Club Sang

Profitez de toutes nos fonctionnalités et bénéficiez de nos OFFRES EXCLUSIVES en vous inscrivant au CLUB.

JE REJOINS LE CLUB SANG

L’heure des fous - Nicolas Lebel

Club Sang

Inscrivez-vous ou connectez-vous pour pouvoir participer au Club !

9 #AvisPolar
4 enquêteurs
l'ont vu/lu
1 enquêteur
Veut la voir/lire

Résumé :

Une plongée dans l’univers des SDF. Paris : un SDF est poignardé à mort sur une voie ferrée de la gare de Lyon. « Vous me réglez ça. Rapide et propre, qu’on n’y passe pas Noël », ordonne le commissaire au capitaine Mehrlicht et à son équipe : le lieutenant Dossantos, exalté du code pénal et du bon droit, le lieutenant Sophie Latour qui panique dans les flash mobs, et le lieutenant stagiaire Ménard, souffre-douleur du capitaine à tête de grenouille, amateur de sudoku et de répliques d’Audiard... Mais ce qui s’annonçait comme un simple règlement de comptes entre SDF se complique quand le cadavre révèle son identité. L’affaire va entraîner le groupe d’enquêteurs dans les méandres de la Jungle, campement de fortune au coeur du bois de Vincennes, dans le dédale de l’illustre Sorbonne, jusqu’aux arrière-cours des troquets parisiens, pour s’achever en une course contre la montre dans les rues de la capitale. Il leur faut à tout prix empêcher que ne sonne l’heure des fous...

Vos #AvisPolar

  • Pati Vore 12 mai 2018
    L’heure des fous - Nicolas Lebel

    J’avais très envie de lire le premier roman de Nicolas Lebel : j’ai été vraiment emballée et je lirai les romans suivants c’es sûr. Un style excellent, des personnages et une ambiance intenses, des détails importants, des références historiques, de l’humour... Un très bon polar français et un auteur à suivre !

  • unevietoutesimple 30 octobre 2018
    L’heure des fous - Nicolas Lebel

    Ce roman est un polar dans la pure tradition avec, ce que j’appellerais, des personnages à l’ancienne sans pour autant tomber dans les clichés abusifs. Le commissaire Mehrlicht est un vieux briscard, il est vieux jeu, un poil macho, ponctue toutes ses phrases du mot “putain” et est un puits de connaissances, cela dit, son personnage est bien développé et plus complexe qu’il n’y parait au premier abord et l’on s’aperçoit rapidement qu’il est bien au-delà de ce cliché qui pourrait suinter à travers cette description. A ses côtés nous retrouvons Dossantos, sportif à l’excès et qui peut vous réciter le Code pénal sans aucune peine, Latour, la seule femme du groupe qui fait de son mieux pour s’imposer au sein de cette équipe masculine et il y a également Ménard, stagiaire adepte des nouvelles technologies et souffre-douleur de Mehrlicht qui a une façon bien particulière de lui montrer le métier.

    Ce qui s’annonce comme une affaire simple avec un règlement de comptes entre SDF prend rapidement une tournure plus complexe lorsque l’identité du mort est découverte. Je n’en dirai pas plus sur l’histoire.

    Pour ce qui est de l’écriture, celle-ci est fluide, c’est rythmé aussi bien dans l’action que dans les dialogues avec une pointe d’humour… cynique. Oui vous avez bien lu, ce polar vous fera, peut-être pas rire, mais en tout cas sourire, à certains moments. Les personnages centraux sont bien campés et les personnages secondaires ne restent pas en retrait pour autant.

    Il ne faut pas oublier les sonneries du téléphone de Mehrlicht, ces répliques tirées des films d’Audiard tombent toujours à point nommé et apportent une vraie dose d’humour et une pointe de légèreté.

    Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde tout au long de ma lecture.

