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Le temps est assassin - Michel BUSSI

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Résumé :

Été 1989. La Corse, presqu’île de la Revellata, entre mer et montagne. Sur cette route de corniche, au-dessus d’un ravin de vingt mètres, une voiture roule trop vite et bascule dans le vide. Une seule survivante : Clotilde, quinze ans. Ses parents et son frère n’ont pas eu la même chance.
Été 2016. Clotilde revient pour la première fois sur les lieux du drame, accompagnée de son mari et de sa fille adolescente. Elle veut profiter de ces vacances pour exorciser le passé. C’est au camping dans lequel elle a vécu son dernier été avec ses parents que l’attend une lettre... de sa mère. Vivante ?

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Vos #AvisPolar

  • jeanmid 5 mars 2019
    Le temps est assassin - Michel BUSSI

    Mais Comment fait –il ? Comment fait-il encore pour nous pondre une histoire si incroyable ? Comment fait –il pour nous tenir en haleine pendant plus de 500 pages sans nous laisser une seule minute le temps de souffler ? Comment fait-il pour nous manipuler sans vergogne, nous conduire à notre insu vers ces fausses pistes à répétition ? Comment fait-il pour nous peindre ces personnages plus vrai que nature et si attachants ? Comme Clotilde dont on suit les vacances corses à 27 ans d’intervalle : août 1989 et août 2016. Deux dates clefs de son existence où tout va basculer : son adolescence, ses certitudes, ses amours, ses liens familiaux. La mort de ses parents et de son frère ce soir du 23 aout 1989 dans cet accident qui la laisse orpheline et seule survivante du crash . Aout 2016 , mariée et mère d’une ado de 15 ans , Valentine ; le souvenir de cet événement tragique qui la hante comme d’autres témoins de cet été 1989 : Cervone , Hermann , Maria Chjara ...et le mystérieux lecteur de son journal intime . Cette question essentielle qui la poursuit : était-ce vraiment un accident ?
    En toile de fond la Corse et ses paysages magnifiques ; riche de ses contrastes entre mer et montagne , entre tradition et modernité ; ses habitants fiers de leur île et fidèles à leurs clans préférant leur justice à celle des continentaux .
    L’année 2016 est donc un nouveau très bon millésime pour Michel BUSSI.
    Merci à Babelio et aux éditions Presses de la Cité pour cet envoi .

  • Natte noire 5 mars 2019
    Le temps est assassin - Michel BUSSI

    J’ai découvert l’auteur par ce roman qui m’a enthousiasmé sur plusieurs aspects sans parvenir à concrétiser toutes ses promesses : le personnage de Clotilde ado est peint de façon sensible, presque plus vraie que nature, et c’est particulièrement agréable de suivre ses pensées rebelles et ses pérégrinations sur l’île. Les allers et retours permanents entre le passé et le présent sont un parti pris d’écriture qui se tient, tant que cela ne devient pas un outil systématique de narration cédant à la facilité. L’île et ses personnages saillants sont autant de paysages que l’on a plaisir à parcourir et le nœud central constitué par le mystérieux accident de voiture tient le lecteur en haleine.

    Petit bémol, subjectif ceci dit, sur le dernier tiers du livre, et notamment la fin : l’accumulation de rebondissements toutes les deux pages à la manière du chapitre final d’un Agatha Christie mais sans la réussite. Non, ça pourrait être lui l’assassin, mais en fait non, ça pourrait être elle, mais en fait ce n’est pas encore ça, vous allez voir… peut agacer et saborder la légèreté de l’ensemble.

