Mör - Johana Gustawsson

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Résumé :

Mör : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S’emploie pour parler de la viande.

Falkenberg, 16 juillet 2015. Sur les rives d’un lac, on retrouve le cadavre affreusement dépecé d’une femme. Ses seins, ses fesses, ses cuisses et ses hanches ont été amputés de plusieurs kilos de chair.
Londres, le lendemain matin. La profileuse Emily Roy est appelée sur les lieux d’une disparition inquiétante : l’actrice Julianne Bell a été enlevée à l’aube, et ses chaussures ont été retrouvées à proximité de chez elle, emballées dans un sac de congélation.
Ces deux crimes portent la signature de Richard Hemfield, le « tueur de Tower Hamlets », enfermé à perpétuité à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor. Dix ans plus tôt, il a été reconnu coupable du meurtre de six femmes et de celui de l’ancien compagnon de l’écrivaine Alexis Castells. Comment alors expliquer que ses crimes recommencent ?

Vos avis

  • bookliseuse 29 septembre 2018
    Mör - Johana Gustawsson

    En 2015 :
    Suède : On retrouve le corps mutilé d’une jeune femme.
    Karla Hansen est mise sur l’enquête.
    On découvre une enquêtrice attachante, décrite par ses collègues comme une beauté, mariée à l’écrivain Dan, et mère de 2 adorables petites filles.

    Londres :
    Julianne Belle est kidnappée en sortant de chez elle.

    Emily est dépêchée sur l’enquête, très vite elle trouve un lien entre ce kidnapping et des crimes commis entre 2004 et 2005 par Richard Hemfield (interné en hôpital psychiatrique depuis)et le crime commis en Suède.
    Elle décide de contacter Alexis pour l’aider, elles partent toutes les 2 pour la Suède

    Dans ce roman, on en découvre un peu plus sur le passé d’Alexis

    En 1888
    Londres : Jack l’éventreur commence à commettre ses crimes, on les découvre à travers l’histoire de Freda, suédoise fraîchement arrivé à Londres pour y travailler.

    L’auteur nous ballade entre la Suède et Londres, entre 1888 et 2015, avec aisance.

    Dans ce roman on y retrouve de tout, de l’amour, beaucoup d’humour des personnages attachant nos 2 héroïnes de Block 46, mais aussi Aliénor Lindberg étudiante en droit criminel et psychologie, un génie autiste, que j’adore de suite !

    On y découvre aussi un Londres en 1888, ou règne violence et misère sociale, poussant les gens à tous les vices pour s’en sortir.

    Il y a également des moments très dure, ou il faut s’accrocher, tellement l’horreur qui vivent certains personnages est bien décrit par l’auteur.

    En lisant ce roman, on peut comprendre comment certaine personnes deviennent des psychopathes sans âme…

    Johanna a encore réussie à me bluffer avec ce roman, en décrivant des vices cachés inimaginables, avec en plus en histoire parallèle survolant des crimes historiques, ceux de Jack l’éventreur (avec sa multitudes de présumés coupables), allant de rebondissement en rebondissement jusqu’aux dernières pages, mon Dieu je n’ai rien vu venir, mais comment réussi tu à faire un roman aussi brillant ?

    On se rend parfaitement compte du temps de recherche que Johanna à consacrer à l’écrire de ce nouvel opus, pour que tout soit aussi parfait et réaliste

    Encore bravo et merci Johanna encore un sans faute et un gros gros coup de cœur pour moi.
     ?

