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Lëd – Caryl Férey

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7 #AvisPolar
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Résumé :

Lëd (« glace » en russe) est une immersion dans une Russie de tous les extrêmes : pollution, corruption, homophobie,
précarité sociale, racisme.

Norilsk est la ville de Sibérie la plus au nord et la plus polluée au monde. Dans cet univers dantesque où les aurores boréales se succèdent, les températures peuvent descendre sous les 60°C.

Au lendemain d’un ouragan arctique, le cadavre d’un éleveur de rennes émerge des décombres d’un toit d’immeuble, arraché par les éléments. Boris, flegmatique banni d’Irkoutsk, est chargé de l’affaire.

Dans cette prison à ciel ouvert, il découvre une jeunesse qui s’épuise à la mine, s’invente des échappatoires, s’évade et aime au mépris du danger. Parce qu’à Norilsk, où la corruption est partout, chacun se surveille.

Et la menace rôde tandis que Boris s’entête…

« Avec Lëd, Caryl Férey demeure à l’écoute des oubliés de l’Histoire et de leurs combats. » (Le Quotidien)

« Un passionnant polar des glaces ! » (Les Echos)

« Un excellent thriller : le scénario est bien vissé, les personnages formidables et le récit cache de belles surprises. » (France Inter)

Source : Éditions Pocket / Éditions Les Arènes

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Vos #AvisPolar

  • RobinZidane 9 juin 2022
    Lëd – Caryl Férey

    Comme à son habitude, Caryl Ferey nous fait voyager.
    Cette fois, rendez vous à Norilsk. Ville du nord de la Sibérie où règnent des températures polaires, la pollution et la corruption.
    Nous rencontrons des personnages fiers, au parcours cabossé. Chacun d’entre eux essayant de survivre dans ces conditions extrêmes.
    Le travail de documentation et la plume de l’auteur font que nous sommes entièrement pris par le récit .
    L’immersion est totale.

  • Viviane Dhoury 7 juin 2022
    Lëd – Caryl Férey

    « Vivre à Norilsk, c’est évoluer dans une prison géante, avec la menace constante d’une interdiction, un univers panoptique rappelant à qui pouvait l’oublier qu’ici il valait mieux rester à sa place. »

    Il ne fait pas bon être jeune à Norilsk, ni homosexuel comme Gleb, et encore moins Nenets comme cet éleveur de rennes, retrouvé assassiné dans les décombres d’un immeuble par une nuit d’ouragan arctique. Boris, flic flegmatique banni d’Irkoutsk, est chargé de l’affaire.

    Et en effet, ici j’ai découvert l’ambiance de la ville la plus froide et la plus polluée du nord de la Russie. Ancien goulag, il y règne un climat lourd et oppressant qui vous glace autant que les faits qui se déroulent derrière les murs des habitants de Norilsk.

    Ce roman noir est un portrait contemporain de la société et du système mafieux russe. J’ai appris beaucoup de faits sur la Russie bien que parfois le style documentaire m’ait un peu dérangée. L’auteur en profite aussi pour glisser quelques messages glaçants sur la catastrophe écologique qui nous guette 😨.

    L’histoire est originale, immersive, réaliste mais aussi sombre et violente avec des descriptions saisissantes et souvent glaçantes dans tous les sens du terme 😅.
    Les habitants de Norilsk sont attachants dans ce monde corrompu dans lequel ils évoluent.

    Ça a été une belle découverte et une bonne lecture.

    Je découvre la plume de l’auteur avec ce titre et je le recommande bien sûr !

  • Lyon 7 juin 2022
    Lëd – Caryl Férey

    Veritable plongée dans l’enfer siberien.
    Caryl Férey nous transporte dans une enquête très sombre sur fond de corruption, de mine de Nickel, de goulag, d’écologie.. On y découvre le quotidien des habitants de cette petite ville de Sibérie et c’est glaçant. Bref à lire.

  • Antemie 6 juin 2022
    Lëd – Caryl Férey

    L’histoire se déroule à Norilsk, une ville minière de Sibérie. A la suite d’un ouragan d’une rare intensité ayant emporté le toit d’un vieil immeuble (mais on s’aperçoit rapidement que tout est vieux à Norilsk), le corps d’un nomade (un Nenets) est retrouvé dans les décombres. Peu de temps après, Valentina, une jeune blogueuse qui défend l’écologie disparait du jour au lendemain à son retour d’une autre ville où elle avait été passé des examens universitaires. S’ensuivent alors les deux enquêtes menées par Boris, un policier muté à Norilsk pour avoir été trop intègre.