  • lecturesdudimanche 6 avril 2019
    Le temps est assassin - Michel BUSSI

    C’est dans une histoire à double vitesse que nous emmène Michel Bussi… D’une part, nous avons Clotilde, 15 ans, l’été 1989… L’adolescence et sa famille sont en vacances en Corse, d’où est originaire son père, et se raconte à son journal intime, nous brossant le portrait acidulé de son entourage à travers ses yeux d’ado mi-rebelle, mi-romantique. D’autre part, nous avons… Clotilde !! 27 ans plus tard, elle revient, accompagnée de son mari et de sa fille adolescente, sur les lieux des dernières vacances qu’elle a partagées avec sa famille… Attention, n’allez pas vous imaginez qu’il s’agit là d’un roman sur les relations mère-fille ou adulte-ado (même si on s’y penche pas mal…). Loin s’en faut ! Car je ne vous ai pas dit l’essentiel… Lors de ce fameux été ’89, un terrible accident de voiture se produit… Clotilde en est la seule survivante. Son père, sa mère et son grand frère meurent à ses côtés… Lorsqu’elle revient en pèlerinage, 27 ans plus tard, elle ne s’attend pas à trouver sur son chemin une lettre de sa mère… Voix d’outre-tombe ou fantôme bien vivant ?

    Quand l’intrigue est posée, il ne nous reste plus qu’à nous laisser bercer par la plume riche de Michel Bussi. Ha, j’y étais, en Corse, moi aussi ! J’ai beaucoup aimé les descriptions, j’ai souri en repensant aux clichés du film « L’enquête Corse » quand, dans son livre, Bussi décrit son peuple, pas si loin de la caricature du film, en définitive… En tout cas, cliché ou réalité, c’est un peuple sans demi-mesure qui nous est dépeint, mais peut-on vraiment en vouloir à ses hommes de la terre de protéger leur joyau ?

    Enfin, je m’écarte ! Clotilde s’enfonce dans son passé à la recherche de réponses pour expliquer le présent. Et cela ne se fait pas sans heurt…

    Je dois dire que j’ai beaucoup aimé la Clotilde de 15 ans. A peu de choses près, j’étais exactement pareille à 15 ans. Écoutant de la musique improbable quand mes copines succombaient aux tubes de l’été, portant des t-shirts les plus noirs et les plus amples possible… Du coup, j’ai adoré lire Guns ‘n roses, Nirvana ou Bon jovi au détour de certaines pages… Par contre, la Clotilde de 2016, cynique et cachottière (ok, ok, elle a des raisons !), je l’aime un peu moins ! Peut-être parce que, de mon côté, même si j’ai raccroché les vêtements noirs, je n’en ai pas oublié pour autant mon âme Rock ‘N Roll, réussissant là où Clotilde a échoué en la transmettant à ma progéniture !

    Au final, ce fut une lecture agréable avec un dénouement que je n’ai pas vraiment vu venir… Excellent travail qui confirme que Bussi est l’un de mes auteurs préféré !

  • Pascal Fourmont 6 juin 2019
    Le temps est assassin - Michel BUSSI

    Énorme, tout simplement énorme... Un bouquin qu’on a du mal à lâcher, une ecriture hors norme, histoire si originale, avec des allez retours dans le temps, et des "nonnnnnn !" De plus en plus fréquents à mesure que l’intrigue se dévoile.... Pour moi, un des meilleurs Bussi, et je n’ai pas tout lu !

  • LadyBe 29 août 2019
    Le temps est assassin - Michel BUSSI

    Michel Bussi nous embarque littéralement dans une histoire de famille corse,nous mène à travers ces paysage et auprès de l’âme torturée d’une adolescente. Et la vérité n’est pas forcément celle que l’on croit ou que l’on veut bien nous faire croire. Et c’est là tout le génie de Michel Bussi qui réussit à nous étonner dans chacun de ces romans et celui-ci n’échappe pas à la règle. Roman très facile à lire dont on est très vite imprégné et qu’on a du mal à lâcher avant la fin.

  • Marylouangel 6 septembre 2019
    Le temps est assassin - Michel BUSSI

    Mon deuxième Bussi, cette écrivain est un vrai génie, il nous tiens en haleine du début à la fin. J’adore cette façon de nous faire vivre cette histoire à deux époques différentes. Quel suspense et rebondissement tout au long du livre on croit avoir trouvé le pourquoi du comment et hop il nous retourne comme une crêpe. Je recommande vraiment cet écrivain, c’est l’un de mes auteurs français préféré.

