Dompteur d’anges - Claire Favan

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Résumé :

On ne choisit pas sa famille. Encore moins celle de son ravisseur...
Condamné pour un meurtre qu’il n’a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l’ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu’il est reconnu innocent et libéré, ce n’est plus le même homme. Il n’a désormais plus qu’une seule idée en tête : se venger de cette société qu’il hait par-dessus tout.
Pour frapper ses bourreaux au coeur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu’à ce qu’une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature...

Vos avis

  • valérie 2 juillet 2017
    Dompteur d’anges - Claire Favan

    Glaçant !!! Excellent !!!

  • QuoiLire 6 juillet 2017
    Dompteur d’anges - Claire Favan

    Nous connaissions Claire Favan pour des premiers romans très réussis comme Le tueur intime ou Serre-moi fort qui lui a valu la reconnaissance des professionnelles, de salons et de voir son nom connu des amateurs du genre. Mais ici, cher lecteur, que vous alliez chez votre libraire ou sur les réseaux sociaux, vous risquez de voir un commentaire unanime sur ce livre : c’est le thriller de l’année.

    Je dirais même mieux, ce livre est une véritable bombe qui ravira les plus exigeants des amateurs de littérature policière.

    Ce livre est une bombe à fragmentation car ce n’est pas une histoire que nous conte Claire Favan, mais plusieurs qui à elles seules auraient suffit à faire un livre. L’auteur installe son auteur dans une histoire, mais juste au moment où celui-ci se demande comment elle va faire pour tenir son lecteur en haleine le restant des pages, paf, l’histoire prend une nouvelle tournure et repart de plus belle.

    Certains habitués à ce genre de livres à rebondissements pourraient s’attendre à des bifurcations un peu faciles ou à un manque de la structure psychologique des personnages. Dans le cas présent, ce n’est pas le cas, et c’est la raison pour laquelle ce livre sorti en février est certainement le thriller de l’année. Sans vous dévoiler le livre, de part son sujet, la construction de la psychologie des personnages est nécessaire. Elle est bien faite, sans tomber dans un excès de théorie freudienne ou jungienne.

    L’écriture de Claire Favan s’est également améliorée et gagne en qualité : encore plus fluide, mes yeux glissent sur les pages comme des patins sur la glace, les pages défilent. Avec une belle surprise on voit l’auteur employer l’humour, qui plus est à propos d’amis également écrivains (je vous laisse découvrir ces petites pépites).

    Donc une très belle réussite, qui malgré ses 432 pages, ne dure pas assez longtemps tant on est captivé par l’histoire.

    Je ne peux que vous le conseiller, de vous inciter à l’offrir à vos amis, même ceux férus de cette littérature car le seul risque que vous courriez dans ce cas, est que votre ami ne l’ait déjà.
    (https://quoilire.wordpress.com/2017/02/27/claire-favan-dompteur-danges/)

  • feursy 18 juillet 2017
    Dompteur d’anges - Claire Favan

    Max n’a qu’un faible intérêt pour l’école il préfère les activités manuelles le grand air après la mort accidentelle de sa mère il se retrouve seul alors qu’il a dix neuf ans, c’est un bon gars simple et costaud. Max a 22 ans, il bosse quand il veut et kyle, son jeune voisin, lui envie cette liberté. On retrouve le vélo de Kyle et son corps partiellement dénudé.

    Max innocent est condamné pour avoir assassiné et violé un enfant, il est jeté en pâture à ses codétenus et chacun sait le sort des assassins d’enfants en prison, passages à tabac, viols collectifs, tortures. Le corps d’un deuxième enfant est découvert, la police a fini par identifier le coupable, Max est officiellement innocenté.

    C’est un être assoiffé de vengeance et ivre de haine envers la société qui sort de prison. Il en veut au monde entier et le monde entier paiera pour ce qu’il a subi.

    Suzy est en recherche désespérée d’attention et de reconnaissance, elle jette son dévolu sur Max.

    Max a décidé de pervertir trois enfants, il transforme Cameron, Randall, Dylon en anges exterminateurs, il les envoie en mission vols, agressions, meurtres, flics, juges, matons, personne n’en sortira indemne.

    Mais un jour Cameron observe en silence Max et Suzy et le doute s’installe, il sort de son état habituel de soumission et d’obéissance et réussit à s’enfuir. Magnus et Lynda Dever adoptent Cameron, , il se glisse dans sa nouvelle vie sans heurts, il ressembla à n’importe quel ado de son âge.

    Après le Lycée, il entre à l’université ,il suit les traces de son père adoptif et devient lieutenant de police. Un jour la découverte d’un cadavre tué à coups de batte de base-ball lui rappelle ses terribles expéditions, et le replonge en enfer. Caldwell, l’agent du FBI n’est pas stupide, il va pouvoir remonter sa piste.

