je l’ai acquis par la suite), je ne partais donc pas avec un risque de comparer les deux histoires ce qui aurait pu interférer dans ma lecture. Cependant, j’ai lu les critiques sur les blogs et elles étaient dans l’ensemble plutôt bonnes (si on omettait cette comparaison souvent établie entre les deux romans). De ce fait, j’avais peut-être inconsciemment une (trop ?) grande attente par rapport à cela. Résultat, je n’ai pas compris, au début, pourquoi un tel engouement pour ce livre et il m’a fallu attendre d’arriver pratiquement à la moitié du livre pour que les choses changent et vraiment accrocher !

    Il faut savoir que le début est plutôt lent, cependant les éléments se mettent en place petit à petit et c’est comme si on était un poisson qu’un pêcheur est en train de titiller avec son ver au bout de l’hameçon. L’auteur nous appâte lentement pour mieux nous ferrer et croyez-moi, une fois que l’on est accroché, on ne lâche plus.

    Les nombreux personnages, les époques différentes et les pays différents même à une même époque font qu’il est parfois difficile de s’y retrouver et j’ai été un peu perdue à plusieurs reprises, je pense que c’est en partie pour cela que j’ai rencontré quelques difficultés à entrer dans l’histoire. Il m’a vraiment fallu du temps pour prendre mes marques.

    C’est une histoire à tiroirs avec deux histoires parallèles dont on se doute qu’elles vont se rejoindre à un moment donné. Celle se déroulant au XIXe siècle et mettant en scène Jack l’éventreur se montre, après coup, nécessaire pour comprendre l’origine du mal.

    Il n’y a pas de scènes d’action mais des surprises bien pensées et bien placées qui nous maintiennent en alerte et nous orientent vers d’autres (fausses ?) pistes.

    Les chapitres sont plutôt courts, cela permet d’avancer rapidement dans l’histoire ou plutôt les histoires.

    Les chapitres avec Julianne font froid dans le dos de par ce qu’elle subit.

    Je n’arrivais pas à lâcher le livre à la fin, lorsque l’on était tout près du dénouement. J’étais frustrée de devoir le refermer avant de connaitre le fin mot de l’histoire. Les révélations finales m’ont estomaquée parce que même si j’en avais deviné une petite partie, j’étais bien loin d’imaginer ce que je lisais. Je n’aurais jamais envisagé une fin pareille ! D’ailleurs, il m’a fallu quelques jours de recul pour m’installer derrière mon écran et écrire cette chronique. Complètement à chaud, cela aurait été impossible, d’ailleurs j’ai encore du mal à me remettre de l’effet de surprise monumental de ce final !

  • universpolars 24 novembre 2018
    Mör - Johana Gustawsson

    Cette charmante auteure s’est fait connaître - et reconnaître ! - avec son thriller "Block 46", dont la trame s’inspire de faits nettement moins charmants ! C’est avec une écriture sans détour, - franche ! -, dure, brute et froide qu’elle nous présentait un scénario ô combien inhumain, nourri de désespoir et d’atrocités perpétrées dans les camps de la mort.

    Ici, Johana Gustawsson nous emmènera dans quelques villes de Suède, à Londres, mais aussi dans le passé, dans le Londres de la fin du XIXème siècle, plus précisément dans le district surpeuplé et peu sûr de Whitechapel. Cela vous évoque-t-il quelque chose ? Un mythe, une légende - ou pas -, voire même un tournant dans l’enquête criminelle ou encore dans la couverture médiatique d’un fait divers !

    L’auteure nous donnera la possibilité de nous enfouir dans l’ambiance sale, pauvre, alcoolisée, violente et, j’aurais même envie de dire, totalement insane de ce quartier de Londres où sévissait un tueur en série tristement célèbre. L’auteure trouve le bon ton et les bons mots pour nous immerger complètement dans cette débauche totale, où la vermine - dans tous les sens du terme - nous accueille les bras grand ouverts pour nous emmener, avec un plaisir malsain et pervers, dans les bas-fonds de ce secteur pourri où règne une pauvreté à l’état brut.

    Cela sera une partie de l’ambiance...

