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Trois bonnes raisons de voir ou revoir Les Tontons Flingueurs

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Résumé :

Propriétaire d’une petite usine de tracteurs, Fernand Naudin mène une vie tranquille et sans histoire quand un télégramme l’appelle à Paris. Il arrive à temps pour recueillir le dernier soupir d’un ami de jeunesse, Louis dit « le Mexicain », qui lui confie ses affaires louches en même temps que la garde de sa fille Patricia. Et les ennuis commencent...

Parodie des films noirs américains, inépuisable source de répliques qu’on se transmet comme un leg patrimonial, cabotinage réjouissant d’une bande d’acteurs qui s’approprient des personnages caricaturaux : que n’a-t-on dit du long métrage Les Tontons Flingueurs, devenu, au-delà du film culte, une sorte de maître-étalon du cinéma humoristique français, comme une synthèse de l’esprit rabelaisien et de l’argot célinien ? Egratigné par les thuriféraires de la Nouvelle Vague, la farce de Georges Lautner est passée comme la caravane, loin des clebs qui aboient.

Trois bonnes raisons de voir ou de revoir le film :

1- les dialogues étincelants  : les mots du célèbre dialoguiste Michel Audiard sont les murs porteurs de l’édifice. Certaines répliques ont acquis une notoriété proverbiale à laquelle on ne manque pas de se référer, lorsque quelques situations de l’existence nous en donnent l’occasion. Ainsi, sur les imbéciles, dont la présence ne nous console jamais, Audiard semble avoir figé un aphorisme pour l’éternité : "Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît". Mais les amateurs de rhétorique peuvent s’en donner à cœur joie : un certain nombre de tropes trouvent, dans les mots des protagonistes, leur expression la plus joyeusement créative : la métaphore s’y taille la part du lion (on retiendra, parmi tant d’autres images fleuries, le fameux "j’dynamite, j’disperse, j’ventile" asséné par le stupide Raoul Volfoni, rival du héros Fernand Naudin), les périphrases savoureuses abondent ("le gugusse de Montauban", "C’t’espèce de drôlerie", pour désigner un alcool), mais surtout l’argot des faubourgs, quelque part entre Céline et Blondin, fait battre le pouls d’une époque, où l’on s’envoyait des "bourre-pifs", où l’on souhaitait que l’ennemi fût à sa "pogne".

2- une savoureuse parodie des films noirs : si l’on excepte la trame du roman noir d’Albert Simonin, crédité en tant que co-scénariste, Lautner et Audiard se sont largement éloignés de l’atmosphère du récit Grisbi or not grisbi, pour tricoter un pastiche des films noirs américains, peuplés de forbans minables, dont Raoul Volponi semble la figure de proue. Le pauvre bougre est saillant dans ses bêtises, sans cesse puni par son excitation vengeresse, tandis que son frère Paul, que joue Jean Lefebvre, ajoute à l’ahurissement une forme d’apathie tout à fait réjouissante. Dans ce monde interlope, les rivaux ne font pas rugir des armes assourdissantes, mais se battent à coups de pistolets munis de silencieux, qui produisent des "bruits de bouchon" ridicules, dont la succession engendre un irrésistible effet comique.

3- une légendaire scène de cuisine : c’est évidemment le moment emblématique du film, tellement célèbre que des hommages métonymiques lui ont été rendus sous la forme d’affiches ou de photographies. Les rivaux consentent à une forme de paix des braves, bientôt noyée dans quelques échangés éthyliques. L’absorption du "vitriol" de Maître Folace, le notaire du "Mexicain", libère quelques réminiscences asiatiques, vers ces terres lointaines où l’imagination fertile d’Audiard vagabondait déjà, lorsque les deux protagonistes d’Un singe en hiver se grisaient de leur prolixité en regardant leurs verres irisés. Les comédiens s’y livrent à des numéros d’acteurs qui associeront pour toujours leur nom à ce film culte : au crépuscule de son existence, Jean Lefebvre, ultime survivant de cette séquence mémorable, était encore interrogé sur le film de Lautner, inamovible long métrage qui traverse le temps sans jamais s’oxyder.

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