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L’ombre de la baleine - Camilla Grebe

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11 #AvisPolar
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Résumé :

Quand des cadavres de jeunes hommes échouent sur les côtes de l’archipel de Stockholm, la jeune flic Malin et son supérieur, Manfred, sont missionnés pour résoudre ce sombre mystère. Hélas, chacun est plus vulnérable que d’habitude : Malin est très enceinte, et Manfred meurtri par le terrible accident qui a plongé sa petite fille dans le coma.
En parallèle, nous rencontrons Samuel, adolescent rebelle, dealer à mi-temps, élevé par une mère célibataire aussi stricte que dévote. Sa vie bascule quand celle-ci jette à la poubelle des échantillons de cocaïne que le baron de la drogue de Stockholm lui a confiés.
Alors que Samuel trouve une planque idéale sur la petite île de Marholmen, où il est embauché par la jolie Rachel pour devenir l’auxiliaire de vie de son fils Jonas, Malin et Manfred font fausse route. Mais toute leur enquête change de cap le jour où la mère de Samuel signale enfin sa disparition…
Une triple narration redoutable qui confirme à nouveau le talent exceptionnel de Camilla Grebe pour tisser des intrigues complexes. Fausses pistes et retournements incroyables côtoient une réflexion passionnante sur la fragilité de l’adolescence et de la filiation. Un grand cru, pour une grande dame du polar, désormais couronnée du très prestigieux Glass Key Award.

Vos #AvisPolar

  • Encore Un Livre 27 février 2019
    L’ombre de la baleine - Camilla Grebe

    C’est avec un immense enthousiasme que j’ai lu le dernier roman de Camilla GREBE. J’avais fort aimé les deux précédents, avec une préférence pour le coté psychologique d’UN CRI SØUS LA GLACE, LE JOURNAL DE MA DISPARITION m’avait enchantée par cette enquête menée dans un village reculé au cœur de la Suède. Je me souviens avoir dit très tôt que cette auteure était en passe de devenir incontournable dans le paysage scandinave, et je le redis aujourd’hui. L’ØMBRE DE LA BALEINE est un des seuls polars que j’ai lus d’une traite en ce début d’année, il est très difficile de s’en extirper.

    Ne comptez pas quelques chapitres pour entrer dans l’histoire. A travers cette triple narration qu’elle conserve dans chacun de ces romans, la stupeur frappe.
    Que j’aime la manière qu’elle a de m’emporter au cœur des différentes personnalités qu’elle n’épargne pas ! A travers un enquêteur et père de famille, un adolescent appâté par l’argent facile, une mère célibataire guidée par la croyance religieuse, l’auteure nous emmène dans une histoire édifiante. Viennent se greffer Jonas un ado plongé dans le coma depuis un terrible accident et sa mère Rachel isolée sur l’île de Marholmen ne cherchant qu’une compagnie pour lire des histoires à son fils comateux.
    L’alternance des personnages est un des atouts majeurs, seulement brossés en quelques chapitres, l’empathie est instantanée, leurs choix, leurs réactions face à leurs situations respectives m’ont parfois surprise mais je n’y suis pas restée indifférente. On retrouve cette tension presque permanente d’UN CRI SØUS LA GLACE, parallèlement à l’enquête concernant des jeunes hommes retrouvés échoués, le contexte dans lequel elle fait vivre ces personnages donne de l’épaisseur et une sensibilité sans fard au récit.

    La culture suédoise n’est pas le premier attrait des romans de Camilla GREBE, ici elle livre une critique mordante sur les réseaux sociaux et le rapport à l’humain. On a conscience de leur influence qui gangrène nos vies, nos rapports à l’autre ont changé depuis cette dernière décennie. Ce roman est effrayant et réaliste.
    La légèreté ne fait pas partie de son ADN, mais j’ai trouvé ce roman plus sombre, plus ancré dans le réel. Sans psychologie de comptoir elle distille, elle amorce la chute innocemment avec crédibilité. Les polars scandinaves actuels sont critiqués pour leurs longueurs, l’absence de tension, provoquant parait-il un ennui chez le lecteur, mais avec moi le style de cette auteure fonctionne toujours, même si elle ne répond pas à tous les codes scandinaves.