  • universpolars 20 novembre 2018
    L’heure des fous - Nicolas Lebel

    L’heure des fous est le premier roman de Nicolas Lebel. Oui, j’ai un peu de retard sur les œuvres de cet auteur, c’est vrai, mais je compte au moins y aller dans l’ordre, ce qui est assez louable !

    Alors j’adhère totalement ! Lebel, vous pouvez l’écrire dans tous les sens, cela restera Lebel, et c’est tant mieux !

    Bref, ce n’est pas vraiment ça qui compte et nous allons entrer dans le vif du sujet. Tiens, vif est justement un mot approprié pour définir le personnage qui dirige l’enquête qui nous préoccupe ici, le capitaine Mehrlicht ! Ce dinosaure du commissariat est la caricature du vieux flic aigri : donc... aigri, pas si vieux si l’on se réfère à son passeport, mais vieux si on l’observe, acariâtre, impatient, machiste, perspicace, vif et, au fond, un sacré bon type. Un chef qui ne veut pas vraiment l’être mais qui mérite de l’être. Il a du charisme !

    Je peux vous dire tout cela en ayant juste tourné quelques pages, car l’auteur déploie de bonnes facultés pour décrire et dépeindre vite et bien la situation. Le commissariat du XIIème arrondissement dans lequel nous entrons nous est vite familier. Mais nous allons vite y ressortir, pas seuls, soit en compagnie de Mehrlicht et de ses hommes. Un clochard a été retrouvé poignardé sur les voies de la SNCF, près de la gare de Lyon.

    L’enquête débute classiquement mais très juste. Il n’y a d’ailleurs pas mille manières de débuter une enquête ! Scène de crime au peigne fin, identification, recherches, témoins, autopsie, enquête de voisinage et renseignements.

    Un clodo assassiné, c’est une affaire - factuellement ! - vite réglée. Mais cela ne sera de loin pas le cas. Derrière ce SDF se cachait un homme qui commençait à gêner. Nous resterons alors dans le milieu des sans-abris, mais l’affaire va prendre une tournure inquiétant le beau gratin parisien avec les patates chaudes qui vont avec !

    Ce qui va pimenter encore davantage ce récit, ce sont les quelques personnes - on ne sait pas vraiment qui elles sont - qui préparent visiblement quelque chose qui leur tient vraiment à cœur ! Nous ne savons pas ce que c’est, mais nous devinons sans trop nous creuser la tête que ce n’est pas un acte de bienveillance.

    « Affaire d’Etat ! », « pour le bien de l’Etat ! ». Allez, il faut manipuler, museler, contrôler, contraindre, écraser, surveiller ou encore écarter. Il y a parfois des décisions prises qui reviennent irrémédiablement claquer dans la gueule comme un élastique bien trop tendu. Ça fait mal, mais il faut l’assumer ! Il y aura de ça ici.

    D’une manière subtile, l’auteur ajoutera quelques faits historiques qui vont fondre et couler vers des événements actuels. Mêler l’Histoire à l’histoire qui nous préoccupe donne une belle consistance à cette trame.

    Bref ! Déambuler aux côtés des personnages de ce polar est un régal. Les interactions sont parfois monumentales et souvent hautes en couleurs ! L’auteur semble très à l’aise pour coucher les personnages sur le papier et ainsi les laisser faire le reste. C’est très vivant ! Le capitaine est un gars mythique qui restera gravé dans la caboche du lecteur, je m’en porte garant.

    Je vous ai parlé de ce capitaine, mais les autres ne sont pas en reste ! Entre un stagiaire qui en ramasse plein la gueule, un inspecteur avec toutes les pages du code pénal collées dans la cervelle, qui se considère comme le protecteur de la veuve et de l’orphelin, ou encore cette inspectrice très sociable, qui a de la peine à trouver sa place, nous avons de quoi passer de bons moments ! Avez-vous déjà suivi les dialogues et les scènes des polars de l’auteur sicilien Andrea Camilleri ? J’y ai parfois décelé une similitude et, croyez-moi, c’est plutôt un compliment !

