L’ombre de la baleine - Camilla Grebe

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Résumé :

Quand des cadavres de jeunes hommes échouent sur les côtes de l’archipel de Stockholm, la jeune flic Malin et son supérieur, Manfred, sont missionnés pour résoudre ce sombre mystère. Hélas, chacun est plus vulnérable que d’habitude : Malin est très enceinte, et Manfred meurtri par le terrible accident qui a plongé sa petite fille dans le coma.
En parallèle, nous rencontrons Samuel, adolescent rebelle, dealer à mi-temps, élevé par une mère célibataire aussi stricte que dévote. Sa vie bascule quand celle-ci jette à la poubelle des échantillons de cocaïne que le baron de la drogue de Stockholm lui a confiés.
Alors que Samuel trouve une planque idéale sur la petite île de Marholmen, où il est embauché par la jolie Rachel pour devenir l’auxiliaire de vie de son fils Jonas, Malin et Manfred font fausse route. Mais toute leur enquête change de cap le jour où la mère de Samuel signale enfin sa disparition…
Une triple narration redoutable qui confirme à nouveau le talent exceptionnel de Camilla Grebe pour tisser des intrigues complexes. Fausses pistes et retournements incroyables côtoient une réflexion passionnante sur la fragilité de l’adolescence et de la filiation. Un grand cru, pour une grande dame du polar, désormais couronnée du très prestigieux Glass Key Award.

Vos #AvisPolar

  • Encore Un Livre 27 février 2019
    L’ombre de la baleine - Camilla Grebe

    C’est avec un immense enthousiasme que j’ai lu le dernier roman de Camilla GREBE. J’avais fort aimé les deux précédents, avec une préférence pour le coté psychologique d’UN CRI SØUS LA GLACE, LE JOURNAL DE MA DISPARITION m’avait enchantée par cette enquête menée dans un village reculé au cœur de la Suède. Je me souviens avoir dit très tôt que cette auteure était en passe de devenir incontournable dans le paysage scandinave, et je le redis aujourd’hui. L’ØMBRE DE LA BALEINE est un des seuls polars que j’ai lus d’une traite en ce début d’année, il est très difficile de s’en extirper.

    Ne comptez pas quelques chapitres pour entrer dans l’histoire. A travers cette triple narration qu’elle conserve dans chacun de ces romans, la stupeur frappe.
    Que j’aime la manière qu’elle a de m’emporter au cœur des différentes personnalités qu’elle n’épargne pas ! A travers un enquêteur et père de famille, un adolescent appâté par l’argent facile, une mère célibataire guidée par la croyance religieuse, l’auteure nous emmène dans une histoire édifiante. Viennent se greffer Jonas un ado plongé dans le coma depuis un terrible accident et sa mère Rachel isolée sur l’île de Marholmen ne cherchant qu’une compagnie pour lire des histoires à son fils comateux.
    L’alternance des personnages est un des atouts majeurs, seulement brossés en quelques chapitres, l’empathie est instantanée, leurs choix, leurs réactions face à leurs situations respectives m’ont parfois surprise mais je n’y suis pas restée indifférente. On retrouve cette tension presque permanente d’UN CRI SØUS LA GLACE, parallèlement à l’enquête concernant des jeunes hommes retrouvés échoués, le contexte dans lequel elle fait vivre ces personnages donne de l’épaisseur et une sensibilité sans fard au récit.

    La culture suédoise n’est pas le premier attrait des romans de Camilla GREBE, ici elle livre une critique mordante sur les réseaux sociaux et le rapport à l’humain. On a conscience de leur influence qui gangrène nos vies, nos rapports à l’autre ont changé depuis cette dernière décennie. Ce roman est effrayant et réaliste.
    La légèreté ne fait pas partie de son ADN, mais j’ai trouvé ce roman plus sombre, plus ancré dans le réel. Sans psychologie de comptoir elle distille, elle amorce la chute innocemment avec crédibilité. Les polars scandinaves actuels sont critiqués pour leurs longueurs, l’absence de tension, provoquant parait-il un ennui chez le lecteur, mais avec moi le style de cette auteure fonctionne toujours, même si elle ne répond pas à tous les codes scandinaves.

    Ce dernier opus peut facilement se lire indépendamment des précédents, les personnages principaux deviennent secondaires d’un roman à l’autre.
    Hanne que l’on a connu dans « UN CRI SØUS LA GLACE » devient très peu présente, Malin reste dans l’ombre de Manfred un excellent inspecteur bien exploité.

    AVEC L’ØMBRE DE LA BALEINE, titre énigmatique teinté de références bibliques, qui prend son sens à la lecture, Camilla GREBE se positionne immédiatement en tête des auteures suédoises que je recommande, et bien que je ne pensais pas le dire un jour je pense qu’elle rafle la meilleure place pour avoir écrit l’un des meilleurs polars scandinaves que j’ai lus ces dernières années. Pour la facilité de m’entraîner dans la noirceur de l’histoire, inutile de vous dire que c’est un terrible coup de cœur, mais je le dis quand même, coup de cœur pour L’ØMBRE DE LA BALEINE !