  • Sangpages 2 octobre 2018
    Mör - Johana Gustawsson

    Par où commencer ? Comment chroniquer un tel livre en se disant tout au long, faut que je sois à la hauteur, faut que je réussisse à faire comprendre à tout le monde à quel point il est excellent ?
    Ok au moins j’ai annoncé la couleur direct...Vous l’avez compris...pépite à bâbord, à tribord et attaque de tous les côtés !!!
    Johana nous transporte, comme dans Block 46, dans une histoire à époques multiples et lieux multiples. On voyage c’est certain ! Accrochez-vous, c’est parti !
    Nous voilà donc à Falkenberg, Suède en 2015 et à Londres, Royaume- Uni en 1888 et 2015.
    Un peu compliqué au début, beaucoup de personnage qui ont des noms à coucher dehors, comme on dit chez moi. Plus difficile à retenir, j’ai dû pas mal me concentrer...enfin là, c’est aussi la faute à mes vieux neurones...
    Quoi qu’il en soit, chaque endroit et chaque époque est clairement identifié et en fait une histoire où les histoires se mélangent sans pourtant jamais s’emmêler. Passé, présent, cas prétendument résolu ou non et c’est pourtant loin d’être évident !
    Me voilà donc embarquée dans un fabuleux voyage qui m’emporte dans le Londres de l’époque Victorienne où l’on revit la folle histoire de Jack l’éventreur "The Ripper" dans ces moindres détails, où l’on bascule de la belle noblesse anglaise aux rues puantes à la populace grouillante de vermine. Je me retrouve aussi dans le Londres d’aujourd’hui.
    On plonge tête la première dans la culture suédoise et on s’en délecte.
    J’ai grandement apprécie ce soucis du détail qui n’en est pas pour autant lourd ou pédant, admiré le travail de documentation et retrouvé dans cet ouvrage sa passion pour l’histoire.
    Ca c’est pour la toile de fond, la trame, elle, est bien plus complexe, plus tordue, plus machiavélique, plus terrifiante, plus horrible et pourtant quelque part émouvante.
    Emily et Alexis, après l’affaire Ebner de Block 46, se retrouvent à nouveau, ensemble, sur une enquête. Une sombre affaire où les cadavres s’amoncellent, où une actrice connue disparaît, où tout ce qui semblait acquit ne l’ai pas forcément puisque le potentiel tueur se trouve actuellement sous les verrous. Une affaire qui semble directement liée à cette folle époque de Jack l’éventreur ou peut-être, d’ailleurs, à lui directement ?
    Des chapitres courts, une plume exceptionnelle, des dialogues spontanés et naturels, un rythme soutenu et effréné. Des rebondissements, des retours de situation là où on s’y attend le moins, bien entendu. Un suspens maintenu jusqu’au bout tout en étant ponctué d’indices savamment placé de ci de là nous permettant de se poser des questions et tenter notre chance à la roue de qui est le tueur ! Même si on finit par se faire rouler dans la farine et se dire qu’elle est vraiment très forte !
    Des termes crus, de scènes horribles, des mots durs et des perversions décrites avec beaucoup de style.
    L’horreur s’entremêle avec la douceur et la différence car Mör c’est aussi un regard sur l’Asperger et le personnage d’Alienor qui m’a beaucoup fait penser à Saga Noren de la série "Broen" et que j’aurai adoré plus présente encore.
    Mais Mör c’est surtout des enfants, beaucoup d’enfants. Des familles et des mères, beaucoup de mères.
    La relation avec la mère est omniprésente, sous toutes ses formes, dans un large panel. Bonne ou mauvaise, douce ou destructrice, ravageuse ou heureuse, aimante ou haineuse, folle ou normale. Une vision profonde et très touchante avec un émotionnel à fleur de peau. Le titre m’est clairement apparu comme une évidence et j’avoue avoir été émue dans toute cette horreur. Touchée au plus profond. Une drôle de sensation qu’il est, en fait, difficile d’expliquer. Un des ces trucs qui s’insinue en toi et t’embrouille la tête...
    Elle nous a clairement bluffée avec Block 46 mais voilà qu’elle remet ça de plus belle ! Je vous l’avais dit, il y a maintenant un an environ...Elle ira loin Johana, très très loin et si je devais, aujourd’hui, miser toute ma fortune, aussi maigre soit-elle, sur elle. Je le ferai les yeux fermés !
    Je ne vais rien dire de plus...même si je pourrai encore écrire des pages et des pages et parler même de trucs dingues mais qui spoileraient direct...
    C’est tout simplement MAGISTRAL !
    Bref, je vous laisse le découvrir...

  • La bibliothèque de Céline 3 octobre 2018
    Mör - Johana Gustawsson

    Mör est un véritable coup de cœur. Si Block 46 avait répondu à mes exigences de lectrice assidue, ma préférence va à ce second opus.
    Et, je ne saurais pas dire précisément pourquoi…Voici tout de même quelques explications.
    Tout d’abord, j’ai beaucoup apprécié les chapitres qui nous amènent au cœur de Whitechapel à l’époque où frappe le terrible Jack l’éventreur. Des descriptions minutieuses, des mots qui sonnent juste, un décor admirablement planté. Et puis, j’avoue que cette histoire m’a toujours intriguée et fascinée tout comme le Londres de l’époque victorienne.
    Les chapitres qui se déroulent dans le présent ne m’ont pas ennuyée pour autant. Bien au contraire ! Quel plaisir que de retrouver le duo Alexis Castells-Emily Roy. Cette dernière y apparaît toujours très sérieuse voire parfois un peu taciturne. Mais, quel flaire ! Ses déductions finales, alors que je croyais que tout était déjà joué, m’ont littéralement bluffée ! J’en ai eu la chair de poule et ai mis quelques minutes à réaliser ce que la profileuse venait d’annoncer. A leurs côtés, nous retrouvons Bergström toujours très charismatique dans sa position de « chef » et ce, même s’il n’apparait pas souvent. Puis, Kristian Olofsson toujours aussi impertinent, souvent à la frontière de l’impolitesse. Parfois carrément vulgaire. S’ajoute à ces personnages Karla Hansen, grande blonde qui n’ a pas froid aux yeux, flic et mère de famille. J’avoue avoir écarquillé les yeux à plusieurs reprises tant le vocabulaire de ces deux personnages peut parfois être gras mais, je vous rassure rien de choquant pour mes petites oreilles chastes Certains détails sur les scènes de crimes sont également assez rudes, davantage encore que dans Block 46.
    Autre élément que j’apprécie tout particulièrement lorsque je lis un bouquin, et ce quel qu’en soit le style, c’est la routine des personnages. Des détails sur ce qu’ils boivent ou mangent (j’ai été servie entre les spécialités anglaises et suédoises !) ou encore des descriptions de leur domicile. Ce sont des éléments auxquels j’accorde une grande importance. Peut-être trouver vous ceci étrange mais pour moi, ils sont essentiels pour que je fasse plus ample connaissance avec les personnages et que je m’attache à eux.
    Mör ne faisait pas partie de ma PAL du mois. Cependant, j’avais tellement aimé Block 46 que je n’ai pas pu attendre pour lire le second. Une fois de plus, je suis ravie d’avoir cédé à ma curiosité bien que cette » suite » , je l’ai trouvée globalement plus rude. Néanmoins, j’ai été conquise !!! D’ailleurs, savez-vous ce que signifie Mör ?!
    Et puis, comme je vous le disais, il y a cette fin…Cette révélation qui surgit et à laquelle on ne s’attend pas. Tout à coup, j’ai froid. En plein mois de juillet en Provence.
    Bravo Johana Gustawsson ! J’ai hâte de découvrir votre troisième opus dans lequel j’espère retrouver Alexis et Emily. On s’y attache…

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