    Ce dernier opus peut facilement se lire indépendamment des précédents, les personnages principaux deviennent secondaires d’un roman à l’autre.
    Hanne que l’on a connu dans « UN CRI SØUS LA GLACE » devient très peu présente, Malin reste dans l’ombre de Manfred un excellent inspecteur bien exploité.

    AVEC L’ØMBRE DE LA BALEINE, titre énigmatique teinté de références bibliques, qui prend son sens à la lecture, Camilla GREBE se positionne immédiatement en tête des auteures suédoises que je recommande, et bien que je ne pensais pas le dire un jour je pense qu’elle rafle la meilleure place pour avoir écrit l’un des meilleurs polars scandinaves que j’ai lus ces dernières années. Pour la facilité de m’entraîner dans la noirceur de l’histoire, inutile de vous dire que c’est un terrible coup de cœur, mais je le dis quand même, coup de cœur pour L’ØMBRE DE LA BALEINE !

  • calyenol 28 février 2019
    L’ombre de la baleine - Camilla Grebe

    J’ai lu "L’ømbre de la baleine" de Camilla Grebe .
    .
    <<< Une mer de larmes je pleurai
    Et me couchai pour mourir
    Sur l’herbe tendre de la tristesse
    Soudain revint le lion
    Portant entre ses crocs
    Une colombe immaculée >>> .
    .
    Des cadavres de jeunes hommes échouent sur les côtes de l’archipel de Stokholm.
    Malin et Manfred sont missionnés sur cette enquête.
    De fausses pistes en passant par la disparition d’un ado rebelle,nous voilà sur une île isolée où l’on rencontre Rachel,femme mystérieuse dont le fils,Jonas,est plongé dans un étrange coma.

    Une fois n’est pas coutume,Camilla Grebe a su me captiver.
    De trafic de drogue,en disparitions et meurtres,elle sait rendre addictif chaque chapitres.
    On est ici,comme pour ses deux précédents livres,à trois voix.
    Un démarrage intéressant qui nous entraîne jusqu’à la fin sans décrocher.
    Stress,angoisse et curiosité,on fait que ce thriller a eu l’effet escompté sur moi.
    On comprend le titre à un certain passage.
    Je suis toujours très fan du changement de narration dont les trois voix me font percevoir l’émotion,l’atmosphère lourde et prenante,le ressenti de chacun des personnages.
    S’il est moins cadencé par rapport au précédent "Le journal de ma disparition",il a ce côté psychologique au niveau des personnages,qui m’a gardé sous tension,comme pour son premier "Un cri sous la glace".
    Une fin où tout ce fait jour et où on se demande jusqu’où peut pousser la folie.
    Une auteure découverte il y a peu dont je vais languir le 4eme livre.

  • L’atelier de Litote 23 mars 2019
    L’ombre de la baleine - Camilla Grebe

    Un roman qui nous est vendu comme un polar scandinave et c’en est un, sans conteste mais c’est aussi bien d’autres choses tout d’abord, il y a un côté quasi mystique et poétique avec l’analogie de Jonas pris dans le ventre de la baleine, c’est aussi un roman psychologique qui joue avec les liens familiaux et bien entendu il a une portée dramatique qui nous entraîne dans une intrigue profonde et sans promesse de retour. L’action se déroule dans l’archipel de Stockholm où l’on retrouve en mer les corps fracassés et enchaînés de plusieurs jeunes hommes. Pour mener l’enquête un du de choc en la personne de Malin, enceinte et de son chef Manfred rongé d’inquiétude face au coma de sa petit fille. Il y a aussi un autre couple détonnant, celui de Samuel et de sa mère qui le cherche partout car il semble avoir disparu. Samuel a trouvé la cachette idéale en travaillant pour Rachel, il prend soin de Jonas son fils handicapé suite à un accident.
    Le roman avance vite au fil des chapitres nommés du prénom des différents personnages narrateurs. J’ai ressenti beaucoup d’empathie pour Samuel qui semble faire mauvais choix sur mauvais choix avec une petite voix off toujours dévalorisante, que chacun d’entre nous a surement du entendre une fois dans sa vie. La relation mère fils est tout sauf satisfaisante mais malgré tout en sent qu’il y a beaucoup d’amour entre eux, même s’il n’est pas démonstratif et cela donne de l’espoir. L’histoire personnelle de Manfred vient se greffer à l’intrigue et ajoute une touche de tension supplémentaire mais l’on reste encore une fois sur le fil tendu du lien parent/enfant et c’est la même chose avec le couple que forment Rachel et Jonas. Tous ces duos sont des personnages essentiels à l’histoire alors que les liens s’entrecroisent et que l’intrigue prend une dimension de plus en plus dangereuse, on assiste à des retournements de situations épiques. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2019/03/23/37174638.html