    Dès le début du livre, on fait connaissance avec tous les personnages qui vont intervenir dans l’histoire : il y a tout d’abord Gleb, mineur, et passionné de photos. C’est lui qui a découvert le corps du Nenets... Il y a aussi Nikita, l’amant secret de Gleb (et oui, on apprend que l’homosexualité est encore très mal vue en Russie ), mineur lui aussi, et Dasha, son amie d’enfance, couturière hors pair qui est amoureuse de Gleb depuis toujours. On fait connaissance également avec Léna, médecin légiste, et femme de Sacha, lui aussi travaillant à la mine, et qui fait partie d’un club de béhourd, sport de combat rendant hommage aux traditions cosaques. Et bien sûr, il y a Boris, l’enquêteur, marié à Anya, petit bout de femme à la santé fragile que la pollution de la ville condamne vraisemblablement à une vie trop courte ; Boris, qui va soupçonner un lien entre les deux affaires, et qui va devoir convaincre sa hiérarchie de lui laisser du temps pour le prouver.

    Une grande partie du livre est consacrée à la vie de ces personnages, leur histoire personnelle, leurs désillusions, leurs quêtes, leurs attentes. Et petit à petit, on voit les liens qui existent entre chacun d’eux, les rassemblant au sein d’une communauté semblable à une famille, chacun aspirant à un avenir meilleur mais ne pouvant que constater que la ville dans laquelle ils vivent est corrompue, comme beaucoup de villes en Russie selon l’auteur, et qu’ils ne pourront jamais aller ailleurs.

    Parallèlement, à certains moments du livre, est abordée la vie des Nenets, ce peuple nomade qui vit de l’élevage des rennes et qui côtoie les sédentaires pour obtenir des biens de première nécessité.
    Cette opposition entre la vie dans la ville polluée et la vie proche de la nature des Nenets renforce l’idée que l’homme est son propre destructeur, à l’image des dictateurs qui se sont succédé à la tête de l’URSS puis de la Russie.

    Le rythme du livre, assez lent dans le descriptif de la vie des personnages et des différents évènements pouvant leur arriver, s’accélère dans sa deuxième moité quand on commence à entrevoir les fondements de l’intrigue. Chaque personnage, ou presque, va alors jouer un rôle dans la révélation finale, révélation à laquelle on ne s’attend pas. Et on s’en veut presque de ne pas s’y être attendu, car en y réfléchissant bien, c’est à cette découverte du fin mot de l’histoire que l’auteur a travaillé tout au long du livre, en nous racontant l’histoire de la chute de l’URSS et de celle de la Russie ensuite.

    C’est le premier roman de Caryk Férey que je lisais, et j’avoue que je vais vite rattraper mon retard et lire les autres car j’ai beaucoup aimé : c’est très documenté et vraiment très bien écrit. On apprend des choses de l’Histoire, tout comme on apprend à connaitre la vie des personnages en pénétrant dans leur intimité. On a vraiment l’impression de vivre avec chacun d’eux et de faire partie de l’histoire nous aussi, tellement il y a de détails et de descriptions de sentiments.
    Caryl Férey n’a rien négligé et nous a partagé sa vision de la Russie, de ses villes mais aussi de sa très belle nature et de ses traditions. Je recommande la lecture de ce roman, vous ne serez pas déçus !

  • moons 21 mai 2022
    Lëd – Caryl Férey

    Norilsk, ville minière très polluée aux confins de la Sibérie, par une nuit de tempête, un toit d’immeuble s’envole et permet de découvrir le cadavre d’un Nenets, un éleveur de rennes.
 


    
Boris Ivanov est un flic exilé d’Irkoutsk, têtu, il ne laisse pas tomber l’enquête à la recherche du meurtrier du Nenets, jusqu’à ce que la disparition d’une jeune écologiste complique l’affaire.

    
Dans cette ville gangrénée, s’ajoute la corruption.