    Si Claire Favan m’avait agréablement surpris avec son précédent roman "serre moi fort" je dois reconnaître une certaine déception à la lecture de ce roman noir et brutal. la construction reste habile, l’écriture directe et sans concession mais les personnages sont trop froids, sans aucun sentiment sinon la haine, l’intrigue certes originale semble de moins en moins crédible au fil des pages avec une fin encore plus invraisemblable.

  • Paul Michaud 28 juillet 2018
    Dompteur d’anges - Claire Favan

    Très bon. Claire nous décrit un monde noir et brutal. À lire.

  • universpolars 20 novembre 2018
    Dompteur d’anges - Claire Favan

    Eh oui, comme je le mentionne dans le titre de ma chronique, l’innocence va en prendre un sacré coup, et ceci dans tous les sens du terme !

    Je suis un fervent adepte des histoires de vengeances. Celles qui sont justifiées, inévitables et compréhensibles. Celles qui sont carrément obligatoires pour retrouver une raison, une dignité et le respect qui nous a été supprimé. C’est bien plus qu’une question d’honneur.

    Ici, cela sera le cas, du moins sur le fond. Sur la forme, par contre, cela sera difficile, voire impossible à cautionner. Gros dilemme.

    « Être au mauvais endroit au mauvais moment ». Voilà ce que je peux dire, en préambule, concernant cette histoire. Il existe des circonstances extraordinaires face auxquelles vous n’arriverez jamais vous défendre. Lorsque le couperet s’abat sur vous, sans préavis, car vous avez juste eu le malheur de passer à cet endroit-là, vous ne pouvez plus faire grand-chose. Tout ceci peut être résumé avec un terme bien précis : l’injustice.

    Une injustice pratiquée parfois par le destin, mais souvent et surtout par les hommes. Max Ender, une bonne personne, serviable, qui aime la simplicité et vivre tranquillement, en fera justement les frais. Cet homme a été retiré de la société pour un crime qu’il n’a pas commis. Un crime sexuel sur un enfant.

    Franchement, entre nous, que peut-il arriver de pire pour un honnête homme ? Et lorsque cet homme intègre se retrouve dans le tambour d’une machine à laver travaillant uniquement sur un programme « à charge », - essorage compris ! -, comment est-il sensé réagir ? Une bonne partie de l’attrait du roman se situera justement là.

    Découvrant l’écriture de Claire Favan, j’ai été surpris par cette capacité à poser un contexte, un cadre ou une situation aussi tendue en si peu de temps et de mots. L’auteure sait aller à l’essentiel, avec simplicité mais, paradoxalement, il faut admettre que c’est loin d’être simple.

    Claire Favan, par cette histoire à tordre les boyaux, va nous démontrer comment un homme bon, mais complètement démoli, peut radicalement changer par la force des choses. En tant qu’observateurs, nous allons assister à la transformation de cette personne à qui l’on ôte, inlassablement, sans répit, toujours un peu plus de dignité et d’espoir.

    C’est comme si vous battez votre chien à coups de batte de baseball, chaque jour, à chaque fois qu’il vient vers vous. Il ne comprendra pas !

    L’espoir, justement. Lorsqu’il disparaît totalement sous la surface de l’horizon, sans retour possible, l’âme s’éteint, à petits feux, pour finalement renaître et briller d’une autre manière. Un processus de défense naturelle s’enclenche, tous les signaux d’alerte s’animent et le début d’une radicale vengeance commence alors. Le raisonnement et le bon sens ne feront dès lors plus partie de la donne.

    Et c’est là où le bât blesse. La situation qui se déroulera alors deviendra inconfortable et très gênante pour le lecteur. On comprend la situation de base, on approuve la réaction, - on encourage même ! -, mais pas comme ça.

    Cela ne sera plus un être humain que nous aurons en face de nous, mais une machine programmée pour se venger, en utilisant tous les moyens possibles, peu importe les dommages collatéraux.

    Apathique, ayant perdu toutes émotions, n’ayant plus qu’une chose en tête, Max Ender va atteindre le point de non-retour : dresser des enfants et les retourner contre ses tortionnaires, société comprise.

    L’auteure, avec brio - n’ayons pas peur des mots ! - va dérouler devant nous l’histoire d’un homme qui, d’une certaine manière, s’est senti trahi par la société, sa société, et qui a quasiment été envoyé à la mort, pour rien...

    Ce qui est dur à gérer dans ce récit, ce sont les diverses émotions qui se battent entre elles dans notre âme et notre conscience. Ce que nous vivons engendre un réel conflit jusqu’au plus profond de nos tripes.

