Club Sang

Profitez de toutes nos fonctionnalités et bénéficiez de nos OFFRES EXCLUSIVES en vous inscrivant au CLUB.

JE REJOINS LE CLUB SANG

Si vulnérable - Simo HILTUNEN

Club Sang

Inscrivez-vous ou connectez-vous pour pouvoir participer au Club !

3 #AvisPolar
1 enquêteur
l'a vu/lu
0 enquêteur
Veut la voir/lire

Résumé :

La famille Virtanen est unie, bien sous tous rapports. Les parents ont un emploi stable, leurs deux filles mènent une scolarité brillante. Ils sont sociables, serviables, avenants. Tous leurs voisins s’accordent à le dire. Pourtant, un jour le père tue ses enfants, puis son épouse, avant de se donner la mort.
Pour Lauri Kivi, chroniqueur judiciaire dans l’un des plus grands quotidiens d’Helsinki, cette tragédie n’est pas sans rappeler d’autres de même nature. Il décide d’investiguer. Il étudie les cas, traque les similitudes, interroge sans relâche et découvre enfin que sous leur aspect lisse, ces familles cachaient aux yeus de tous de terribles drames. Enfant, Lauri lui-même a été marqué par la violence de son père et cette enquête réveille ses démons intérieurs. Pire, des rapports troublants semblent le lier à l’une des victimes.
Et si ces tueries familiales n’étaient pas le résultat d’une soudaine folie meurtrière mais le fait d’un tueur en série ?

L'œuvre vous intéresse ? Achetez-la chez nos partenaires !

En librairie

  • Acheter sur LesLibraires.fr
  • Acheter sur Emaginaire
  • Acheter sur Cultura
  • Acheter sur Rakuten

Et chez vos libraires en click & collect

  • Acheter sur Jesoutiensmalibrairie.com
  • Acheter sur lalibrairie.com
  • Acheter sur Place des libraires

Vos #AvisPolar

  • Louison Lit 31 mars 2018
    Si vulnérable - Simo HILTUNEN

    Voilà un thriller carrément grandiose, j’ai tout aimé, j’ai tout lu et je n’ai rien laissé de côté. Simo Hiltunen, auteur finlandais excelle dans le genre thriller noir, le style est parfait et c’est crescendo que monte la puissance du mal dans une construction de l’intrigue qui a du génie et nous laisse sur le carreau. Rien que de savoir que ce roman noir est tiré de faits réels qui ont eu lieu dans son pays, j’en tremble.
    On découvre donc le personnage central de ce roman Lauri qui est journaliste et fait important il a un handicap ce qui est suffisamment rare pour être mentionnée. Lauri est sourd et j’ai apprécié la façon dont il a appris à gérer son handicap, il peut décider de s’isoler du reste du monde en ôtant son oreillette ce qui peut être un sacré avantage lorsque l’on travaille ans des bureaux « open space ». Je n’ai pu m’empêcher de faire un rapprochement avec Millénium car on retrouve des éléments comme la Scandinavie, une enquête, des meurtres, du journalisme. Lauri est amené à enquêter sur les lieux d’un « familicide », un policier, père de famille vient de tuer sa femme et ses deux petites filles avant de mettre fin à ses jours. C’est déjà le quatrième cas qui défraie la chronique et rapidement la police va penser qu’il y a un tiers derrière ces meurtres. On assiste à un roman très rythmé avec de nombreux retournements de situation.
    On va en apprendre un peu plus sur l’enfance désastreuse de Lauri et la psychologie des adultes quand ils ont subit de la maltraitance pendant l’enfance. C’était passionnant de voir à quel point la notion de résilience peut entrer en marche ou au contraire ne pas se manifester. Le personnage de Lauri prend de plus en plus d’importance et a parfois été plus présent pour moi que l’enquête elle-même ce qui était à la fois surprenant et génial. J’ai aimé sentir Lauri toujours à la frontière entre le bien et le mal. Un excellent thriller et une belle découverte de cet auteur finlandais qui est un coup de cœur. Bonne lecture.

  • Krysaline555 26 juin 2018
    Si vulnérable - Simo HILTUNEN

    Bon, je vais commencer par le seul point semi-négatif pour moi... comme ça se sera fait et on n’en parlera plus !!!

    En effet, comme tout bon polar nordique qui se respecte, l’histoire met un temps fou à se mettre en place. Certaines descriptions sont longues (notamment les descriptions de la vie passée de Lauri Kivi), voire peut-être un peu trop longues mais ça n’est pas pour me déplaire finalement. J’aime prendre mon temps pour lire un livre, m’imprégner de son atmosphère, de l’environnement et de la psychologie des personnages. En prendre toute l’ampleur et la nature. Et là, on prend son temps !... c’est le moins qu’on puisse dire : 592 pages ! Mais au finish, ça ne représente pas selon moi un handicap majeur...