  • warlop 24 mars 2019
    L’ombre de la baleine - Camilla Grebe

    Difficile de poser ce livre, tant la curiosité de connaître la suite nous emporte. Un roman à trois voix , Samuel adolescent rebelle,attiré par l’argent facile, Pernilla, sa maman élevée dans la religion ou la femme n’est que soumission à l’homme, mais qui ferait tout pour sauver son fils même s’élever contre sa congrégation, Manfred, policier qu’un drame secoue, sa petite fille est tombée du 3ème étage par manque d’attention de sa part .3 personnages tristement attachants, torturés que la vie a malmenée. Camilla Grebe a la facilité de nous plonger dans la psychologie de chacun, on a de l’empathie pour eux, l’espoir que tout s’arrange…

    Des jeunes hommes retrouvés assassinés lestés au fond des côtes de Stockolm, un caïd de la drogue, Rachel une jolie femme mystérieuse difficile à cerner et son fils Jonas plongé dans le coma vont croisé le chemin de Samuel, Pernilla et Manfred.

    L’auteure dès le début met en place ses personnages, leur psychologie est fouillée et pour certains plutôt sombre et flippante, on découvre leurs fêlures, la fragilité de l’adolescence, la difficulté d’être parents, elle distille les indices, au fil des pages, la tension est palpable, oppressante, de rebondissements en révélations la lecture est prenante, l’intrigue bien emmenée, les références bibliques à chaque partie accentuent ce sentiment, pour finalement arriver au jugement dernier. une fin manichéenne. La folie suspend bien souvent les hommes entre la vie et la mort.

    « les eaux m’ont couvert jusqu’à m’ôter la vie. L’abîme m’a enveloppé, les roseaux ont entouré ma tête.

    Je suis descendu jusqu’au racines des montagnes, les barres de la terre m’enfermaient pour toujours"

  • warlop 24 mars 2019
    L’ombre de la baleine - Camilla Grebe

    Difficile de poser ce livre, tant la curiosité de connaître la suite nous emporte. Un roman à trois voix , Samuel adolescent rebelle,attiré par l’argent facile, Pernilla, sa maman élevée dans la religion ou la femme n’est que soumission à l’homme, mais qui ferait tout pour sauver son fils même s’élever contre sa congrégation, Manfred, policier qu’un drame secoue, sa petite fille est tombée du 3ème étage par manque d’attention de sa part .3 personnages tristement attachants, torturés que la vie a malmenée. Camilla Grebe a la facilité de nous plonger dans la psychologie de chacun, on a de l’empathie pour eux, l’espoir que tout s’arrange…

    Des jeunes hommes retrouvés assassinés lestés au fond des côtes de Stockolm, un caïd de la drogue, Rachel une jolie femme mystérieuse difficile à cerner et son fils Jonas plongé dans le coma vont croisé le chemin de Samuel, Pernilla et Manfred.

    L’auteure dès le début met en place ses personnages, leur psychologie est fouillée et pour certains plutôt sombre et flippante, on découvre leurs fêlures, la fragilité de l’adolescence, la difficulté d’être parents, elle distille les indices, au fil des pages, la tension est palpable, oppressante, de rebondissements en révélations la lecture est prenante, l’intrigue bien emmenée, les références bibliques à chaque partie accentuent ce sentiment, pour finalement arriver au jugement dernier. une fin manichéenne. La folie suspend bien souvent les hommes entre la vie et la mort.

    « les eaux m’ont couvert jusqu’à m’ôter la vie. L’abîme m’a enveloppé, les roseaux ont entouré ma tête.

    Je suis descendu jusqu’au racines des montagnes, les barres de la terre m’enfermaient pour toujours"

  • Djustinee 30 avril 2019
    L’ombre de la baleine - Camilla Grebe

    C’est une découverte de l’auteure pour moi et je dois dire aussi que je suis peu habituée aux polars scandinaves mais c’est une atmosphère qui me plaît bien.

