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Dans la brume écarlate - Nicolas Lebel

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Une femme se présente au commissariat du XIIe et demande à voir le capitaine Mehrlicht en personne.. Sa fille Lucie, étudiante, majeure, n’est pas rentrée de la nuit. Rien ne justifie une enquête à ce stade mais sait-on jamais... Le groupe de Mehrlicht est alors appelé au cimetière du Père Lachaise où des gardiens ont découvert une large mare de sang. Ils ne trouvent cependant ni corps, ni trace alentour. Lorsque, quelques heures plus tard, deux pêcheurs remontent le corps nu d’une jeune femme des profondeurs de la Seine, les enquêteurs craignent d’avoir retrouvé Lucie. Mais il s’agit d’une autre femme dont le corps exsangue a été jeté dans le fleuve. Exsangue ? Serait-ce donc le sang de cette femme que l’on a retrouvé plus tôt au Père Lachaise ? La police scientifique répond bientôt à cette question : le sang trouvé au cimetière n’est pas celui de cette jeune femme, mais celui de Lucie... Un roman gothique dans un Paris recouvert de brouillard à l’heure où un vampire enlève des femmes et les vide de leur sang. Un roman choral qui laisse la parole à plusieurs protagonistes : à ceux qui perdent ou ont perdu, à ceux qui cherchent, à ceux qui trouvent ou pensent trouver. Un roman qui est l’histoire de six hommes qui aiment ou croient aimer chacun une femme : celui qui la cherche, celui qui l’aime de loin, celui qui veut la venger, celui qui la bat, celui qui la veut éternelle, et celui qui parle à ses cendres. Un roman parle des femmes comme premières victimes de la folie des hommes, même de ceux qui croient les aimer. Fermer

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Vos #AvisPolar

  • Ophé Lit 10 avril 2019
    Dans la brume écarlate - Nicolas Lebel

    Alors Merlicht rangea sa clope en soupirant. On lui avait défendu de fumer sur terre, sous terre, et maintenant sur l’eau. Le monde, depuis quelques années, prenait un virage despotique terrifiant, abrogeait les libertés, multipliait les interdits. Une morale tyrannique et bécasse s’était installée, qui prônait le politiquement correct, le bio, l’écriture inclusive, la bienveillance, la vapoteuse à la barbe à papa, et bannissait l’opinion et le second degré. Il était aujourd’hui proscrit de se faire plaisir en buvant un verre, en fumant une clope et en insultant les cons. Pauvre monde ! Pauvres cons !

    Chronique d’un orgasme littéraire

    Alors que Paris est envahie par la brume, Lucie, étudiante, disparaît en rentrant de soirée. Le Capitaine Merlicht et son équipe s’engagent alors dans une course contre la montre pour retrouver le monstre qui sème des cadavres, exsangues, comme le Petit Poucet semait ses cailloux…

    Par où commencer cette chronique ?… Je vous avoue qu’il va être difficile de faire court après un tel orgasme littéraire. Dans la brume écarlate vient de me laisser groggy , un sourire béat sur le visage et envahie par une douce chaleur liée aux endorphines. Vous savez, cette hormone dite du plaisir. Certains l’ont en courant, d’autres en… (chuuut). Moi ce soir, c’est Nicolas Lebel qui vient de m’en filer une dose, et une sacrée dose !

    Pour ne rien vous cacher, si j’aime beaucoup l’écriture de Nicolas, Merlicht et moi n’étions pas copains jusqu’à ce jour. Il me rappelait trop mon Capitaine, à l’époque où je bossais à la Crim dans la Capitale des Flandres. Mais avec ce cinquième opus des aventures de la face de grenouille, Nicolas a réussi à nous réconcilier. J’ai découvert un Merlicht plus humain, plus touchant que dans les opus précédents. Un Merlicht avec un « je ne sais quoi » qui a su me toucher, le rendre moins exécrable et même attachant à mes yeux (par pitié si vous êtes fans de Kermit ne me flagellez pas !).

    Outre notre Capitaine au look de Columbo, j’ai retrouvé avec plaisir Latour et Dossantos. Tout comme Merlicht, ces deux là se révèlent un peu plus encore, et particulièrement Dossantos qui a pris davantage d’épaisseur et dévoile un peu plus certains aspects de sa personnalité de justicier.

