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Obia - Colin Niel

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Résumé :

Clifton Vakansie court dans les rues de Saint-Laurent, sa ville natale, sur les rives du Maroni, en Guyane. Il court dans un paysage de tôles et de parpaings, en direction de Cayenne et de son aéroport, dont le séparent des fleuves qu’il faudra franchir à la nage, des barrages de gendarmerie, des pistes tracées à travers la forêt. Il court pour l’avenir de sa petite Djayzie, sa fille qui vient de naître, lui qui est à peine un homme. Il court à travers sa peur et des jeunes de son âge tombent autour de lui. Mais plus tu es déchiré, plus les chiens te déchirent, c’est ce qu’on dit. Et Clifton a beau être sous la protection de l’obia, rendu invincible par la magie des Noirs-Marrons, à sa poursuite il y a le major Marcy, un Créole, un originaire comme on dit, colosse né ici qui sait tout des trafics et des hors-la-loi, homme emporté qui n’a pas volé sa réputation de tête brûlée. Et il y a aussi le capitaine Anato, un Ndjuka comme Clifton, un type étrange, aux yeux jaunes, dont personne pas même lui ne sait d’où il vient vraiment. Clifton l’ignore encore, mais dans sa fuite vers l’est il ne va pas tarder à croiser des fantômes. Ceux de la guerre du Suriname. Des fantômes qui tuent encore. Qui ne cessent pas de tuer. En ranimant les souvenirs de la guerre civile qui provoqua à la fin des années 1980 le passage de milliers de réfugiés sur les rives françaises du Maroni, Colin Niel nous plonge dans une Guyane qui voudrait tout oublier des spectres de cet oppressant passé. Alors qu’au Suriname les gros bonnets de la drogue ont remplacé les Jungle Commando, le destin de trois jeunes hommes va se trouver pris dans le double piège des cartels de la cocaïne et des revenants d’une guérilla perdue.

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Vos #AvisPolar

  • jeanmid 5 avril 2019
    Obia - Colin Niel

    Obia est le troisième volet des aventures du Capitaine André Anato et sans aucun doute le plus abouti et le plus passionnant . On plonge à nouveau dans les paysages grandioses et sauvages de la Guyane , ce département d’Outre Mer , ce morceau de France si loin de nous avec son climat , sa végétation , sa faune si spécifique aux pays équatoriaux . Ses habitants par leur diversité sont les représentants de l’histoire du pays : les blancs venus de la métropole , les créoles issus du métissage et les noirs -marrons , lointains descendants des esclaves venus d’Afrique et dont la plupart viennent de l’autre côté du grand fleuve guyanais : le Maroni , c’est à dire du Suriname . C’est justement l’une des clefs de ce roman qui fait resurgir les démons du passé : vers les années 1986 - 1987 les noirs marrons se rebellent contre le gouvernement surinamien qui les persécute et beaucoup d’entre -eux se réfugient en Guyane , à St Laurent du Maroni . Entre crimes sauvages , trafic de drogue , règlements de comptes , le capitaine aux yeux jaunes va avoir fort à faire pour démêler le vrai du faux et il aura bien besoin du soutien de l’ancien gendarme Vacaresse , reconverti comme détective privé , pour se sortir indemne des différents guêpiers dans lesquels il va tomber . Une belle réussite autant comme roman policier que comme témoignage de la culture guyanaise .

  • Sharon 5 avril 2019
    Obia - Colin Niel

    J’ai mis du temps à me décider à lire ce livre à cause de sa taille. Bilan : je l’ai lu en trois jours, tant l’intrigue était prenante. Je savais déjà, pour avoir lu la première enquête du capitaine Anato, à quel point les enquêtes pouvaient être passionnante, ce troisième volume en est la preuve.

    Un meurtre, puis un deuxième… et le capitaine Anato, qui était pourtant en congé, sur les traces de la famille de son père, est rappelé pour enquêter parce qu’il est Ndjuka, comme Clifton, le principal suspect – pour ne pas dire l’unique suspect aux yeux du major Marcy. Ce dernier est très réputé pour son professionnalisme, très proche de sa fille unique, Mélissa, qui, bien que sourde, a fait des études et a un travail, ce qui n’est pas si fréquent en Guyane. Marcy et Anato devront faire équipe, et Anato de tout faire pour mener sa tâche à bien. Note : parfois, je manie très bien l’euphémisme.

    Ce livre est complexe, et pourtant, vous ne vous perdrez pas. Il nous parle de la jeunesse guyanaise, créole, ndjuka, qui peine à se faire une place dans la société et qui a recours à des expédients relativement dangereux pour gagner de l’argent. Enfin… on ne leur dit pas que c’est dangereux, et eux veulent bien croire, en s’appuyant sur d’anciens éléments culturels, que cela ne l’est pas. Même pour ceux qui s’en sont sortis, la tentation est grande de l’argent facile.

    Il nous parle aussi du passé, de la guerre du Suriname dont je l’admets volontiers, je ne savais rien. Ce qui nous est raconté est à la fois très précis d’un point de vue historique, très réaliste, tout en étant parfaitement intégré à l’intrigue. Nous sommes dans un roman, et vous ne trouverez pas de personnages pour diffuser doctement un savoir qui endormirait le lecteur. Non. Ceux qui parlent sont des personnages qui ont vécu cette guerre, qui ont du lui survivre, et, parfois, n’y sont pas réellement parvenus. L’on n’a pas fini, dans ce livre, de parler des conséquences de cette guerre oubliée, ignorée, conséquences qui trouveront leur résolution vingt ans plus tard. Mais par quels détours le capitaine Anato aura-t-il dû passer !

    Si vous hésitez à découvrir cet auteur, je ne vous dirai qu’une chose : n’hésitez plus.

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