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L’Ecrivain public - Dan Fesperman

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Résumé :

9 février 1942. Dès son arrivée à New York, Woodrow Cain, un jeune flic du sud des États-Unis, est accueilli par les flammes qui s’échappent du paquebot Normandie, en train de sombrer dans l’Hudson. C’est au bord de ce même fleuve que va le mener sa première enquête, après la découverte d’un cadavre sur les docks, tenus par la mafia. Là, il fait la connaissance d’un écrivain public, Danziger, obsédé par les migrants qui arrivent d’une Europe à feu et à sang, ces fantômes au passé déchiré et à l’avenir incertain. Celui-ci va orienter Cain vers Germantown, le quartier allemand, où, dans l’ombre, sévissent les sympathisants nazis. Alors que le pays marche vers la guerre, la ville est en proie à une paranoïa croissante. Et les meurtres continuent...

Vos #AvisPolar

  • kateginger63 12 mars 2019
    L’Ecrivain public - Dan Fesperman

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    Une enquête new-yorkaise dans la grande Histoire
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    C’est le résumé qui m’a intrigué en premier, ainsi que la couverture monochrome (un briquet au symbole nazi). Et je me suis proposée directement auprès du club Picabo River Bookclub sur FB dont je fais partie, à le lire et le chroniquer.
    *
    Le travail éditorial est soigné : papier d’aspect "vieilli", une typographie claire, des débuts de chapitres aux caractères gras et des petits détails (tranche, intérieur de couverture....) originaux. le noir, gris & blanc reflète le thème sérieux & obscur.
    *
    La seconde guerre mondiale est un sujet toujours inspirant. On en voit publié chaque semaine, dans les bacs de librairie. Mais ici, dans les bas-fonds de New-York, entre la pègre et le gratin, en voilà un lieu original.
    L’auteur s’est inspiré de faits réels, de personnages existants et surtout de quartiers et bâtiments toujours debout à l’heure actuelle.
    *
    Connaissez-vous l’épisode de l’hiver 42 où des sympathisants nazis ont recueilli des fonds pour soutenir leur parti, celui d’Hitler ? le paquebot Normandie qui a brûlé ? Pas moi en tout cas.
    Et c’est avec une réelle curiosité historique que j’ai appréhendé ce roman. Certes, il y a l’intrigue principale qui happe le lecteur jusque dans les quartiers mal famés de la ville. Mais c’est surtout le contexte historique et sociologique que j’ai apprécié le plus.
    Apprendre quelques mots utilisés par la police locale, l’argot des mafiosos, les astuces des flics véreux ; m’imaginer dans des lieux mythiques tel Ellis Island, le Majestic, l’hôtel Astor, Central Park, un peu comme dans un film en noir & blanc, essayer de démêler les codes des différents groupes de mafieux....
    *
    Les deux héros principaux forment un duo improbable de détectives.
    Cain, le jeune inspecteur sudiste un peu naïf mais avec déjà un passé troublant et Danzinger, un écrivain pour migrants aux multiples vies, bien intrigant aussi.
    Ces deux compères au final, se complètent à merveille et sèment le trouble, déjà si poisseux, dans cette ambiance de corruption.
    *
    Ce gros roman de 400 pages est à lire attentivement et de manière concentrée. L’écriture est certes fluide mais les innombrables lieux, noms des personnages et procédures policières m’ont embrumé l’esprit.
    Certains passages m’ont échappé, je l’avoue. J’aurais peut-être voulu en savoir un peu plus sur les combines autour de l’influence nazie à New-York.
    *
    Des rebondissements arrivent au bon moment. Une tension toujours à la hauteur de l’évènement (ah que j’ai tremblé pour la fille de Cain !).
    Des personnages secondaires complexes et bien campés.
    L’auteur s’est très bien documenté sur ce fait divers bien restitué , ce patriotisme tellement incongru de la part des mafiosos et l’alliance inattendue . (je n’en dis pas plus, sinon je vous spoile)
    *
    C’est le premier polar que je lis des éditions @cherche-midi, et j’ai réellement apprécié cette parenthèse new-yorkaise.

  • Mouchemike 20 septembre 2019
    L’Ecrivain public - Dan Fesperman

    Un livre qui nous plonge dans un New York des années 40 après l’attaque de Pearl Harbor et la peur des américains d’attentats sur leur sol. Les Expatriés montré du doigt et mis à l’écart par crainte de complots.

    Au milieu de ce contexte compliqué, Caïn un inspecteur nouvellement arrivé dans cette ville grâce à l’aide de son beau-père (un grand homme d’affaire new-yorkais). Sa première affaire, un cadavre repêché au beurre du fleuve avec une marque étonnante sur le torse, un L.

    Son enquête va se révéler bien compliqué, dans une ville contrôlé par les mafias, avec des flics corrompus prêt à tout pour faire taire les curieux.

    Il va, cependant, vite trouver un allier de poids dans la personne de Dazinger. Un écrivain public dont le mieux consiste à lire des courriers et en rédiger dans plusieurs langues (dont l’allemand) pour permettre à des expatriés ne sachant ni lire ni écrire de continuer à communiquer avec leurs familles resté au pays. Ce dernier va se révéler être un homme plein de ressources avec un passé lourd et intrigant.

