Les assassins - Ellory

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Résumé :

New York, 2006. Quatre homicides sont commis en quinze jours, selon des modes opératoires très différents. Seul John Costello, documentaliste inépuisable sur les tueurs en série, voit un lien entre eux. Il a en effet découvert que chacun des meurtres a été perpétré à une date anniversaire, celle d’un célèbre crime exécuté par un serial killer, d’après une procédure rigoureusement identique. Épaulé par Ray Irving, détective au NYPD, et Karen Langley, journaliste au City Herald, John va se livrer à la traque de cet assassin très particulier.
Ellory poursuit son exploration du mal américain, interrogeant cette fois notre fascination pour les monstres.

Vos avis

  • Nicolas Elie 21 juillet 2017
    Les assassins - Ellory

    LES CHRONIQUES BY NICOLAS ELIE
    Les assassins – R. J. Ellory

    Sonatine Editions

    Les histoires de tueurs en série, j’adore ça.
    C’est mon truc. Une espèce de fascination morbide pour ces types qui ont vrillé, et l’envie d’essayer de comprendre pourquoi.
    Bien sûr, t’es au courant, il y a des mecs et des nanas qui ont écrit là-dessus.
    Plus ou moins bien.
    Plus ou moins…
    Jusqu’à présent, tu le sais si tu lis mes chroniques, je suis pas vraiment tombé de ma chaise quant à ce thème dans les romans. Il y en a que j’ai aimés, là encore, plus ou moins, mais pas de chute avec cassage de coccyx par terre.
    C’est fait.
    Deux jours pour lire ces 600 pages.
    J’ai eu besoin d’une journée pour faire le point.
    Deux jours, parce que quand t’as le nez dedans, tu cherches toutes les excuses pour pas le sortir, ton nez.
    Tu coupes ton téléphone, tu coupes l’interphone, et tu refuses d’avoir une vie sociale.
    Voilà.
    Le pitch, mais là encore, comme d’hab, il y a des blogs qui sont spécialistes de ça.
    Un tueur en série décide de remettre au goût du jour les crimes de ses illustres aînés, et en plus, aux dates anniversaires de ces assassinats.
    Le roman noir sur le tueur en série, c’est le truc redondant. Il y en a des dizaines. Comment tu fais pour sortir des clichés ?
    Moi, je sais pas, mais RJ Ellory, lui, il sait.
    Il crée « Le Commémorateur ».
    Tu vois l’idée ?
    C’est juste génial.
    L’histoire de l’Amérique, de ses tueurs hors-normes, qui établissent des records quant aux nombre de cadavres qu’ils sèment derrière eux, et de ces policiers qui restent dans l’ombre et qui les traquent.
    Qui les trouvent parfois.
    Qui les arrêtent aussi.
    L’intro de ce roman, plus de cinquante pages, et t’es pris dans la nasse de l’auteur. Tu trouveras pas la sortie.
    Tu trouveras pas parce que tu peux pas imaginer une seconde que ce qu’il raconte est vraiment arrivé, et pourtant.
    Des faits avérés, des réalités au-delà de ce que tu imagines l’être humain capable de faire, et c’est ça le génie de l’auteur. Ce mélange de réalité et de fiction, qui ne te laisse aucun doute sur l’histoire qu’il te raconte.
    Un style ahurissant, des mots qui te lâchent pas, je pourrais te dire des trucs jusqu’à demain, tellement j’ai adoré ce roman.
    Au fait, un point important.
    T’as lu déjà des romans sur ce thème. Les auteurs, souvent, en font des tonnes. Des phrases à rallonge sur les meurtres, sur le mode opératoire, genre description clinique d’un truc que t’as pas forcément envie de voir, vu que ton boulot, c’est lecteur, par médecin légiste.
    Pas là.
    Rien de trop.
    Juste des faits.
    Juste des images que Monsieur Ellory te met en face des yeux parce que c’est la réalité. C’est parfois tellement violent que t’as du mal à imaginer que ça a été là.
    Devant le regard de ceux qui les ont trouvés.
    Devant le regard de ces flics qui n’ont fait que leur travail et qui ont sans doute gerbé, d’abord, puis pleuré ensuite, tellement l’homme qui avait tué leur est apparu comme un être différent.
    Tu vas essayer de comprendre, comme eux, et comme eux, tu vas pas piger qui ils sont.
    Parce que c’est pas pigeable. C’est en dehors de notre réalité.
    J’ai lu quelque part que Monsieur Ellory met toujours en exergue l’humain dans ses romans.
    C’est ce que j’ai commencé à découvrir dans « Seul le silence » mais je te raconterai une autre fois.
    Les être humains, ils sont là, dans « Les assassins ».
    Les flics, les victimes.
    Le tueur, quant à lui, n’est jamais identifié en tant que personne humaine.
    Juste ses actes. Juste ses crimes, odieux et barbares.
    Plusieurs thèmes dans ce roman.
    La presse et son pouvoir, à travers Karen, à l’affût de sensationnalisme et de cet article qui va apporter la connaissance au lecteur.
    Le métier de flic, à travers Irving, et tout ce qu’il suppose de sacrifices, aussi bien personnels qu’émotionnels.
    Les victimes, celles dont on croit qu’elles s’en sont sorties, à travers Costello, qui m’a fait m’interroger sur les syndromes post-traumatiques de ces rescapés.
    J’ai adoré le jeu du miroir entre Irving et Costello. Le flic qui est persuadé d’être celui qui n’a pas de névroses, et Costello qui les lui met dans la figure.
    Costello, il va rester longtemps dans ma mémoire.
    Sans doute un des personnages les plus attachants que j’ai pu croiser au fil de mes lectures.
    L’histoire entre ces trois personnages est sans doute aussi passionnante que l’intrigue en elle-même, justement ces émotions que Monsieur Ellory nous donne à lire et qui sont si proches de celles que tu peux connaître à travers ce qui t’arrive dans ta vie, celle de tes amis, de tes relations.

    Je résume.
    Merci M’sieur Ellory.
    Va le chercher.

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