- Auteur : Catherine Ryan Howard
- Genre : Policier / Thriller
- Editeur : L’Archipel
- Date de sortie : 8 janvier 2026
- EAN : 9782809853179
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Résumé :
Un crime a été commis… Mais qui est la victime ?
Il y a 56 jours… Ciara et Oliver se rencontrent alors qu’ils font la queue à la caisse d’un supermarché de Dublin. Début d’une belle histoire au moment où l’épidémie de Covid-19 frappe les côtes irlandaises.
Il y a 35 jours… Oliver propose à Ciara d’emménager chez lui afin qu’ils passent ensemble le confinement. L’occasion pour les deux jeunes gens de mieux se connaître et de renforcer leur idylle naissante.
Aujourd’hui… La police retrouve un corps en décomposition dans l’appartement d’Oliver.
Le crime parfait vient-il d’être commis ?




































































































































lecturesdudimanche 24 juin 2026
56 jours - Catherine Ryan Howard
Après une première incursion dans l’univers de Catherine Ryan Howard avec Le Courant d’air, dont la construction atypique m’avait particulièrement plu, j’ai eu envie de prolonger l’expérience avec 56 jours, curieuse de voir si l’autrice allait une nouvelle fois me surprendre sur le terrain de la narration.
Dès les premières pages, une évidence s’impose : si Catherine Ryan Howard change de mécanique, elle ne renonce pas pour autant à ce qui semble effectivement constituer sa signature, à savoir une construction pensée pour déstabiliser le lecteur.
Ici, tout repose sur une chronologie éclatée, qui alterne entre plusieurs temporalités : avant, pendant et après. Avant, c’est la rencontre entre un homme et une femme, une idylle naissante, mais puisque l’on n’est pas dans un roman d’amour, un vent de suspicion vient rapidement souffler sur cet amour en devenir. Pendant, c’est le confinement, qui précipite les amoureux vers une cohabitation dont on doute des motivations profondes. Après, c’est la découverte, par la police, du corps d’un homme dans un appartement. Trois temps, trois dynamiques, et surtout une recomposition progressive et déstructurée du récit qui oblige le lecteur à ajuster en permanence sa lecture des événements.
Le point de départ pourrait pourtant sembler presque banal : deux inconnus qui se rencontrent à Dublin, juste avant que le monde ne se referme sur lui-même à cause du Covid, et qui décident, par facilité autant que par envie, de vivre ensemble durant le confinement. Une situation que beaucoup ont connue ou imaginée, mais qui devient ici le terrain d’une tension psychologique particulièrement efficace, d’autant que le lecteur n’a jamais vraiment la certitude que cet amour soit sincère et assumé !
Car très vite, ce qui pourrait ressembler à une histoire de proximité forcée se transforme en huis clos trouble, dans lequel l’intimité devient à la fois un refuge et un piège. Le confinement agit comme un accélérateur de relation, mais aussi comme un révélateur, faisant émerger ce que chacun choisit de montrer, mais surtout de cacher.
C’est là que le roman déploie toute sa finesse, en explorant la question de l’identité et du mensonge, non pas de manière spectaculaire, mais plutôt de façon insidieuse. Qui est vraiment qui ? Que choisit-on de dire de soi lorsque l’on rencontre quelqu’un dans un contexte aussi particulier ? Et surtout, à quel moment commence-t-on à croire soi-même à la version que l’on raconte, ou à celle que l’on nous propose ?
Comme dans Le Courant d’air, Catherine Ryan Howard joue avec la perception. Cette fois, il ne s’agit plus seulement de confronter des versions d’un même passé, mais plutôt de montrer à quel point, dans une relation naissante, on peut se laisser aller à projeter, à interpréter, à combler les vides avec ce que l’on espère voir. Le danger ne vient pas seulement de ce qui est tu, mais aussi de ce que l’on refuse de questionner, par aveuglement réel ou par pure faiblesse.
Le roman installe ainsi une tension très particulière, qui ne repose pas sur l’action, mais sur une forme de malaise progressif. Quelque chose ne va pas, on le sent d’emblée, sans jamais pouvoir identifier clairement quoi.
La construction en puzzle renforce encore cette sensation, puisque chaque élément apporté vient reconfigurer l’ensemble, donnant au lecteur l’impression d’avancer tout en remettant constamment en cause ce qu’il pensait avoir compris.