    Halmstad, en Suède. Karla Hansen est mère de famille et détective à la police criminelle. Ce jeudi 16 juillet 2015, ce n’est pas avec son mari et ses deux filles qu’elle ira se promener au bord du lac, mais avec ses collègues. Le cadavre d’une femme a été découvert au bord du lac, assassinée et amputée de plusieurs morceaux de chair, ôtés à des endroits "stratégiques" de son corps.

    Londres, le lendemain. Une actrice de cinéma a été enlevée. Ses chaussures sont retrouvées à proximité du domicile, dans un sac de congélation.

    Problème ; ces modes opératoires ne sont de loin pas inconnus des enquêteurs : il s’agit de la signature d’un homme qui est enfermé depuis 10 ans dans un hôpital psychiatrique de haute sécurité, pour le meurtre de plusieurs femmes.

    Dès lors, toute l’enquête est remise en question et doit être revue minutieusement pour que les enquêteurs puissent y trouver une logique en fonction de ces nouveaux événements. Trouver une logique, une explication cartésienne, un raisonnement plausible : le flou va immanquablement l’emporter sur une netteté pourtant bienvenue.

    Dans le cadre de cette enquête, nous rencontrons la profileuse Emily Roy, personnage que nous avons déjà eu l’occasion de suivre - en courant très vite derrière ! - dans "Block 46". Cette femme au tempérament de feu, froide, qui ne perd pas de temps avec les convenances et autres détails superflus, ne tardera pas à se mettre en chasse.

    J’avoue être heureux de la retrouver ! Après avoir tourné la dernière page de "Block 46", j’étais justement déçu de ne pas avoir eu plus de détails sur ce personnage fascinant. Croyez-moi, Emily Roy vaut le détour ! Manipulatrice, "rentre-dedans", instinctive, clairvoyante, c’est avec ces qualités innées qu’elle cherchera, creusera, dérangera (!!) et trouvera, peut-être...

    Cette femme sèche, coriace et peu sociable aura l’occasion ici de se retrouver face à une personne qui, bien malgré elle, aura un sérieux répondant : une jeune stagiaire atteinte du syndrome d’Asperger. Excellent face à face, ou plutôt excellente collaboration !

    L’écrivaine Alexis Castells, très intéressée par le milieu des tueurs en série, - par dépit ! -, sera également de la partie. Vous la connaissez aussi si vous avez lu "Block 46". Le meurtre qui vient d’être commis en Suède et l’enlèvement perpétré à Londres la lient méchamment au passé, un passé douloureux. Alexis Castells doit absolument colmater une brèche.

    L’enjeu, évidemment, sera de découvrir comment des événements attribués à un assassin enfermé depuis 10 ans peuvent ressurgir aujourd’hui.

    Et n’oublions pas ces flash-back qui nous ramènent sans cesse à la fin du XIXème siècle, début XXème, sur les traces de Jack l’Eventreur... Quel est donc ce lien impossible qui nous tire continuellement en arrière ? Johana Gustawsson va clairement nous aiguiller !

    Le récit est dur. Gardant la même ligne que pour son précédent roman, Johana Gustawsson ne nous épargne pas grand-chose. Je retiendrai les scènes de captivité, principalement, qui sont assez pénibles. Mais peut-être aussi les mœurs singulières d’une "famille" particulière... En y repensant, je dois admettre que c’est assez salace. Vous apprécierez ! L’auteure a mis les bouchées doubles pour nous entraîner dans une perversion redoutable où le vice est maître.

    Dans quelle partie de son être va-t-elle chercher des ingrédients aussi noirs, licencieux et malsains pour nous élaborer des histoires aussi cyniques et immorales ?

    Le dénouement nous apporte son lot de rebondissements. Le lecteur aura droit à toutes les explications, ces dernières se transformant immédiatement en puissantes surprises. Un conseil, méfiez-vous ! Mais même en étant vigilants, vous allez vous faire ... avoir. Il faut dire que l’auteure ne nous donne pas beaucoup d’éléments pour nous mettre sur la bonne voie, même pas du tout en fait !

    Johana Gustawsson nous offre un final écœurant, déroutant, mais aussi très subtil et implacable. Au niveau des personnages, elle nous envoie un joli coup de bluff au visage, sans aucun ralentisseur. Cela, vous apprécierez aussi.

