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4 raisons de voir « La Mission » sur Netflix avec Tom Hanks

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Contemplatif, politique et parfois musclé, le dernier film de Paul Greengrass explore avec un certain brio le néo-western, entre aventure et thriller. Un parcours initiatique classique mais inspiré.

Texas, 1870. Depuis cinq ans que la guerre de Sécession a pris fin, le vétéran Jefferson Kyle Kidd, ancien confédéré, écume le pays de ville en ville pour informer les habitants des dernières nouvelles, tenir des lectures de journaux. Une vie précaire où l’on recherche le en somme le pardon. Un jour, sur sa route, il croise dans les plaines du Texas la trajectoire de Johanna, une fille en détresse ayant vécu 6 ans dans la tribu des Kiowa, responsables du massacre de sa famille. Kidd accepte de la ramener auprès de son oncle et de sa tante, à plus de 600 km. Débute une cohabitation houleuse, voyage pavé de tous les dangers…

Comment ça un western sur BePolar ? Si "La Mission", long-métrage de Paul Greengrass accessible sur Netflix, ne partage pas de point commun notable avec le genre du polar, il n’est pas sans dissimuler sous ses faux airs de film d’aventures dramatique un certain nombre d’attributs du suspense et du survival, et donc du thriller. Certes, on est loin de la torpeur et de l’épouvante sécrétées par un "Bone Tomahawk" (le western délirant, sanglant et éprouvant signé S. Craig Zahler, aka le papa de "Trainé sur le bitume"). Pour autant, les péripéties rencontrées par le capitaine Jeffrey Kyle Kidd et de sa protégée Johanna n’échappent ni au danger ni à l’adversité. En ressort de fait une certaine tension.

Parce que Tom Hanks et Paul Greengrass
C’est Tom Hanks, qui une fois après avoir acquis les droits d’un roman de Paulette Jiles (« New of the World, 2016), a chargé le cinéaste Paul Greengrass d’en piloter la mise en scène. Le résultat, loin de la frénésie d’un Jason Bourne ou des effluves guerrières auxquelles nous habitue souvent Greengrass (type "La Mort dans la peau" ou "Green Zone"), penche plutôt du côté de la chronique douce-amère – angle où le metteur en scène s’était déjà illustré pour "Capitaine Phillips". Sans lésiner sur les rebondissements, on assiste donc au portrait d’un idéaliste, Kidd, que campe Tom Hanks avec une justesse inouïe comme à son habitude. À mille lieues d’un John Wayne, le personnage se place davantage dans les pas du James Stewart d’Anthony Mann et de Frank Capra, engagé vers un avenir où il n’y aurait plus de haine, de peur ni d’adversités. Il y a quelque chose d’un parcours de rédemption à la "Impitoyable", en version solaire etédulcorée. Tom Hanks n’a pas choisi pareil écrin au hasard.

Pour ses poursuites et ses affrontements
Sans déborder sous l’action, "La Mission" multiplie les épisodes de bravoure, peut-être il est vrai par moment avec un peu trop de zèle. Les périls, souvent hautement symboliques (un peu trop, peut-être), s’enchainent en effet à grande vitesse : poursuite, échanges de tirs, tempête de sable, accidents et autres virées dans des espaces hostiles… Si bien que le road-trip tend à se transformer en fable épique, avant de retomber ensuite dans un schéma plus conventionnel. L’équilibre de la mise en scène reste toutefois prégnant à chaque seconde ou presque.

Pour son tableau larvée de l’Amérique contemporaine
À travers la trajectoire de cet ancien confédéré en quête de rédemption (grand classique des récits du cinéma américain) et via le portrait d’une ex « captive aux yeux clairs » (on navigue entre du Howard Hawks et du John Ford tendance "Prisonnière du désert"), Greengrass et Hanks dressent le constat à peine voilé d’une Amérique divisée mais pas encore privé pourtant d’un horizon plus rassembleur. Sur sa route, Kidd-Hanks et Johanna dessoudent entre autres un propriétaire machiavélique, à la fois raciste et propagateur de fake news. Le héros diffuse l’âme démocratique et écrase ses pourfendeurs : proxénètes, esclavagistes, massacreurs de bisons, tyran vampirisant la main d’œuvre sur le dos des plus démunis. Aussi simpliste et schématique soit l’intrigue dans ce 1870 aux faux airs de 2021, sa force et sa résolution s’avèrent redoutables.

Pour sa dimension buddy-movie
Récit d’apprentissage à double sens (Kidd apprenant de Johanna et vice versa), le film vaut pour son duo de protagonistes aux antipodes, entre filiation et alchimie. Dans le rôle de Johanna, la jeune actrice Helena Zengel réalise un assez habile tour de force. On pense au grand "True Grit" d’Ethan et Joel Coen, où se coudoyaient Jeff Bridges et Hailee Steinfeld.

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