L’interrogatoire de Gipsy Paladini

Bepolar : Comment est née l’idée de la Brigade des jeunes victimes ?
Gipsy Paladini : Je suis une fan invétérée de série télé. Fargo, True Detective, Breaking Bad, Ray Donovan, etc. j’avais envie de me lancer dans l’exploration de plusieurs personnages, creuser leurs travers, voir si je réussissais à ce qu’on les aime, les déteste, les pardonne, etc. et en parallèle, j’avais aussi envie de traiter des sujets d’actualité. Quoi de mieux, avec cette optique, d’introduire un univers policier pour le traitement des enquêtes (à chaque épisode, un univers différent) dans une mécanisme à épisodes (pour le suspense lié aux personnages).

J’ai choisi les jeunes victimes par rapport à Marie. C’est une jeune provinciale tout juste promue ; elle a tendance à s’identifier aux victimes qui sont guère plus jeunes qu’elle. Il va falloir qu’elle érige un mur pour se protéger et traiter les dossiers avec le recul que la tâche exige. 

Le « bullying » est une angoisse constante quand on est parent.

Bepolar : Le sujet de la mort d’une jeune adolescente est délicat. En tout cas, il prend aux tripes. Pourquoi avoir eu envie de vous y frotter et par quel angle l’avez-vous attaqué ?
Gipsy Paladini : Vous parlez de l’épisode 1 : «  Trois petits singes », (l’épisode 2 « Zabulu » traite des coutumes africaines), où j’aborde le sujet des maltraitances à l’école. Le « bullying » est une angoisse constante quand on est parent. J’ai vu ce dont les enfants étaient capables, c’est abominable. Tout comme la cruauté dont font preuve les parents pour défendre leurs enfants harceleurs. J’ai essayé de me mettre à leur place. Que ferait-on si notre enfant est maltraité ? Et s’il était l’auteur d’actes méprisables ?

Bepolar : La grande force de votre livre, c’est votre galerie de personnages. Comment les voyez-vous ? Zolan, Marie, Amir, Sophie...
Gipsy Paladini : Aucun de mes personnages n’est là au hasard. Ils ont tous leur raison d’être et on apprendra à les connaître au fil des épisodes. Les personnages centraux sont Zolan et Marie, ce sont les plus bousculés. Mais on découvrira bientôt que les autres n’ont rien à leur envier. On me parle souvent de noirceur, mais j’ai voulu aussi apporter de l’humour. J’ai donc créé des personnages comme Amir, Bia et Myriam qui d’après moi imprègne l’histoire d’une petite touche de fraîcheur.

Personnellement, j’ai un faible pour les personnages secondaires. Dans Vices, j’adore Lila, l’irresponsable sœur de Marie, avec ses 3 gamins de pères différents ; Goran aussi, le cousin de Zolan, qui vient de sortir de prison. On peut aller très loin dans la dérision quand les personnages n’occupent pas le devant de la scène.

A la base, j’ai conçu VICES pour une série télé.

Bepolar : Votre roman se lit comme une série. Vous avez eu envie de faire comme des séries télés ?
Gipsy Paladini : A la base, j’ai conçu VICES pour une série télé. Mais on m’a fait comprendre qu’un des sujets de la série, qui concerne l’un des personnages (dont je ne peux pas parler parce qu’il ne sera dévoilé qu’à l’épisode 4) sera difficilement exploitable sur petit écran, et comme il s’agissait d’un élément qui participe grandement à l’originalité de la série, j’ai décidé de m’orienter vers cette structure de série littéraire.

Bepolar : Est-ce qu’on retrouvera prochainement la Brigade ?
Gipsy Paladini : Oui, j’ai travaillé la série comme une saison. 8 épisodes. J’ai donc la trame des personnages sur les 8 épisodes, ainsi que le squelette de la série et les enquêtes. Rien n’est laissé au hasard (enfin, j’ai tout de même laissé un minimum d’espace à l’imagination)

Bepolar : Est-ce que vous avez des dates de prévues pour des dédicaces ou des rencontres ?
Gipsy Paladini : Je viens de faire le fabuleux salon de Lausanne. Je serai à Lire c’est Libre à Paris 7 le 27 janvier. J’afficherai le reste des dates sur mon blog. 

Bepolar : Quels sont vos projets ? Sur quoi travaillez-vous ?
Gipsy Paladini : Sur la suite de la série. Mon projet est de convaincre les lecteurs de me suivre jusqu’au bout. 

Bepolar : Et dernière question, c’est quoi un bon polar selon vous ?
Gipsy Paladini : Je laisserai le dernier mot à mon beau père brésilien, il avait coutume de dire que le meilleur des vins est celui qui nous plaît. J’ose croire que c’est la même chose pour les polars...

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