    Le premier chapitre m’ouvre d’emblée l’appétit. J’ai trouvé le roman fluide et le rythme soutenu sauf vers le milieu du récit où je me suis demandé où nous allions. Mais le rythme est reparti de plus belle avant que je n’ai pu dire ouf et je dois dire que je suis épatée par la tournure de ce livre !

    Le suspense est haletant et les pages se tournent à grande vitesse.

    J’ai cru comprendre que Manfred n’est pas un petit nouveau pour l’auteure mais sachez que sans avoir lu les autres romans de l’auteure, je n’ai eu aucun mal à me plonger dans l’histoire et à faire connaissance avec lui.

    Le roman nous fait également passer un message qui est plus que jamais d’actualité ; la problématique des réseaux sociaux et leur aptitude à nous couper du monde.

    Les références bibliques sont également très présentes mais bien expliquées donc je ne me suis pas perdue dans leurs méandres.

    J’ai également aimé toutes ses narrations différentes mais, vous me connaissez, c’est ce qui me plaît en général dans un livre

    Je vous conseille ce polar, vous passerez un très bon moment en Suède.

    Je n’hésiterais pas à me plonger dans d’autres romans de l’auteure à l’occasion !

  • angelita 14 mai 2019
    L’ombre de la baleine - Camilla Grebe

    Résumé L’ombre de la baleine de Camilla Grebe
    Manfred a la cinquantaine. Divorcé, il s’est remarié et a quatre enfants, dont une petite fille avec sa nouvelle femme. Il travaille comme policier à Stockholm. Lors d’un appel, il laisse sa petite fille seule. Ensuite, il la cherche et il n’a pas le temps de la récupérer. Elle tombe sur l’asphalte.

    Avis L’ombre de la baleine de Camilla Grebe
    Ils sont trois et tous les personnages qui gravitent autour. Manfred, Samuel et Pernilla détaillent leur vie, ce qui leur arrive à un instant T. Bien entendu, à un moment ou un autre, ils seront liés par une enquête.

    Manfred est policier. Il est divorcé et remarié à une femme plus jeune avec laquelle il a une petite fille. Mais un matin, alors qu’il est chez lui avec sa fille et qu’il répond au téléphone, la petite fille passe par la fenêtre et il n’a pas le temps de la récupérer. Nadja tombe sur la chaussée. Elle est dans le coma. Passés les premiers jours, Manfred doit reprendre le travail et surtout faire face à des noyés et semble-t-il un gros trafic de drogue.

    Samuel est un jeune homme qui vit chez sa mère. Il ne va plus au lycée, ne travaille pas. Il n’arrive pas à se concentrer et subit continuellement les reproches de sa mère. Mais, il a trouvé la facilité en volant, en faisant des trafics jusqu’à ce que cela soit trop gros pour lui et que sa mère le mette à la porte. Il devra se cacher pour ne pas mourir. Il trouve un travail, s’occuper d’un enfant handicapé. Mais dans quel piège est-il tombé ? Est-ce que cela sera le cas, ici ? Il semblerait que Samuel ne prenne jamais les bonnes décisions. Mais il subit certains événements. Pendant toute la durée de ce roman, outre le fait qu’il culpabilise beaucoup pour ses actions, ses décisions prises, qu’il se répète inlassablement qu’il n’est qu’un bon à rien, il tient en pensant à sa mère.

    Pernilla est la mère de Samuel. Profondément bigote, immensément bavarde, ses actions doivent être en rapport avec Dieu. Elle est très impliquée au sein de sa congrégation. On apprend que sa mère est partie lorsqu’elle était jeune, que Pernilla est mère célibataire. Ah, oui, elle a toujours été là pour son fils, l’espionnant, toujours sur son dos. Mais lorsqu’elle prend la décision de le mettre dehors, elle va vite se mordre les doigts. Toutefois, Pernilla va évoluer. Elle va devoir prendre des décisions pour son fils qu’elle tente de retrouver envers et contre tout. Cela ne sera plus la femme qui accepte tout sans rien dire, qui respecte les lois.