  • Musemania 19 octobre 2019
    Le temps est assassin - Michel BUSSI

    Pourquoi avoir sorti ce livre de ma pile à lire ? Tout simplement parce que l’adaptation télévisuelle est en cours sur une grande chaîne de télévision française. Comme pour « La vérité sur l’affaire Harry Québert » de Joël Dicker, je préfère toujours lire le livre avant de regarder son adaptation. Un marathon lecture s’est donc engagé.

    A l’heure où j’écris ces lignes, la série vient à peine de se terminer Autant, je me suis laissée transportée par la plume de Michel Bussi et les magnifiques décors de la Corse, autant durant la série, je me suis ennuyée profondément. Alors qu’elle compte plusieurs acteurs que j’apprécie habituellement, j’ai trouvé que plusieurs surjouaient dans leur rôle. Autre élément qui fait que j’ai doucement abandonné le visionnage, les différences flagrantes entre le livre et la série, dont je n’ai pas forcément compris le sens. Finalement, ce n’est pas vraiment une adaptation mais une simple évocation.

    Michel Bussi avait su faire de la Corse un personnage à part entière, mais hélas trop survolé par les réalisateurs à mon goût. Je pense plus y avoir voyager par mon imagination que par mes yeux.

    Vous l’aurez donc compris que la série est un semi-flop pour moi. Roman parfait pour les vacances, « Le temps est assassin » a su me tenir en haleine, me faire encore plus apprécier la beauté de la Corse mais dont la série n’a finalement pas été son prolongement.

  • Auryn 13 février 2020
    Le temps est assassin - Michel BUSSI

    Août 2016 - Clotilde décide de passer les vacances avec son mari et sa fille en Corse. Cela fait vingt-sept ans qu’elle n’y est pas retournée suite à l’accident qui a coûté la vie à ses parents et son frère.
    Mais son retour va provoquer des remous au sein du petit village corse. Très vite Clotilde est confrontée à des événements étranges : le vol de son passeport, une mise en scène matinale rappelant le dernier petit déjeuner pris avec ses parents ou encore des missives écrites de la main de sa mère... morte depuis 27 ans.
    Clotilde est bien décidée à comprendre ce qui se passe et à découvrir la vérité.

    Comme à son habitude, Michel Bussi nous entraîne dans une histoire pleine de fausses pistes et de rebondissements.

    Les chapitres alternent entre les vacances de Clotilde en 2016 et la lecture de son journal intime de l’été 1989.Un journal qu’elle a perdu ce fameux été. Donc qui nous le fait lire ? ça c’est le premier mystère et je peux vous dire que l’on arrive à suspecter tout le monde.
    L’enquête avance petit à petit, avec des révélations au compte-goutte. Il n’est pas évident de faire parler les corses (lol).
    Et puis tout va finir par s’imbriquer jusqu’à la révélation finale.

    Une intrigue passionnante où la Corse et aussi un personnage à part entière. Un roman idéal pour prolonger vos vacances.

  • Marie Nel 7 mars 2020
    Le temps est assassin - Michel BUSSI

    Michel Bussi est un auteur que j’affectionne. Je l’ai rencontré en mars dernier aux Quais du Polar à Lyon, il est très accessible, très sympathique. Je lui parlais à ce moment là de son roman Un avion sans elle, retranscrit en série à la télé et je lui confiais que j’avais préféré le roman à la série. Il m’a alors répondu, dans un sourire, que les romans étaient toujours meilleurs et que c’était mieux de les lire avant de voir leur adaptation. Quand j’ai appris que TF1 allait programmer une nouvelle série télé d’un autre roman de Michel Bussi, je me suis tout de suite dit qu’il fallait que je le lise avant de le regarder. Et c’est chose faite, grâce à un emprunt à ma médiathèque, le premier épisode est retransmis ce soir, et j’ai fini le roman hier.

    Et comme toujours, ce roman a rempli son rôle de me divertir et de me faire passer un bon moment où le temps est resté suspendu. J’entends déjà les détracteurs de ce genre de roman me dire que c’est nul, que ça manque de profondeur, ou que les ficelles du suspense sont grosses, mais moi je me dis qu’à partir du moment où une histoire arrive à me faire décrocher de mon quotidien, je trouve qu’elle a alors bien joué son rôle.