    Une histoire captivante avec en fond des meurtres et le Normandie en feu. Je vous conseil vraiment cette lecture fluide et cette histoire addictive dans une période que j’affectionne au niveau de mes lectures, la seconde guerre mondiale.

  • Cigale17 10 janvier 2020
    L’Ecrivain public - Dan Fesperman

    La couverture de L’Écrivain public donne à voir un briquet décoré des armoiries du Reich allemand utilisées pendant la Deuxième Guerre mondiale, ce qui nous plonge directement dans l’époque à laquelle se déroule ce foisonnant roman policier. Dan Fesperman entraîne ses lecteurs à New York, alors que, après Pearl Harbour, les États-Unis viennent de déclarer la guerre successivement au Japon puis à l’Italie et à l’Allemagne (décembre 1941). Bloqué dans le port de New York à cause de la guerre, le très luxueux paquebot français Le Normandie est détruit par un mystérieux incendie alors que les Américains l’avaient réquisitionné comme transport de troupes. Qui a mis le feu ? les sympathisants nazis ? la mafia qui tient les docks ? un ouvrier maladroit ?

    Le même jour, le 9 février 1942, Woodrow Cain arrive dans cette ville qu’il ne connaît pas. Il débarque directement de sa campagne (la Caroline du Nord), il a un accent très prononcé et il ne connaît pas les codes en vigueur ici. Le voilà promis au bizutage par une équipe de flics pas tous sympathiques, d’autant que le nouveau venu est, paraît-il, pistonné par un grand ponte. Et Cain a bien besoin d’aide… On comprend qu’il sort d’une sale histoire où semblent mêlés sa femme, son équipier et ?... Il y a eu un mort ? des morts ? Bref, une vraie galère. Pour couronner le tout, dès l’arrivée de Cain, son chef, pas du tout bienveillant, lui impose une enquête sur un inconnu assassiné sur les docks. Qu’il se débrouille comme il peut !

    Un narrateur à la troisième personne assure presque tout le récit, mais dans le prologue et dans 9 des 43 chapitres, un narrateur à la première personne prendra la parole, Maximilian Danziger, l’écrivain public éponyme du roman. Personnage original, mal fagoté, parfois mal embouché, il exerce ce métier parce qu’il parle plusieurs langues et qu’il est instruit, mais aussi (surtout ?) parce qu’il se montre plein de compassion pour tous ces migrants, souvent illettrés, qui ont besoin de lui pour leur lire les lettres qu’ils reçoivent et écrire celles qu’ils veulent envoyer. En contrepartie, il reçoit un peu d’argent (peu) et conserve dans son bureau des milliers de lettres… et de secrets. Dès 42, il est très bien renseigné sur ces effroyables convois qui circulent en Europe. J’ai adoré la différence subtile de ton et de niveau de langue quand c’est l’écrivain public qui s’exprime ! On comprend au fil de la lecture que Danziger veut dissimuler son passé. Se cache-t-il vraiment ? Que ou qui fuit-il ? On a envie de le connaître mieux dès qu’il prend la parole.

    « Lorsqu’ils terminent un roman qui associe le réel et l’imaginaire, certains lecteurs se posent inévitablement la question de savoir ce qui est vrai ou pas. Dans le cas de celui-ci, beaucoup de choses le sont, notamment l’alliance contre nature que [le Service du renseignement militaire de la marine américaine] et le procureur Frank Hogan ont conclue avec la Mafia pour protéger le port de New York contre les entreprises de sabotages et les sous-mains ennemis », écrit Dan Fesperman dans sa « Note de l’auteur ». Suivent les noms de plusieurs mafieux plus ou moins célèbres que nous avons rencontrés dans le roman : Lucky Luciano, Meyer Lansky, Albert Anastasia, Socks Lanza, etc., ainsi que des avocats, des hommes d’affaires, des procureurs, etc. Même le personnage de Danziger est inspiré (librement) d’un personnage réel !

    J’ai bien aimé ce roman qui m’a entraînée dans une époque trouble que je connais peu. Bien sûr, j’avais entendu parler des sympathies nazies de Charles Linberg et je m’étais un peu renseignée après avoir lu Le Complot contre l’Amérique de Philip Roth. Je savais que Ford et GM avaient activement travaillé avec le IIIe Reich, même pendant la guerre, mais je ne connaissais pas les visées patriotiques de la mafia pendant le conflit ! Le fond historique est donc passionnant. Aux deux-tiers du roman (ce sera mon bémol), je me suis un peu perdue dans la quantité de personnages cités, mais pas forcément développés. Pour sa part, Cain se révèle extrêmement attachant malgré ses manquements et ses maladresses. C’est aussi le cas de Danziger, que vous préférerez peut-être, comme moi, appeler familièrement Sacha. Dan Fesperman est l’auteur de 11 romans dont 3 seulement sont traduits en français. On peut vraiment se demander pourquoi…

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