    Alors, oui, l’auteur nous emmène dans une histoire de trafic de drogue, d’argent avec des gros pontes qui font assassiner ceux qui n’obéissent plus. Est-ce que ces cadavres sont liés ? Mais l’auteur nous amène un élément, des personnages qui vont changer la donne de ce roman. Un événement auquel je ne m’attendais absolument pas. Roman addictif, certes, mais pas un coup de coeur pour moi, malheureusement, même si j’ai aimé la construction et là où nous a emmené l’auteur. Je croyais avoir lu son premier roman mais ce n’est pas le cas. Je l’ai toutefois dans ma PAL. Un roman nordique, suédois, comme je les affectionne. On passe de la ville, Stockholm, même si elle n’est pas très évoquée, à des paysages de bords de mer, des îles où il semble faire bon vivre. Le temps est également un élément important dans ce roman. Début de l’été avec ses pluies, ses averses et aussi le soleil ainsi que la fête préférée des Suédois, la Saint-Jean.

    Des sujets sont traités dans ce roman. La perte d’un enfant et ce que cela change pour un être humain, pour une famille. Chacun réagit différemment à ce drame. Lorsque la personne a déjà des problèmes psychologiques, c’est encore pire. Autre sujet très important et qui prend toute son importance dans notre vie d’aujourd’hui. Les réseaux sociaux, les blogs. Montrer que tout va bien dans sa vie, faire des photos pour avoir des like, de plus en plus de like. Faire cette course pour être le meilleur. Les gens sont narcissiques et cela entretient ce narcissisme. Mais si on montre que tout va mal pour obtenir de la compassion, il faut l’entretenir également. Perversité de l’être humain pour tout ce qui touche les autres dans leur malheur. Se focaliser sur les gens qui souffrent et donc en rajouter.

    Ne pas avoir lu Sous la glace ne gêne pas franchement la lecture de ce roman, même si cela aurait été mieux pour connaître Manfred et Malin.

    Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Lévy pour cette lecture.

  • Sharon 22 juillet 2019
    L’ombre de la baleine - Camilla Grebe

    Tous les personnages de ce roman ont une vie familiale complexe. Tous. Les enquêteurs aussi, et pourtant, cela ne va pas les empêcher d’enquêter, c’est le cas de le dire, même si cela leur impose une course perpétuelle du lieu de l’enquête au lieu où ils doivent se rendre pour leur famille. Note : on évite aussi les sempiternels "je ne peux pas, je travaille", qui peuvent être franchement agaçants, pour ne pas dire qu’il s’agit de clichés franchement éculés. Manfred ne partage pas forcément le point de vue d’Afsaneh, son épouse, il le respecte néanmoins, se refusant à perdre espoir, et préférant un enfant handicapé mais vivant à un enfant mort. Petit rappel : tout le monde ne pense pas comme lui, mais lui, sa femme, et ses enfants nés de son premier mariage sont prêts à entamer une longue route pour que Nadja reprenne une vie la plus normale possible. Malin, sa coéquipière, s’est quant à elle à peine remise de l’enquête précédente, qui contenait des révélations fracassantes sur ses origines (je spoile ? il s’agit du tome précédent) qu’elle s’apprête à devenir mère. Tous deux doivent enquêter sur le meurtre de jeunes gens, tous morts de la même manière : les fractures ont été faites post-mortem (pourquoi ? comment ?) reste à savoir ce qui les a vraiment tués.
    Comment souvent, nous entendons trois voix dans un roman de Camilla Grebe. Si la première est celle de Manfred, la seconde et la troisième sont étroitement liées : Samuel est en effet le fils de Pernilla. Il n’est pas le fils que tout parent rêve d’avoir, non, plutôt l’enfant turbulent, mais gentil, ce qui n’empêche pas les regards lourds de jugement de la communauté. En effet, Pernilla est la fille d’un pasteur très strict, qui ne l’a pas renié quand elle est devenue fille mère ; Il lui a même toujours apporté son soutien, tout comme l’actuel pasteur, qui a fait d’elle un pilier de la communauté, prenant soin des jeunes, la conseillant au besoin avec son fils, l’enjoignant à être plus stricte, beaucoup plus. Pourtant, Samuel a besoin de sa mère, qui, sans le vouloir, l’a mis dans une situation intenable. Il faut dire que Pernilla a de grands principes, elle ne voit qu’à travers le prisme de la religion, et les pasteurs qui l’entourent, qui la guident, ont des points de vue qui datent au moins du début du XXe siècle, si ce n’est plus tôt encore, des points de vue que je ne croyais plus possible d’entendre. Il faut une série de geste, un changement d’emploi et une collègue qui n’a pas la langue dans sa poche, ainsi que la révélation que Samuel est véritablement en danger pour que Pernilla fasse enfin bouger tout ce qu’elle avait tenu pour acquis depuis sa jeunesse. Quel choc pour elle.
    Féministe, Camilla Grebe ? Sûrement. Elle montre à quel point certains hommes peuvent tenir les femmes sous leur emprise, les considérer comme des moins que rien, et en profiter, bien entendu, moralement et physiquement. Pernilla s’est retrouvée isolée pendant longtemps - on peut être isolée même au sein d’une communauté - et lui voir reprendre sa vie en main n’est pas si simple, parce que cela veut dire aussi tirer son fils de la situation dans laquelle il s’est fourré, et personne, pas même les enquêteurs, n’ont la moindre idée de l’ampleur de ce désastre.
    Désastre, oui, c’est le mot que je donnerai de prime abord, parce qu’il n’est pas facile de nommer ce qui se passe réellement. Disons qu’il est aussi question de filiation (comme dans le tome précédent) et de parentalité. Le fils de Pernilla a grandi sans père, Pernilla a grandi sans mère - celle-ci a quitté son père quand Nilla était enfant, et elle ne l’a jamais revue, sa mère étant morte quand elle avait treize ans. La compagne de l’un des jeunes hommes assassinés allait devenir mère, lui ne voulait pas de cet enfant et elle comptait bien se débrouiller sans lui. Ailleurs, Rachel se bat pour maintenir en vie son fils Jonas, elle engage garde-malade sur garde-malade, tous finissant par craquer, Samuel, le dernier en date, ne fera pas exception. Symboliquement ou pas.
    L’ombre de la baleine est un roman policier où, en dépit d’heure sombre, l’espérance a toujours sa place, pour peu que l’on veuille bien faire preuve de persévérance.

