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L’interrogatoire de Julien Heylbroeck

Bepolar : Comment est née l’idée de ce roman ?
Julien Heylbroeck : Difficile à retracer précisément. Je pense que l’élément déclencheur s’est produit il y a des années, dans un restaurant cambodgien de Nantes à présent fermé. Il était tenu à l’époque par un couple cambodgien plutôt âgé. Le monsieur, qui s’occupait du service, m’a marqué par son attitude, son allure, son discours. Je me suis dit que c’était un personnage de roman. Des années après, j’ai croisé ça avec l’envie de raconter l’histoire de quelqu’un qui se fait tatouer un truc et ne s’en souvient pas, gueule de bois oblige... Petit à petit l’histoire s’est formée en ajoutant des éléments qui sont venus se superposer. Des thématiques que je voulais traiter, une époque que je voulais couvrir : l’horreur du gouvernement de Pol-Pot, les disques vinyle, le rock cambodgien, les soap operas à la Dynastie...

Bepolar : On plonge dans Los Angeles en 1978. Pourquoi avoir choisi ce cadre et cette année là ?
Julien Heylbroeck : Je suis un fan absolu des années 1970 notamment aux USA. Je n’ai pas connu cette époque ni ce pays mais j’en suis presque nostalgique pourtant, peut-être une vie antérieure ! La musique, les voitures, la politique, tout était plus beau, plus gros, plus percutant mais aussi plus sale, plus agité et plus sauvage. Bref, j’ai déjà abordé les années 1980 et les USA par le biais de deux romans très "hommage à la culture VHS horrifique" de l’époque et là, je voulais plutôt aborder les seventies et le polar de ces années là.

Bepolar : Qu’est-ce qui vous attire dans cette Amérique là, entre les vétérans
du vietnam et les réfugiés khmer ?

Julien Heylbroeck : Les Seventies américaines sont visuellement superbes, les bagnoles, les rues des métropoles, la fin de l’époque des hippies. Il y a effectivement tous ces vétérans du Vietnam, qui reviennent d’une guerre perdue et politiquement très contestée et qui doivent retrouver une place. La société est très vivace, politiquement. La musique déchire, également et comme j’écris en musique, celle-ci a une part importante dans mon inspiration et dans le fait de se fixer sur telle ou telle époque ou tel ou tel pays. Enfin, j’ai toujours voulu évoquer les Khmers rouges et l’horreur vécue par les Cambodgiens durant cette période d’une violence absolue.

Bepolar : Atticus Thurston et Polang Kanthol vont mener l’enquête. Pouvez-vous nous présenter ces deux personnages ?
Julien Heylbroeck : Thurston est un vétéran du Vietnam, ancien toxicomane, ancien motard d’un gang, alcoolique, isolé, qui a du mal à se motiver pour autre chose que les cuites du soir qu’il prend avec deux anciens compagnons d’armes. Il habite au-dessus d’un restaurant cambodgien tenu par un réfugié qui a fui les Khmers rouges et qui a tout perdu. Ils se connaissent mais Thurston a une telle ardoise chez le restaurateur qu’il préfère l’éviter poliment. Il va pourtant devoir collaborer avec lui pour qu’ils puissent tous deux se tirer d’affaire, dans une enquête menée par deux personnages que tout oppose, grand classique des buddy-movies que j’adore. S’ajoute un troisième personnage, une fugitive, compatriote du restaurateur, qui va à la fois foutre un beau bordel et en même temps aider le groupe à s’en sortir.

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Pourra-t’on vous voir prochainement en dédicace ?
Julien Heylbroeck : Oui, je suis à Angers le samedi 1er juin dans le salon organisé par la ville, puis à Étonnants voyageurs samedi 8 juin, à Saint-Malo puis à ImaJn’ère, à Angers, le lendemain, le dimanche 9 juin.

Bepolar : Quels sont vos projets ? Avez-vous un autre roman en cours ?
Julien Heylbroeck : Je termine mon roman Le Cartel de Sang pour la saison 2 des Saisons de l’étrange. C’est une histoire qui mélange la lucha libre (le catch mexicain), les cartels de la drogue et le fantastique inspiré de la mythologie aztèque, dans un Mexique contemporain. Ensuite, j’aimerais revenir vers le polar et les années 1970 mais cette fois dans l’Italie des années de plomb.

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