    En marge de l’enquête, l’auteur traitera quelques points assez intéressants et pertinents, à l’image de ces flash mob qui se déroulent de temps en temps dans les lieux publics. Problématique ? La moindre. Tout genre de rassemblement de personnes est devenu une hantise pour les forces de l’ordre et les responsables de la sécurité publique !

    Dans le cadre de ce récit, nous aborderons aussi la mort, la maladie, avec humour et beaucoup d’humanité. L’aspect humain sera en fait traité de différentes manières, que ce soit côté flics ou civils. Nous sommes finalement tous pareils avec nos qualités, nos défauts, nos émotions et surtout nos états d’âme ! Pas vraiment d’exemptions.

    Intéressant aussi, dans le cadre de cette enquête, de découvrir une « vie parallèle » des laissés-pour-compte, au beau milieu du Bois de Vincennes. Hiérarchie, vie sociale, défense ou encore « imposition ». Fascinant et, réel ?

    Niveau visite guidée, Nicolas Lebel nous fera découvrir Paris à travers une enquête qui nous emmènera notamment à la prestigieuse Université de la Sorbonne, dans les bois de Vincennes - qui risquent de vous surprendre -, mais aussi à maints endroits de la capitale. Le capitaine Mehrlicht, aussi détestable que hautement cultivé, vous en apprendra un rayon entre deux tirées de Gitane.

    Cette trame est une guerre contre la société, un cri de rage des laissés-pour-compte, une vengeance, finalement, contre ce qu’ils étaient peut-être. L’art de la guerre est un élément qui sera mis en avant dans cette histoire. Pour les détails, le capitaine Mehrlicht vous expliquera cela bien mieux que moi.

    La manipulation de masse n’est de loin pas une invention récente. C’est même un art stratégique qui existe depuis bien des siècles. Le bluff, la force de persuasion ou l’art de motiver sont des armes redoutables. La guerre psychologique. Nous aurons l’occasion de le constater ici.

    Le dénouement va nous conduire hors de Paris, mais pas vraiment non plus. Ambiance étouffante garantie, dans tous les sens du terme. L’auteur laisse ici, avec cette histoire, un message assez fort, mais très logique. Finalement, lorsque nous humilions quelqu’un, que nous l’écrasons, que nous le blessons ou que nous le mettons de côté, il faut s’attendre à prendre un magistral retour dans la gueule. Sans voir venir ? Certainement. Les gens que l’on ignore - jusqu’à leur existence ! -, on ne peut évidemment pas les voir venir. Les sous-estimer reste également une grosse erreur !

    La maxime « qui sème le vent, récolte la tempête » est de mise ici. Belle leçon !

    Bonne lecture.

  • Mes évasions livresques 28 avril 2019
    L’heure des fous - Nicolas Lebel

    Rencontre avec le capitaine Mehrlicht et son équipe. Nicolas Lebel nous offre une équipe charismatique avec chacun ses failles et ses forces qui se complète parfaitement.

    J’ai beaucoup aimé le capitaine Mehrlicht, personnage en apparence imbuvable mais profondément humain et protecteur envers ses ouailles. Flic old-school, ses expressions d’une autre époque vont à l’encontre de la modernité de son équipe. Un peu macho avec les femmes, un peu tyrannique avec ses stagiaires et très protecteur avec Dossantos, son contraire physiquement mais avec qui il partage de nombreuses valeurs.
    Sophie Latour, Daniel Dossantos et François Ménard, bien qu’aux antipodes vont compléter harmonieusement l’équipe de Mehrlicht et faire des merveilles sur le terrain.

    Ici, nous entrons dans le milieu des SDF, ces laisser pour compte invisibles qui n’intéressent plus la société active. L’auteur nous précise que ces hommes et femmes de la rue ne sont pas arrivés là par fainéantise ou faiblesse : la plupart d’entre eux avait une profession ou une famille, voire les deux et ce sont les aléas de la vie qui les ont menés dans cette situation et ne méritent nullement le mépris dont ils font l’objet.