    Côté écriture, c’est un nouveau sans faute. Si vous avez lu du Lebel, vous avez déjà pu constater qu’il y avait un sacré « level » dans le style… Une plume littéraire, qui vous force à jeter deux/trois coups d’œil chez notre ami le petit Robert. Si vous n’avez jamais tenté l’expérience, vous aurez le plaisir de vous délecter de son style unique et reconnaissable entre tous. Même en cachant la couverture et le nom du créateur, il est impossible de se tromper. Notre auteur roux préféré à une identité littéraire très marquée. Mais que je vous rassure, de la plume de haut vol oui, mais aussi beaucoup d’humour et ce même lorsqu’il traite de sujets délicats et/ou difficiles. Rien de pompeux, que du plaisir…

    Puisque j’en suis à l’humour, je tiens à remercier Nicolas pour le vibrant hommage qu’il rend à Lara Fabian dans ce roman (ben oui il va falloir le lire pour comprendre maintenant) mais aussi pour le fou rire que j’ai eu du mal à retenir à l’évocation de l’écriture inclusive (dont il nous fait une démonstration mémorable).

    Mais attention, Dans la brume écarlate est tout sauf une comédie policière. L’humour est un des traits de personnalité de la plume de l’auteur mais aussi un moyen de faire retomber la tension sur des sujets difficiles. Et des sujets difficiles il y en a dans ce roman qui, au final est une oeuvre très sombre. Nicolas parle des violences faîtes aux femmes, des femmes premières victimes des conflits armés. Il nous fait part de ses réflexions sur les évolutions de la société. Il évoque les migrants, les extrêmes… Des sujets divers mais qui se rejoignent sur un aspect principal. Sous couvert de ce roman, j’ai eu le sentiment que Nicolas voulait rendre hommage aux Femmes. Attirer l’attention de son lecteur. Dans la brume écarlate est, à mon sens, un roman féministe. Pas féministe dans le sens où beaucoup l’entendent, à tort, aujourd’hui. Dans le sens où il place la Femme au centre de son intrigue. Parce qu’il dénonce les inégalités, parce qu’il dénonce les violences subies, parce qu’il leur rend hommage.

    Je ne vous parlerai pas du Vampire qui hante Paris, de la Roumanie qui, vous le découvrirez, tient également une grande place dans ce roman. Il ne faudrait pas que je vous en révèle trop… Toutefois, je pense que vous apprécierez certains clins d’œils au mythique Dracula…

    À noter également une construction très originale du roman. Si la base est celle d’un roman choral, il y a des aspects inédits que je ne peux que vous inviter à découvrir par vous même.

    Enfin l’intrigue est envoûtante. La brume, omniprésente, renforce le côté mystérieux de cette enquête à la saveur particulière, métallique…

    Dans la brume écarlate est un énorme coup de cœur, et ils sont rares en ce début d’année. Nicolas Lebel est un génie, et n’y voyez là aucune fayoterie de ma part, mais bien la reconnaissance d’une plume qui mérite d’être davantage mise en avant. S’il existe de très bons thrillers, polars et romans noirs tout comme il existe de belles plumes dans ce genre, Nicolas Lebel est toutefois plus qu’un auteur pour moi. Il est un écrivain.

  • universpolars 17 avril 2019
    Dans la brume écarlate - Nicolas Lebel

    Quel plaisir de chasser à nouveau toute cette fumée de Gitane qui t’arrive en pleine face ! Ce n’est pas franchement agréable, c’est vrai, mais cela veut également dire que l’homme qui se trouve derrière ce brouillard de nicotine n’est autre que le capitaine Mehrlicht !

    En parlant de brouillard, c’est lui qui nous tournera autour au fil des pages. Cette brume, qui nous donne parfois une sensation d’insécurité, sera l’un des personnages de ce polar. Une brouillasse qui nous permettra d’entre-apercevoir les personnes évoluer dans cette trame noire et cassante.

