L’évangile selon Satan - Patrick Graham

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Résumé :

Rachel, l’assistante du shérif du comté, enquête sur la disparition de quatre jeunes serveuses. Elle disparaît à son tour. Marie Parks, profileuse au FBI qui possède des dons de médium et s’est spécialisée dans la traque des Cross-Killers – les tueurs en série qui voyagent —, est chargée d’enquêter sur la disparition de Rachel. Elle retrouve son corps torturé et la dépouille des quatre disparues crucifiées dans une crypte. Le tueur, abattu par le FBI est un moine qui porte les signes du Diable.

Quelques jours plus tard, au Vatican, le cardinal Oscar Camano, patron de la congrégation des miracles, apprend que les quatre jeunes femmes assassinées sont les religieuses qu’il avait envoyées aux États-Unis pour enquêter sur la vague de meurtres qui frappent l’Ordre des Recluses, un ordre très ancien, chargé depuis le Moyen Age de protéger et d’étudier les manuscrits interdits de la chrétienté. Il confie au meilleur de ses exorcistes, le père jésuite Carzo, le soin de retrouver la trace de cet évangile que l’Église a perdu six siècles plus tôt.

Avec L’évangile selon Satan, Patrick Graham fait une entrée spectaculaire dans le club des grands écrivains de thrillers.

Vos avis

  • Nicolas Elie 22 septembre 2017
    L’évangile selon Satan - Patrick Graham

    Toi aussi, j’en suis sûr, t’as dans ta bibliothèque des romans que tu as lu, il y a quelques années, et dont tu t’es dit que tu les relirais un jour.

    Un jour, si t’avais le temps.

    Ben j’ai pris le temps.

    J’avais lu ce bouquin et sa suite l’année de sa sortie, en 2007.

    Putain, dix ans !

    Je viens de le relire, parce qu’au vu de ce qui arrive à M’sieur Graham, c’était à mon sens le meilleur moyen de lui rendre hommage.

    Imagine.

    On est sur le mont du Crâne, et on vient de dresser les croix sur lesquelles on va clouer les deux larrons et Le Christ.

    T’as vu, ça rigole pas, question référence.

    Donc, imagine.

    Le Christ, ça fait quelques heures qu’on lui fait des trucs pas catholiques, et il en a marre. Il en peut plus de ces séances de tortures. Et tout ça pour ces abrutis qui le regardent en rigolant, ces crétins qui puent la sueur.

    Ça suffit.

    Alors Le Fils de Dieu, il renie son Père. Il laisse sa foi aux oubliettes et il devient dingue. Il devient aussi Janus, le fils de Satan.

    INRI ne signifie plus Jesus de Nazareth Roi des Juifs, mais Janus de Nazareth Roi des Enfers.

    Ça, c’est le postulat. La grille de départ du roman.

    J’aime bien.

    Les potes de Janus, ils écrivent un évangile. C’est leur truc à l’époque. Mais eux, c’est celui de Satan qu’ils décident de laisser aux hommes. Ils le planquent, bien sûr, et régulièrement, on zigouille des bonnes sœurs pour le retrouver parce que ce sont elles qui le cachent.

    De nos jours, en plein cœur du Vatican, il y a des types qui le cherchent, ce bouquin. S’ils le trouvent, c’est la chrétienté qui s’effondre.

    Ben ouais. Pas de Christ, pas de résurrection, donc pas de fondations à cette Église qui nous fait croire des trucs depuis 2 000 ans.

    Tout le monde cherche cet évangile qui a disparu depuis le Moyen-Âge et notamment un groupe qui œuvre dans l’ombre du Vatican, et qui s’appelle « La fumée Noire ». Que des curés pas très nets, et qui veulent renverser l’Église.

    Ce qu’il faut comprendre, c’est que Patrick Graham fait démarrer son roman en 1348, au moment où la peste noire fabrique des cadavres par tombereaux entiers. Tu entre dans un couvent de recluses. Ces nonnes chargées d’étudier et de protéger les textes reliés au Mal.

    Le Mal, donc Satan et ses potes.

    C’est parfaitement écrit. Le couvent, t’es dedans.

    Tu sens ces odeurs de pourriture et de sueur. Tu as du mal à voir à la lueur des chandelles ces textes que l’Église veut cacher. Tu peux renifler le sang des nonnes assassinées.

    T’es dedans.

    Puis en 2006, des meurtres. Dans le Maine. La patrie de King. Le hasard ou un hommage. Je sais pas, c’est pas précisé.

    En tout cas, ça commence dans le Maine.

    Marie Parks, elle est profileuse au FBI.

    Super bonne profileuse. Elle traque les cross-killers. Ces tueurs en série qui voyagent et qui sont donc les plus difficiles à trouver.

    C’est elle qui va suivre Caleb.

    Caleb, je l’aime bien. J’aime bien les tueurs en série, en général, et celui-ci est particulièrement réussi.

    Si tu l’as pas lu, je spolie pas trop.

    Des personnages attachants, notamment ce prêtre exorciste qui va aider Marie à chercher ce tueur.

    Ce qu’il faut savoir, c’est que Marie, elle est grave médium. Elle a des visions de dingues. Elle a pas besoin de récupérer des films d’horreur sur internet, elle les a dans la tête.

    C’est pratique, mais c’est pénible.
    J’arrête pour ce qui est de l’histoire.

    Ce qu’il faut que tu comprennes, c’est qu’à part King, y a personne qui peut me faire avaler des trucs fantastiques dans des histoires de tueurs et d’enquêtes. Dans le sens où je sais que ça n’existe pas.

    Personne sauf King et Graham.

    T’as compris ?

    Des bouquins sur la religion, le Bien, le Mal, Dieu, le Diable, il y en a plein.

    J’ai pas lu beaucoup mieux depuis.
    Tu vas le trouver en poche, c’est sûr, et ce sera pas qu’une bonne action.

    Tu vas passer un putain de bon moment.

    Et si tu l’as déjà, fait comme moi, relis-le.

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