  • calyenol 28 février 2019
    L’ombre de la baleine - Camilla Grebe

    J’ai lu "L’ømbre de la baleine" de Camilla Grebe .
    .
    <<< Une mer de larmes je pleurai
    Et me couchai pour mourir
    Sur l’herbe tendre de la tristesse
    Soudain revint le lion
    Portant entre ses crocs
    Une colombe immaculée >>> .
    .
    Des cadavres de jeunes hommes échouent sur les côtes de l’archipel de Stokholm.
    Malin et Manfred sont missionnés sur cette enquête.
    De fausses pistes en passant par la disparition d’un ado rebelle,nous voilà sur une île isolée où l’on rencontre Rachel,femme mystérieuse dont le fils,Jonas,est plongé dans un étrange coma.

    Une fois n’est pas coutume,Camilla Grebe a su me captiver.
    De trafic de drogue,en disparitions et meurtres,elle sait rendre addictif chaque chapitres.
    On est ici,comme pour ses deux précédents livres,à trois voix.
    Un démarrage intéressant qui nous entraîne jusqu’à la fin sans décrocher.
    Stress,angoisse et curiosité,on fait que ce thriller a eu l’effet escompté sur moi.
    On comprend le titre à un certain passage.
    Je suis toujours très fan du changement de narration dont les trois voix me font percevoir l’émotion,l’atmosphère lourde et prenante,le ressenti de chacun des personnages.
    S’il est moins cadencé par rapport au précédent "Le journal de ma disparition",il a ce côté psychologique au niveau des personnages,qui m’a gardé sous tension,comme pour son premier "Un cri sous la glace".
    Une fin où tout ce fait jour et où on se demande jusqu’où peut pousser la folie.
    Une auteure découverte il y a peu dont je vais languir le 4eme livre.

  • L’atelier de Litote 23 mars 2019
    L’ombre de la baleine - Camilla Grebe

    Un roman qui nous est vendu comme un polar scandinave et c’en est un, sans conteste mais c’est aussi bien d’autres choses tout d’abord, il y a un côté quasi mystique et poétique avec l’analogie de Jonas pris dans le ventre de la baleine, c’est aussi un roman psychologique qui joue avec les liens familiaux et bien entendu il a une portée dramatique qui nous entraîne dans une intrigue profonde et sans promesse de retour. L’action se déroule dans l’archipel de Stockholm où l’on retrouve en mer les corps fracassés et enchaînés de plusieurs jeunes hommes. Pour mener l’enquête un du de choc en la personne de Malin, enceinte et de son chef Manfred rongé d’inquiétude face au coma de sa petit fille. Il y a aussi un autre couple détonnant, celui de Samuel et de sa mère qui le cherche partout car il semble avoir disparu. Samuel a trouvé la cachette idéale en travaillant pour Rachel, il prend soin de Jonas son fils handicapé suite à un accident.
    Le roman avance vite au fil des chapitres nommés du prénom des différents personnages narrateurs. J’ai ressenti beaucoup d’empathie pour Samuel qui semble faire mauvais choix sur mauvais choix avec une petite voix off toujours dévalorisante, que chacun d’entre nous a surement du entendre une fois dans sa vie. La relation mère fils est tout sauf satisfaisante mais malgré tout en sent qu’il y a beaucoup d’amour entre eux, même s’il n’est pas démonstratif et cela donne de l’espoir. L’histoire personnelle de Manfred vient se greffer à l’intrigue et ajoute une touche de tension supplémentaire mais l’on reste encore une fois sur le fil tendu du lien parent/enfant et c’est la même chose avec le couple que forment Rachel et Jonas. Tous ces duos sont des personnages essentiels à l’histoire alors que les liens s’entrecroisent et que l’intrigue prend une dimension de plus en plus dangereuse, on assiste à des retournements de situations épiques. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2019/03/23/37174638.html

  • warlop 24 mars 2019
    L’ombre de la baleine - Camilla Grebe

    Difficile de poser ce livre, tant la curiosité de connaître la suite nous emporte. Un roman à trois voix , Samuel adolescent rebelle,attiré par l’argent facile, Pernilla, sa maman élevée dans la religion ou la femme n’est que soumission à l’homme, mais qui ferait tout pour sauver son fils même s’élever contre sa congrégation, Manfred, policier qu’un drame secoue, sa petite fille est tombée du 3ème étage par manque d’attention de sa part .3 personnages tristement attachants, torturés que la vie a malmenée. Camilla Grebe a la facilité de nous plonger dans la psychologie de chacun, on a de l’empathie pour eux, l’espoir que tout s’arrange…

    Des jeunes hommes retrouvés assassinés lestés au fond des côtes de Stockolm, un caïd de la drogue, Rachel une jolie femme mystérieuse difficile à cerner et son fils Jonas plongé dans le coma vont croisé le chemin de Samuel, Pernilla et Manfred.

    L’auteure dès le début met en place ses personnages, leur psychologie est fouillée et pour certains plutôt sombre et flippante, on découvre leurs fêlures, la fragilité de l’adolescence, la difficulté d’être parents, elle distille les indices, au fil des pages, la tension est palpable, oppressante, de rebondissements en révélations la lecture est prenante, l’intrigue bien emmenée, les références bibliques à chaque partie accentuent ce sentiment, pour finalement arriver au jugement dernier. une fin manichéenne. La folie suspend bien souvent les hommes entre la vie et la mort.

    « les eaux m’ont couvert jusqu’à m’ôter la vie. L’abîme m’a enveloppé, les roseaux ont entouré ma tête.

    Je suis descendu jusqu’au racines des montagnes, les barres de la terre m’enfermaient pour toujours"

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