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De cauchemar et de feu - Nicolas Lebel

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Résumé :

Paris, jeudi 24 mars 2016 : à quelques jours du dimanche de Pâques, le cadavre d’un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé dans un pub parisien, une balle dans chaque genou, une troisième dans le front.
À l’autopsie, on découvre sur son corps une fresque d’entrelacs celtiques et de slogans nationalistes nord-irlandais. Trois lettres barrent ses épaules : IRA.
Le capitaine Mehrlicht fait la grimace. Enquêter sur un groupe terroriste irlandais en plein état d’urgence ne va pas être une partie de plaisir. D’autant que ce conflit irlandais remonte un peu.

Vos #AvisPolar

  • Nicolas Elie 7 juillet 2017
    De cauchemar et de feu - Nicolas Lebel

    Si tu suis mes chroniques, tu sais que les romans policiers, ça me gonfle. Pas parce que c’est mal écrit mais simplement parce que les enquêtes, au bout d’un moment j’ai l’impression qu’elles se ressemblent toutes. De temps en temps, une pépite sort du lot et me fait renouer avec ce genre littéraire que j’ai tendance à écarter de mes lectures habituelles, mais ça reste assez peu fréquent.

    Nicolas, je le connais. On est compagnons de chaises. Si tu sais pas ce que c’est, cherche sur internet, là où il y a toutes les réponses à toutes les questions que se pose toute l’humanité.

    J’avais déjà beaucoup aimé les trois précédents, là encore, si tu veux savoir, cherche sur internet, là où il y a toutes les réponses, etc.

    D’abord, le héros, l’enquêteur, est atypique. Ça c’est bien. Pas le genre super flic musclé qui se décoiffe jamais, juste le contraire. Il clope comme un malade, il ressemble à Kermitt, et il veut se venger de Julien Lepers (Si tu sais pas…). C’est un genre de PittBull aussi, quand il a mordu, il lâche pas. Et il a même tendance à devenir hargneux et tout à fait irrespectueux de la hiérarchie. Ça aussi, c’est bien.

    Ah oui, il s’appelle Merhlicht. Tu le prononces comme ça s’écrit.

    Et puis ce que j’aime bien, c’est qu’il est faible. J’aime bien les gens faibles. Ceux qui doivent se bagarrer pour faire et pour être. Tu vois ce que je veux dire ?

    Merhlicht, il est humain.

    Comme d’hab, pas envie de te raconter l’histoire. Les blogueurs internetifs vont s’en charger. Juste envie de te donner mes ressentis durant cette lecture réjouissante, et l’admiration que j’ai pour ce Nicolas là qui me fait penser à des Audiard au meilleur de leur forme. J’exagère pas, et je suis fan des Tontons flingueurs.

    Juste une info, dedans, il y a la chanson de U2, tu sais, « Sunday, Bloody Sunday ».

    Une histoire de guerre, donc, et puis surtout, une histoire de rédemption. La rédemption, c’est mon truc. Pas simple à mettre en page. Pas simple d’expliquer ce qui y conduit. M’sieur Lebel, il le fait diantrement bien, et tu te prends à avoir de la compassion pour les hommes qui ont tué, sans doute parce qu’à un moment, les choix ont été tellement difficiles…

    Il y a de la brume, il y a des secrets, il y a les racines qu’on porte en nous et qui nous tiennent debout.

    « Certains disent que le Diable est mort », et Nicolas Lebel nous explique, avec ses mots, que c’est pas le cas. Le Diable, il est là, juste devant nous, parfois derrière parce qu’il se planque derrière des mômes qui font partie des dommages collatéraux. Tu sais, ceux qu’on nous montre pas trop à la télé, sauf s’ils servent le pouvoir en place. Je dis ça parce que je suis en colère.

    Une belle écriture, de l’humour, tout le temps, pour atténuer un peu les images qu’il nous donne à lire, et des passages qui t’interrogent sur la vacuité des types qui font de la politique.

    T’en connais aussi, des vacuits ?

    Un dernier mot sur la doc. Deux possibilités.