    Il y a en effet d’innombrables rebondissements, de l’action et des scènes d’une violente latente terrible qui démarque totalement ce livre des autres romans scandinaves qui sont tous par ailleurs, relativement « soft ». Les violences familiales décrites ici, sont parfois très dures, voire insoutenables. J’ai dû faire quelques "pauses" forcées dans ma lecture pour me laisser le temps de digérer certaines scènes...

    Ici, tout démarre sur les chapeaux de roue avec un drame familial, la mort de la famille Virtanen : le père, la mère et les deux petites filles. Un familicide, policier de son état qui a liquidé sa famille avant de se donner lui-même la mort sans aucunes raisons apparentes (pas de soucis financiers ou conjugaux).

    Aussitôt, Lauri Kivi, journaliste, chroniqueur judiciaire chez Suomen Sanomat, un quotidien finlandais, est envoyé pour couvrir l’évènement. Mais ce suicide familial fait écho à plusieurs autres survenus à différents endroits de Finlande qui alertent le journaliste. Serait-ce possible que ces crimes familiaux aient été perpétrés par un tiers ? La question se pose très vite et l’enquête menée à la fois par Lauri pour le compte de son journal et par Moilanen pour la police va aussi se diriger rapidement vers cette hypothèse.

    A mon sens, ces meurtres ne sont qu’un prétexte pour analyser la psychologie torturée de Lauri qui avec des flashbacks successifs, va dévoiler peu à peu les violences qu’il a subit durant son enfance. Un père alcoolique et violent, une mère battue qui buvait aussi, un frère qui a disparu après avoir voulu s’en prendre « au vieux ». Un grand-père paternel qu’il va peu à peu découvrir violent également, ce qui expliquerait l’attitude de son propre père. Mais aussi une nature sombre, mystérieuse et inquiétante qui se révèle aussitôt que Lauri boit aussi un peu trop. Il devient à son tour violent mais comme il en a conscience, il fait tout pour se maitriser au prix de combats titanesques avec lui-même.

    C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il a abandonné femme et fille des années auparavant, avant qu’il ne soit trop tard. Après avoir levé la main sur sa femme, Paula, il aurait tenté d’étrangler Aava, sa propre fille étant bébé. En fait, il a voulu les protéger de lui-même et de ses pulsions destructrices. La violence est-elle une fatalité ? Et puis est-ce seulement cela ?

    La personnalité « borderline » de Lauri, le fera presque se « confondre » avec le meurtrier, ce dernier étant persuadé que celui-ci est un « loup » comme lui et pourra non seulement le comprendre mais aussi se « révéler » en laissant le « côté sombre de la force » se dégager. Une lutte entre leurs personnalités va alors se dérouler, lentement mais sûrement jusqu’au dénouement. L’Anti-héros que représente Lauri, peu doué pour les relations humaines et peu sociable est remarquablement bien décrit et finement analysé par Simo Hiltunen.

    Autre point positif selon moi : l’auteur prend aussi le temps de vraiment terminer son histoire (ce qui évite la frustration et le sentiment de bâclage qui fait que parfois un super thriller / polar tombe finalement à plat avec une fin qui n’en est pas une !! – je ne donnerai pas d’exemple, il y en a tellement !!!!!) .

    Là, même après avoir révélé le nom de l’assassin, il prend soin de donner une finalité à chaque protagoniste et d’en expliquer les tenants et les aboutissants.

    Même si la « morale » de l’histoire pour certains personnages n’est pas si « morale » que ça à la fin, elle a le mérite d’être dite sans laisser la place à une interprétation libre. C’est un choix. Je le respecte et je recommande vivement la lecture de cet ouvrage qui rafraichit l’horizon des polars nordiques et qui se déguste comme un café bien fort. Bref j’ai beaucoup aimé ! (Ma note : 5/5 malgré tout car j’ai été très "emballée").

  • Aude Lagandré 5 octobre 2019
    Si vulnérable - Simo HILTUNEN

    Nous sommes en Finlande.
    Lauri Kivi est journaliste judiciaire pour un grand quotidien. On lui confie des papiers à écrire sur des fait divers sanglants, souvent cruels.
    Plusieurs meurtres de familles complètes, père, mère et enfants ont lieu.
    On les attribue à chaque fois au père qui, pour diverses raisons, aurait assassiné sa famille puis se serait donné la mort. On appelle ça des familicides.
    Peu à peu, au fil de ses enquêtes, Lauri comprend que ces meurtres sont mis en scène, pense que le père de famille n’y est pour rien, et que la police a affaire à un tueur en série.
    Reste maintenant à le débusquer.
    Alors, raconté comme ça, on peut se dire que ce livre est en fait un polar classique.
    Meurtres, enquête de police, suspects, revirements de situation, tueur identifié, fin de l’histoire.

