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Mictlan - Sébastien Rutés

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Résumé :

A l’approche des élections fédérales, le Gouverneur – candidat à sa réélection – tente de maquiller l’explosion de la criminalité. Les morgues de l’Etat débordent de corps anonymes, que l’on dissimule en les transférant dans un camion frigorifique. Le tombeau roulant est conduit par Vieux et Gros, deux hommes au passé sombre que tout oppose. Gros est un sicario repenti qui fuit la violence ; Vieux recherche sa fille unique, sans doute assassinée, et pense qu’elle pourrait se trouver dans la remorque. Leur consigne est claire : le camion doit rester en mouvement. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Sans autre arrêt autorisé que pour les nécessaires pleins de carburant. Si les deux hommes dérogent aux règles, ils en sont certains, ils iront en grossir la cargaison. Partageant la minuscule cabine, se relayant pour conduire, Vieux et Gros se dévoilent peu à peu l’un à l’autre dans la sécurité relative que leur confère leur dépendance mutuelle.La rencontre avec un archéologue les oblige à réfléchir sur leur passé, leur rapport à la mort et au sacrifice, modifie leur regard sur le monde. Cette route semée d’embûches les conduira-t-elle au légendaire Mitclán, le lieu des morts auquel les défunts accèdent à l’oubli après un long voyage à travers le monde d’en bas ?

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Vos #AvisPolar

  • Cha 12 avril 2021
    Mictlan - Sébastien Rutés

    Par où commencer pour parler de ce livre ? Il a été une claque et son format court rend la lecture plus intense encore. Le format sert le discours et donc sert le lecteur.

    Conduire un camion réfrigéré contenant des cadavres. Des macchabées. Sans jamais avoir le droit d’ouvrir la remorque. Conduire sans s’arrêter, hormis pour faire le plein. Dormir. Uriner par la fenêtre. Telle est la maigre vie de Gros et de Vieux. Rythmée par les appels du Gouverneur. Un road-trip où cadavres humains, coyotes, bouteilles d’alcool, drogue et souvenirs s’entassent sur le bas-côté. Jusqu’à moisir sous le soleil brûlant.

    La puissance de l’écriture est brûlante. le récit alterne entre deux points de vue. Celui des pensées de Gros, une bile déversée sans queue ni tête, retraduite dans l’écriture par une seule et unique phrase de plusieurs pages. Déroutant. Mais cohérent avec le personnage. "Chapitres" s’alternant avec un point de vue presque extérieur lors des arrêts de Gros et Vieux. Un regard acéré, désabusé, vide, sur la mission des deux protagonistes.

    Ce roman vous happe ou vous laisse sur le bas-côté. Pour ma part, j’ai été happée et j’ai fait le voyage jusqu’au bout aux côtés de Gros et Vieux. Un récit puissant, alarmant et mené à bout de souffle, aussi bien par les personnages que par la plume de l’auteur. Bluffant. Jusqu’à une fin poétique, presque philosophique, qui rehausse encore la particularité de ce livre. Une belle réussite.

  • Cancie 4 février 2021
    Mictlan - Sébastien Rutés

    Mictlán, en langue nahuatl, famille des langues uto-aztèques, et actuellement la langue indigène la plus parlée au Mexique, signifie « le lieu des morts », où les défunts accèdent à l’oubli après un long voyage à travers le monde d’en bas.
    Le titre de ce thriller, peu conventionnel, de par sa traduction résume assez bien l’âme de celui-ci.
    Dans un pays d’Amérique latine, jamais nommé, même si Sébastien Rutés a pris comme point de départ un fait divers mexicain datant de 2018, où la criminalité, comme les inégalités et la pauvreté ont explosé, les élections approchent. Le Gouverneur, candidat à sa propre réélection, doit tenter de cacher tous ces cadavres victimes de la violence ordinaire, « vu que les chambres froides des morgues et des hôpitaux et même des boucheries-charcuteries sont pleines, et les cimetières aussi ... ».
    Deux hommes, au passé sombre, Gros et Vieux ont accepté de prendre le volant de ce semi-remorque chargé de 157 cadavres. Ils ont l’ordre du Commandant de rouler 24 heures sur 24, sans jamais s’arrêter sauf pour faire le plein de carburant et alors, interdiction d’ouvrir la remorque réfrigérée.
    C’est donc à ce voyage que nous sommes conviés, dans cette cabine où les deux protagonistes se relayent et se surveillent. L’auteur nous laisse entendre les points de vue de ces deux hommes hantés par leur passé de misère et de violence livrant leurs pensées, ainsi que celui du narrateur, tout au cours de ce voyage hallucinant et sans pause, comme la longue phrase que constitue le premier chapitre.
    Mais le lieu où les morts peuvent enfin accéder à l’oubli, est encore loin et les embûches vont être nombreuses et il va falloir faire face aux narcos, aux gangs, aux flics, aux militaires... Nous sommes plongés dans un pays en proie au chaos le plus total, dans un monde inhumain, où tout est hostile, où la violence, la terreur et la mort règnent : pour survivre, il faut tuer.
    C’est un roman noir, très noir, avec cependant des petits instants de beauté et, vers la fin du voyage, une lueur d’humanité et comme une sorte d’apaisement.
    Ce petit opus très sombre, assez éprouvant, dérangeant, bouleversant, au style épuré mais non sans une certaine poésie, ne peut en aucun cas laisser le lecteur impassible.
    La forme littéraire est en complète adéquation avec le fond du roman, ni trêve, ni respiration : un véritable exploit !

