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Hook - Michelle Miller

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Résumé :

Todd Kent, jeune et ambitieux playboy de Wall Street, est contacté par le fondateur de Hook, nouvelle star de la Silicon Valley, une appli de rencontre en ligne permettant à ses utilisateurs de géolocaliser leurs cibles. La mission de Todd : introduire l’entreprise en Bourse. Après lui avoir permis de multiplier les aventures, Hook va donc manifestement faire sa fortune. Il monte une équipe composée de Neha Patel, analyste zélée, Tara Taylor, pour laquelle il a eu un béguin à l’université, et Beau Buckley, gosse de riche séduisant et noceur notoire. Le coup qu’ils préparent – un deal à 14 milliards de dollars – permettra à chacun de faire décoller sa carrière. Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu.

À l’intersection de The Social Network et du Loup de Wall Street, Hook dévoile les coulisses d’un monde où règnent jeux de pouvoir, scandales sexuels et négociations troubles.

Pour aller plus loin

Vos #AvisPolar

  • Musemania 2 août 2019
    Hook - Michelle Miller

    La sélection de juillet en lice pour le Prix des Lecteurs du Livre de Poche, section « polar » comprend ce livre de Michelle Miller ainsi que « Le triomphe des ténèbres » d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne. Etant dans la seconde lecture que j’apprécie beaucoup et ayant d’ores et déjà adoré, « Hook », je pense que mon choix sera difficile à faire. A quelques jours de la deadline, je pense que ça sera à nouveau un crève-coeur.

    « Hook » est le premier roman de Michelle Miller et à aucun moment, je ne l’ai ressenti tant l’écriture est parfaitement maîtrisée. Il faut dire que l’auteure sait de quoi elle parle puisqu’elle était elle-même trader à Wall Street. Le monde de la bourse n’est pas un monde que je côtoie ou connais particulièrement mais Michelle Miller a su me le rendre attractif en n’hésitant pas à expliquer son langage propre et ses termes tout à fait particuliers.

    A nouveau, même si ce livre est compris dans la sélection « polar », il n’y a pas de tueur sanguinaire ou de sang versé à chacune des pages. Pourtant, je trouve que ce roman noir y a toute sa place. Je l’ai dévoré en deux jours tant le suspens me faisait tourner les pages de ce bouquin de près de 600 pages. Chacun des chapitres raconte le point de vue de l’un des protagonistes dans cette mise en bourse d’une des dernières applications à la mode, susceptible d’engendrer des milliards de dollars. J’ai trouvé ce découpage très intéressant pour ainsi développer les différentes psychologies des personnages allant de la lâcheté au doute, passant par l’opportunisme sans limite.

    Les références aux films « The social network » et « Le loup de Wall Street » sont tout à fait opportunes. Le milieu boursier est loin d’être le monde des bisounours, chose dont je me doutais bien mais les rivalités et l’argent font que les amis d’aujourd’hui seront sûrement les ennemis de demain. En plus de ce monde régi par ses propres règles, on côtoie dans ce livre, celui des nouvelles technologies et des applications ; New York et la Silicon Valley s’y affrontent férocement ! L’appât du gain peut faire faire des choses vraiment moches et on y nage en pleines eaux infestées de requins.

    L’application « Hook » ne vous sera pas totalement étrangère et n’est pas sans rappeler « Tinder ». En allant plus loin que sa seule utilisation, ce livre fait présager que les dérives de ce type d’application mais aussi des réseaux sociaux en général peuvent être nombreuses et ne sont pas sans risque.

    Je ne connaissais pas du tout ce livre avant qu’il ne me soit proposé dans le cadre du Prix des Lecteurs du Livre de Poche et pourtant, je trouve que ce livre mérite vraiment à être connu.

  • Mes petits plaisirs à moi 25 août 2019
    Hook - Michelle Miller

    Une peinture du capitalisme à gerber

    Pour un premier roman, il faut l’avouer, Michelle Miller a réussi son coup car elle nous offre ici un polar/thriller passionnant et addictif même si on découvre l’identité du coupable à peine le meurtre de Kelly Jacobson, la future jeune collègue de Tara Taylor, dévoilé. On doit donc reconnaître que côté suspense, c’est un peu raté mais l’auteur parvient tout de même à retenir son lecteur par une intrigue haletante et totalement crédible. On lui pardonnera donc cette petite faiblesse en se disant que cela constituera sa marge de progression pour son second roman.