    L’histoire est très prenante. On suit Clothilde à deux époques différentes, en 1989 et en 2016 sur le lieu de ses vacances en Corse. En 1989, elle n’était encore qu’une adolescente, elle était en vacances avec son père, sa mère et son frère. Tout se passait normalement pour la jeune fille, entre histoires de garçons, de premiers émois amoureux, lorsque le drame va transformer sa vie. Elle va survivre à un terrible accident où la voiture de son père va basculer dans le vide. Clothilde se trouvait dans cette voiture, avec ses parents et son frère qui mourront. On la retrouve ensuite à l’âge adulte, vingt-sept ans plus tard, en 2016. Elle est mariée, a une fille et vient pour la première fois depuis l’accident, passer ses vacances sur les lieux du drame, dans le même camping. Elle veut exorciser le passé et arriver à vivre avec. Mais tout va être bouleversé quand on va lui remettre une lettre de sa mère. Comment est-ce donc possible ? Elle pense alors que celle-ci doit être vivante et va alors se mettre à chercher la vérité.

    Nous lecteurs, nous allons être partagés entre ces deux époques. Celle de 1989 est racontée sous la forme d’un journal, celui que Clothilde écrivait à cette époque là, qu’elle a oublié sur un banc et n’a jamais retrouvé. On se rendra vite compte que quelqu’un a retrouvé ce journal et s’en sert contre la Clothilde devenue adulte. Je me suis vite laissée prendre au jeu, de savoir ce qui avait vraiment bien pu se passer lors de cet accident et les jours d’avant, les différents conflits qu’il a pu y avoir entre les gens du camping, les attirances et les méfiances des uns ou des autres. Le personnage de Clothilde est attachant. Le fait que sa jeunesse soit racontée sous la forme d’un journal et avec l’emploi de la première personne du singulier renforce ce sentiment. La Clothilde adulte va mener tambour battant son enquête, elle est prête à déterrer tous les secrets et les non-dits qui feront parfois très mal. Elle n’est pas au bout de ses surprises. C’est intéressant de la voir à la fois prise dans sa relation d’adolescente face à sa mère et après dans le rôle de mère avec sa propre fille, adolescente elle aussi. Son comportement parfois bizarre n’arrangera en rien ses rapports avec son mari qui aimerait juste qu’elle oublie son passé et qu’elle tourne la page. Mais difficile de le faire, quand chaque personne et chaque paysage vous font penser à vos parents morts.

    La tension est constante tout le long de l’histoire, elle s’installe dès le départ pour atteindre son apothéose à la fin, avec la dernière centaine de pages très prenantes et haletantes. Le suspense reste entier tout le temps, je me suis posée plein de questions sur le comment ou le pourquoi, sur tel ou tel personnage qui aurait pu avoir quelque chose à voir avec l’accident. Et franchement, j’étais loin de m’imaginer les chemins que m’a fait prendre Michel Bussi.

    Un autre personnage important, et pas des moindre dans ce roman, c’est la Corse. Elle représente en effet un être à elle seule. Michel Bussi l’a sublimée avec de belles descriptions sans lourdeurs aucune. On se rend compte des changements opérés en moins de trente ans sur le tourisme, l’occupation des sols, les constructions. L’enjeu de permettre au plus de personne possible à venir séjourner sur cette île de beauté ne doit pas non plus dénaturer ces lieux où la nature prime. J’ai réussi très facilement à me représenter les lieux et rien que pour ça, j’ai hâte de voir l’adaptation en images et contempler ces paysages.

    Michel Bussi m’a, avec cette histoire entre deux temps, transportée à la fin des années 80, avec la musique, la fameuse Lambada, le film Le grand bleu... une plongée pour moi dans mes propres souvenirs d’adolescente avec ce film que j’ai vu plusieurs fois au cinéma, sa musique, ses dauphins... J’ai beaucoup aimé cette virée dans mes propres souvenirs qui se rapprochaient tellement de ceux vécus par l’héroïne, au moins pour ce qui est de l’environnement et de la mode de ces années là.

