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Au nom du Bien - Jake Hinkson

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Résumé :

Pasteur respecté d’une petite ville de l’Arkansas, Richard Weatherford n’en est pas moins simple mortel, avec ses secrets et ses faiblesses. Car Richard a fauté avec un jeune homme, Gary. Alors le coup de fil qu’il reçoit à cinq heures du matin ne présage rien de bon : le silence de Gary lui coûtera 30 000$, sinon Richard devra dire adieu à sa réputation et - surtout - à sa femme Penny et à leurs cinq enfants qui jamais ne supporteront un tel scandale. Prêt à tout pour empêcher son monde de s’effondrer, le pasteur n’a que quelques heures pour tisser une immense toile de mensonges où piéger son entourage. Mais c’est tout le charme des petites villes : même si leurs habitants prennent des directions différentes, leurs chemins finissent toujours par se croiser... inéluctablement. Avec sa vision au vitriol d’une Amérique rigoriste et hypocrite qui s’apprête à élire Donald Trump, Jake Hinkson dépeint un monde où le bien et le mal sont interchangeables, tant que les apparences sont sauves.

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Vos #AvisPolar

  • ReadLookHear 9 juillet 2019
    Au nom du Bien - Jake Hinkson

    Ce roman est assez particulier déjà de part sa construction, il est totalement écrit à la première personne mais il y a cinq narrateurs qui se partagent les chapitres. Ensuite, il se déroule sur une seule journée, le samedi avant Pâques. Pour Jake Hinkson, ce samedi est fascinant, car Jésus meurt le vendredi et il ressuscite le dimanche … Du coup qu’est-ce qui s’est passé le samedi ? Voilà pourquoi il a voulu que son roman, qui raconte la vie de cinq personnes d’une communauté de l’Arkansas dont le lien envers la religion est très fort, se passe sur ce samedi.

    Ce roman met donc en scène un pasteur, sa femme, deux jeunes un peu paumés et un homme ayant comme projet d’ouvrir un magasin d’alcools et de spiritueux. Chacune de ces personnes est tiraillée entre sa fois et ses doutes. Ce tiraillement est encore plus présent chez le pasteur et sa femme. Cette dernière est vraiment le personnage que j’ai le plus apprécié, c’est une femme forte mais en même temps enchaînée dans la vie quelle mène.

    Comme dans L’enfer de Church Street, Jake Hinkson nous parle de religion et encore une fois, je trouve que les américains avec leurs nombreuses branches catholiques sont un peu comme renfermés sur eux-même, j’ai l’impression que c’est en quelque sorte une secte. Le fait que beaucoup de chose soit basé sur l’image que l’on donne de soi et sur le regard que porte les gens qui nous entourent sur nous me perturbe au plus au point, j’ai l’impression que dans ce cas, nous ne sommes pas totalement libre.

    Avec ce roman, Jake Hinkson, nous parle donc des doutes, des tiraillements qui habitent chacun de ses personnages et montre jusqu’à où ils sont prêts à aller pour préserver leur rang social et l’image que la communauté porte sur eux, mais également pour certain ce qu’ils sont prêts à faire pour obtenir leur liberté en essayant de sortir de cette communauté justement. Tout cela sur fond d’élection américaine avec comme candidats, Trump et Hillary Clinton et avec une réflexion de fond sur l’alcool.

    En tout cas encore un très bon roman de la part de cet auteur américain vraiment très intéressant.

    https://readlookhear.wordpress.com

  • L’atelier de Litote 9 juillet 2019
    Au nom du Bien - Jake Hinkson

    Marié, père de cinq enfants dont un porteur de handicape, frère Richard Weatherford, pasteur de son état possède la confiance de ses ouailles ainsi que toutes les apparences de la respectabilité. Quand le jeune Gary menace de révéler leur relation cachée s’il ne lui verse pas la somme de trente mille dollars pour son silence. Richard va mettre en place tout ce qui est en son pouvoir pour se sortir de ce mauvais pas. Chacune de ses actions va avoir des conséquences et de fortes répercutions sur la tranquillité du comté de Van Buren. Il faut imaginer la vie dans une petite communauté, les rumeurs et les "on dit" pouvant briser une vie plus rapidement qu’il ne faut pour le dire. L’action va se dérouler sur une seule journée et on ressent très fort l’angoisse de cette course contre la montre. Les personnages impliqués sont peu nombreux mais ils ont tous des liens entre eux : employé/employeur, beau-père /belle-fille/ petit- ami etc. Les personnages sont amenés à agir voir réagir, sans avoir le temps de réfléchir, leurs actes reflètent souvent la bassesse et la frayeur. L’intrigue monte ainsi en puissance sans rien lâcher et le lecteur en total empathie, vie les sentiments des uns et des autres. Peut-être est-ce dû à l’emploi de la première personne du singulier, ce « je », est employé par le personnage de référence du chapitre. Tout au long de l’intrigue on a le sentiment d’un jeu pervers du tout ou rien. Je n’ai pas arrêté d’imaginer des scénarii tout le long, avec des extrapolations toujours plus folles. L’auteur arrive à percer les méandres de l’âme humaine et à nous restituer tout ce dont l’homme est capable lorsqu’il est soumis à la pression sans pouvoir apercevoir le bout du tunnel. Un livre fabuleux sur la nature humaine qui nous en dit beaucoup sur la mentalité américaine mais bien entendu ceci est transposable n’importe où dans le monde. Bonne lecture.