    Au terme du premier thriller, "Block 46", je voulais en savoir plus sur Emily Roy, c’est fait ! À présent, je voudrais en savoir davantage sur un autre personnage...

    Bonne lecture.

  • lecturesdudimanche 30 janvier 2019
    Mör - Johana Gustawsson

    Lorsque j’avais lu « Block 46 » (premier roman de l’auteur), je n’avais pas été touchée par la liesse générale autour de ce titre. J’avais aimé l’intrigue, mais beaucoup buté sur le style (je vous en dis plus ici). A bien y réfléchir, mon état émotionnel durant ces heures de lecture n’était pas au top, et je pense que cela a pas mal joué sur mon manque de concentration, car cette fois, je n’ai absolument pas rencontré les mêmes difficultés ! J’ai même été carrément conquise ! Dans ce nouveau volet des aventures de la profileuse un peu brutale Emily Roy, celle-ci se voit contrainte d’annoncer à l’écrivaine Alexis Castells que l’homme qui a tué son mari lors d’une course poursuite et qui est, depuis, incarcéré pour six autres meurtres, n’est peut-être pas le tueur en série que l’on pensait. En effet, de nouveaux crimes portent la signature de celui qu’on appelait « Le tueur de Tower Hamlets« .

    Une nouvelle fois, l’auteur va nous faire voyager entre Londres et Falkenberg, entre le passé et le présent. La coïncidence qui ramène notre duo à Falkenberg pour une enquête à double tempo tant géographique que temporel pourrait sembler un peu « grosse », mais l’intrigue est parfaitement maîtrisée d’un bout à l’autre du roman, ce qui rend ce fait insignifiant et révèle plutôt la marque de fabrique de l’auteur. Nous retrouvons les personnages avec plaisir. Surtout, pour ma part, la maman d’Alexis, car du plus profond des horreurs dépeintes par l’auteur surviennent des moments d’une luminosité réconfortante et chaleureuse. Car oui, l’auteur nous conte de parfaites atrocités, tant psychologiques que physiques, dans lesquels les amateurs de viande (humaine !) fraîche se régaleront ! J’ai également beaucoup apprécié l’humour qui caractérise les scènes de crimes ou les salles de réunion car il en faut, à mon sens, une sacrée dose (même un peu macabre) pour désamorcer les tensions que doivent vivre les enquêteurs au quotidien à force de plonger dans la noirceur des âmes.

    Vous l’aurez compris, j’ai donc totalement adhéré à ce deuxième opus ! Si vous pensez que les palmiers des Canaries ont contribué à cet extase littéraire, vous n’avez probablement pas tort, mais c’est simplement parce que cette fois, j’ai accordé 100% de mon attention à l’auteur, et ce fût un plaisir !

  • Killing79 8 février 2019
    Mör - Johana Gustawsson

    J’avais déjà croisé Johana Gustawsson au détour de quelques salons. Cette auteure toujours souriante semblait très proche de ses lecteurs et je m’étais promis un jour de lui donner sa chance.

    Mör est la deuxième aventure de la série. Les acteurs principaux ont surement déjà été développés dans le précédent épisode et on attaque sans préliminaire dans le feu de l’action. N’ayant pas lu « Block 46 », j’ai été un peu désorienté par le nombre personnages qui se succèdent dès le début. L’auteure donne bien sporadiquement des informations quant au passé qui les lient, mais il m’a tout de même fallu du temps pour bien appréhender le rôle de chacun. Ceci étant fait, j’ai pu me jeter tête baissée dans cette enquête malsaine.

    Alternant entre passé et présent, le lecteur suit une équipe étendue d’enquêteurs à la poursuite d’un assassin morbide. Dans des chapitres très courts (3/4 pages), Johana Gustawsson ne rentre pas dans les détails, c’est appréciable dans les scènes plutôt gores et ça permet de donner un rythme non négligeable au récit. Tout est mis en œuvre pour l’efficacité du texte. Au fil des investigations et des interrogatoires, les éléments de l’intrigue se mettent en place et on ne lâche plus les pages. Pas de grandes scènes d’action ou de grands moments de suspense intense, juste une histoire à tiroirs entrainante et pleine de surprises.

