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Mapuche - Caryl Férey

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Résumé :

Rubén, fils du célèbre poète Calderón assassiné dans les geôles de la dictature argentine, est un rescapé de l’enfer. Trente ans plus tard, il se consacre à la recherche des disparus du régime de Videla. Quand sa route croise celle de Jana, une jeune sculptrice mapuche qui lui demande d’enquêter sur le meurtre de son amie Luz, la douleur et la colère les réunissent. Mais en Argentine, hier comme aujourd’hui, il n’est jamais bon de poser trop de questions, les bourreaux et la mort rôdent toujours...

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Vos #AvisPolar

  • Fandol 27 novembre 2020
    Mapuche - Caryl Férey

    Si ce livre n’était que passionnant, haletant, émouvant, au suspense à peine supportable, ce serait un bon polar comme d’autres… mais Caryl Férey, avec Mapuche , va bien au-delà. Il réussit une plongée indispensable dans ce que fut la dictature en Argentine, afin que l’oubli ne recouvre pas tous ces crimes, toutes ces abominations commises il n’y a pas si longtemps et dont les plaies ne cicatriseront jamais.
    Le Processus de réorganisation nationale - dénomination officielle d’une dictature qui a duré de 1976 à 1983, imitant ce que l’Uruguay avait fait auparavant, avec l’aval de Gérald Ford, Président des USA, et de son secrétaire d’État, Henry Kissinger - a causé 30 000 disparitions, érigé la torture systématique, bénéficiant des conseils de militaires français rôdés en Algérie, et volé à leurs parents plus de 500 bébés élevés dans des familles proches du pouvoir.
    La force de Caryl Férey est là : emmener le lecteur dans une histoire tendue, le tenant en haleine tout en rappelant régulièrement le contexte historique, politique, économique du moment dans un pays dont il donne précisément les caractéristiques géographiques. L’auteur ne résiste pas à nous rappeler la fameuse formule caractérisant bien l’Argentine : « Les Mexicains descendent des Aztèques, le Péruviens des Incas, les Colombiens des Mayas, les Argentins descendent du bateau. »
    Après une ouverture glaçante où des sbires appliquent encore les mêmes méthodes que durant la dictature pour éliminer les opposants ou, tout simplement, les gêneurs, nous faisons connaissance avec Jana, jeune sculptrice mapuche. Elle est la « fille d’un peuple sur lequel on avait tiré à vue dans la pampa… les chrétiens n’avaient pas fait de quartier… huit cent mille morts. » Son meilleur ami est Miguel Michellini, un travesti qui se fait appeler Paula, « sœur de misère et d’espoir. »
    Premier drame : le corps de Luz, un autre travesti, ami de Paula, est repêché dans le port. Entre alors en scène Rubén Calderón, détective privé, fils de Daniel, un poète victime de la dictature, comme sa petite sœur. En quelques pages, dans son Cahier triste, il nous plonge dans l’horreur de sa détention, en pleine Coupe du monde de football 1978, en… Argentine ! Sa mère, Elena, fait partie des Abuelas, ces femmes qui ont défié le pouvoir sur la Plaza Mayor, à Buenos Aires, femmes qu’on a appelé folles alors qu’elles réclamaient simplement la vérité sur le sort de leurs enfants et de leurs maris.
    Jana et Rubén vont lier leur sort dans une quête folle parsemée de cadavres. C’est encore l’occasion de rappeler le sort des Mapuche  : « tirés comme des lapins… livrés aux écoles religieuses… parqués, acculturés, appauvris, réduits au silence, mentant sur leur origine lors de rares recensements, oubliant par honte ou désoeuvrement leur culture, les Mapuche avaient traversé le siècle comme des ombres. »
    Inutile d’en dire davantage. Il faut se plonger dans la lecture de Mapuche , traverser tout le pays, se rendre dans les Andes, batailler dans les marécages du delta du Río de la Plata, passer en Uruguay, retraverser le pays, découvrir les riches vignobles établis en spoliant les propriétaires pour voir Jana devenir Kulan, la femme terrible de la tradition Mapuche.