    J’ai beaucoup aimé ce roman. Je vais regarder son adaptation à la télé, j’espère que certaines révélations sur des personnages ne se feront pas plus tôt, comme pour Un avion sans elle, ce serait vraiment trop dommage... C’est un livre que j’ai lu très vite, et avec une certaine avidité. Certaines révélations de fin de chapitre donnent envie de vite savoir la suite qui se trouve décalée vu l’alternance des époques. Comme je l’ai dit plus haut, les cent dernières pages se lisent encore plus vite, car les événements se succèdent plus rapidement. Mais, pour autant, ce n’est pas le genre de roman où c’est vide et plat et qui accélère à la fin. Tout est vraiment dense ici, de la première à la dernière phrase.

    Cette très bonne lecture me conforte donc dans mon désir de lire tous les romans de Michel Bussi, à intercaler avec d’autres lectures bien sûr, car là, ça fait deux romans que je lis de lui où il se passe un accident. Je vais peut-être chercher un autre sujet pour le prochain...peut-être Nymphéas noirs qui a récolté pas mal de prix et a de très bons avis.

    En attendant, je vais vite retrouver Clothilde ce soir dans le téléfilm incarné par Mathilde Seignier. À voir ce que cela va donner.

  • nadge 20 avril 2020
    Le temps est assassin - Michel BUSSI

    Attention coup de cœur 2020, pour ce roman (assez volumineux) qui était dans ma PAL depuis la Foire du Livre de Brive de 2017...

    Deux premières avec cette lecture : 1ère lecture commune avec les copines du blog (Clem et Auré // j’admets que j’ai adoré nos échanges au fil de cette lecture, pleines de rebondissements, nos suppositions qui se révélaient toutes fausses) et 1ère lecture de cet auteur. La dédicace disait "belle lecture sous le soleil de la Corse" est la lecture a été belle, avec une furieuse envie d’aller visiter cette Corse sauvage.

    On alterne entre deux époques, l’adolescence de Clotilde en 1989, grâce au lecteur de son journal intime et le temps présent en 2016 où Clotilde revient en Corse, pour un pèlerinage, un retour aux sources familiales, mais dont elle ne se s’attendait probablement pas à ce dénouement.

    L’alternance fait monter la pression et la tension, avec des fausses pistes, et des petits détails qui prennent tout leurs sens après coup. Vraiment très bien écrit, j’ai été transportée dans ces deux histoires qui n’en sont qu’une seule au final. Le ton est juste à chaque fois, même dans les parties du journal intime, avec un humour noir très piquant.

    Un secret de famille, un clan qui protège les siens (jusqu’où ?), un petit côté mafieux aussi avec le grand-père.

    Pour bien ancrer son histoire, l’auteur décrit longuement les différents personnages, avec plusieurs points de vue, ce qui démontre la perplexité des individus, mais aussi les paysages (la Corse est au final un personnage à part entière de ce roman). Il décrit aussi la complexité des sentiments, entre parent et enfant, au sein du couple... les non-dits, le ressentiment, le poids du quotidien. La place de Clotilde aussi, d’un côté ado et d’un côté mère d’une adolescente, avec un effet miroir assez intéressant.

    J’ai un certain lien avec Clotilde ado, j’ai eu (et j’ai encore) les mêmes goûts musicaux (Nirvana, la Mano que j’écoutais également en boucle dans mon walk-man !!), cette tendance un peu gothique sur les bords, une fausse rebelle un peu repliée sur elle-même... je me retrouve un peu en elle, sur sa façon de penser ! Et je me retrouve en elle aussi quand elle s’interroge sur ce qu’elle est devenue, ce qu’elle a fait de ses rêves d’ado...

    Jusqu’au bout, le suspens est maintenu ! c’est captivant et très prenant.

    Les nombreux rebondissements donnent du piquant à cette histoire, qui a l’air si simple au début (quoi de plus "bête" qu’un accident de voiture, non ?). Une histoire de vengeance peut être ? On se surprend même à croire aux fantômes...