    
C’est le premier roman de Caryl Férey que je lis, et j’avoue avoir eu du mal à entrer dans l’histoire.

    
Une myriade de personnages dans les premiers chapitres m’ont un peu perdue, sans compter les descriptions, les faits historiques (Caryl Férey est extrêmement bien documenté et a même séjourné à Norilsk), l’auteur nous parle de la Russie, celle d’hier et celle d’aujourd’hui, de Staline à Poutine. 


    Il m’a fallut plus de 200 pages pour apprécier la lecture. 



    Ça n’en reste pas moins un roman glaçant, même noir à lire.

    Un roman qui dénonce le système corrompu du pays ; où l’homophobie peut mener à la mort ; où les conditions climatiques sont extrêmes…



    Même si j’ai eu du mal à débuter ce livre, j’avoue avoir été surprise par la suite, et surtout d’en connaître le fin mot !

    
Un Polar captivant !

  • Patdepp 5 février 2022
    Lëd – Caryl Férey

    Encore une belle découverte avec ce Caryl Férey que je n’avais jamais lu ,je l’avoue humblement à tort tellement j’ai aimé ce dernier roman de l’auteur .
    Une chose est sur ,je vais remonter le temps pour découvrir ses autres romans .
    Nous avons là un roman d’une noirceur extrême en contraste avec le lieu Norilsk, ville minière sibérienne ou tout est blanc ,tout est glace avec des températures plus qu’extrême. On se demande même comment les gens peuvent survivre dans cet enfer congelé .
    Contraste aussi car quand on parle d’un tel climat ,on imagine le froid ,la blancheur de la neige ,une certaine sorte de pureté de la nature mais là non , car la pollution domine et tombe comme une chape de plomb (on pourrait dire nickel plutôt ) ,difficile à imaginer que cette ville pollue autant que la France entière .
    A Norilsk ,on meure généralement assez jeune ,on ne fait que rarement de vieux os .Quand ce n’est pas le froid, qui peut vous tuer en quelques heures ,c’est la pollution retombante de la mine qui vous achève ,le travail qui vous use , la corruption qui vous blesse ou l’alcool fort qui vous détruit et sans doute le fatalisme qui vous finit .
    On n’y vient pas par plaisir , on n’y est venu dans le passé parce que c’étais un bagne des plus terribles , on n’y vient parce qu’on est banni ,on n’y vient pour travailler dans l’enfer de la mine appâter avec de faux apparats ou on n’y reste parce que tout simplement on n’y est né avec dans les deux cas peu de chance d’y survivre ou d’en partir .
    L’auteur nous immerge dans cet enfer blanc avec son écriture fluide et vous fait découvrir le lieu , le passé , l’histoire qui est des plus noires .
    Bon bien sur , il y a un petit peu de thriller pour m’attirer .
    Après un meurtre étrange ,on suit l’enquête difficile d’un flic banni du continent parce qu’il n’avait pas accepté la corruption .
    On y découvre tout un tas de personnages plus qu’ attachants qui d’une manière ou d’une autre seront reliés ,parfois malgré eux , à cette sombre histoire .
    Je crois que c’est une des force de ce bouquin d’ailleurs , l’auteur nous attache littéralement à cette histoire ,à ces personnages épatants .
    On y ressent une force de vivre de tous ces gens malgré cet univers plus que sale et moche.
    Sans oublier cet ombre ,cet être mystérieux qui rode , qui n’est jamais très loin et pourtant invisible et qui attends patiemment son destin.
    En parallèle , on découvre le passé peu glorieux des soviétiques jusqu’à encore une corruption ultra présente dans notre monde actuel .j’y est appris pas mal de choses inconnues pour moi .
    Alors c’est vrai ,que dans les premières pages et la présentation de l’histoire et des personnages ,le temps peut paraitre un peu long mais très vite j’ai été comme hypnotisé par une écriture sans limite de l’auteur , une écriture différente.
    Rien n’est caché ,l’auteur vous montre tout , ne tais rien ,çà va de la scène d’amour homosexuel masculine d’une intensité rare aux paysages grandioses et merveilleux de la toundra ,des élans d’humanités et de compassions de la plupart des gens aux mœurs les plus noires et abjectes de certains autres .
    Une écriture vraie et sans concession
    A découvrir

  • Cancie 1er juin 2021
    Lëd – Caryl Férey

    https://notre-jardin-des-livres.ove...