    Il a tout ça dans la tête, M’sieur Lebel, et alors chapeau par terre, ou il s’est grave documenté, et chapeau par terre aussi…

    Après les trois précédents, il semble que « De cauchemar et de feu » fait entrer définitivement Nicolas Lebel dans l’espace réservé de ceux qui savent écrire des romans policiers, mais pas que.

    De ceux aussi qui savent relier la nuit et le brouillard à l’espoir apporté par le premier rayon du soleil. C’est sans doute son roman le plus sombre.

    C’est sans doute son meilleur roman.

    « Et un indice… pour vous ! »

    Nà dean maggadh fum…

  • Danièle ORTEGA-CHEVALIER 13 juillet 2017
    De cauchemar et de feu - Nicolas Lebel

    « Une enquête chaotique dans un monde chaotique à la poursuite d’un esprit de la nuit resurgissant d’une guerre qu’on croyait éteinte mais qui menaçait comme un volcan. » c’est ce que fait dire Nicolas Lebel à Mehrtlicht page 354 et on ne peut rêver meilleure formule pour résumer ce thriller. Dans ce tome 4, c’est donc tout au long d’une traque que nous côtoyons ce capitaine qui ne veut pas devenir commandant pour ne pas ressembler à Coustaud … mais au-delà de cette intrigue complexe et dense, c’est une réflexion sur les intégrismes et les extrémismes à laquelle nous convie l’auteur. Ici ce sont les épilogues douloureux de la guerre civile en Irlande, ses enjeux ambigus et je pense que toute ressemblance avec une actualité plus méridionale n’est absolument pas fortuite. Une enquête aussi documentée que les trois précédents épisodes de la série, avec le même humour décalé, le regard aiguisé sur notre actualité et encore une sonnerie de téléphone improbable qui détend l’atmosphère au bon moment. L’ambiance très noire de ce thriller permet en outre d’approfondir notre connaissance sur les coéquipiers (permanents ou stagiaire sont au rendez-vous) de l’homme à tête de grenouille, un peu comme au Département V de Jussi Olsen . Un très bon cru … de Guinness !

  • La Caverne du Polar 30 novembre 2018
    De cauchemar et de feu - Nicolas Lebel

    De cauchemar et de feu est déjà le 4ème opus mettant en scène le fameux capitaine Daniel Mehrlicht. Nous allons donc retrouver le capitaine et toute son équipe avec grand plaisir. Nous voici partis en direction de Paris et de Derry en Irlande du Nord.

    Dans ce roman on est plongé au coeur même de la guerre civile et religieuse dans les années 70 en Irlande du Nord. L’auteur aborde extrêmement bien deux époques dans deux pays différents. On est complètement happé par l’histoire. Le capitaine Mehrlicht, pour ceux qui ne le connaitrait pas encore, est un homme atypique, petit, grognon et cynique , mais très attachant avec un savoir encyclopédique. Et bien sûr il est l’ennemi juré de Julien Lepers… A quelques jours du dimanche de Pâques, voici notre capitaine et son équipe, composé du lieutenant Mickael Dossantos et du lieutenant Sophie Latour, confronté au meurtre d’un homme dans un pub parisien. Bientôt d’autres victimes toutes britanniques vont suivre. A chaque fois le tueur y laisse sa signature, un bonhomme bâton et une phrase en gaélique. A la manière du petit poucet, l’assassin sème, avec détermination et constance, comme s’il n’avait plus rien à perdre. Les enquêteurs vont se retrouver sur les chemins douloureux de l’Irlande, de l’IRA, d’un peuple déchiré. Ils vont recevoir le renfort du Superintendant Tullamore, un expert envoyé par Scotland Yard.

    Le passé va également rattraper le lieutenant Dossantos, quelqu’un va s’en prendre au fiancé de Sophie Latour et le capitaine va enfin faire le deuil de sa femme. C’est un polar très engagé qui parle de choses réels qui sont malheureusement encore d’actualités. En parlant de religion, de guerre, de la folie des humains et de vengeance, ce roman nous informe, nous fait réfléchir et en même temps nous effraye,

    L’auteur n’hésite pas non plus à écorcher de temps à autre, les politiciens, la police ainsi que les médias. Le style est très bon, avec beaucoup d’humour. Nicolas Lebel manie notre langue avec beaucoup de classe, dans ce roman il est à la fois, conteur et historien. L’histoire est très riche et très bien documenté, le travail de documentation est gigantesque sur cette époque, ce pays, la religion, etc…

    Vous vous en doutez, c’est un roman que je vous recommande absolument. J’ai pris un énorme plaisir à le lire. C’est un gros coup de cœur. C’est très fort de pouvoir mélanger autant de sujets et garder tant de suspense à la fois.