    En résumé, on s’attache à certains personnages, on en déteste presque d’autres (à tort ou à raison), on aime ce cadre paradisiaque... et on a juste envie de connaitre le dénouement ! On est tenu en haleine jusqu’au bout !

    Un bon thriller !! Addictif.

    Petite interrogation personnelle (si Michel Bussi lit ces lignes) : l’auteur est-il rugbyman ou supporter ?? Le "cliché" du capitaine de gendarmerie rugbyman (avec les fanions) est assez savoureux !!

    Avis blog YouCanRead : https://sawisa.wixsite.com/youcanread/post/le-temps-est-assassin-michel-bussi-1

  • Piùma 3 mai 2020
    Le temps est assassin - Michel BUSSI

    « 𝐋𝐞𝐬 𝐦𝐲𝐭𝐡𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐝𝐨𝐥𝐞𝐬𝐜𝐞𝐧𝐜𝐞. 𝐘 𝐜𝐫𝐨𝐢𝐫𝐞, 𝐝é𝐜𝐞𝐯𝐨𝐢𝐫, 𝐝é𝐜𝐡𝐨𝐢𝐫. 𝐋𝐞𝐬 𝐦𝐲𝐭𝐡𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐞 𝐧𝐨𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐦𝐲𝐫𝐭𝐞. »
     
    Le temps est assassin, il emporte avec lui nos rêves d’adolescent, nos belles années, nos désillusions qui viennent se fracasser contre les rochers. Mais ce qui est encore plus assassin que le temps, ce sont le poids des secrets, le poids des traditions... le temps ne fait que les alourdir... parce que tôt ou tard, les vérités finissent toujours par remonter à la surface encore plus assassines...
    .
    Par ses connaissances géographiques, Michel Bussi nous embarque sur l’île de Beauté, notamment sur la presqu’Ile de la Revellata dont le patriarche de la famille Idrissi, Cassanu est le gardien de ses terres si belles et précieuses. Les Idrissi sont une famille puissante, attachée à de profondes valeurs et principes de justices et dont l’honneur de la famille importe plus que tout.
    .
    27 ans après le tragique accident auquel elle a été la seule miraculée, Clothilde remet les pieds en Corse avec son mari et sa fille. Elle ne se doute pas que son retour va venir réveiller les fantômes du passé et il n’est pas bon présage de déterrer les morts...
    .
    Le lecteur tangue entre passé et présent, un passé raconté par Clothilde adolescente à travers son journal intime. Ce cahier contient la clé d’un mystère, il est un pont qui relie les événements du passé et du présent. La Clothilde adolescente et rebelle, solitaire et en rivalité avec sa mère, était en position d’observatrice, et en phase de ses premières désillusions. Le lecteur est lui aussi en position d’observateur mais au dessus de son épaule, il y a ce lecteur invisible, celui qui pille les souvenirs de la jeune fille comme une ombre menaçante dissimulé dans les maquis....
    .
    Si l’intrigue etait assez bien ficelée, surtout dans ce cadre idyllique de la Corse,mon intérêt s’est essoufflé dans l’ascension de la lecture, à travers des lacets de passages descriptifs qui s’étiraient en longueur ! Le rythme s’accélère aux virages des derniers chapitres où l’impact entre le passé et le présent est imminent, la tension est à son paroxysme... dommage que ce soit arrivé trop tardivement ...