    Le livre aurait peut-être mérité quelques approfondissements afin de mieux cerner les protagonistes et d’être un peu plus en empathie avec eux. Je conseille donc de lire le premier volume avant, ce que je ferai moi-même dès que possible, et vous profiterez ainsi au maximum de cette aventure au scénario complexe et maîtrisé. Car malgré mes lacunes, j’ai pris beaucoup de plaisir avec ce thriller sanglant mais accessible à tous. Je suis donc content d’avoir fait le premier pas avec Johana Gustawsson et pourrai m’arrêter à son stand à l’occasion pour échanger avec elle.

  • calyenol 28 février 2019
    Mör - Johana Gustawsson

    [MÖR] adj.fém.en suédois,signifie "tendre"...quand on parle de viande.

    Là déjà l’auteure donne le ton ! Non ?
    Après "BLOCK46" que j’ai beaucoup aimé,me voilà avec "MÖR" dans les mains.
    Un thriller qui envoit la sauce,si je puis dire,d’entré et qui nous balade entre l’époque de Jack l’éventreur à nos jours.

    On retrouve ici des personnages du premier roman et le stress qui va avec.
    Un challenge que l’auteure a su relever avec ce livre.
    Pour un deuxième,je dis bravo.

    Un livre que l’on dévore 😉 et une enquête qui nous entourloupe dés les premiers chapitres.
    L’auteure nous happe,nous fait partir dans une direction puis une autre jusqu’au final.
    Et quel final ! Je ne l’ai pas vu venir 😲
    Deux histoires qui se rejoignent et qui fonctionnent plutôt bien avec un suspense haletant....mais je ne verrai plus la viande comme avant 😊

  • Lectures noires pour nuits blanches 6 mars 2019
    Mör - Johana Gustawsson

    Mör, en suédois, signifie "tendre". S’emploie pour parler de la viande. Définition donnée sur la quatrième de couverture. Le ton est donné. Je n’ai pas besoin d’en lire plus, c’est vendu.

    Même recette que l’excellent Block 46. On voyage entre Londres et la Suède. Les flashbacks du passé sont également présents. On remonte ici jusqu’au XIXe siècle, dans le Londres hanté par Jack l’Eventreur. Dépaysement, mystère, suspense, c’est efficace, maîtrisé et ça fonctionne très bien.
    Nous allons aussi nous retrouver avec l’actrice disparue, enfermés avec elle et partager son calvaire. Des petits chapitres qui m’ont glacé le sang.

    Nous retrouvons nos deux héroïnes charismatiques du précédent roman. Deux femmes avec un passé douloureux, fortes et fragiles à la fois. Ma préférence va à Emily, froide, détachée, qui va à l’essentiel et compartimente tout.
    Autour d’elles gavitent de nombreux personnages, des anciens, comme des nouveaux. J’ai beaucoup apprécié Aliénor, intelligente et décalée de part sa particularité.

    La plume de l’auteur nous accroche d’entrée, fluide et agréable aussi bien dans les scènes gores décrites sans surenchère, que pour les petites touches d’humour qui allègent un peu l’atmosphère très sombre du récit.

    J’ai dévoré ce livre, une fois commencé impossible de le lâcher. Grâce à des chapitres courts qui donnent un rythme soutenu, une intrigue complexe et bien ficelée et une auteure qui nous manipule et nous balade jusqu’à la fin. Et quelle fin ! Magistrale !!!

    J’avais déjà adoré Block 46 et j’ai trouvé ce roman encore meilleur, plus abouti. J’ai trop hâte de lire le suivant.
    Vous n’avez pas encore lu Johana Gustawsson ? C’est le moment d’y remédier. Pour ma part, je peux vous dire qu’elle rejoint les auteurs que je suis de très près. Ne passez pas à côté.

  • Mouchemike 11 mars 2019
    Mör - Johana Gustawsson

    Un Thriller Renversant.

    Après avoir lu Block 46, j’avais hâte de me plonger dans Mör. On y retrouve à nouveau Emily la profileuse, Alexis l’auteure et leurs ami(e)s enquêteurs anglais ou suédois.

