La Femme à la fenêtre - A.J. FINN

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Résumé :

Elle a tout vu, mais faut-il la croire ?
Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bêtabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russell – un père, une mère et un adorable ado –, qui vient d’emménager en face. Un soir, Anna est témoin d’un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute soi-même de sa raison ?

Vos #AvisPolar

  • Root 28 juin 2018
    La Femme à la fenêtre - A.J. FINN

    Installée derrière sa fenêtre, Anna observe ses voisins. Il y a les Miller. Madame a une liaison avec son ouvrier, son mari a failli les surprendre. Le fils Taneka, lui, joue très bien du violon, mais elle évite les Wasserman, qui ne l’aiment pas beaucoup.

    Le jour où les Russell emménagent, son quotidien va se trouver chambouler. Par Ethan d’abord, le fils, qui vient se présenter, puis par sa mère, Jane, qui sauve Anna au bord du malaise devant sa porte, puis passe la soirée chez elle à rire autour d’une bouteille. La même Jane qu’Anna voit se faire poignarder par son mari dans leur salon quelques jours plus tard…

    Sans preuves de ce qu’elle avance, Anna peine à convaincre la police… et commence elle-même à douter. Dépressive, agoraphobe et surtout gavée de neuroleptiques et imbibée de vin rouge, avouez qu’on a vu plus crédible. Et lorsque Jane Russell, pas plus morte que vous et moi, débarque chez elle, Anna s’effondre.

    J’ai failli reculer devant le premier chapitre, qui m’a rappelé La Fille du train. S’il y a bien un roman dont je n’ai pas envie de me souvenir, c’est celui-là ! Je ne regrette pas d’avoir poursuivi car finalement… l’histoire est plutôt bien ficelée, et on le sait bien, nous, qu’elle n’a pas rêvé et qu’il s’est passé quelque chose chez les voisins. Alors, qui la manipule, et pourquoi ?

    Si Anna n’a pas suscité chez moi quelque empathie que ce soit, j’ai aimé son goût pour Hitchcock et les vieux films à suspense en noir et blanc, qui ajoute vraiment un truc. Entre ses discussions sur un site web spécialisé et ses errances alcoolisées, son quotidien est assez proche de ce qu’on peut imaginer, ce qui me semble justifier le côté répétitif. À mesure que les jours défilent (et s’étirent, et se ressemblent, c’est un peu longuet quand même), elle revient sur l’élément déclencheur de sa phobie. De quoi accélérer la lecture, jusqu’à ce qu’elle doive sortir de sa réalité avinée.

    La Femme à la fenêtre est certes un peu long à démarrer, mais une fois fait, la tension va bon train, les dialogues sont enlevés et les surprises au rendez-vous. Les amateurs de thrillers y retrouveront les ficelles qu’ils connaissent, les moins chevronnés risquent de se régaler.

  • Leroy Delphine 4 septembre 2018
    La Femme à la fenêtre - A.J. FINN

    J’ai beaucoup aimé ce thriller psychologique très hitchcockien, qui nous rappelle forcément Fenêtre sur cour.

    Anna, pédopsychiatre, vit recluse chez elle. Elle est séparée de son mari et de sa fille et espionne ses voisins toute la journée en descendant des litres d’alcool et en prenant des médicaments. Un soir, elle est témoin d’un meurtre mais difficile de croire une femme au bord de la folie, droguée par les médicaments et alcoolique de surcroît...

    On suit le personnage d’Anna, une femme qui avait tout pour elle, et qui suite à un événement passé, vit recluse chez elle, totalement agoraphobe... Ce thriller est très anxiogène, notamment par les espaces en huis clos où se déroulent l’action et aussi dans l’enfermement dans l’esprit d’Anna, qui nous transmet son agoraphobie. Cette maladie, par ailleurs, est très bien décrite et on imagine très bien toute la souffrance du personnage qui ne contrôle plus du tout son quotidien...