    En plus de cette étude sociologique des SDF, Nicolas Lebel nous plonge dans l’histoire avec un fait historique s’étant déroulé sous Napoléon III que je ne connaissais pas du tout (le fait, pas Napoléon III, je suis blonde mais quand même^^) et nous entraîne dans une intrigue insoupçonnée mêlant l’Histoire et Victor Hugo et une révolte de SDF.

    J’ai beaucoup aimé cette première incursion dans le monde de Mehrlicht qui, grâce à la plume très documentée de l’auteur, m’a fait passé une excellente évasion livresque très instructive et passionnante.

    Un livre bien sombre avec des personnages attachants, une première incursion très réussie de l’auteur dans le polar.

  • Komboloi 11 mai 2019
    L’heure des fous - Nicolas Lebel

    Ce roman policier de Nicolas Lebel est pour moi un petit coup de coeur.

    Ce n’est pas tant l’enquête en elle-même qui m’a fait aimer ce livre même si elle est loin d’être inintéressante et met en avant des problématiques sociétales tout à fait actuelles.

    Non, la plus grande force de ce roman, et c’est ce qui ressort également le plus des critiques que j’ai pu lire à droite et à gauche, provient de cette galerie de personnage créée par l’auteur. Ces personnages vont tous apporter réellement quelque chose à ce roman par leur personnalité bien marquée. Certes, c’est parfois caricatural et peut-être un peu lourd sur certains passages avec quelques traits trop forcés et sur lesquels l’auteur insiste particulièrement mais l’ensemble fonctionne globalement très bien, en tout cas avec moi.

    Au-delà des personnages, l’écriture est agréable et rythmé, sans temps morts. L’ensemble est bourré de références et de traits d’humour. C’est plus ou moins fin mais toujours bien amené et parfaitement intégré au récit.

    Dans l’ensemble une belle réussite qui donne envie de se plonger rapidement dans la suite des enquêtes de cette équipe hors norme.

  • Mes petits plaisirs à moi 29 mai 2019
    L’heure des fous - Nicolas Lebel

    J’ai un terrible défaut, je dois l’avouer, c’est de ne jamais lire les romans d’un même cycle dans l’ordre… J’ai déjà vécu cela avec Jacques Saussey. On ne devrait même pas parler de défaut me concernant mais plutôt de toc, ce qui joue d’autant sur mon appréciation des romans concernés. Alors oui, j’ai trouvé ce roman de Nicolas Lebel beaucoup moins ambitieux et original que le précédent que j’avais lu à savoir De cauchemar et de feu . Mais j’assume pleinement ma responsabilité. L’Heure des fous est, en fait, le premier roman de cet auteur et le premier donc du cycle consacré au Capitaine Mehrlicht alors que De cauchemar et de feu en est le quatrième. Vous voyez où je veux en venir ? Nicolas Lebel est un auteur à suivre car il se bonifie comme le bon vin. Il faut simplement lire ses œuvres dans l’ordre pour s’en rendre compte. Je fais donc ici officiellement mon mea culpa.

    Si vous avez donc suivi mon mauvais exemple, au seuil de la lecture de ce roman, pensez à totalement oublier l’ambiance irlandaise et le personnage de Seamus car Nicolas Lebel nous entraîne, ici, dans le microcosme du Paris des pauvres, des oubliés de la vie et des bas-fonds, donnant au passage un petit côté uchronique à son roman (vous le découvrirez dans l’avant-dernier chapitre). Ce thème est d’autant plus d’actualité aujourd’hui que l’auteur nous montre à quel point l’injustice et le ressentiment peuvent conduire aux extrêmes des gens désespérés. Cela pourrait parfois paraître exagéré tant les causes qui motivent certains personnages paraissent dérisoires mais l’actualité présente nous laisse hélas penser qu’un tel scénario serait tout à fait possible de nos jours. A certains moments, les hommes semblent condamner à l’impensable pour revendiquer simplement le droit d’exister et c’est ce que Nicolas Lebel illustre ici en reprenant avec justesse le topos de la Cour des Miracles si cher à Hugo. Plus qu’un roman policier, l’auteur nous offre ainsi un roman social où justice et désespoir tentent difficilement de faire bon ménage.