    Dans cette nouvelle enquête qui commence de façon macabre.Le tueur cannibale découpant fesses et seins de ces victimes. obligeant la police de Londres à faire appel à notre grande profileuse pour résoudre cette enquête. Alexis va vite se retrouver au cœur de l’histoire quand le meurtrier de l’amour de sa vie va se retrouver au centre de l’affaire. Du côté suédois Bergstromm et son équipe vont devoir faire face, eux aussi, à ces meurtres tout en intégrant Aliénor (stagiaire) dans leur équipe. La particularité de cette recrue est sont syndrome d’asperger. Qui la rend unique, froide et pragmatique. Elle amène une touche de piment à notre déjà grande équipe d’enquêteurs chevronnés.

    En parallèle nous nous retrouvons sur les traces de Jack l’éventreur au XIXe siècle. Dans les rues salles et remplies de prostituées des quartiers malfamés de Londres.

    Un thriller vraiment bien ficelé, où la fin reste vraiment bluffante, je me suis vraiment fait avoir, subissant plusieurs rebondissements que je n’avais pas vu venir. J’adore me faire avoir. Lu livre noir, décrivant les travers d’une époque, les atrocités de notre monde. la cruauté de l’Homme.

  • mouffette_masquee 9 novembre 2019
    Mör - Johana Gustawsson

    Comme pour le précédent tome, j’ai beaucoup aimé l’alternance temporelle et géographique des différents chapitres. En effet, en parallèle de notre enquête, entre la Suède et l’Angleterre, on découvre la vie d’une famille, depuis 1888 dans le Londres de Jack L’éventreur à nos jours. J’ai été estomaquée par le final : bien qu’ayant compris grâce aux indices laissés par l’autrice au fil des pages, une toute petite partie de l’intrigue, je ne m’attendais pas à de telles révélations, de celles où tu lèves les yeux de ton livre en te disant « Mais quoiiii ?! ». Je me suis fait avoir en beauté ! Ce fut un très bon moment de lecture, je l’ai d’ailleurs préféré au précédent « Block 46 », ayant plus de sympathie pour les personnages que je retrouvais. Si l’autrice s’améliore à chaque livre, son dernier « Sång », qui vient de sortir, doit être une petite pépite.

  • _bychloe 21 novembre 2019
    Mör - Johana Gustawsson

    Des meurtres, du cannibalisme... Et une intrigue superbement ficelée autour d’un Jack l’éventreur des temps modernes. J’ai lu ce livre d’une traite, impossible de s’arrêter une fois qu’on est dedans.
    Un twist final extraordinaire à quelques pages de la fin...
    Amateurs de polars violents et gores, je n’ai qu’un mot à dire : foncez.

    Un vrai chef d’oeuvre.

  • La Caverne du Polar 2 décembre 2019
    Mör - Johana Gustawsson

    Après avoir lu et adoré Block 46, le premier tome de la saga Emily Roy et Alexis Castells, je me suis plongé dans le second tome Mör. J’ai rencontré Johana Gustawsson en octobre lors du dernier Festival Sans Nom à Mulhouse et je dois dire que c’est une auteure très accessible et très souriante. Pour en revenir au livre, je l’ai vraiment adoré ! Allez suivez-moi en direction de Londres et de Falkenberg en Suède.

    Une jeune femme est découverte morte sur les rives d’un lac à Falkenberg en Suède. Elle a été dépecée et affreusement mutilé. Le lendemain à Londres c’est une actrice qui disparait, ses chaussures ont été retrouvées à proximité de chez elle emballées dans un sac de congélation… Tout cela fait penser à la signature d’un tueur en série qui a sévit dix ans plutôt, Richard Hemfield le tueur de Tower Hamlets. Cependant le souci, c’est que ce tueur est en prison depuis dix ans ! Est-ce un copycat ou Richard Hemfield le meurtrier de l’ancien compagnon d’Alexis Castells n’est pas ce fameux tueur en série ? Comme dans Block 46, on jongle entre l’Angleterre et la Suède. Johana Gustawsson mélange avec beaucoup de talent passé et présent. On redécouvre Londres à l’époque victorienne lorsque Jack l’Eventreur sévissait dans le quartier pauvre de Whitechapel à la fin du 19ème siècle. L’enquête s’annonce complexe pour Emily Roy la profileuse canadienne, ou devrai-je plutôt dire BIA (Behavioral Investigative Adviser) qui travaille pour New Scotland Yard. Mais également pour Alexis Castells, l’écrivaine spécialisée dans les tueurs en série. Mais on va également découvrir des nouveaux personnages comme Karla Hansen, une enquêtrice suédoise, ou encore Aliénor, une jeune stagiaire très douée.