    La plume de l’auteur est simple et addictive. De nombreux rebondissements permettent au lecteur de faire multi-suppositions sur le dénouement de l’intrigue très bien ficelée.
    Un twist accélère le final du roman qui scotche le lecteur jusqu’au bout.

    Un très bon thriller psychologique avec lequel j’ai passé un très bon moment de lecture. J’ai aimé les nombreuses références de l’auteur au cinéma noir américain (Hitchcock en tête, mais pas que...).

    Un page-turner très efficace qui offre une très belle évasion livresque que je vous recommande.

  • Lucie de Abracadabooks 17 janvier 2019
    La Femme à la fenêtre - A.J. FINN

    Véritable success story, La femme à la fenêtre s’impose comme LE thriller du début d’année 2018. Vendu à plus de 38 pays, le thriller de A.J. Finn fait parler de lui partout, surtout sur les réseaux sociaux – c’est d’ailleurs grâce à Instagram que j’ai découvert ce titre avant sa parution en France. Ultime preuve du buzz littéraire, La femme à la fenêtre fait déjà l’objet d’une adaptation par la Fox avec Scott Rudin aux commandes.

    Hommage au cinéma en noir et blanc, aux films avec Bacall, Bogart et Stewart, aux scénarios complexes de l’immense Alfred Hitchcock, La femme à la fenêtre se dévore. D’ailleurs, nombreux sont ceux qui comparent le thriller de A.J. Finn à Fenêtre sur cour (Rear Window, 1954). Souhaitons-lui le même succès !

    Pourtant, hormis un personnage principal coincé à domicile et obsédé par la vie de ses voisins, la trame du roman de Finn est bien différente ! Alcoolique, traumatisée et désespérément seule, Anna Fox vie par procuration le quotidien de la charmante famille d’en face. Quand arrive le crime… Au lecteur de voir s’il apprécie ou non Anna Fox, ancienne pédopsychiatre de son état. Personnellement, j’ai eu beaucoup de mal avec elle au début, pour ensuite lui vouer un profond respect. J’adore quand un romancier parvient à me faire changer d’avis de la sorte !

    Et vous changerez d’avis aussi ! A.J. Finn se joue de nous du début à la fin. Fait de courts chapitres, le roman est construit comme un journal intime avec son lot de retournements de situation… Ce qui vous semblait être n’est pas et ce dont vous ne vous doutiez pas arrive… Here comes the final twist !

  • Sangpages 18 janvier 2019
    La Femme à la fenêtre - A.J. FINN

    Anna Fox, pédopsychiatre vit seule avec son chat dans sa grande maison vide. Séparée de sa famille, elle est atteinte d’une forme complexe d’agoraphobie et n’est pas capable de mettre ne serait-ce qu’un pied dehors. Alcoolique, dépressive, bourrée de médocs, elle passe son temps à la fenêtre à épier ses voisins, armée de son Nikon D5500.
    Elle est, de ce fait, témoin de beaucoup de choses comme le fait que Madame Miller trompe son mari. Mais juste en face, au 207, une nouvelle famille, les Russel, s’installe et là, tout bascule.
    Je me suis dit, au début, qu’il ne se passait rien puis petit à petit je me suis rendue compte que j’étais branchée à une perfusion, qu’une drogue s’instillait petit à petit dans mes veines, que mes neurones étaient atteints les uns après les autres.
    Je suis dans la tête d’Anna. Je respire avec elle. Je bois avec elle. (Je vous dis pas la gueule de bois 😜) Je souffre avec elle. Je m’interroge avec elle. Je deviens clairement aussi folle qu’elle au point que je ne sais plus très bien qui je suis !
    Cette atmosphère lourde, pesante, cette folie m’a tourneboulé le cerveau comme dans une essoreuse à 1400 tours minutes. Plus rien n’a de sens, tout est confus, dilué dans les relents d’alcool, étouffé par les benzodiazépines.
    Suis-je dans la réalité ? Dans le délire d’une femme malade ?
    Des références cinématographiques à la pelle. Des vieux films en noir et blanc qui truffent ce récit, qui l’accompagne comme pour lui tenir la main. Cette impression de se retrouver dans un bon vieux Hitchcock version Manderley.
    Ce n’est, certes, pas de la supra grande littérature. C’est clairement tout public mais il faut le dire, l’avouer, c’est rudement efficace ! La preuve, me suis retrouvée prise au jeu et n’ai pas pu le lâcher !
    Et vous ? Serez-vous capable de suivre Anna ? De l’accompagner dans son délire ? De lui tenir la main ? De boire avec elle ?