    Et bien, non, on est vraiment très loin d’un schéma classique de roman noir. Car, il s’agit plus d’un roman noir pour moi que d’un polar ou d’un thriller.

    D’abord parce que le personnage central Lauri Kivi, a une histoire toute personnelle avec la violence pure.
    Au fur à mesure de l’enquête, le lecteur a droit à des fashbacks de son enfance. Et alors là, il faut s’accrocher !!! Il y a eu des moments où j’en avais le souffle coupé, les larmes au bord des yeux, les cauchemars la nuit.
    Bien sûr, il y a les coups. Je dis bien sûr parce que dans le domaine de l’enfance sacrément endommagée, il y a toujours les coups.
    Mais les coups, ne sont pas le pire. Au mieux, ils vous font perdre connaissance et c’est ce qui peut arriver de mieux (je sais, c’est terrible d’écrire ça, mais c’est vrai)
    Le pire, la monstruosité absolue se sont les mots. Les os cassés, les mâchoires déformées, les plaies ouvertes se guérissent si vous parvenez à rester vivant, les mots parcontre, ceux-là restent toute la vie, ancrés dans votre tête pour n’en sortir jamais.
    Dans cette famille, on a atteint un certain niveau….
    Les Ténardiers à côté sont des enfants de coeur.
    Le père d’abord…. Il y a toujours un père n’est-ce pas pour commencer les histoires de violence familiale. Le père est un soiffard, qui a l’alcool mauvais. Et quand il a trop bu, il cogne, fort, un peu pour tuer, sûrement pour tuer. Les mots qui sortent alors de sa bouche, lors de ces états de rage intenses, sont dévastateurs.
    J’en ai entendu certains petite fille, je m’en souviens comme si c’était hier.
    La mère ? Bel exemple de soutien familial. Non seulement elle passe son temps à aiguiser les nerfs du vieux, à le titiller avec des paroles qui le feront, à coup sûr, sortir de ses gonds, mais en plus elle ne défend jamais ses enfants. Elle en prend des coups, ça ne l’empêchera jamais de fermer sa gueule (pardon, mais c’est vraiment ça).
    Les gamins, 2 garçons, Lauri et son frère Tuomas passent donc leur vie dans cette baraque où règnent 2 furies, 2 loups qui se battent pour leur territoire.
    « Le vieux était le pire fumier de l’univers, le bourreau de ses enfants »
    C’est glaçant de réalisme ! Pour avoir vécu dans une maison où ça ne respirait pas le bonheur de vivre, où il fallait que le silence règne, ne pas bouger, ne pas respirer, ne pas dire ou faire la mauvaise chose quand ce n’était pas le moment, je m’y suis retrouvée dans cette baraque pourrie de l’enfer.
    Et j’ai eu les tripes à l’air !!! Cet auteur, Simon Hiltunen m’a mis les tripes à l’air et les nerfs à vif.
    Mais ce n’est pas encore le pire.
    Non, le pire est à venir dans ce qu’il sous-entend dans ce livre qui aurait du s’appeler, à mon sens, « Si Vulnérables. « . Parce que les vulnérables, sont les enfants, ceux qui, comme des éponges, absorbent le positif comme le négatif de l’environnement dans lequel ils évoluent.
    Il explique par différents cheminements comment ce climat dans lequel baigne un enfant fait partie intégrante de lui à l’âge adulte sans qu’il ne puisse jamais s’en débarrasser.
    Ca, ça m’a fichue un sacré coup, pour ne pas dire achevée, parce que je n’avais jamais vraiment envisagé les choses sous cet angle là.
    Quand tu es élevée dans la violence, la violence est en toi.
    Paf ! Prends ça dans la tronche !
    « Lauri Kivi avait tout pour devenir le plus grand sadique à avoir jamais foulé la surface de la terre. Il avait subi dans son enfance des humiliations et des tortures indescriptibles.(…) Il était aussi habité par une colère venue de nulle part qu’il était contraint de réprimer sans cesse. Il la refoulait dans les profondeurs de son âme et luttait avec acharnement pour qu’elle ne jaillisse pas, incontrôlable. »