    Quel plaisir de retrouver le duo Emily Roy & Alexis Castells ainsi que le commissaire Lennart Bergström et le gros mangeur de Kanelbullar Kristian Olofsson. Je dois bien avouer que ce livre est fait pour me satisfaire pleinement. Moi qui suis un grand fan des pays nordiques comme la Suède et un fou de l’époque victorienne je suis gâté. Alors si on rajoute à cela une intrigue de qualité avec une histoire de tueur en série et que l’on rajoute également des détails sur Jack L’Eventreur ça ne peut qu’être un coup de cœur. Mais Mör c’est bien plus que cela, c’est un roman prenant avec beaucoup de rythme. Quant au dénouement je n’ai rien vu venir. Après avoir si bien mélangé deux thématiques assez complexe à traiter que sont les tueurs en série et les camps de concentration, Johana Gustawsson a confirmé tout son talent en récidivant cette fois avec le plus connu des tueurs en série Jack L’Eventreur…

    Mör confirme tout le bien que j’avais pensé lorsque j’ai lu Block 46. Ce roman est un vrai coup de cœur. Johana Gustawsson est clairement devenue une grande dame du thriller. J’ai hâte de lire Sång le troisième opus du duo Roy/Castells.

  • Pascal Chabaud 6 décembre 2019
    Mör - Johana Gustawsson

    Le 16 juillet 2015, le détective Karla Hansen se rend sur une scène de crime à Torvsjön en Suède
    Le 31 août 1888, la prostituée Freda Wallin apprend qu’un meurtre a été commis dans le quartier londonien de Whitechapel.
    On imagine alors que le deuxième roman de Johana Gustawsson va se dérouler entre deux périodes et que les meurtres du XXIème siècle sont inspirées de ceux de Jack l’Éventreur. Mais l’on se trompe.
    La finesse de l’auteure est de nous sortir peu à peu des brumes de Whitechapel en suivant la descendance de Freda qui, comme son nom l’indique, est suédoise. J’ai vu dans l’histoire de cette famille certains des caractères des Rougon-Macquart (même si les personnages de Zola ne sont pas des meurtriers en série). Existe-t-il un déterminisme « naturel ou social » qui pousse des générations successives vers la déchéance ? Dès la deuxième génération des Wallin, on comprend que quelque chose va clocher… Mais quoi ?
    C’est cette histoire trouble et secrète qui donne envie de découvrir comment les destins des victimes étaient liés à celui de Hilda, qui satisfait les appétits sexuels de son père et que son frère Sigvard tente de protéger. Destins croisés, maltraités, détruits, jusqu’à la révélation finale, si inattendue qu’il faut revenir en arrière pour comprendre ce qui nous a échappé.
    Une construction habile, méticuleuse, précise qui fait de Mör un thriller brillant.

Votre #AvisPolar

Votre note :
Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Bepolar.fr respecte les droits d’auteur et s’est toujours engagé à être rigoureux sur ce point, dans le respect du travail des artistes que nous cherchons à valoriser. Les photos sont utilisées à des fins illustratives et non dans un but d’exploitation commerciale. et nous veillons à n’illustrer nos articles qu’avec des photos fournis dans les dossiers de presse prévues pour cette utilisation. Cependant, si vous, lecteur - anonyme, distributeur, attaché de presse, artiste, photographe constatez qu’une photo est diffusée sur Bepolar.fr alors que les droits ne sont pas respectés, ayez la gentillesse de contacter la rédaction. Nous nous engageons à retirer toutes photos litigieuses. Merci pour votre compréhension.