  • jeanmid 25 janvier 2019
    La Femme à la fenêtre - A.J. FINN

    Mettez vous trente secondes à la place d’ Anna Fox . Elle vit dans une grande maison de ce quartier de Harlem , New York . Elle est séparée d’Ed , son mari, et de sa fille , Olivia , à qui elle parle tous les jours .Suite à des problèmes de santé psychologiques elle a quitté son travail de pédopsychiatre . Depuis elle a une peur extrême de sortir de chez elle .Que feriez vous à sa place pour occuper vos longues journées ? Jouer aux échecs avec votre ordinateur ? Chatter sur des sites internet pour échanger avec des personnes virtuelles à défaut qu’elles soient en chair et en os ? Passer vos soirées à regarder des classiques du cinéma , surtout des films de suspense ? Anna aime aussi espionner ses voisins à l’aide de son téléobjectif. Justement elle a des nouveaux voisins , les Russel . Elle fait justement la connaissance d’Ethan Russel un charmant adolescent de 16 ans , qui est venu la voir et avec sa mère , Jane , avec qui elle a eu l’occasion de boire quelques verres et d’échanger sur leurs vies respectives. Alors quand un soir , elle aperçoit de sa fenêtre , sa voisine , Jane , se faire poignarder , sa vie bascule dans l’horreur absolue.
    Mais les mélanges de plus en fréquent de vin et de médicaments qu’elle absorbe , lui permette t elle encore de conserver un brin de lucidité où ce qu’elle a vu n’est il pas plutôt qu’ une part de son ’imagination ?

    L’auteur construit ce récit comme un Lego , où chaque pièce apporte une dose supplémentaire de tension à ce quasi huit clos. Un thriller original où chaque jour qui passe dévoile un peu plus sur la personnalité d’Anna et sur la cause de ses traumas psychologiques ; une femme qui passe plus de temps dans le monde virtuel du Web ou romancé des thrillers à succès d’Hitchcock que dans le monde réel où il faut s’habiller, se laver , faire le ménage et manger . La fuite dans l’imaginaire et dans les souvenirs est tellement plus réjouissant qu’une vie peuplé d’ennui , de tâches ingrates et de désespoir..

  • valmyvoyou lit 2 février 2019
    La Femme à la fenêtre - A.J. FINN

    J’ai vu passer ce livre sur tous les réseaux sociaux et ce que j’en lisais me donnait envie de le lire. Je m’attendais à un suspense incroyable, à des retournements de situation que je n’aurais pas vu venir et à un rythme haletant.

    Or, j’ai compris, dès les premières pages, un élément essentiel de l’intrigue. Le rythme n’est pas haletant, au contraire, puisque nous sommes confinés à l’intérieur de la maison avec Anna, nous ressentons la sensation d’enfermement. Il m’a fallu une centaine de pages pour entrer vraiment dans l’histoire.

    Et pourtant …

    ... bien que ce livre ne soit pas celui auquel je m’attendais, je l’ai beaucoup apprécié. Pas pour les raisons que j’avais imaginées, mais pour le suspense psychologique.

