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Après la fin - Barbara Abel

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Résumé :

Tiphaine et Sylvain vivent ensemble depuis presque 20 ans. Ils ont connu des moments merveilleux et ont surmonté main dans la main des épreuves difficiles. Comme tant d’autres époux… Aujourd’hui leur couple bat de l’aile et élever Milo, leur fils de 15 ans, n’est pas une partie de plaisir. Une situation qui pourrait être très classique… Si Milo n’était pas leur fils adoptif. Si Milo n’était pas le fils de leur ancien voisin David qui s’est suicidé dans sa propre maison. Si Milo n’était pas le meilleur ami de Maxime, leur fils, décédé brutalement à l’âge de 7 ans. Si Milo n’avait pas hérité de la maison de son père dans laquelle vit désormais la nouvelle famille recomposée. Et si une nouvelle voisine n’était pas venue s’installer précisément dans leur ancienne maison, de l’autre côté de la haie, avec un petit garçon de 7 ans… La fin de Derrière la haine nous a tous bouleversés. Barbara Abel n’en reste pas là. Que deviennent Tiphaine, Sylvain et Milo, ces trois personnages qui ont vécu l’horreur et qui ont inconsciemment choisi de s’imposer l’enfer quotidien en restant dans une maison qui a abrité tant de drames ? Et juste à côté d’une autre maison qui, dès qu’ils en rouvriront la porte, laissera ressortir tous les fantômes du passé ?

Pour aller plus loin

Vos #AvisPolar

  • Ophé Lit 17 octobre 2018
    Après la fin - Barbara Abel

    Si j’avais beaucoup aimé « Derrière la Haine » malgré une incohérence flagrante pour moi, quelle déception que cette suite....

    Barbara Abel écrit très bien, c’est indéniable. Il y a de la recherche dans le style, mais côté intrigue « Après la fin » me fait l’effet d’avoir été écrit sans conviction et plus pour satisfaire une commande que par réelle envie de nous compter la suite de l’histoire de Milo.
    Si l’auteur évoque les conséquences dramatiques d’un deuil mal réalisé chez un enfant mais aussi chez un adulte, pour le reste trop d’évidences et de clichés. Paradoxalement, certaines situations sont capilotractées et incongrues.
    L’intrigue est sans saveur malgré le rythme apporté par des chapitres plutôt courts. J’ai tourné les pages jusqu’à la dernière en espérant que le final serait à la hauteur, mais là aussi « plouf », pas d’aboutissement. L’épilogue tombe à plat et il manque une véritable fin à ce roman. J’ai eu l’impression que Barbara Abel avait cherché à en terminer au plus vite pour passer à autre chose.
    Elle a repris les mêmes personnages ne poussant pas plus loin la psychologie et malheureusement l’intrigue fait effet de répétition et sans originalité.
    Écrire une suite est souvent un défi, l’essai n’est malheureusement pas transformé.

    Un roman qui me laisse un goût amer donc. Pour autant, je sais que beaucoup de lecteurs l’ont aimé et ça ne m’empêchera pas de lire d’autres romans de Barbara Abel.

  • universpolars 24 novembre 2018
    Après la fin - Barbara Abel

    C’est une suite, oui, mais je vous rassure, vous pouvez le lire sans problème. Je précise que c’est tout de même plus sympa de lire le premier d’abord, rien que pour la psychologie des personnages que vous retrouvez ici ; enfin en partie... Mais l’auteur fait en sorte que le lecteur ne soit pas du tout perdu, ceci en plaçant d’une manière habile et légère, petit à petit, des explications sur ce que nous devons savoir pour suivre et apprécier cette oeuvre tragique, pénible (dans le sens douloureuse) et amère.

    Je constate que Barbara Abel a su garder cette capacité à décrire le vie des gens simplement, soit de nous placer face à des personnes qui représentent le commun des mortels, des familles tout à fait "normales", ce qui nous pousse et nous force, évidemment, à nous identifier à elles. Pour moi, c’est immanquablement la marque d’un excellent thriller ; s’identifier aux protagonistes qui, on le sait dès le départ, vont passer un sale quart d’heure ! Cette tension, cet atmosphère assez bien chargé en courant moyen à fort, est présent dès les premières pages ; un peu en sourdine d’abord, un courant faible qui grésille constamment près de notre oreille, prêt à donner toute son intensité et sa force ensuite.

