Elijah - Noël Boüdou

Notez
Notes des internautes
(27)
1
commentaire
Inscrivez-vous ou connectez-vous pour pouvoir participer au Club !
Vous devez être inscrit ou connecté pour bénéficier de votre médiathèque!
Notez
Notes des internautes

Résumé :

ELIJAH. C’est le prénom de mon petit frère. Celui que je lui ai choisi quand on me l’a mis dans les bras. Il est né alors que la violence était devenue une routine à la maison. Mon ivrogne de père terrorisait tout le monde et nous frappait tous les jours, ma mère et moi, sans que personne ne l’en empêche. Jusqu’à ce fameux soir... Quand j’ai eu dix-huit ans. J’ai attendu qu’il soit ivre à nouveau et je l’ai égorgé de sang-froid dans la cave. Hélas, ma mère venait de mourir sous ses coups en me laissant un petit frère pas comme les autres : ELIJAH . Aujourd’hui, il a dix ans et il est handicapé. Je m’occupe de lui depuis sa naissance, je sais mieux que quiconque ce dont il a besoin. Il est mon unique raison de vivre. Ensemble on est plus forts que tout, rien ne peut nous séparer. Mais un jour ILS sont venus chez moi pour le kidnapper. Qui sont ces hommes ? Pourquoi cet enlèvement ? C’est depuis ce moment-là que j’ai perdu toute raison. Je suis devenu un monstre. Comme eux. La traque pour retrouver ELIJAH , qui ne survivra pas longtemps sans moi, a commencé...

Vos avis

  • Ophé Lit 14 novembre 2018
    Elijah - Noël Boüdou

    Avant de vous livrer mon ressenti, qui je précise a été très difficile à rédiger, je tiens à remercier Noël Böudoü et notre goût commun pour Disturbed dont je vous conseille d’écouter le dernier album. Il a accompagné ma lecture mais aussi la rédaction de cette chronique et il se marie particulièrement bien avec ce roman.

    Elijah : Chronique d’un chambouleversement !

    Elijah, tu es un enfant pas comme les autres. Ta mère est morte sous les coups de ton père. Ton père est mort égorgé par ton frère. On peut dire que tu es né dans le sang, dans tous les sens du terme.
    Tu es devenu "le soleil" de ton frère, son unique raison de vivre au point qu’il s’est déshumanisé pour toi :
    "Elle m’a demandé quel était mon prénom, alors je lui ai répondu que j’avais eu un prénom, autrefois, mais que je ne m’en servais plus. Qu’elle n’avait qu’à m’appeler "le frère d’Elijah"."
    Tu es devenu son univers. Ce frère qui ,rituellement, t’embrasse
    "sur le front. Toujours.
    Sur le bout du nez. Toujours.
    Sur le menton. Toujours."
    Ce frère qui, quand tu as été enlevé, est devenu fou.

    Ce roman, le premier de Noël Boüdoü m’a complètement chamboulée, bouleversée. Il est violent. Extrêmement violent. Certaines scènes, très visuelles, m’ont donné des hauts le cœur tant elles sont crues et sans filtre.
    La souffrance est omniprésente, elle est viscérale et s’immisce dans nos esprits de lecteurs au point de la ressentir physiquement tant l’auteur la décrit avec précision et justesse.
    Mais paradoxalement, il émane de ces pages tant de lumière. L’amour que ressent le frère d’Elijah pour celui qu’il appelle "son soleil" est inconditionnel, il est si pur et si fort qu’il est impossible de voir en ce jeune homme un monstre, et pourtant... Lui qui a voué sa vie à son jeune frère est devenu ce que son père a fait de lui.

    Ce roman est une pépite, un de ces rares romans qui vous fait ressentir physiquement les émotions des personnages : l’amour, la haine, la colère, la révolte, la peur, la douleur...
    Sous le prisme des violences intra-familiales, Noël dresse un portrait en clair obscur du frère d’Elijah. Un ange déchu, un jeune homme dans lequel cohabite l’enfant brisé et l’adulte aimant, protecteur, capable de tout pour ce petit frère qu’il vénère.
    Les apartés dans la tête d’Elijah apportent une touche supplémentaire d’émotions et permettent de montrer à quel point l’amour entre les deux frères est au-delà de tout.
    Les personnages sont poignants et bouleversants dans ce qu’ils ont de beau et monstrueux, écœurants dans ce qu’ils ont de perversion et de violences.
    La fin du roman m’a emmené dans les tréfonds de mes émotions et je n’ai pu retenir mes larmes, la douleur me vrillant les tripes.

    "Elijah" fait parti de ces romans inclassables qui mériteraient d’être distribués plus largement et d’avoir plus de visibilité tant par la qualité de la plume de son auteur, que par son histoire bouleversante.

    Ce roman ne se lit pas, il se vit.

    Elijah, ton frère et toi allez m’accompagner longtemps. En rédigeant ces lignes, mes larmes coulent encore. Vous avez marqué ma vie de lectrice de votre empreinte.

Votre commentaire

Votre note :
Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Bepolar.fr respecte les droits d’auteur et s’est toujours engagé à être rigoureux sur ce point, dans le respect du travail des artistes que nous cherchons à valoriser. Les photos sont utilisées à des fins illustratives et non dans un but d’exploitation commerciale. et nous veillons à n’illustrer nos articles qu’avec des photos fournis dans les dossiers de presse prévues pour cette utilisation. Cependant, si vous, lecteur - anonyme, distributeur, attaché de presse, artiste, photographe constatez qu’une photo est diffusée sur Bepolar.fr alors que les droits ne sont pas respectés, ayez la gentillesse de contacter la rédaction. Nous nous engageons à retirer toutes photos litigieuses. Merci pour votre compréhension.