    La personnalité et la pathologie d’Anna, ainsi que son quotidien, sont très bien décrits. Aussi, je me suis beaucoup attachée à elle et j’ai ressenti énormément d’empathie pour elle. Un passage m’a énormément touchée, j’en ai même eu les larmes aux yeux. J’ai ressenti les souffrances de cette femme, enfermée dans cette vie, sans lien extérieur autre que les conversations avec son mari, sa fille, sa kiné, son locataire et son psy. J’ai eu la sensation d’être, moi aussi, confinée dans cette maison, ce qui crée une tension que l’on ressent vraiment.

    L’écriture rend la lecture plaisante. Elle est fluide et complètement adaptée à la situation. Les nombreux dialogues rendent l’histoire dynamique.

    De plus, il m’est arrivé de douter de mes certitudes et de trembler par moments. Certains moments m’ont fait avoir peur. L’auteur fait monter la pression par petites touches. Il m’est arrivé de ne plus savoir qui croire. Les voisins disent-ils la vérité ? Toutes les drogues d’Anna ne créent-elles pas des hallucinations ?

    Enfin, un des switchs de la fin m’a surprise. Celui-là, je ne l’avais pas vu venir. J’ai été stupéfaite et ravie que A. J. Finn ait quand même réussi à m’avoir.

    Conclusion

    Bien que l’auteur n’ait pas renouvelé le genre, cela a fonctionné sur moi. J’ai beaucoup aimé l’analyse psychologique du personnage principal. La femme à la fenêtre n’est pas le livre que j’attendais, cependant, il m’a plu pour d’autres raisons.

  • Musemania 23 février 2019
    La Femme à la fenêtre - A.J. FINN

    Dans les genre « très bon premier roman », l’américain A.J. Finn a placé la barre très haute. Après un thriller à huis-clos de la sorte, il devra mettre les bouchées doubles. Je suis tout simplement bluffée par son talent développé dans ce premier bouquin. Suspens, faux-semblants, retournements de situation à 360 degrés, rien ne manque dans ce livre.

    Anna, agoraphobe depuis un peu plus d’un an, se terre dans sa grande maison bourgeoise d’Harlem. Sa seule distraction est d’épier ses voisins et plus particulièrement, la famille Russell. Chaque membre de cette famille lui offre un accès sur le monde extérieur. Jusqu’au jour où Anna pense être le témoin d’un meurtre. A-t-elle vraiment vu quelque chose ? Aurait-elle été victime d’une hallucination due à son cocktail médicamenteux quotidien ? Pourquoi absorbe-t-elle d’aussi grande quantité d’alcool et de drogues au fil des jours qui passent ? Pourquoi n’ose-t-elle plus sortir de chez elle ?

    Au premier tiers du livre (qui compte quand même plus de 500 pages), j’étais quelque peu perplexe car je n’arrivais pas à éprouver une quelconque empathie pour Anna, l’héroïne principale. Avec ses nombreuses addictions (alcool, médicaments en tout genre,…), son auto-destruction me semblait inévitable. L’ambiance lourde mise en place ne peut que vous oppresser au point de vouloir ouvrir toutes vos portes et fenêtres. L’agacement que je ressentais à son égard a su me faire douter un tantième de secondes. Il faut attendre très longtemps avant que A.J. Finn ne nous donne des réponses à nos multiples questions.

    Et puis, tout à coup, l’auteur se dit que ça serait bien de jouer avec nos nerfs, pauvres lecteurs, de nous empêcher de déposer son livre, quitte à manquer de sommeil (merci pour les cernes) ou à (presque) rater l’arrêt de son train (ouf, il en fût moins une). A chaque fois que je pensais avoir trouver la clé de l’histoire, j’en étais en fait à des millions d’années-lumières.

    Quant au final, alors là, je ne m’y attendais pas le moins du monde. Les dernières pages dévoilant le dénouement de l’histoire m’ont laissée totalement pantoise (pour éviter d’utiliser une expression un peu pus vulgaire, si vous voyez ce que je veux dire). Bref, ce fut une lecture très addictive.