    Quel talent ! Nicolas Lebel à vraiment tout d’un grand ! Je n’ai qu’une chose à rajouter : BRAVO et MERCI Monsieur LEBEL.

  • Sangpages 30 novembre 2018
    De cauchemar et de feu - Nicolas Lebel

    Du passé au présent, on plonge dans la problématique du terrorisme et de l’IRA des années 70. Une problématique complexe qui est clairement d’actualité, y a pas de doute !
    Un regard sur notre monde d’hier qui n’est pas mieux aujourd’hui....
    Je l’avoue, au risque de me faire lyncher, je n’ai pas encore lu les aventures précédentes du Capitaine Mehrlicht. Sans doute une erreur puisque j’aurai pu y trouver plus de "substance". Je me rattraperai, c’est promis !
    J’ai donc découvert et j’ai adoré les personnages haut en couleurs avec bien sûr, en tête d’affiche Mehrlicht et des descriptifs qui m’ont bien fait rire. Je ne verrai plus jamais une grenouille de la même manière 🙃
    En fait, et c’est pas commun, le rire et l’humour font partie intégrante de ce récit. On pourrait probablement, en blind test, trouver que ce livre a été écrit par Nicolas tant sa personnalité en ressort.
    En dehors de l’humour et des personnages, l’histoire est riche et très bien documentée. Suis pas très fan du politique engagé dans les polars et c’est le bémol que je mettrai pour ma part, mais ce n’est qu’une question très personnelle de goût ! L’histoire tient la route, la trame est rondement menée, la plume est excellente, le style est top, bref beaucoup de talent et forcément c’est bon 🙂
    Un livre que je vous recommande vivement !

  • Stef Eleane 8 mars 2019
    De cauchemar et de feu - Nicolas Lebel

    Vous commencez à me connaitre et vous savez très bien qu’il y a des auteurs que je suis avec grand intérêt. Nicolas Lebel est de ceux-là. Ce nouveau roman, qui est le quatrième tome de sa série Mehrlicht, nous fait traverser la Manche.

    Un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé assassiné dans les toilettes d’un pub parisien. L’équipe de Mehrlicht se voit confier l’enquête. Lors de l’autopsie, on découvre un cadavre tatoué de messages et sigles d’appartenance avec l’IRA. Qu’est-ce que cet homme vient faire en France ?? Surtout qu’on est déjà en plan Vigipirate écarlate avec les attentats de Bruxelles !

    – Ils sont pas les musulmans qui font les bombes. Ils sont les assassins, reprit-il.
    – Je sais, Jebril.
    – Ils pensent que c’est le Dieu qui dit de faire la bombe, mais c’est l’imam fou !
    Jebril s’agitait, clairement révolté par les récentes attaques.
    – Je sais…
    – Mais pourquoi elle dit pas, elle ?
    Il désigna la journaliste de la main.
    – Parce qu’elle a des ordres, certainement, pour orienter son débat ou pour apaiser les foules. Ou parce que, comme tout le monde, elle est perdue, abattue par les événements ; elle voudrait être en sécurité, mais pressent que ce ne sera plus jamais possible. Parce qu’elle se dit qu’elle a peur mais refuse de l’admettre pour qu’ils gagnent jamais. Parce qu’elle y pense dès que son mari ou ses enfants sortent dans la rue, dès qu’elle entend un pétard ou un cri, parce qu’il faut vivre avec ça désormais, et que c’est inhumain…

    A chaque nouveau roman de l’auteur, je me dis que le dernier est mieux que les précédents ! Mais celui-ci est vraiment un cran au-dessus ! Surement parce qu’il correspond à ce que j’aime ! Un roman de fiction basé sur des faits historiques. Le conflit Irlandais est l’essence de ce livre. On ressent une véritable implication de l’auteur dans ce sujet. J’ai le sentiment qu’il y a déposé une part de son âme. Nicolas Lebel a la particularité de dessiner le monde tel qu’il le voit dans ses romans ! Il n’y a jamais de neutralité, et j’aime particulièrement ça ! Je ne dirai pas que c’est un auteur engagé, mais avec humour, il nous passe quelques vérités !

