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Norferville - Franck Thilliez

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Résumé :

Dans l’univers hostile du Grand Nord, personne ne vous entend crier.
Détective et criminologue à Lyon, Teddy Schaffran apprend que le corps de sa fille a été découvert dans une ville minière très isolée du Grand Nord québécois, Norferville.
Morgane a été sauvagement mutilée, abandonnée dans la neige non loin d’une réserve autochtone. Sans réfléchir, Teddy plaque tout pour se rendre sur place, bien décidé à comprendre ce qui s’est passé.
Là-bas, Léonie Rock, une flic métisse, est mise sur l’affaire. Elle est alors contrainte de renouer avec cet endroit coupé de tout où elle est née et où, adolescente, trois inconnus l’ont violée. Un retour vers son enfer, alors que les températures frôlent les -20°C.
Ensemble, ces deux êtres éprouvés par la vie vont se démener pour trouver des réponses malgré l’inhospitalité de la nature et des hommes.

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Vos #AvisPolar

  • Elsa Deman 13 mai 2024
    Norferville - Franck Thilliez

    Amis lecteurs, aujourd’hui je vous parle d’un auteur que j’aime beaucoup , Franck THILLIEZ, en effet, il s’agit de l’un des auteurs, qui m’a fait me prendre de passion pour les Thrillers. Alors, quand j’ai découvert que son nouveau roman était en version audio, j’ai foncé, d’autant plus, que la voix de la narratrice n’est pas désagréable.
    Avec ce thriller, il nous entraîne dans le froid du Grand Nord canadien, nous rencontrons un nouveau duo d’enquêteurs. J’espère que ce sera pas leur seule enquête. Car, j’avoue avoir été séduite par ce nouveau duo cabossé.
    L’enquête est comme d’habitude, plein de suspense, de rebondissements extrêmement bien ficelée.
    J’ai beaucoup aimé les descriptions des paysages, mais pour moi, l’auteur, qui décrit le mieux, les paysages glacials, c’est Olivier TRUC, ne vous en déplaise. Cette lecture/écoute m’a d’ailleurs donné envie de me replonger dans la lecture des romans/Thrillers d’Olivier TRUC.
    Mon avis : du grand Franck THILLIEZ, comme à son habitude. Une enquête extrêmement bien ficelée pleine de suspense et de rebondissements. Je me suis beaucoup attachée aux nouveaux personnages, formant le duo d’enquêteurs. J’espère les retrouver, au sein d’autres futurs Thrillers de l’auteur.

  • universpolars 5 mai 2024
    Norferville - Franck Thilliez

    Norferville … La ville du nord et de l’enfer ? Les personnes qui vivent - survivent ? - dans cet abîme glacial et distant de tout pourraient aisément le prétendre sans trop se tromper. Cette cité minière, froide et inaccueillante, située au nord du Canada, sera au cœur de cette trame.

    Dans ce récit, Franck Thilliez place deux personnages sous le feu de ses projecteurs. Teddy Schaffran, détective et criminologue à Lyon, et Léonie Rock, flic à la Sûreté du Québec. Ces deux personnes vont être amenées à se rencontrer à Norferville, la fille de Schaffran ayant été retrouvée assassinée là-bas. Franck Thilliez forme ici un beau duo.

    Cette enquête criminelle, qui se déroule dans le trou du cul du monde - désolé ... -, est vraiment originale par sa situation géographique, où se mêlent populations autochtones amérindiennes, Blancs, miniers - pas Bernard -, ou peut-être encore quelques touristes un peu maso dans l’âme.

    Dans ce récit, un personnage fort, doté d’une puissance de frappe hallucinante, y ressort clairement. Il s’agit de cette contrée de Norferville. Cet endroit nous apparaît comme étant vivant, avec un cœur de fer qui bat et qui ne s’essouffle jamais. Ce lieu semble bouffer, mâcher et recracher les personnes qui s’y trouvent.

    Pas simple de donner une image avec quelques lettres, et encore moins facile de fournir des sensations avec des mots. Le froid, l’éloignement, ici, vous les sentirez jusqu’au plus profond de vos entrailles.

    J’ai aimé cette méfiance et cette moite lourdeur qui dégoulinent d’entre ces lignes pour ensuite se greffer dans chaque recoin du récit. Une tension constante, quasi perceptible, règne un peu partout dans cette intrigue. Je pense que c’est surtout dû à cette solide et sordide ambiance qui nous éclate froidement au visage.

    J’ai aimé la puissance des personnages, leurs auras, autant pour ceux qui gravitent dans cette intrigue, que pour ceux qui ne sont plus là. Parfois, l’absence est terriblement présente …

    J’ai aimé le thème, ou plutôt ses dérivés, qui mettent en lumière la violence des attaques et agressions ancestrales des Blancs contre les peuples autochtones. Un viol de l’âme, des racines. On n’en parle quasiment jamais …

    Ce phénomène exprime « à merveille » à quel point notre société est déviante, absorbée par l’avidité, la cupidité, et s’avère être « médaillée olympique » de l’inaction totale lorsqu’il s’agit d’œuvrer pour le respect ou le bien-être humain. Pour la liberté.

    Franck Thilliez réduit ici un peu ses thèmes habituels, tels que la torture, la pure terreur ou la folie, au profit d’une solide et remarquable trame assez engagée, plaçant l’humain et ses conditions en son centre.

    Mais aussi en plaçant un décor qui prend une place immense ! Oui, Franck Thilliez nous offre ici une vraie ambiance qui pourrait aisément prendre la place du personnage principal !

    À lire.