    Claire Favan, avec une écriture dure, brute et sans garde-fou, nous torture à petits feux en mettant en scène des actes très difficiles à supporter. Même dans une fiction, la douleur perpétrée à un enfant est insoutenable.

    Selon cette trame diabolique, impossible de ne pas faire un parallèle avec les enfants-soldats, qui œuvrent dans bien des pays en conflit. Leur implication et responsabilité morales deviennent très difficiles à juger pour ces victimes endoctrinées, préparées et entraînées dès leur plus jeune âge.

    Ce processus sera très bien décrit ici, par étapes, ce qui nous permettra de comprendre ce phénomène psychologique redoutable et lamentable.

    Alors que je m’attendais à une trame, certes très efficace, mais linéaire, l’auteure bifurque tout à coup en effectuant un angle très serré. Le récit prend dès lors une tournure très intéressante car totalement inattendue. Je ne rentrerai pas dans les détails mais, sur l’aspect humain, sociétaire ou encore psychologique, ça devient pertinent !

    Nous allons nous focaliser sur l’un de ces « enfants-soldats », Cameron, et grandir avec lui. L’auteure nous conduira alors dans une direction assez ambiguë, sournoise, du moins assez problématique. D’un point de vue psychologique, Claire Favan nous offre de la matière qui nous permettra d’effectuer moult réflexions. Assez fascinant...

    La vengeance va changer de méthode et surtout de visage. La pression sera notre partenaire jusqu’au dénouement, une pression qui pèse de plus en plus lourd sur les épaules de l’un des personnages. La sensation sera la même que celle de courir sur un tapis roulant qui fonctionne à l’envers : Plus tu sprintes, plus vite tu te fais rattraper !

    Le dénouement est subtil, surprenant et émouvant. Un mélange de paradoxes vient gratter nos neurones et ainsi perturber nos perceptions et nos convictions !

    Bonne lecture.

  • Sangpages 22 novembre 2018
    Dompteur d’anges - Claire Favan

    C’est simple, voilà le plan :
    Prévoyez 2-3 jours de congé.
    Si vous avez une famille, remplissez le congel de pizza et assurez-vous d’avoir un Mc Do à proximité, histoire de tout de même les nourrir.
    Isolez-vous et plongez-vous corps et âme dans ce livre sublimissimement génial !
    Si vous ne respectez pas ces trois points, vous devrez alors poser le livre, ce qui engendrera à coup sûr une frustration absolument intolérable dont vous ne vous remettrez jamais 😱
    Avec Serre moi fort, elle avait déjà mis la barre très haute, mais alors là...c’est carrément le niveau olympique !!!
    Happée dès la première page, j’aurai simplement envie de vous dire lisez-le, découvrez-le, et profitez-en sans en dire plus que ces quelques mots ...
    D’abord parce que voilà un livre difficile à chroniquer sans spoiler. Trop de choses dont on voudrait pouvoir parler, trop de points soulevés par cette histoire boomerang sordide et incroyable ...Et puis parce que c’est un livre qui suscite beaucoup d’émotions difficilement exprimables !
    Claire a osé l’indécence et l’a fait brillamment.
    Oser être rotor jusqu’au bout. Oser la violence programmée, inculquée, construite.
    Sommes-nous ce que l’on fait de nous ? Sommes-nous ce que l’on nous a inculqué ?
    Toucher à des enfants, c’est toujours dur, c’est toujours percutant. En faire des machines à tuer c’est forcément terrifiant et ne peut que nous rappeler de bien tristes faits réels qui sont, d’ailleurs, encore clairement d’actualité.
    Dompteur d’anges, c’est un regard sur la société au travers des yeux de Max, regard faussé ou regard ajusté...A vous de juger !
    Dompteur d’anges, c’est une histoire de vengeance, une histoire de destin qui se répète ou de destin qui se change par la volonté.
    Dompteur d’anges, c’est psychologiquement tordu puisqu’on ne sait absolument plus quoi ressentir.
    Comme une boule de neige, on glisse, on roule d’une affaire à une autre avec l’évolution des personnages. Avec cette logique implacable...La folie de Max est cohérente. Elle se crée petit à petit. On la suit, on la comprend et c’est peut-être bien là le pire.
    Les ennemis, les tueurs, on les connaît. Pas de surprises de ce côté-là et pourtant le suspense est à son point culminant et c’est bien là le tour de force de Claire Favan. Elle nous instille cette folie en intraveineuse, goutte après goutte, qui nous pénètre, nous emporte dans les brumes de cette torpeur, de cette horreur comme une drogue planante !
    Dompteur d’anges, c’est original, percutant, haletant, trépidant, rotor, machiavélique. Dois-je utiliser encore plus de superlatifs ou avez-vous saisi l’idée ?

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