  • Torellion 12 novembre 2020
    Mictlan - Sébastien Rutés

    Sebastien Rutès nous livre un roman outrenoir comme dirait Soulages. Une plongée en enfer où on découvre Vieux et Gros conduisant vaille que vaille un poids-lourd chargé de 157 cadavres sur les routes désertiques du Mexique. Pourquoi ? Depuis quand ? Vers où ? Autant d’interrogations qui nous ramène aux sempiternelles questions de notre condition humaine.
    C’est glauque, puant ; à chaque page tournée, la noirceur du trait vous colle aux doigts.
    Je ne peux pas vraiment dire si j’ai aimé ou non, j’ai été touché par le talent et les choix littéraires bien sûr mais l’histoire, l’écœurement suscité....
    Bref, une lecture qui ne laisse pas indifférent.

  • Seb_Ply 8 octobre 2020
    Mictlan - Sébastien Rutés

    Vieux et Gros se retrouvent dans un semi-remorque avec une macabre cargaison, l’objectif étant de contenter un gouverneur qui magouille comme il se doit en politique en essayant d’assurer sa réélection. Les deux personnages ne sont pas au bout de leur peine dans leur singulière mission, mais ils ne sont pas là par hasard non plus et vont vivre différemment cette mission. Le lecteur va découvrir leur passé au fil de la route et des péripéties.

    Ce roman noir de Sébastien Rutés est une claque, un roman très sombre et qui se lit d’une traite. On ressort de cette lecture surpris et sonné. L’auteur invite le lecteur à une véritable immersion dans la cabine du semi, une immersion située entre le récit réel et imaginaire par moment. Un bouquin qui fait penser à des auteurs comme Donald Ray Pollock ou Frank Bill. Une lecture que je vous recommande.

  • Matbaum 4 août 2020
    Mictlan - Sébastien Rutés

    Très grosse claque. C’est un sacré roman noir. Je doute que l’on puisse oublier gros et le vieux, lancés sur les routes du Mexique au volant d’un camion frigorifique bourré de cadavres, le temps que les élections se fassent, et avec interdiction de s’arrêter sauf pour l’essence, si bien qu’ils pissent par la fenêtre. Ils se méfient de tout, et de l’un de l’autre pour commencer, dans un pays livré à la corruption, aux narcos et à des militaires au service du plus offrant. Un pays où l’on meurt pour un oui ou pour un non, où les gamines de 13 ans sortent de l’enfance le jour d’un viol, où on la ferme parce que c’est comme ça et que ce monde ne changera pas. Un road movie terrible, sombre, réaliste, on imagine très bien que cette histoire peut être vraie, et d’ailleurs elle part d’un fait divers (157 cadavres retrouvés dans un semi-remorque près de Guadalajara, en septembre 2018. Noir, c’est noir, ce roman bouscule d’autant plus que le monde, hors pays les plus riches, ressemble à cela. C’est sombre, l’humain. Avant de lire Mictlan, il faut se préparer à en sortir bouleversé.

  • Fandol 7 juillet 2020
    Mictlan - Sébastien Rutés

    Quelle aventure ! Quelle histoire remplie de cadavres où la mort est omniprésente, passée ou à venir ! La citation de B. Traven, un auteur dont j’ai beaucoup apprécié La révolte des pendus, La charrette et Rosa blanca, cette citation placée en épigraphe m’a fait tout de suite penser que j’allais plonger dans un drame mexicain et je n’ai pas été déçu.