Mais au-delà du mécanisme narratif, 56 jours propose également une lecture plus intime, presque plus humaine, en filigrane : celle de deux solitudes qui se rencontrent dans un moment suspendu, alors que le monde est mis à l’arrêt, et qui cherchent, chacune à leur manière, à créer du lien, quitte à en redéfinir les contours.
La tension naît ainsi non pas d’un danger extérieur, mais du cœur même de la relation, et pas de la manière classique que l’on pourrait s’imaginer !
Avec 56 jours, Catherine Ryan Howard confirme son goût pour les structures narratives singulières et les thrillers psychologiques qui privilégient l’observation à l’action.
Un roman maîtrisé, même si je lui ai préféré Le Courant d’air. La dimension amoureuse de 56 jours, trop présente à mon goût, n’est pas étrangère à cette préférence, quand bien même je reconnais que c’est précisément d’elle que naît le suspense.
On peut également noter qu’une adaptation en série de 56 jours est disponible sur Prime Video, mais je n’y ai clairement pas adhéré, pour un tas de raisons, notamment le manque de finesse des personnages principaux, qui constitue pourtant l’un des atouts majeurs du roman.
lecturesdudimanche 24 juin 2026
56 jours - Catherine Ryan Howard
Après une première incursion dans l’univers de Catherine Ryan Howard avec Le Courant d’air, dont la construction atypique m’avait particulièrement plu, j’ai eu envie de prolonger l’expérience avec 56 jours, curieuse de voir si l’autrice allait une nouvelle fois me surprendre sur le terrain de la narration.
Dès les premières pages, une évidence s’impose : si Catherine Ryan Howard change de mécanique, elle ne renonce pas pour autant à ce qui semble effectivement constituer sa signature, à savoir une construction pensée pour déstabiliser le lecteur.
Ici, tout repose sur une chronologie éclatée, qui alterne entre plusieurs temporalités : avant, pendant et après. Avant, c’est la rencontre entre un homme et une femme, une idylle naissante, mais puisque l’on n’est pas dans un roman d’amour, un vent de suspicion vient rapidement souffler sur cet amour en devenir. Pendant, c’est le confinement, qui précipite les amoureux vers une cohabitation dont on doute des motivations profondes. Après, c’est la découverte, par la police, du corps d’un homme dans un appartement. Trois temps, trois dynamiques, et surtout une recomposition progressive et déstructurée du récit qui oblige le lecteur à ajuster en permanence sa lecture des événements.
Le point de départ pourrait pourtant sembler presque banal : deux inconnus qui se rencontrent à Dublin, juste avant que le monde ne se referme sur lui-même à cause du Covid, et qui décident, par facilité autant que par envie, de vivre ensemble durant le confinement. Une situation que beaucoup ont connue ou imaginée, mais qui devient ici le terrain d’une tension psychologique particulièrement efficace, d’autant que le lecteur n’a jamais vraiment la certitude que cet amour soit sincère et assumé !
Car très vite, ce qui pourrait ressembler à une histoire de proximité forcée se transforme en huis clos trouble, dans lequel l’intimité devient à la fois un refuge et un piège. Le confinement agit comme un accélérateur de relation, mais aussi comme un révélateur, faisant émerger ce que chacun choisit de montrer, mais surtout de cacher.
C’est là que le roman déploie toute sa finesse, en explorant la question de l’identité et du mensonge, non pas de manière spectaculaire, mais plutôt de façon insidieuse. Qui est vraiment qui ? Que choisit-on de dire de soi lorsque l’on rencontre quelqu’un dans un contexte aussi particulier ? Et surtout, à quel moment commence-t-on à croire soi-même à la version que l’on raconte, ou à celle que l’on nous propose ?
Comme dans Le Courant d’air, Catherine Ryan Howard joue avec la perception. Cette fois, il ne s’agit plus seulement de confronter des versions d’un même passé, mais plutôt de montrer à quel point, dans une relation naissante, on peut se laisser aller à projeter, à interpréter, à combler les vides avec ce que l’on espère voir. Le danger ne vient pas seulement de ce qui est tu, mais aussi de ce que l’on refuse de questionner, par aveuglement réel ou par pure faiblesse.
Le roman installe ainsi une tension très particulière, qui ne repose pas sur l’action, mais sur une forme de malaise progressif. Quelque chose ne va pas, on le sent d’emblée, sans jamais pouvoir identifier clairement quoi.
La construction en puzzle renforce encore cette sensation, puisque chaque élément apporté vient reconfigurer l’ensemble, donnant au lecteur l’impression d’avancer tout en remettant constamment en cause ce qu’il pensait avoir compris.