    Vous êtes bien emmitouflé dans votre parka, votre tête bien protégée par votre chapka ? Alors vous êtes prêts à suivre Caryl Férey dans ce thriller qui vous conduit direct en Sibérie du Nord, à Norilsk où la température peut descendre jusqu’à – 60 °.
    Cette cité minière, ex-goulag a été tout de même conçue pour protéger ses habitants des rigueurs du climat : des passages étroits entre les bâtiments font office de refuges en cas de blizzard et les inscriptions des numéros sur les immeubles sont surdimensionnées pour faciliter le repérage en cas de tempête. Néanmoins, il n’existe guère de perspective pour ses habitants. Étant l’une des villes les plus polluées au monde, l’espérance de vie y est très faible et la population jeune se tue dans les mines de nickel et n’a d’autre solution pour faire face à l’âpreté de cette existence que de noyer sa peine dans l’alcool. Voilà pour le décor.
    Gleb Berensky, se risque à monter sur le toit de son immeuble pour tenter de prendre une photo de l’ouragan qui est en train de sévir. Parvenu sur la terrasse, la toiture de l’immeuble voisin est arrachée par la tempête. Dasha, quant à elle voit le toit de son gostinka dégringoler sous ses yeux. Ils vont se retrouver tous deux au pied du bâtiment, un masque sur la bouche pour respirer, la tête inclinée pour ne pas basculer en arrière ou être emportés. Ils tentent de soulever des plaques pour voir s’il y n’y aurait pas quelqu’un dessous quand soudain une voix tonne dans leur dos et une main attrape Dasha par le bras pour l’envoyer plus loin et enjoint Gleb de reculer aussitôt. C’est Shakir, le chauffeur de taxi, qui vient de les sauver, en effet, le reste du toit s’écroule et le cadavre d’un éleveur de rennes, un Nenets émerge des décombres. Que venait faire cet éleveur nomade à Norilsk ? Boris Ivanov, un flic flegmatique, récemment muté en Sibérie, plus fin qu’il n’y paraît est chargé de l’enquête et l’autopsie réalisée par Léna, la jeune légiste révèle qu’il s’agit d’un meurtre.
    Caryl Férey, comme dans ses précédents polars, mais cette fois-ci, dans un environnement extrême, insère une intrigue palpitante et qui révélera bien des surprises, dans une actualité politique et historique passionnante mais hélas bien triste.
    Sans grands égards pour les peuples autochtones, l’Union soviétique a très tôt exploité les ressources énergétiques et minières en créant au début des années 1930, le combinat minier et métallurgique de Norilsk et le camp du goulag de Norilsk, appelé Norillag, camp du goulag qui fournissait ainsi une main d’œuvre gratuite. Il semble qu’aujourd’hui encore, ce ne soit pas toujours un choix, de travailler dans cette usine de nickel, la plus grosse au monde « dont les émanations se font sentir parfois jusqu’au canada » . C’est quasiment devenu un goulag moderne.
    Grâce au personnage de la jeune Valentina, cette militante écolo, l’auteur développe bien toutes les différentes nuisances causées par cette exploitation et les conséquences sur l’avenir de la planète.
    De la même manière, avec l’enquête menée par Boris Ivanov, nous découvrons que chacun se surveille et que la corruption est présente à tous les niveaux, nous ménageant d’ailleurs une surprise finale extraordinaire. L’auteur n’oublie pas l’ultranationalisme qui a une place non négligeable dans l’affaire avec ce mouvement le RNU, l’unité nationale russe.
    Et comment ne pas être révulsé devant le sort réservé aux homosexuels, ceux-ci étant passibles de prison et donc des sévices que leur réservent les autres détenus.
    Caryl Férey nous emporte avec un immense talent dans un polar captivant de bout en bout dans lequel la géographie, l’histoire, la politique, l’écologie et le suspense forment un sublime cocktail mais c’est aussi un roman social où l’amour et l’amitié ont une très grande place de même que la sensualité et la poésie.
    Je n’ai qu’une hâte, c’est de découvrir Norilsk, paru en 2017 et qui est le récit de son voyage dans cette ville qui est l’une des plus secrètes du monde.

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