    Pour établir une petite métaphore, je comparerais la plume de l’auteur à une solide mâchoire de crocodile, vous savez, immergé juste au fil d’une eau stagnante, calme, trop calme peut-être, prête à réagir ; et les yeux, le regard de cet animal, seraient évidemment ceux de l’auteur, discrets, immobiles, guettant sa proie - le lecteur - avec vigilance, pour pouvoir donner le signal au moment opportun pour ainsi le happer, le harponner et le déchiqueter lorsqu’il s’y attend le moins !

    Ce que l’auteur réalise aussi très bien - et c’est important ! -, c’est de décrire des situations familiales d’une manière très claire, très vraie, et psychologiquement très juste (à mon sens), très forte et pertinente, car - encore une fois - très vraie... On pourrait presque imaginer qu’en dehors de l’écriture, Barbara Abel s’adonne à l’art de la psychothérapie ! J’exagère à peine... Et cet atout, car cela en est bien un, elle l’utilise à très bon escient, et ceci au dépend de notre tension nerveuse !

    Voici un peu ce que le lecteur va découvrir dans cette histoire. Et pour une histoire belge, elle n’est pas vraiment drôle ! Ensuite, je reviens sur un ou deux détails.

    Nous nous retrouvons entre les numéros 26 et 28 de la rue Edmond-Petit, deux maisons mitoyennes. Et par la même occasion, nous retrouvons Tiphaine Geniot, son mari Sylvain et leur fils Milo, ado âgé de 15 ans. En fait, ce n’est pas vraiment leur fils (celles et ceux qui connaissent la famille comprendront), ils sont devenus les tuteurs de cet enfant huit années auparavant, suite à de graves problèmes de .... voisinage, si j’ose me permettre d’utiliser cette forme terriblement réductrice. Un drame, un enchaînement de drames plutôt, des évènements insurmontables qu’il vaut mieux taire pour ne pas devenir fous ; la douleur est omniprésente, et ne disparaitra jamais.

    Tiphaine et son mari ont endossé ce rôle parental, peut-être par excès de remord, de culpabilité, ou même peut-être pour se punir ; mais il se peut aussi que se soit tout à fait autre chose ! Je vais rester vague à ce sujet. Milo était le fils de leurs voisins, leurs meilleurs amis, qui habitaient de l’autre côté de la haie. Ceci avant ce fameux drame. La mort a frappé un jour à leur porte et a laissé définitivement sa faux à proximité.

    Aujourd’hui, huit ans après, de nouveaux voisins emménagent. Nouveau voisins qui se matérialisent sous la forme d’une femme séparée de son mari, Nora, 44 ans, belle nana typée de l’Afrique du Nord, ainsi que ses deux enfants, Inès, charmante ado de 13 ans et son frère Nassim, âgé de 8 ans.

    L’apparition de cette nouvelle famille va faire ressurgir pour les Geniot un passé non pas oublié, bien sûr, mais qui était plutôt mal rangé dans un tiroir bien trop plein qu’on tente de garder fermé en poussant constamment dessus. Lorsque l’on vit focalisé sur un passé douloureux et insurmontable, sans jamais en sortir vraiment, et que l’on aperçoit dans le futur que des bribes de ce passé, il est impossible, je crois, de s’en sortir. Les nouveaux évènements qui se produisent dans cette histoire de fous ne vont pas vraiment aider à fermer une brèche qui est déjà bien trop grande.

    Un nouvel élément, qui répond au nom d’Alexis Renard, avocat et mari de Nora (la nouvelle voisine de Tiphaine, Sylvain et Milo), homme impitoyable, jaloux, mauvais et surtout possessif, va créer un vent violent de panique sur ce petit monde de la rue Edmond-Petit. Ce brillant avocat très intuitif va mettre son nez dans un passé qui n’est pas si bien enterré et dénicher des éléments plutôt embarrassants.