    Mictlán , le lieu où les morts peuvent enfin accéder à l’oubli, est encore loin quand Sébastien Rutés m’embarque dans la cabine d’un camion semi-remorque frigo transportant cent cinquante-sept cadavres que le Gouverneur veut cacher en le faisant rouler constamment.
    Pour conduire ce transport macabre, deux hommes : Gros et Vieux, comme l’auteur les appelle. Ils ne s’entendent pas vraiment mais cohabitent par force sous la menace du Commandant qui couvre son supérieur visant sa réélection.
    Ici, je dois tout de suite parler du style d’écriture particulier de ce roman très noir découvert dans le cadre des Explorateurs du Polar de Lecteurs.com, un livre édité par Gallimard dans sa collection La Noire. Sébastien Rutés m’a étonné dès les premières lignes en écrivant sans finir ses phrases, les mots et expressions s’enchaînant sans cesse dans le mouvement de ce camion qui roule, qui roule vingt-quatre heures sur vingt-quatre dans le désert. Surpris, au début, j’ai ensuite bien apprécié le style, la pertinence des réflexions, leur à-propos ainsi que les informations distillées au fil des pages.
    Enfin, il faut bien s’arrêter pour faire le plein dans une station-service et là, je retrouve un chapitre classique, des phrases courtes, des paragraphes. Cela permet de souffler très peu car les événements se précipitent, nos deux compères reprennent leur périple et le style s’adapte aussitôt à la route qui défile.
    Roman noir intrigant, palpitant, angoissant, macabre, Mictlán fait réfléchir au sens de la vie, à la misère, au pouvoir qui sacrifie les humains et autres êtres vivants sans état d’âme, enfin à la mort qui nous attend tous et toutes.
    Souffrir, ne pas souffrir, faire du mal à ceux qu’on aime, Gros y pense, revoit tout cela dans ses rêves agités lorsqu’il peut enfin dormir dans la cabine surélevée du camion pendant que Vieux conduit. Chacun revoit sa femme et sa fille ou sa mère et sa sœur mais il est temps de chercher un peu de paix, de trouver un peu de quiétude pour les vivants comme pour les morts.
    À la fin du livre, l’auteur qui publie son sixième roman, explique qu’en novembre 2018, un camion semi-remorque contenant cent cinquante-sept cadavres a été retrouvé près de Guadalajara, au Mexique. Ils étaient tous morts de mort violente. Ils étaient là parce que les morgues étaient pleines.

    C’est cette information qui a été le point de départ de son écriture, écriture que Sébastien Rutés conduit magistralement à son terme.

  • TheBookishAnchor 3 février 2020
    Mictlan - Sébastien Rutés

    J’ai toujours adoré les road trips, dans les films comme dans les livres.
    Avec Mictlan, cette soif de voir le monde a été rassasiée puisque nous suivons deux hommes à travers les Etats-Unis rejoindre le Mexique.

    Il fait chaud, le langage est familier voir cru, les envies de s’arrêter sur le bord de la route nombreuse.
    Ce livre pourrait faire référence aux très bons Sur la route ou Las Vegas Parano.
    J’ai beaucoup aimé les personnages de Vieux et Gros, à qui on s’attache rapidement après quelques pages.

    Un très court livre que j’aurais voulu bien plus long :)

  • Sylvie Belgrand 6 janvier 2020
    Mictlan - Sébastien Rutés

    Reçu il y a deux jours, et dévoré dans la foulée !
    Voilà un roman incroyable ! Pas de pause dans le récit, mais des répétitions, comme des gimmicks, pour accentuer le rythme halluciné et hallucinant de l’histoire. Nul doute que certain(e)s seront dérouté(e)s, mais pour moi, il y a de la poésie dans ce désespoir, dans cette violence.
    Jamais la collection "La Noire" n’a aussi bien porté son nom.
    À lire pour sortir des sentiers battus, à lire pour être surpris(e)

    #Mitclan #SebastienRutes #LaNoire #Gallimard #livres #chroniques #lecture

    Le quatrième de couverture :

    A l’approche des élections, le Gouverneur - candidat à sa propre réélection - tente de maquiller l’explosion de la criminalité. Les morgues de l’Etat débordent de corps anonymes que l’on escamote en les transférant dans un camion frigorifique. Le tombeau roulant est conduit, à travers le désert, par Vieux et Gros, deux hommes au passé sombre que tout oppose. Leur consigne est claire : le camion doit rester en mouvement. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Sans autre arrêt autorisé que pour les nécessaires pleins de carburant. Si les deux hommes dérogent à la règle, ils le savent, ils iront rejoindre la cargaison. Partageant la minuscule cabine, se relayant au volant, Vieux et Gros se dévoilent peu à peu l’un à l’autre dans la sécurité relative de leur dépendance mutuelle. La route, semée d’embûches, les conduira-t-elle au légendaire Mictlán, le lieu des morts où les défunts accèdent, enfin, à l’oubli ?

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