    Mehrlicht entrera ici en scène dans le sens propre du terme. Toute la magie de l’auteur sera déployée et étalée dans ces pages ; oui, les apparitions de Mehrlicht sont théâtrales ! Humour, humeur, sarcasme et ironie demeureront toujours là, quelque part, au coin d’une page, au détour d’un paragraphe ou suspendu à une ligne.

    Mais l’humour ne noircira pas toutes les pages de ce bouquin, loin de là. Nicolas Lebel traitera ici de thèmes assez navrants, voire affligeants, comme la violence conjugale, la maltraitance, les sévices ou humiliations faites aux femmes, mais aussi le trafic d’êtres humains ou la haine liée aux migrants. Eh oui ! La brume, dans ce roman, n’est pas présente que dans les arrondissements de Paris, mais aussi dans les esprits !

    Entre la disparition de jeunes femmes adultes en plein Paris, le parcours calamiteux d’une fratrie venue d’Alep, des agissements plus que douteux perpétrés dans une cave, impliquant un homme et une femme - victime ? -, ou encore une mare de sang sans cadavre au milieu du cimetière du Père-Lachaise, Mehrlicht aura assez de prétextes pour tirer nerveusement sur ses tiges à cancer. Au fil des pages, de l’enquête, notre flic acariâtre aura peut-être même des raisons de bouffer son paquet de clopes en entier !

    Le sang restera le cœur ou le corps de cette intrigue. Cette trame nous emportera dans la tombe, ou plutôt dans le milieu gothique, noir, excentrique et assez insolite. Mais dans la tombe, tout de même, car nous serons très présents au cimetière du Père-Lachaise, dans cette brume persistante, entourés de locataires pas trop bavards.

    Un trafic peu commun, violent, aux raisons surprenantes viendra vous déranger toujours un peu plus dans votre confort et vous rapprochera inexorablement de la folie des hommes. Encore ...

    Nicolas Lebel nous balade dans un Paris en apesanteur, en compagnie de ses flics du commissariat du XIIème arrondissement, avec une dextérité artistique qui m’impressionne toujours autant. Quel plaisir de lire ! Quel artisan de la prose ! Quel virtuose du verbe ! Un mélange de poésie, de réalité, de noirceur et de propos décalés qui donnent un style très accrocheur et enivrant. On en redemande !

    Oui, cette fois j’en suis plus que convaincu, Lebel s’amuse avec agilité pour nous enfouir dans son univers gorgé d’humanité. L’être humain se situe vraiment au centre de ses préoccupations, pour le meilleur et pour le rire. Le pire aussi ...

    Les scènes, les dialogues ou encore les situations sont très cocasses ! L’auteur nous plonge dans le noir avec une légèreté qui me surprendra à chaque fois. Cocasses, mais pas seulement ...

    Le volet de l’histoire liée à ce frère et cette sœur venus de Syrie et livrés à eux-mêmes est d’une noirceur difficilement digérable. Encore une fois, lorsque la réalité dépasse largement la fiction, les émotions deviennent également une puissante réalité.

    Mehrlicht reste fidèle à lui-même, c’est sûr, mais se dévoile encore davantage par ses monologues mythiques et profonds. Lorsqu’il démarre et extériorise une diatribe, une pensée ou simplement une humeur, franchement on l’écoute, même avec respect !

    Ce petit capitaine, froid et désagréable, nous montre encore une fois sa face cachée, son côté sensible, une âme fatiguée qui ne supporte pas ou plus le mal et la violence qui dansent autour de lui, qui le narguent en tirant la langue. Mehrlicht aura ici un coup de retard et ne le supportera pas ! Ce n’est pas une histoire de fierté, pas du tout, mais cela engendrera davantage de souffrance, de cruauté et des victimes qui n’ont rien demandé !

    L’auteur mettra un terme à cette intrigue en envoyant moult cartons rouges au visage des enquêteurs. La loi des hommes est parfois difficile à comprendre, surtout d’un point de vue moral. Mais Mehrlicht et ses hommes ont également pas mal de cartes à jouer, à distribuer, ce qu’ils ne vont pas se gêner de faire !

    Le dénouement est donc un vrai combat pour la justice, la vraie, celle qui est juste ! Mais ce dénouement est aussi le début d’un nouveau combat ...

    Bonne lecture.

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