    Barbara Abel a encore une qualité remarquable - encore ! - que je dois relever. C’est sa manière de faire ressortir l’âme de ses personnages, leur psychologie ! Pour donner un exemple, Tiphaine Geniot est une femme qui me fascine énormément. Cet être ambigu à donner la chair de poule est tout un paradoxe en elle-même ! Personnage tout en douceur, tout en douleur, totalement déchiré, sans ressource en apparence, mais finalement empli de haine - dangereuse ! -, nous laisse un trouble sentiment, mitigé ; bref, on est un peu perdu face à cette femme totalement déstabilisante, déstabilisée et perdue.

    Tiphaine n’est juste qu’un exemple, tout de même le plus parlant pour moi, mais ne négligeons surtout pas les autres personnages qui ont tous quelque chose à nous dire, à nous apporter, frissons compris.

    L’ambigüité de la situation, qui se transforme rapidement en d’autres situations qui s’enchevêtrent encore une fois sur elles-mêmes pour en devenir un méli-mélo totalement anarchique infesté de confusion nous laisse vraiment dans un état de malaise total. Ce mélange malsain et venimeux va nous conduire vers un dénouement qui, encore une fois, nous donnera envie de baisser les yeux, détourner le regard, et passer à côté sans nous retourner. Vous l’aurez compris, l’auteur n’a pas vraiment tenu à nous ménager en nous faisant exploser un "Happy end" au visage !

    Et après la fin, à votre avis, il y a quoi ?

  • Les lectures de Maryline 5 septembre 2019
    Après la fin - Barbara Abel

    Les vacances sont l’occasion pour moi de sortir de ma bibliothèque des livres que je me suis procuré mais qui n’ont jamais été lu. Et certains trainent là depuis des mois (voire même des années !). Pour preuve, j’ai lu "Derrière la haine" il y a bientôt deux ans et je lis cette suite seulement maintenant. Pourtant, j’avais beaucoup aimé ce premier tome.

    Tout d’abord, j’aimerais souligner qu’il n’est pas nécessaire, pour moi, de lire le premier tome, ils peuvent très bien se lire indépendamment l’un de l’autre même si il est mieux de les lire dans l’ordre tous les deux. Mais finalement, l’histoire du premier est retracée tout au long de cette nouvelle intrigue.

    Nous retrouvons Tiphaine, le personnage central de l’histoire, mais également Sylvain son mari ainsi que Milo, le fils des voisins, devenu un ado discret depuis la mort de ses parents huit ans plus tôt. De nouveau voisins emménagent dans la maison mitoyenne et ça va semer la zizanie dans leur petite vie bien huilée.

    Ce deuxième tome est encore mieux que le premier car il nous montre bien comment Tiphaine est une personne machiavélique et méchante. J’adore ce genre de personnage. On se demande tout au long du livre si elle va s’en sortir et surtout comment ça va finir pur elle. Cette intrigue est encore très addictive, le dénouement est à la hauteur de mes attentes.

    C’est irrésistible et... diabolique ! J’adore tout simplement !

  • bonne_heure_litteraire 12 décembre 2019
    Après la fin - Barbara Abel

    .
    J’ai dévoré cette suite, toujours prise dans l’engrenage de cette histoire très haletante et effroyable.
    .
    En revanche cette fin...le soufflé est retombé prodigieusement...
    .
    Une fin qui n’en ai pas une. Comme si l’auteure avait oublié de joindre les dernières pages avant impression du roman...🤷‍♀️
    .
    Du coup, débrouilles toi et imagine toi la fin que tu veux, reste sans vraies réponses à tes questions...la fin, quelle déception ! 🙁

  • Morgane 19 mars 2020
    Après la fin - Barbara Abel

    Jusqu’où peut-on aller pour garder un secret qui, s’il était révélé, ferait exploser votre vie et celle de vos proches ?
    "Après la fin" nous ramène rue Edmond-Petit, 8 ans après la dernière page de "Derrière la haine". Si la toute fin m’a laissée perplexe et certains passages m’ont paru trop exagérés, je me suis régalée des rebondissements inattendus, des secrets révélés et des personnages manipulés !

  • angelita 27 mai 2020
    Après la fin - Barbara Abel

    Après la fin de Barbara Abel, présentation
    Une femme paniquée appelle la police. Sa voisine est entrée chez elle. Cette femme la menace et lui en veut.

    Quelque temps auparavant, Tiphaine, tutrice légale de Milo, essaie de le réveiller afin qu’il révise son brevet. Il y a toujours des disputes depuis 8 ans.