  • FLaure 18 septembre 2019
    L’ombre de la baleine - Camilla Grebe

    7/10
    Nouvelle énigme pour Manfred et Malin. De jeunes garçons sont découverts morts, sur la rive, au sud de Stockholm. Le duo va-t-il résoudre cette affaire et arrêter le meurtrier ?
    En parallèle, nous suivons Samuel, jeune paumé et sa maman Pernilla, mère célibataire "envoutée" par le pasteur Karl-Johan. Un autre "couple" est aussi présent Rachel et son fils Jonas, handicapé à la suite d’un accident.
    Lecture fluide, histoire bien menée. Certains personnages sont attachants ou le deviennent. Plusieurs faiblesses de notre société sont mises en avant. Camilla aborde aussi les relations au sein de la famille.
    C’est la première fois que je lis cette auteure. Un peu déçue par le manque de tension. Cependant l’auteure sait tenir son lecteur jusqu’au mot fin et dérouler le mécanisme de l’intrigue dans les derniers chapitres.

    https://vie-quotidienne-de-flaure.b...

    « Les gens ne se regardent-ils plus ? Sommes-nous obsédés par nos portables et nos selfies au point de ne plus nous intéresser à notre prochain ? »

  • Mes petits plaisirs à moi 26 octobre 2019
    L’ombre de la baleine - Camilla Grebe

    Camilla Grebe continue de me laisser penser qu’elle est une grande dame du polar. Plus je lis ses romans et plus j’en demeure convaincue. Son écriture, même si on pourrait lui reprocher parfois un mécanisme bien rôdé, fait mouche à chaque foi, en entremêlant deux intrigues qui petit à petit se rapprochent et finissent par ne faire plus qu’une au moment du feu d’artifice. Car oui, Camilla Grebe est une adepte du feu d’artifice final qui se produit en général durant les 100 dernières pages pour atteindre son paroxysme au cours des 10 dernières. Et ce roman ne déroge pas à la règle.