  • Sharon 16 janvier 2020
    Au nom du Bien - Jake Hinkson

    L’action se passe quasiment de nos jours, oui, quasiment, puisqu’elle se situe pendant le second mandat de Barack Obama. En le lisant, je suis stupéfiée par l’obscurantisme de certaines personnes, pour ne pas dire l’obscurantisme de tous les personnages – je ne voudrais pas non plus exagérer. Dans la petite ville de l’Arkansas où se situe l’action, règne la prohibition. Certes, il est des personnes qui voudraient que la vente d’alcool soit à nouveau autorisée, elles sont cependant minoritaires. Le pasteur, bien sûr, est contre cette vente : il est marié, il est père de cinq enfants aux prénoms très bibliques qui m’ont rappelé la série WASP Sept à la maison : Matthew, Mary, Mark, Johnny et Ruth (trois prénoms en commun si vous faites des recherches). Pour Johnny, je vous rassure : c’est le diminutif de Jonathan. Ils font la fierté de leur père, en dénonçant notamment ce que leur apprennent leurs enseignants de science, très éloignés des enseignements religieux. Là, j’ai envie de dire « ouf » pour ses enseignants, qui me semblent réellement effectuer leur mission. Par contre, l’annonce que la jeune génération ne suit pas leur chemin m’inquiète plutôt : le sens critique, ce sera pour un autre monde.

    Richard Weatherford règne vraiment sur cette petite communauté – même s’il craint le jugement de certains membres de sa paroisse. Il reçoit ses paroissiens à toute heure du jour, de la nuit parfois, et les aide – même si les conséquences ne sont pas celles attendues. Pensons à Randy, qui a arrêté l’alcool il y a huit ans : ses deux fils ont pourtant mal tourné, en dépit du soin qu’il a pris d’eux – ou des exigences nouvelles qu’il leur a imposées, traduisez comme vous voulez. Richard a cependant un problème assez important : il a eu une relation tendre avec un jeune homme, qui a aujourd’hui décidé de le faire chanter. Il faut bien gagner sa vie. Il faut bien partir et refaire sa vie ailleurs. Oui, Richard Weatherford peut passer pour un hypocrite, mais Gary n’est pas un amoureux qui souffrirait d’être dans l’ombre, c’est un homme qui entend bien profiter de la situation !

    Il est ambivalent, Gary, lui et son amie (petite amie ?) Sarabeth. Gary a souffert de dépression, ce qui a mis fin à ses études, et il entend repartir du bon pied, loin de cette petite ville – avec Sarabeth, cinquième roue du carrosse familial, et de l’argent. Il a vu le profit qu’il pourrait tirer du pasteur, de l’attirance qu’il a bien vu que celui-ci ressentait pour lui. Chacun prisonnier de ses contraintes, de ses désirs, de l’image qu’il veut donner de lui, entraine une succession d’actions aux conséquences imprévisibles – ou comment ajouter un problème en croyant en résoudre un. Tout peut facilement devenir un problème dans cette petite ville puritaine.

    Et tout problème peut entraîner une solution. Certains ne reculent devant rien, et pourront dire que ce n’est pas leur faute. Il faut de tout pour faire et défaire un monde.

    Au nom du bien – mais qu’est-ce que le bien ?

  • Asmo Stark 23 janvier 2020
    Au nom du Bien - Jake Hinkson

    ⛪ Au nom du bien - Jake Hinkson ⛪
    Traduction : Sophie Aslanides @editions_gallmeister
    Pasteur respecté d’une petite ville de l’Arkansas, Richard Weatherford n’en est pas moins simple mortel, avec ses secrets et ses faiblesses. Car Richard a fauté avec un jeune homme, Gary. Alors le coup de fil qu’il reçoit à cinq heures du matin ne présage rien de bon : le silence de Gary lui coûtera 30 000$, sinon Richard devra dire adieu à sa réputation et - surtout - à sa femme Penny et à leurs cinq enfants qui jamais ne supporteront un tel scandale. Prêt à tout pour empêcher son monde de s’effondrer, le pasteur n’a que quelques heures pour tisser une immense toile de mensonges où piéger son entourage.
    Jake Hinkson signe un nouveau roman épatant où se mêle une fois encore crime et religion.
    Le pasteur Richard Weatherford est un personnage détestable, égoïste, égocentrique, hypocrite qui règne en maître sur sa famille et son église. Victime de chantage il ne reculera devant rien pour se sortir de cette histoire sans que sa réputation n’en souffre quitte à manipuler et à se servir d’autres personnes pour arriver à ses fins. Chaque chapitre correspond à un personnage (Le pasteur, Penny sa femme, Gary le maître-chanteur, Sarabeth sa petite amie, et Brian looser sur la paille) et est écrit à la première personne, un point que j’ai beaucoup aimé. Chacun va devoir faire des choix, prendre des décisions qui vont tous les mener à un point de non retour.
    Jake Hinkson dénonce l’hypocrisie qui se cache derrière ces hommes respectables de l’Amérique bien pensante et nous offre un roman noir cynique et savoureux qui se lit d’une traite.

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