    Merci beaucoup aux éditions Presses de la Cité pour leur confiance en m’ayant octroyé l’opportunité de découvrir un auteur très prometteur qui - j’espère - n’en restera pas là !

    Chronique sur mon blog : https://musemaniasbooks.blogspot.com/2019/02/la-femme-la-fenetre-daj-finn-thriller.html

  • celitterature 25 février 2019
    La Femme à la fenêtre - A.J. FINN

    Anna, pédopsychiatre souffre de dépression, d’agoraphobie, à un sérieux penchant pour l’alcool et a une passion… Espionner ses voisins. Jusqu’au jour où cette dernière surprend un meurtre en regardant par la fenêtre. Monsieur Russell à tué sa femme, elle en est certaine. Mais qui pourrait croire les propos d’Anna quand la police comprend les troubles psychiatriques et l’alcoolisme dont elle souffre ? Comment croire à la réalité de ce qu’elle a vu.

    J’ai dévoré ce roman qui est le tout premier de l’auteur américain A.J. Finn, on se retrouve plongé dans l’état trouble dans lequel est Anna au quotidien, est-ce vraiment un meurtre qu’elle a vu de ses fenêtres où était-ce seulement le fruit de son esprit embrumé par l’alcool et les antidépresseurs ? De la première à la dernière page, la tension est palpable. Comment croire Anna mais si ce qu’elle avait dit était vrai ? Et surtout, comment va-t-elle faire pour que la police croie ce qu’elle a vu ? Très bien construit, ce thriller nous donne envie d’en savoir plus sur la psychologie d’Anna, ce qui l’a conduit à la dépression, à l’alcoolisme, à l’agoraphobie. Chacun de nous a forcément un jour où l’autre eu la curiosité de regarder ses voisins par la fenêtre, et si comme Anna nous avions vu l’irréparable qu’aurions nous fait ?

    Je conseille vivement ce roman, que vous ne lâcherez pas avant d’avoir atteint la dernière page, qui promet un rebondissement pour le moins inattendu !

    https://celitteratureofficiel.wordpress.com/2018/04/02/litterature-la-femme-a-la-fenetre/

  • Ju lit les Mots 11 mars 2019
    La Femme à la fenêtre - A.J. FINN

    N° 1 des ventes aux États-Unis et au Royaume-Uni depuis sa parution, avant de créer l’évènement lors de la Foire de Francfort où ses droits se sont vendus dans plus de 38 pays en un temps record, avec son premier livre, A.J. Finn entre par la grande porte dans le monde du thriller. La Fox est déjà en train de l’adapter pour le cinéma.

    Anna existe derrière les portes et les fenêtres fermées de sa maison, les couleurs qui peuplent ses journées sont sombres et mornes. Elle est à la fois recluse à à l’intérieur et l’extérieur, puisque Anna souffre d’agoraphobie, ce qui la maintient enfermée comme prisonnière de sa propre maison et de son propre esprit.

    Ses seules interactions avec le monde extérieur sont les visites hebdomadaires à domicile de son psychiatre, son physiothérapeute et son locataire au sous-sol, David. Anna est séparée de son mari, Ed, et de leur jeune fille, Olivia, ce qui entraîne une existence solitaire et suffocante. Les appels téléphoniques quotidiens ne semblent tout simplement pas remplir le vide.

    Sa rare source de plaisir, vient de la surveillance de ses voisins à travers l’objectif de son appareil photo… Une manière d’aller vers le monde extérieur, de le faire venir à elle…

    C’est un thriller psychologique qui se lit bien, assez lent sur une grande partie, mais dont les diverses interrogations accrochent le lecteur.

    La claustrophobie de l’emprisonnement traumatique est palpable, l’amour de l’écrivain pour les films classiques ajoute à l’atmosphère tendue où les références et les dialogues brouillent la réalité avec une présence « hitchcockienne » quasi constante.