Mais au-delà du mécanisme narratif, 56 jours propose également une lecture plus intime, presque plus humaine, en filigrane : celle de deux solitudes qui se rencontrent dans un moment suspendu, alors que le monde est mis à l’arrêt, et qui cherchent, chacune à leur manière, à créer du lien, quitte à en redéfinir les contours.
La tension naît ainsi non pas d’un danger extérieur, mais du cœur même de la relation, et pas de la manière classique que l’on pourrait s’imaginer !
Avec 56 jours, Catherine Ryan Howard confirme son goût pour les structures narratives singulières et les thrillers psychologiques qui privilégient l’observation à l’action.
Un roman maîtrisé, même si je lui ai préféré Le Courant d’air. La dimension amoureuse de 56 jours, trop présente à mon goût, n’est pas étrangère à cette préférence, quand bien même je reconnais que c’est précisément d’elle que naît le suspense.
On peut également noter qu’une adaptation en série de 56 jours est disponible sur Prime Video, mais je n’y ai clairement pas adhéré, pour un tas de raisons, notamment le manque de finesse des personnages principaux, qui constitue pourtant l’un des atouts majeurs du roman.
spitfire89 27 avril 2026
56 jours - Catherine Ryan Howard
Personne ne savait qu’ils vivaient ensemble. Aujourd’hui, l’un d’eux est mort. S’agirait-il du crime parfait ? Il y a 56 JOURS, Ciara et Oliver se rencontrent dans une file d’attente d’un supermarché à Dublin, la même semaine où la Covid-19 atteint l’Irlande. Oliver propose à Ciara d’emménager avec lui pour le confinement. Ciara y voit une occasion unique de développer une belle relation, loin du regard de leurs proches. Olivier y voit l’opportunité de dissimuler sa véritable identité.
Après quelques jours les inspecteurs arrivent à l’appartement d’Oliver et y découvrent un corps en décomposition.
56 Jours de Catherine Ryan Howard, s’articule autour de plusieurs temporalités, Oliver et Ciara se connaissent depuis quelques semaines tous les deux cachent des secrets. On alterne entre l’avant-pandémie et l’époque actuelle. J’ai adoré l’écriture on alternent les points de vue de Ciara et d’Oliver. Les personnages soit ont les aiment soit ont les détestes. Un thriller captivant et intense avec une narration à la première personne.
"Il sait qu’il a la main dans le feu. Il sent la flamme lui chatouiller la peau. Et l’expérience lui dit que d’un instant à l’autre, la chaleur va percer la couche externe de sa peau jusqu’à ses terminaisons nerveuses et le plonger dans un monde de douleur atroce.
Il n’y a pas d’autre issue possible, il le sait."
"Je pense que tu peux absolument changer. Ton problème a toujours été que tu ne le voulais pas."
Killing79 26 janvier 2026
56 jours - Catherine Ryan Howard
Catherine Ryan Howard avait réalisé une belle percée dans le monde du thriller avec son premier roman traduit en France « Le courant d’air ». Les réseaux s’étaient emparés de cette nouveauté et en avaient fait une de leurs favorites au moment de sa sortie. Toujours à l’affût de l’actualité mais avec un planning de lecture surchargé, j’avais manqué ce rendez-vous.
56 jours, c’est le temps qui sépare le début de l’histoire des évènements d’aujourd’hui. Aujourd’hui, c’est un cadavre dans une salle de bain. Le récit se balade à différentes périodes dans ce laps de temps pour essayer de reconstituer l’ensemble des éléments qui ont conduit au drame.
La jeune fille et le jeune homme au centre de l’aventure se rencontrent à l’orée du confinement dû à l’épidémie de Covid. Comme ils sont isolés du reste du monde, on va suivre presque uniquement ces deux personnages. On va même revivre les scènes avec le point de vue de chacun.
Mais comme l’autrice conserve leurs secrets cachés pour pouvoir garder le mystère sur leurs intentions, elle n’approfondit pas leurs vies, ne développe ni leurs passés ni leurs personnalités. Elle reste en surface. Une grande partie du roman se résume donc à une romance entre les deux acteurs principaux. Dès lors, je trouve que le rythme devient un peu plat et qu’il manque une certaine tension afin d’être vraiment efficace. Pour tout vous dire, cette partie amoureuse, qui tient une grande place, m’a un peu lassée sur la longueur. Mais heureusement les derniers chapitres apportent leur lot de surprises et redonnent un coup de fouet à ce livre.
Catherine Ryan Howard ne m’a pas complètement convaincue même si la lecture a été agréable. Mon attente d’un thriller énergique a peut-être été trop grande, car « 56 jours » reste un polar psychologique, simple et accessible qui ravira surement de nombreux lecteurs.
https://leslivresdek79.com/2026/01/26/1086-catherine-ryan-howard-56-jours/