    En parlant d’humour, tiens ! Une des forces aussi de cet auteur ! Par contre, je trouve qu’elle s’appauvrit dans ce roman, il est bien plus noir (heu n’oubliez pas que Sans pitié, ni remords est, à mon gout, le plus violent ! ). Mais cela s’explique, car l’humour est incarné par le capitaine or dans cet opus, Mehrlicht et son équipe sont en second plan, d’ailleurs ils ne maîtrisent rien. Les personnages principaux sont bien des Irlandais qui vivent le conflit .

    Vous l’aurez compris les chapitres passent de 2016 aux années 1970 …Une danse entre présent et passé. Un pas de deux sombre, révoltant. Qui donne un souffle, un rythme à ce roman que l’on ne souhaite pas refermer.

    Je ne sais pas si l’auteur prend de l’aisance au fil de ses romans ou si ce style littéraire lui convient parfaitement, mais une chose est certaine j’attends avec une grande impatience le moment ou il se décidera à quitter Mehrlicht (non pas que je souhaite qu’on arrête cette série) pour un roman généraliste.

    Pour conclure, j’ai adoré cette lecture et mes mots sont bien pâles par rapport à mon ressenti ! LISEZ CE LIVRE !

  • universpolars 9 mars 2019
    De cauchemar et de feu - Nicolas Lebel

    4ème de la série, dans l’ordre, c’est important (pour moi) ! Je continue donc sur ma lancée. Quand on aime, on ne s’arrête pas comme cela, sans raison. Lorsqu’on aime les personnages, l’ambiance, l’atmosphère, les sujets traités, la pertinence, la qualité ou la force des interactions, des dialogues, on n’en reste évidemment pas là.

    Nous retrouvons le capitaine Mehrlicht et, c’est fois, j’ai trouvé une personne qui le décrit assez bien ! Comme ça, ce n’est pas moi qui vais en parler, encore et encore :

    « La comparaison avec la grenouille était flatteuse. La rainette à laquelle on associait le petit capitaine de police avait dû agoniser de longues heures sous un soleil de plomb avant de passer sous une roue de camion. Puis d’être mâchée par un renard... » page 19.

    Notre petit capitaine-batracien va débuter ici son enquête dans les chiottes d’un pub irlandais, à Paris, où une personne a été retrouvée sur les gogues, un trou dans chaque genou et un dans la tête. Un Nord-Irlandais. Le thème est lancé.

    Son corps va bien sûr nous parler, aidé par le traducteur et dernier interlocuteur légal des morts : le médecin légiste. Un corps qui va nous raconter une histoire, du moins quelques bribes.

    Cette histoire va nous emmener en Irlande du Nord, durant une période très critique, soit vers la fin des années 60. Vous connaissez certainement cette triste période qui a « abouti » à ce dimanche sanglant, à ce massacre perpétré par l’armée britannique contre la minorité catholique de l’Irlande du Nord. Nous serons ici en plein dedans, dans un chaos total, lors de manifestations pour la revendication des droits civiques, - le droit d’être libre ! - en pleine guerre civile.

    Je ne vous ferai pas une leçon sur ce conflit déchirant, car vous avez certainement des dictionnaires qui prennent la poussière dans vos étagères, pour en savoir davantage.

    Les violences du passé nord-irlandais vont rattraper celles d’aujourd’hui et même s’y confondre. Entre passé et présent, nous allons faire quelques allers-retours de plus en plus explicites. L’auteur va rassembler les pièces d’un puzzle poussiéreux qui a débuté il y a bien longtemps.