    Même si le livre donne la sensation d’avoir beaucoup emprunté à d’autres thrillers ainsi qu’à quelques-uns des vieux films qu’Anna regarde, on est pris dans le suspense et on veut découvrir la fin mot de cette intrigue.

    Pour autant, celle-ci est un peu longue à se mettre en place. On a tendance parfois à s’embrouiller entre les différents états psychotiques d’Anna, sa paranoïa palpable et intense.

    L’auteur, A.J Finn, a réussi à m’entraîner dans le monde d’Anna, ressentant sa terreur et vivant ses pensées, mais certaines d’entre elles sont devenues répétitives au point d’être lassantes…

    Malgré quelques incohérences, notamment avec la quantité de pilules et de merlot qu’Anna consomme, elle devrait être écroulée… Cela ne gâche pas trop la lecture. En effet, le personnage d’Anna est vraiment intéressant, l’auteur prend le temps de le construire et devient plus attachant que sa propre histoire trop, convenue, et prévisible…

    L’auteur distille les indices avec parcimonie pour accrocher son lecteur. Un bon scénario, avec des rebondissements prévisibles, mais qui se lit bien. Avec un final que l’on n’imagine pas. On referme le livre avec un sentiment de soulagement de quitter cette maison où on se retrouve enfermé au même titre qu’Anna.

    Une centaine de page en moins aurait permis d’élaguer les passages trop longs, pour autant l’intrigue est fluide et se laisse lire malgré les points négatifs on ne s’ennuie pas… L’écriture a une plume simple, directe avec un style simple mais assez visuel, maitrisé. On sent que l’auteur maitrise les codes de l’écriture, vu qu’il a travaillé dans une maison d’édition, mais il n’a pas non un style qui se démarque et sans être le plus travaillé, il fait son job pour raconter son histoire.

  • Sonia Boulimique des Livres 18 mars 2019
    La Femme à la fenêtre - A.J. FINN

    Première question : qui se cache derrière A.J ? J’ai passé tout le livre à me dire que c’était une femme. Ne me demandez pas pourquoi, je l’ignore…En fait, c’est un journaliste new-yorkais et « la femme à la fenêtre » est son premier roman. Et quelque chose me dit que ça ne sera pas le dernier.

    Ce livre va rendre fou n’importe quel lecteur. On découvre la vie d’Anna, qui vit seule depuis que son mari a divorcé et a la garde de leur fille. Elle souffre d’agoraphobie, et on découvre la terrible maladie qui se cache derrière ce nom un peu bizarre. Anna n’arrive pas à vaincre ses peurs et ne sort jamais de chez elle. Sa vie tourne donc autour du forum sur internet où elle est inscrite, ses parties d’échecs en ligne, ou encore sa passion pour les vieux films américains (j’ai adoré toutes les références aux chefs d’œuvres cinématographiques illustrant tout le livre). Jusque là, rien d’anormal.

    Sauf qu’elle passe le plus clair de son temps à espionner ses voisins, son appareil photo vissé à l’œil. Jusqu’au jour où elle assiste au meurtre de sa voisine d’en face.

    Or, Anna est blindée de cachets contre la dépression qu’elle arrose à grands coups de vin. Le duo est explosif pour insinuer le doute, à la fois dans l’esprit des policiers, mais aussi dans la tête d’Anna qui ne sait plus trop où elle en est. Quant au lecteur, il est à 2 doigts de s’enfiler un bon whisky pour faire passer un somnifère afin d’oublier toute cette histoire !

    C’est un très bon thriller psychologique, un peu longuet au début, le temps que tout se mette en place, et ensuite, ça s’accélère, pour notre plus grand bonheur.

    L’écriture est agréable, le personnage d’Anna est très complexe, le rythme dans la seconde moitié est top, les rebondissements sont nombreux et que dire de la fin ? Elle est époustouflante, et je m’attendais à tout, sauf à ça.

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