    Outre sa thématique, le roman se révèle particulièrement intéressant une nouvelle fois par les portraits des personnages de l’équipe du « batracien » Mehrlicht. Dossantos est touchant par sa rigueur extrême qui tourne parfois au ridicule et sa maladresse en matière de séduction amoureuse. Plus qu’un personnage empreint de féminisme, le lieutenant Latour brille avant tout par son humanité extrême et son désir d’aider son prochain quitte à mettre en péril sa propre carrière. Quant à Ménard, il semble n’être que le premier stagiaire souffre-douleur de Mehrlicht qui finira, toutefois, par tomber sous le charme des méthodes parfois contestables et contestées du capitaine au lexique fleuri particulièrement fourni. Une fois que vous rencontrerez cette équipe, vous ne pourrez plus vous en passer, d’autant qu’elle évolue dans un milieu policier qui ne ressort pas indemne de cette intrigue. L’attitude de certains personnages voire de certains services vous glaceraient presque le sang. On veut bien croire que la sécurité des français vaut tous les sacrifices mais certains sont plus difficiles à accepter que d’autres.

    En résumé, si vous n’avez encore jamais lu du Nicolas Lebel, foncez, vous ne le regretterez pas !

  • Musemania 5 juin 2019
    L’heure des fous - Nicolas Lebel

    Depuis le temps que je souhaitais lire un livre de Nicolas Lebel, la sélection de mai en lice pour le Prix des Lecteurs des éditions du Livre de Poche a exaucé mon voeu. En plus, c’est avec le premier de la série du capitaine Mehrlicht que je découvre enfin la plume de Nicolas Lebel.

    J’avais pu le rencontrer à la Foire du Livre de Bruxelles il y a plusieurs années et ce fut une très chouette rencontre. La « guerre » qu’il mène sur les réseaux sociaux à l’égard de l’auteur Olivier Norek vaut à elle seule le coup d’oeil.

    Mais pourquoi ai-je donc attendu autant de temps avant de lire Nicolas Lebel ? J’avoue qu’à part un manque de temps, aucune raison valable ne pouvait être invoquée. C’est avec beaucoup de délectation que j’ai découvert ce drôle de capitaine Mehrlicht, phénomène à lui tout seul mais aussi accompagné d’une équipe vaillante avec Dossantos, Latour et le stagiaire Ménard.

    Avec de nombreuses références aux films de Jacques Audiard et aux polars des années 60, le personnage du capitaine est truculent. Même si le livre date déjà de près de 6 ans puisqu’il est paru en première édition chez Marabout en 2013, plusieurs sujets évoqués dans ce récit restent encore d’actualité comme le terrorisme, la paupérisation des plus faibles, le parquage des sans-abris dans des camps de fortune….

    Au fil des pages, le suspens grandit. L’intrigue est finement ficelée et malin est celui qui pourra deviner le coupable et son mobile. Chacun des membres de cette fine équipe de policiers est haut en couleurs et réellement attachant. C’est parfois drôle, original mais aussi riche en rebondissements. Voilà donc une autre série policière que je suivrais avec beaucoup d’intérêt.

    Mais que le choix pour nous jurés du prix des Lecteurs a été difficile pour ce mois de mai. En effet, le niveau était très bon et la barre avait été placée haute. C’est avec un crève-coeur que j’ai dû voter car j’ai trouvé les trois thrillers (« Fantazmë » de Niko Tackian, « Le brasier » de Vincent Hauuy et ici, « L’heure des fous ») tous les trois excellents. Choisir parmi ces trois coups de coeur n’est vraiment pas chose évidente et s’est révélé un crève-coeur pour ma part. Pour terminer, mon vote s’est finalement porté sur « Fantazmë » et son commandant Khan, si attachant. Malgré tout, les trois auteurs méritaient amplement leur place pour la finale du Prix des Lecteurs.