    C’est très violent, oui, mais ça reste une triste réalité. Celle-ci, d’ailleurs, est parfois bien plus violente et vicieuse que la fiction. Déambuler dans les rues et les quartiers de Derry, en Irlande du Nord, nous donnera un bon aperçu de ce que représente parfois l’être humain. Ne plus croire en l’Homme ? A méditer. Moi j’ai mon propre avis sur la question !

    La haine, la trahison et la vengeance vont s’assembler ici pour former un trio inquiétant. Paris va s’avérer être le centre névralgique d’une menace assez troublante qui va planer sur la capitale tel un phénix à l’affût (je ne sais pas si ça se dit mais je tenais à placer le mot phénix) !

    En parallèle, Mehrlicht et son équipe sont confrontés à une enquête plutôt brûlante, à savoir des britanniques qui finissent grillés comme des morceaux de rosbeef.

    Nicolas Lebel, fidèle à lui-même - du moins à son écriture -, nous laissera avec nos réflexions suite aux faits divers relatés dans son récit en marge de la trame principale. Le terrorisme coule dans ce récit d’une eau sale et malodorante. Nous survolons cette violente lâcheté perpétrée au gré de la folie.

    Quelques réflexions également sur les religions, les croyances, leur utilité ou simplement leur légitimité. Nous pourrons dès lors nous identifier à certains personnages qui ont, sur ce sujet, des idées bien préconçues. Pour moi, c’est Mehrlicht, sur toute la ligne !

    J’aime beaucoup le parallèle que fait l’auteur entre le terrorisme, tel que nous le connaissons actuellement, et la montée en puissance d’un jeune prêtre en Irlande. Placer des idées(ologies) plein la tête, bien secouer, encourager et rendre tout ceci bien légitime avec de belles paroles. Sacré cocktail !

    Plus on avance dans la série, plus on s’approche de l’essentiel. Et c’est quoi ? C’est la vie, l’humain, notre propre pomme. Nous ouvrirons donc encore un peu plus la porte qui laisse apparaître la vie du capitaine Mehrlicht, et nous pourrons ainsi nous immiscer un peu plus dans sa vie. Nous allons pouvoir le comprendre davantage et le cerner un peu plus. Ce n’est pas du luxe !

    Nous allons pouvoir observer son âme, celui d’un homme seul, triste et mélancolique, qui n’arrive pas à franchir le pas. Le deuil est un cap qui ne s’enjambe pas d’un claquement de doigts et notre petit commissaire en sera la preuve vivante. Cet homme semble stagner en apnée entre deux séquences de vie, sans pour autant pouvoir s’y arracher.

    Néanmoins, au niveau du job, ses subordonnés - et ses supérieurs ! - pourront compter sur lui comme sur personne d’autre ! D’ailleurs, leur enquête va débouler sur du lourd, vers un dénouement qui ne semble finalement pas leur appartenir. Je pourrais peut-être même dire qu’ils vont devoirs régler des crimes livrés en importation directe !

    C’est accompagné d’un rythme irrégulier, c’est-à-dire de plus en plus rapide, que nous allons atteindre le fin mot de l’histoire. Un compte à rebours est d’ailleurs en branle depuis le début de ce polar.

    Une petite pensée pour le peuple nord-irlandais qui aura toujours bien du mal à définir qui sont ses héros du passé ! Troublant.

    Bonne lecture.

  • colorandbook 20 mars 2019
    De cauchemar et de feu - Nicolas Lebel

    Ceci est le 4ème tome d’une saga où on retrouve la même équipe d’enquêteurs. Vous pouvez commencer par ce tome même si c’est mieux d’avoir lu le reste, mais cela ne vous empêchera en rien d’apprécier cette lecture.

    Dans l’ensemble, c’était une très bonne lecture. Un roman passionnant, rempli d’action, de faits historiques, de rebondissements et de suspense. J’ai aimé être baladée entre la France actuelle et l’époque de la guerre civile en Irlande du Nord.