  • jeanmid 14 avril 2020
    Mapuche - Caryl Férey

    Mourir ou devenir fou . C’est ce que Ruben Calderon se disait chaque jour , chaque heure , chaque minute , après avoir vécu l’indicible : des séances de torture à répétition dans les cellules de l’Ecole de Mécanique de la Marine de Buenos Aires . Un enfer où ont péri son père , le célèbre poète, et sa petite soeur et d’où il est sorti comme par miracle , livré par ces geôliers comme un épouvantail à une portion du peuple argentin tenté de se révolter contre la dictature militaire . Mais Ruben a décidé de se taire , même à sa mère il ne dira rien du triste sort réservé à son père et sa soeur chérie, Elsa.
    Plus de trente ans ont passé et la rage au ventre toujours intacte , Ruben , devenu détective pour les Grands Mères , cette association de familles qui recherche de toutes ses forces et par tous les moyens les traces de leurs proches disparus pendant la répression de la junte militaire au pouvoir , continue de débusquer les coupables pour lesquels aucun pardon n’est possible . C’est lors d’une de ces enquêtes qu’il fait la connaissance de Jana , une indienne Mapuche , qui fait appel à ses services pour élucider la mort d’un proche de sa meilleure amie travestie , Paula .
    On reconnait tout de suite dans ce roman le style de Caryl Frey , brut , cru , rythmé et sans concession , comme la vie que mène ses personnages , des survivants traumatisés par la vie mais qui ne lâchent rien . Des opprimés qui ont la gnaque en eux , cet esprit de combat qui leur donne envie de continuer , de conserver l’espoir d’une justice pour leurs proches , pour leurs familles injustement oubliées et pour leurs meurtriers impunis .
    C’est un livre qui carbure à la colère , à la haine mais qui sait aussi laisser transparaitre malgré tout la lumière à travers de forts liens d’amitié , de tendresse .
    Une course contre la mort et pour l’amour .

  • VALERIE FREDERICK 19 juillet 2019
    Mapuche - Caryl Férey

    Jana, l’héroïne de ce roman policier, est une Indienne, plus exactement de la tribu mapuche. Alors que l’un de ses amis travestis se fait enlever, la jeune sculptrice croise la route d’un détective aux manières fortes, Rubèn Calderon, fils du poète homonyme, assassiné dans les geôles de la dictature argentine pour avoir osé s’exprimer.
    Jana est une déracinée, les nerfs à fleur de peau. Elle a quitté sa tribu et ses terres ancestrales sur les conseils de la chamane de sa communauté, pour affirmer l’identité mapuche au sein de la culture artistique mondiale. Son arrivée à Buenos Aires s’est faite dans la souffrance et l’indignité : rabaissement social dû à son statut d’"Indienne", dévalorisation due à la nécessité de vendre son corps de femme pour pouvoir subvenir aux plus basiques de ses besoins, solitude due au racisme ambiant de la grande ville.
    Rubèn, de son côté, n’est pas mieux loti : enfant enlevé parmi des milliers, adolescent torturé et traumatisé à vie par un constat : la cruauté des hommes n’a pas de limite. La seule issue ? "Mourir ou devenir fou".
    Caryl Ferey fait pénétrer le lecteur dans un monde cruel, sans pitié dans lequel l’humanité ne ressort pas auréolée de gloire. Les hommes peuvent être cruels au-delà de l’acceptable.
    Ce polar est à réserver aux estomacs solides !

  • Sylvie Geoffrion 6 juillet 2019
    Mapuche - Caryl Férey

    Pour moi, c’est un autre Caryl Ferey que je découvre avec Mapuche. Lecture précédente de cet auteur : La jambe gauche de Joe Strummer que j’avais adoré.
    Mapuche, c’est autre chose si l’on peut dire ainsi. Je n’ai pas exploré l’univers africain de Ferey. Me suis tournée de suite vers l’Amérique. L’Argentine particulièrement. Une Argentine encore et pour toujours hantée par ses vieux démons. Une Argentine d’une violence inouie. Un livre de traque, celle des dictateurs et des bourreaux à leur solde. Traque qui jamais ne s’achèvera. Découverte aussi du peuple Mapuche, ces Indiens que l’on a, de tout temps, chassé. Ruben Calderon, détective au service des grands-mères de la place de mai, n’a peur de rien et ne lâchera prise avant d’avoir dénoncé. Ce sera sûrement avec plaisir que nous retrouverons Ruben Calderon encore mais, nous l’espérons, avec moins de côtes cassées.

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