    Avis Après la fin de Barbara Abel
    Tiphaine est la marraine de Milo mais également sa tutrice. Il a 14 ans. Adolescent taciturne, il ne se confie pas. Tout cela est expliqué au fil des pages. Il a perdu tous ceux auxquels il tenait et il ne veut donc pas s’attacher, aimer quelqu’un. Sa défense est donc de s’isoler, d’être assez violent dans ses paroles.

    Nora est en instance de divorce. Elle a deux enfants. Son mari est avocat. Elle vient habiter la maison à côté de celle de Tiphaine et Sylvain. Tiphaine ne voit pas cette arrivée d’un bon oeil car c’est une des maisons du drame. Le couple et Nora vont vivre des instants de bon voisinage et les enfants, Milo et Inès, vont s’apprécier. Mais ce sera jusqu’à un certain point avec Milo. Tiphaine va profiter de circonstances pour revenir dans cette maison qui lui fait peur. Tiphaine s’approprie les enfants des autres. Cette femme, dont on connait le passé au fur et à mesure des pages, peut être sympathique, acerbe, enjouée, violente également que ce soit dans son regard ou dans ses paroles. Sylvain subit les circonstances. Il reste avec sa femme car tous les deux partagent un secret. Mais plus de relation de couple, plus de confiance. L’arrivée de Nora va lui rappeler qu’il est un homme, qu’il peut séduire et partager des moments de connivence avec quelqu’un.

    Nora a décidé de refaire sa vie, de vivre libre, plus sous le joug d’un mari tyrannique, continuellement absent et dont la violence est à fleur de peau. Elle tente, bien évidemment, de conserver de bonnes relations avec Alexis. Mais ce dernier, par son comportement, éloigne celle qu’il aime encore. Et il n’arrivera pas à vaincre cet éloignement lorsqu’il doit lui annoncer des nouvelles peu rassurantes pour elle.

    Tiphaine et Sylvain forment-ils un couple au passé inavouable depuis la mort de leur enfant ? Sont-ils victimes de circonstances ? Sylvain protège-t-il sa femme ? En tous les cas, les indices tout le long du livre en font un couple qui a quelque chose ou plusieurs évènements à cacher. Barbara Abel manie le chaud et le froid avec virtuosité. Dès le départ, j’ai eu une petite idée quant à la voisine qui s’introduit chez une femme en plein milieu de la nuit. Mais au fil du roman, même si cette idée était toujours présente, je me suis posée des questions quant à cette fameuse voisine qui est arrivée. Car elle pourrait profiter de circonstances suite à un accident. C’est sans compter sur l’imagination débordante de Barbara Abel qui trouve un rebondissement qui démontre qu’une nature humaine peut être vraiment tordue.

    Je voulais relire un roman de Barbara Abel, auteur que j’aime beaucoup suite à des romans déjà lus. Le dernier paru il y a peu, Et les vivants autour, m’avait laissé sur ma faim. Je n’avais pas retrouvé des situations, des caractères bien fouillés. J’avais donc été déçue. Dans Jusqu’à la fin, je retrouve l’auteur que j’aime avec des chapitres courts, avec des éléments distillés au fur et à mesure, avec des personnages que l’on peut, de suite, soupçonner. Il y a aussi des drames que tout le monde peut subir. Les personnages sont bien détaillés, que ce soit dans leur douleur, leur difficulté d’affronter un deuil, la peur de s’attacher. Les failles, les tergiversations, les interrogations, les suspicions font partie intégrale du style de Barbara Abel. Le final est de toute beauté pour moi et laisse la place au doute quant à une certaine action qui peut être réalisée. Et dans tout ça, il reste des enfants, des adolescents qui doivent vivre avec le poids des actions des adultes. Ne pas s’attacher, ne pas aimer pour éviter que tous ceux que l’on aime s’en aillent. Il va falloir des tonnes de consultations psychologiques pour arriver à en faire des adultes qui peuvent continuer leur vie.

    Voilà, je suis réconciliée avec Barbara Abel. En plus, je viens de me rendre compte que je n’ai pas lu ce roman dans l’ordre qui est la suite de Derrière la haine. A lire de toute urgence avant d’avoir quelques oublis.

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