  • Clémence Bernard Delpy 31 mai 2020
    Le temps est assassin - Michel BUSSI

    J’ai déjà lu deux livres de Michel Bussi et rencontré l’auteur, qui est vraiment très abordable et agréable. Il doit encore me rester un de ces ouvrages dans ma bibliothèque et, si j’ai sorti celui-ci, c’est un pur hasard. Avec Nadge et Auré, nous avons décidé de faire une lecture commune et il se trouve que le temps est assassin est le seul livre que nous ayons eu en commun.
    Comme quoi, parfois le hasard fait bien les choses puisque cette expérience de lecture à trois a été super sympa (à réitérer d’ailleurs) et le livre un coup de coeur. Lisant chacune à un rythme différent, nous avons tout de même réussi à nous coordonner, nous attendant dans la lecture à tour de rôle et faisant parfois durer le suspense lorsque notre lecture se terminait sur un passage particulièrement stressant ou choquant. Combien de fois ai-je pensé Oh mon dieu ! au cours de ma lecture (et combien de fois l’ai-je dit aux filles d’ailleurs). Michel Bussi nous immerge à la fois dans une Corse sauvage et splendide, au sein d’une grande famille où l’omerta est de mise, et dans un chassé croisé d’actions qui, mises bout à bout ont entrainé une tragédie qui se poursuit encore 27 ans plus tard.
    Après nous avoir décrit l’accident de voiture qui a coûté la vie à la famille de Clotilde, l’auteur la fait revenir sur les lieux du drame, avec sa propre famille : son mari et sa fille, âgée de 15 ans, exactement comme elle lorsque sa vie a basculé. Clotilde a mis du temps à faire son deuil et a besoin de partager son histoire, de faire connaitre ses parents décédés aux siens. Pourtant, tout ne se passe pas comme elle l’aurait rêvé et les réactions ne sont pas celles attendues. Pire, le passé n’a jamais semblé aussi proche.
    Les chapitres alternent entre passé et présent : la Clotilde adolescente, à travers son journal, qu’un mystérieux lecteur nous permet de découvrir et la Clotilde quarantenaire, qui cherche à comprendre les signes qui lui sont laissés. Parfois, nous suivons également d’autres personnages, pas toujours identifiés, ce qui ne fait qu’ajouter à nos questionnements. En effet, par le biais des points de vue tronqués, l’auteur arrive à nous surprendre, nous poussant à imaginer autre chose que ce qu’il s’est réellement passé.
    Les passages du journal de Clotilde ont un ton un peu décalé, assez particulier au début, mais on s’y habitue très rapidement. Chaque chapitre journal se clôt par un commentaire de son lecteur, à la troisième personne du singulier, appuyant les paroles de la jeune-fille avec la connaissance qu’il a de l’accident à venir. Ce IL est la chose la plus frustrante du roman ! D’autant plus qu’il fait parfois des allusions qui ne sont pas en phase avec les éléments que nous avons à notre disposition et que nous brûlons de savoir ce qu’il en est réellement.
    Le roman de Michel Bussi est particulièrement bien pensé et écrit ; chaque situation passée trouve une explication lorsque la vérité commence à éclater. Que ce soit à travers le journal de Clo ou ses souvenirs qui commencent à resurgir. La communauté autour des Idrissi veille à ne pas parler, à conserver le secret et nous nous en rendrons compte, c’est en partie cette atmosphère hostile aux étrangers qui est à l’origine de la scène qui s’est jouée quelques décennies plus tôt.
    La plume est vivante, va à l’essentiel tout en décrivant paysage et sentiments avec justesse. Les quelques 600 pages du roman se tournent rapidement jusqu’à l’apothéose.
    Michel Bussi pose un regard, une analyse, quoi que parfois cynique, très vrai sur l’amour ou tout du moins la relation de couple. J’ai beaucoup aimé suivre en parallèle la vision dichotomique de l’ado naïve de 15 ans, qui croit encore au grand amour et les réalités de la vie de couple entre adultes, devenus parents, aux idéaux oubliés, pris dans les tourments de la vie. le fait que Clotilde, qui voulait tellement ne pas devenir comme sa mère, se retrouve confrontée à la même usure, aux mêmes problèmes de communication avec sa propre fille.
    On sent également une pointe de nostalgie, les gens qui changent, le temps qui passe, assassin. le premier amour qui reste, qui remet les choses en question. Et les révélations, qui tombent les unes après les autres, et qui nous surprennent (au moins une fois, ce n’est pas possible autrement).
    Enfin, j’ai bien aimé la fin. 27 ans plus tard. Encore. Une fin qui n’est pas forcément celle que j’aurai souhaité, mais une fin qui colle et semble tellement évidente.
    Bref. Je suis absolument fan de cette histoire de fou, dans laquelle histoires adolescentes et monde adulte se heurtent, pour aboutir à la plus tragique des conclusions.

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