  • Happy Manda Passions 6 juin 2019
    L’heure des fous - Nicolas Lebel

    Grâce à un parfait équilibre entre le suspense et le portrait social, Nicolas Lebel nous livre un polar
    sombre et addictif. Certes au début nous pouvons être déroutés par le langage peu châtié de
    l’inspecteur Mehrlicht mais il apporte de la couleur à ce roman noir. L’intrigue est documentée et les
    rebondissements variés, ce qui permet une lecture sans temps mort et fort agréable.

  • La Caverne du Polar 16 août 2019
    L’heure des fous - Nicolas Lebel

    Aujourd’hui je vais vous parler de L’heure des fous le premier roman de Nicolas Lebel. Après avoir eu un gros coup de cœur pour De cauchemar et de feu, le quatrième tome mettant en scène le capitaine Daniel Mehrlicht, j’ai décidé de commencer cette saga par le début. C’est parti, suivez-moi en direction de Paris dans l’univers si spéciale de Nicolas Lebel.

    L’histoire commence par la découverte du corps d’un SDF retrouver sur les voies de la gare de Lyon. A première vue l’enquête semble assez banale, mais cela va très vite se compliquer. Toute l’équipe du capitaine Mehrlicht est sur le pont et leurs recherches nous mènent à travers des lieux mythiques de Paris. De Bercy à la Sorbonne, en passant par la Défense et le bois de Vincennes, le travail d’investigation va dévoiler au compte-gouttes de nouvelles informations qui vont nous permettre d’assembler les différentes pièces du puzzle. L’enquête est rondement menée, sans temps morts et avec des chapitres très courts.

    J’ai pris énormément de plaisir à retrouver le capitaine Daniel Mehrlicht, ancien candidat malheureux de question pour un champion, gros fumeur de Gitanes et grand fan de Sudoku, dont le téléphone sort des répliques d’Audiard à chaque appel. Les personnages sont d’ailleurs le point fort et la réussite principale de ce roman mais également de toute la saga. Ils sont tous très travaillés et font vraiment partie intégrante du roman. Que ce soit le lieutenant Mickael Dossantos adepte du code pénal et du sport, ou le lieutenant Sophie Latour qui tente de se faire respecter tant bien que mal face au machisme du capitaine. Le pauvre stagiaire qui est le véritable souffre-douleur du capitaine. Et bien entendu Jacques le collègue et ami atteint du cancer à qui Daniel rend fréquemment visite à l’hôpital. L’heure des fous est un mélange savant d’humanité, d’humour et de dialogues brillants.

    L’heure des fous est un très bon premier roman. Nicolas Lebel a vraiment son propre style et il nous propose une enquête originale et différente de ce que j’ai l’habitude de lire. Je suis vraiment fan du capitaine à la tête de grenouille. Je conseil vraiment à tout le monde de découvrir cet auteur unique qu’est Nicolas Lebel. Laissez-vous tenter par Mehrlicht et son équipe vous ne serez pas déçu.

Votre #AvisPolar

Votre note :
Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Bepolar.fr respecte les droits d’auteur et s’est toujours engagé à être rigoureux sur ce point, dans le respect du travail des artistes que nous cherchons à valoriser. Les photos sont utilisées à des fins illustratives et non dans un but d’exploitation commerciale. et nous veillons à n’illustrer nos articles qu’avec des photos fournis dans les dossiers de presse prévues pour cette utilisation. Cependant, si vous, lecteur - anonyme, distributeur, attaché de presse, artiste, photographe constatez qu’une photo est diffusée sur Bepolar.fr alors que les droits ne sont pas respectés, ayez la gentillesse de contacter la rédaction. Nous nous engageons à retirer toutes photos litigieuses. Merci pour votre compréhension.