    Ce constat, terrible, inattendu parce que volontairement ignoré par moi en l’occurrence, dans ma situation en particulier, m’a mise KO debout. Pour dire la vérité, j’en ai pleuré 2 jours de suite en me disant que ce c’était pas possible. La toxicité parentale engendre donc la toxicité chez l’enfant, adulte en devenir, qui l’a subit. En même temps, ça fait sens… d’où la frayeur…
    Alors, forcément, j’ai regardé ma vie, et me suis interrogée sur la façon dont j’avais élevé mes enfants et comment j’avais pu ne pas reproduire un schéma familial existant.
    Il faut être honnête dans ses analyses, et je le suis avec vous. Je n’ai certes pas levé la main sur mes enfants, pas utilisé la force pour avoir le dessus, essayé de ne pas utiliser de mots blessants qui pourraient les endommager psychologiquement à vie, fait tout ce qui était possible pour qu’ils n’aient jamais peur de moi, peur dans le sens de terreur, mais j’ai en moi cette colère sourde, permanente, qui gronde et que je dois canaliser en permanence.
    C’est un boulot à plein temps, qui use, et qui a quelque part certainement un peu déformé la maman que je suis. J’ai toujours promis à mes filles de leur dire la vérité, même celle qui peut faire mal à entendre et je m’y tiens. Elles savent donc à quoi ressemblait mon enfance.
    « C’était de la rage, une colère blanche, aveugle, qu’il conservait depuis l’enfance au plus profond de lui. Qu’il avait enchaînée et qui l’effrayait. Elle était primitive, libératrice et délicieuse. Née des vexations, de la peur, du harcèlement et de la pure douleur physique de la maltraitance. Entretenue par les humiliations et nourrie par le douleur. »

    Evidemment, d’autres thèmatiques sont développées dans ce livre : le pouvoir de la presse et la quasi obligation intellectuelle de relater des faits ( P116) , les différentes formes d’éducation (P123), la religion (P244) et d’autres sujets de société développés de manière intelligente.

    Celle que je retiendrai est celle d’une certaine forme de pardon, dans une certaine mesure.
    « La haine ne te mènera qu’au bout d’une corde, dans la tombe ou au goulot d’une bouteille. La haine est un frein, le pardon une voie rapide.
    La rancune est mauvaise conseillère. »
    Malgré tout, après l’enfance vécue comme un poids, les souffrances ineffaçables, le fils parvient à faire un pas vers le père tortionnaire. L’issue n’est pas idéale, mais elle a le mérite d’exister. J’ai trouvé la fin bouleversante, au-dessus de tout ce que je ne parviendrai jamais à faire et cette fin résonne en moi comme un appel.
    Pas au pardon, plutôt à une certaine tentative de compréhension. Comprendre c’est souvent accepter.

    La grande réussite de ce livre réside dans la fusion parfaite entre le passé du héros principal et de l’enquête en cours. C’est comme si les deux histoires n’en faisaient au final qu’une seule tellement elles sont liées par le même ADN. Les transitions entre passé et présent sont parfaitement maitrisées et très réussies. C’est un récit dans le récit.
    Alors c’est vrai que ce livre a eu des résonances particulières pour moi, un peu comme s’il m’avait choisie. C’est certainement difficilement compréhensible mais c’est ce que je ressens au plus profond de moi.
    Quand je parlais de littérature tripale dans ma chronique précédente, c’est exactement là où je voulais en venir. Ce pouvoir, énorme, intense, d’un auteur qui parvient à vous faire ressentir toutes ces émotions, remonter des souvenirs enfouis, interroger votre conscience et qui par dessus tout ça, vous fait chialer parce qu’il ne reste plus que ça à faire, je dis bravo !
    C’est exactement ça que j’attends en me plongeant dans un roman.
    Exactement ça, même si ça fait mal, surtout si ça remue, même si ça vous tord le bide.

    J’espère que vous contribuerez à la reconnaissance de cet auteur en allant acheter son livre d’abord, puis en relayant vos impressions de lecture. Bref, en lui faisant de la pub.
    Ce serait largement mérité !!

Votre #AvisPolar

Votre note :
Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Bepolar.fr respecte les droits d’auteur et s’est toujours engagé à être rigoureux sur ce point, dans le respect du travail des artistes que nous cherchons à valoriser. Les photos sont utilisées à des fins illustratives et non dans un but d’exploitation commerciale. et nous veillons à n’illustrer nos articles qu’avec des photos fournis dans les dossiers de presse prévues pour cette utilisation. Cependant, si vous, lecteur - anonyme, distributeur, attaché de presse, artiste, photographe constatez qu’une photo est diffusée sur Bepolar.fr alors que les droits ne sont pas respectés, ayez la gentillesse de contacter la rédaction. Nous nous engageons à retirer toutes photos litigieuses. Merci pour votre compréhension.