    En créant une sorte de mix du Social Network de Fincher et du Loup de Wall Street de Scorsese, on peut faire confiance à Michelle Miller pour rendre compte avec fidélité de ces deux mondes puisqu’elle-même, avant de se consacrer à l’écriture, a été trader chez J.P. Morgan. Et ce qu’elle nous révèle ne fait que confirmer l’image déjà pas très positive que l’on pouvait en avoir. Des milieux misogynes (cela va au-delà du machisme), aux valeurs égocentrées et totalement vouées au capitalisme exacerbé. On n’a même parfois du mal à y croire tant les personnages masculins (à l’exception de 2 ou 3) constituent ici la lie de l’humanité. Ils ne pensent qu’à une chose : devenir riches, baiser et accéder au pouvoir en recourant aux moyens les plus vils. Le reste n’a à leurs yeux absolument aucune importance. Mais la réussite de Michelle Miller consiste ici à montrer que ces hommes, unis face au reste du monde par une vision des femmes dignes de nos ancêtres préhistoriques, n’ont finalement pas plus d’égards les uns vis-à-vis des autres. Les coups les plus bas sont permis du moment que l’un d’eux en retire un quelconque avantage. Et le comble, c’est que le lecteur se délecte de toutes ces mesquineries car on se croirait presque dans Dallas et son « univers impitoyable ». A chaque page tournée, on attend avec impatience quelle nouvelle saloperie l’un d’eux va pouvoir faire aux autres. Et à chaque fois, ils réussissent à nous surprendre par leur inventivité. Comme quoi la testostérone est pleine de ressorts, aussi minables soient-ils !

    Et dans tout cela, il y a les femmes : Tara, Neha, Amanda… toutes des filles en A comme une sorte de sororité implicite qui va œuvrer en silence afin de régler leur compte à tous ces crétins incapables de les traiter sur le même pied d’égalité malgré leurs compétences incontestables. Petit bémol, toutefois, pour le personnage de Neha qui, même si elle est attachante, semble déjà contaminée par ce milieu financier au point de mettre à un moment dans la balance la vie d’un homme et celles de milliers d’autres. Même si on peut comprendre ce qui la motive, on a tout de même un peu de mal à l’accepter. Bon il y a aussi Rachel qui s’en sort pas mal dans ce roman mais, à la différence de ses acolytes, elle réussit en utilisant les mêmes armes que ces messieurs, ce qui l’a rendu à mes yeux moins méritante et honorable. Sans être un roman féministe, Hook symbolise donc la revanche de toutes ces working girls qui œuvrent dans l’ombre pour permettre à des costumes-cravates gonflés d’orgueil de se pavaner dans des réunions puant les hormones mâles et de faire le coq à la moindre occasion. On aimerait bien y croire mais on semble encore très loin d’une telle situation, une fois revenus dans le monde réel. Mais Hook , c’est aussi un roman sur l’introspection et la quête de soi : Tara et Juan en sont les meilleurs exemples car toute cette aventure va leur permettre de se trouver et d’arrêter de se mentir sur leurs ambitions personnelles et leurs réels objectifs de vie. En cela, c’est la petite pointe d’optimisme de la fin du roman.

    Mes chouchous à moi

    Globalement, tous les personnages féminins (à l’exception de Catherine Wiley, victime consentante de ce système piloté par les hommes) mais aussi et surtout, le personnage de Juan, pris entre son désir de projet humaniste et sa foi en la justice. Même si tous ces personnages ne changent finalement pas la face du monde, on peut leur reconnaître au moins une qualité : ils ont tenté de le faire et c’est déjà beaucoup !

    Au final, un roman que je recommande vraiment car, malgré son suspense avorté, il nous fait découvrir les rouages de notre monde moderne dans une intrigue passionnante et mené tambour-battant par un auteur dont on reparlera sans aucun doute.

  • _bychloe 21 novembre 2019
    Hook - Michelle Miller

    Hook est un livre qui se lit bien et qui tient en haleine. Je trouve que ce n’est pas un vrai Policier à proprement parlé, car l’enquête sur le meurtre est très secondaire. J’ai cependant beaucoup aimé suivre Todd Kent et son équipe dans l’IPO de l’application Hook, qui ressemble trait pour trait à Tinder.
    Je suis par contre déçue de cette fin ouverte qui l’est beaucoup trop pour le coup. Des questions importantes restent sans réponses ; à moins que l’autrice ne prévoit une suite ?
    Secrets, drogues, corruptions... Jusqu’où êtes-vous prêt à aller pour de l’argent ?

    *Livre lu dans le cadre du Prix des Lecteurs Livre de Poche, 2019*

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