    Pour ceux qui ont lu ses deux premiers opus, vous retrouverez avec plaisir le personnage tellement attachant de Manfred qui se retrouve, dès le premier chapitre, à vivre sans aucun doute l’expérience la plus traumatisante de toute son existence : on pourrait presque comparer le coup de poing de ce premier chapitre à celui que j’avais reçu au début de ma lecture de Ne prononcez jamais leurs noms du grand Jacques Saussey. Vous n’en ressortirez pas indemne, croyez-moi. Vous suivrez alors tout au long du roman un Manfred tiraillé entre la nouvelle enquête qui lui est confiée et son amour pour sa fille et son épouse qu’il voit sombrer jour après jour et se raccrocher à des branches totalement illusoires et pourtant si répandues à notre époque : les réseaux sociaux. Ce seront, en effet, eux qui vont se retrouver au cœur du roman, ne faisant que confirmer l’image que j’en ai personnellement.

    En parallèle, c’est l’histoire de Samuel et sa mère Pernilla qui nous est racontée. Ado rebelle et mal dans sa peau, Samuel essaye désespérément de trouver sa place face à une mère bigote et un mal-être qu’il n’arrive à surmonter qu’en faisant des « conneries » de son âge. Le problème, c’est que la dernière va être celle de trop, l’obligeant à s’enfuir pour éviter la terrible vengeance d’Igor, un trafiquant qui n’a pas l’intention de lui pardonner sa « bourde ». Pourtant, ce que va vivre Samuel n’est rien par rapport à un bon tabassage en règle. Son destin ne va pas être très loin de celui de Paul Sheldon dans Misery de Stephen King. Bon j’exagère sans doute un peu mais quand même.

    Camille Grebe réussit en tout cas le double défi de faire naître chez son lecteur une inquiétude croissante, tout en amenant de façon logique et parfaitement réaliste les policiers à s’intéresser à cette femme qui avait, pourtant, parfaitement organisé sa « disparition ». Les deux intrigues s’emboîtent et fusionnent parfaitement au moment où tout espoir semblait anéanti, faisant ainsi renaître la vie, là où la mort était sur le point de gagner la bataille.

    Ma chouchoute à moi

    J’aime beaucoup le personnage de Manfred, mais ici c’est celui de Pernilla qui s’est révélé le plus intéressant. Cette femme, totalement aveuglée par une éducation religieuse rigoriste, finit petit à petit par découvrir l’hypocrisie des hommes de Dieu. Tout d’abord, son père qu’elle adore et qui, pourtant, lui a menti tout sa vie mais aussi son successeur, Karl-Johan, qui, par son comportement déplacé, va lui permettre d’ouvrir les yeux et de comprendre que le plus important n’est pas sa « secte » de bigots mais son fils qui, malgré ses écarts, est sans aucun doute la seule personne qui l’a vraiment aimée.

    Au final, un roman que je vous recommande grandement car la fin est vraiment très sympa et à la hauteur du précédent. Mais si vous n’avez encore jamais lu Camilla Grebe, je vous conseille la lecture des trois romans dans l’ordre de parution car cela permet de mieux comprendre la psychologie des personnages comme Manfred ou Hanne, qu’on retrouve avec plaisir à la toute fin du roman.

  • Livre_damour_et_deau_fraiche 29 octobre 2019
    L’ombre de la baleine - Camilla Grebe

    Des cadavres qui s’entassent à la morgue. Un mode opératoire qui semble similaire. Et pourtant, Camilla Grebe réussit à nous embrouiller, nous faire douter puis nous faire tisser les liens.

    Ce roman à 3 voix nous embarque dans la vie de Manfred, qui n’est autre que l’ancien coéquipier de Hanne et Peter (Un cri sous la glace, Le journal de ma disparition) et dont, dès le début du livre, la petite fille est victime d’un accident domestique.

    Nous suivons aussi Samuel, jeune de 18 ans qui fait les mauvais choix et en paie le prix, et sa mère Pernilla qui ne sait à quel saint se vouer entre son désir d’être une bonne mère et sa congrégation.

    Si vous avez lu "Un cri sous la glace" et "Le journal de ma disparition" lisez "L’ombre de la baleine" qui est dans la continuité des 2 autres.
    Vous n’avez pas lu les 2 romans précédents ? Attention, vous aurez les réponses des anciennes intrigues ! Mais foncez !

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