    Rien ne m’a déçue dans ce roman. Dans un premier temps, ce qui m’a le plus emballée dans ce livre, ce sont les personnages. Cette équipe de flics est passionnante, bien travaillée avec une grosse profondeur psychologique. Je trouve que toutes les personnes de cette équipe se complètent parfaitement. L’histoire était également très intéressante : j’ai bien aimé l’enquête qui se déroule à notre époque, mais ce que j’ai le plus aimé ce sont les flashbacks. Moi qui adore l’Irlande, j’ai adoré me retrouver en Irlande du Nord, en pleine guerre civile. C’était très bien documenté. J’ai aimé les côtés religieux, politique et folklorique abordés ici. C’était passionnant. Le tout sous une plume très agréable et fluide. C’était un très bon livre et j’ai hâte de retrouver cette équipe.

  • Mes évasions livresques 10 juillet 2019
    De cauchemar et de feu - Nicolas Lebel

    Quatrième incursion dans la bibliographie de Nicolas Lebel avec cette quatrième enquête du capitaine Mehrlicht et de son équipe.
    Une incursion différente car ce roman nous entraîne sur la piste d’un un assassin pyromane, un monstre né dans les années 70 de la violence des affrontements en Irlande du Nord, qui sème incendie, chaos et mort dans son sillage, et revient aujourd’hui rallumer les feux de la discorde à travers la capitale.

    J’ai beaucoup aimé les deux récits qui sont faits dans ce roman : le périple du pyromane en Irlande, des affrontements commencés en 1968 jusqu’à la fin des affrontements et le pourquoi de l’arrivée du pyromane à Paris et parallèlement à ce récit, nous suivons l’enquête de Mehrlicht de nos jours lors du week-end saint de 2016.

    La construction du roman m’a quelque peu déroutée, j’avais l’impression de lire deux romans distincts, même si je me doutais que tout se recouperait à un moment. Mais du coup, j’avais l’impression que l’enquête et l’équipe du commissaire Mehrlicht étaient reléguées au second plan.

    Mis à part ce petit souci, l’ensemble est passionnant, mais la construction du roman diffère beaucoup des trois premiers et l’humour moindre, avec ce roman très sombre qui m’a appris énormément de choses sur les conflits en Irlande.
    L’auteur s’est une nouvelle fois énormément documenté et dispense largement son savoir à ses lecteurs entre légendes irlandaises et faits historiques.

    Le roman offre de jolis moments de tension anxiogène, de nostalgie, et de rebellion et des personnages toujours aussi bien développés, à part peut-être la stagiaire de cet opus mais qu’on comprend aisément.

    J’invite vraiment ceux n’ayant jamais lu les romans de Nicolas Lebel à ne pas commencer par celui-ci pour avoir un éventail plus large du capitaine Mehrlicht et de son équipe, surtout qu’ils commencent à avoir un passif commun conséquent.

    Une évasion livresque empreint du souffle de rébellion...

  • Sylvie Geoffrion 26 août 2019
    De cauchemar et de feu - Nicolas Lebel

    C’est la quatrième enquête du commissaire Mehrlicht et de son équipe mais pour moi c’est la première. Je viens d’en faire la rencontre. Une rencontre somme toute assez banale . J’aurais peut-être dû commencer avec le premier opus mais bon.
    Alors voilà que les vieux conflits d’Irlande se sont déplacés à Paris. Avec le Far Darrig, des légendes, celui qui porte le feu et qui tuera par le feu. On fait les aller-retour de l’Irlande du Nord des années 60 et 70 et Paris de nos jours où les morts irlandais s’accumulent. Le procédé narratif est connu mais j’ai pourtant apprécié la coupure de ton entre le passé et le présent. Je n’ai pas particulièrement apprécié le ton du présent, celui de Mehrlicht surtout. Son humour plate, ses répliques , à mon goût, il est trop verbeux , inutilement. Pas compris non plus le passage, plus qu’un rôle, de la stagiaire/profileuse naïve et innocente qui ne sent pas bien dans la police (!).
    Finalement 2 histoires qui se recouperont, une fin que l’on devine aisément et des personnages pour qui je n’ai pas développé d’intérêt ou de sympathie malgré leurs histoires personnelles et professionnelles. Toutefois, comment on peut se servir des croyances de quelqu’un pour l’en dévier et l’instrumentaliser est des plus intéressants. Bref , une triste histoire de victimes.

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