  • Kamiyu-chan 4 mai 2024
    Norferville - Franck Thilliez

    Avec Norferville, Franck Thilliez nous propose un thriller un peu différent de ce qu’il fait habituellement. Pas de Shako et d’Hennebelle, mais Teddy, un criminologue qui cherche à comprendre comment sa fille est morte, sauvagement mutilée, et Léonie, une flic métisse, ni blanche ni autochtone, traumatisée par un événement dans sa jeunesse. Tous deux se retrouvent à enquêter à Norferville, une ville minière très inhospitalière du grand nord québécois, face à l’hostilité des habitants et de la nature.

    Franck Thilliez parvient à créer une atmosphère très oppressante et à nous faire ressentir le froid extrême qui rend l’isolement de nos héros encore plus éprouvant. Alors que les habitants de cette communauté fermée protègent leurs secrets, la ville prend des allures de piège qui se referme inexorablement sur le duo d’enquêteurs dans un huis-clos glaçant.

    Le duo Teddy / Léonie fonctionne bien et semble annoncer une nouvelle saga. Torturés et complexes, ils tentent de faire face à l’horreur alors qu’une alchimie incontrôlable grandit entre eux.

    Concernant l’enquête, comme nous a habitué l’auteur, elle est bien ficelée, sombre et prenante, avec un suspense qui monde crescendo. Les chapitres sont courts et alternent les points de vue des protagonistes jusqu’à un dénouement efficace.

    Pour conclure, Norferville est un thriller oppressant et addictif qui se lit presque tout seul. Je ne peux qu’en conseiller la lecture.

  • Kamiyu-chan 4 mai 2024
    Norferville - Franck Thilliez

    Avec Norferville, Franck Thilliez nous propose un thriller un peu différent de ce qu’il fait habituellement. Pas de Shako et d’Hennebelle, mais Teddy, un criminologue qui cherche à comprendre comment sa fille est morte, sauvagement mutilée, et Léonie, une flic métisse, ni blanche ni autochtone, traumatisée par un événement dans sa jeunesse. Tous deux se retrouvent à enquêter à Norferville, une ville minière très inhospitalière du grand nord québécois, face à l’hostilité des habitants et de la nature.

    Franck Thilliez parvient à créer une atmosphère très oppressante et à nous faire ressentir le froid extrême qui rend l’isolement de nos héros encore plus éprouvant. Alors que les habitants de cette communauté fermée protègent leurs secrets, la ville prend des allures de piège qui se referme inexorablement sur le duo d’enquêteurs dans un huis-clos glaçant.

    Le duo Teddy / Léonie fonctionne bien et semble annoncer une nouvelle saga. Torturés et complexes, ils tentent de faire face à l’horreur alors qu’une alchimie incontrôlable grandit entre eux.

    Concernant l’enquête, comme nous a habitué l’auteur, elle est bien ficelée, sombre et prenante, avec un suspense qui monde crescendo. Les chapitres sont courts et alternent les points de vue des protagonistes jusqu’à un dénouement efficace.

    Pour conclure, Norferville est un thriller oppressant et addictif qui se lit presque tout seul. Je ne peux qu’en conseiller la lecture.

  • Aude Lagandré 3 mai 2024
    Norferville - Franck Thilliez

    Par ses consonances, « Norferville » évoque un lieu où personne n’aurait réellement envie de se rendre. Nord. Enfer. Ville. Dans son nouveau roman, Franck Thilliez emmène son lecteur dans le Grand Nord canadien, « La chambre des morts »… de glace. Territoire isolé dont la plus proche ville, Sept-Îles se situe à 800 kilomètres de là (soit environ à 13 heures de train), où l’hostilité du climat subarctique révèle sa toute-puissance. Froid polaire, vent glacial, nuits interminables d’hiver attaquent les corps et les esprits dans « La forêt des ombres » humaines. Cette étendue de terre en pleine nature inhospitalière devient le théâtre de disparitions de femmes, puis de corps retrouvés. « Fractures » d’une paix toute relative, où « Rêver » à ce silence offert par la neige devient utopique. S’ajoute à ces évaporations féminines, la découverte du corps quasi nu et mutilé de Morgane Schaffran, une Française arrivée sur le territoire depuis peu. « Vertige » pour son père, Teddy qui quitte précipitamment la France pour reconstituer ce mystérieux « Puzzle ». Dans cet enfer blanc, l’homme n’est pas le bienvenu, mais la femme, elle, est une cible perpétuelle.

    Ambiance, « Aucune route ne menait à Norferville. Aucune route ne permettait d’en sortir. Elle était une triste prison au milieu de la taïga. » Danger, « Norferville… Le monstre aux crocs de fer et aux yeux jaunes qui perçaient dans la forêt resurgissait des ténèbres. » Dessein, « Cette ville maléfique la rappelait à elle pour régler ses comptes. » Franck Thilliez propose un récit d’ambiance où le lieu est le personnage principal. Grâce à cette atmosphère venimeuse où le moindre faux pas coûte cher, l’angoisse claustrophobique irraisonnée qui se dégage de chaque page, l’écrivain instille sous vos yeux et dans votre chair, des flocons d’inquiétude, des tourbillons de terreur jusqu’à vous faire souffrir de phobophobie et de sociophobie, alors que vous êtes bien installés au coin du feu dans votre fauteuil. Le décor est le point d’orgue de « Norferville » la maudite, cité minière adossée à des réserves autochtones où l’on arrive par le « tshiuetin », vent du nord en langue innue, ce train mythique qui permet aux populations isolées de se déplacer sans savoir réellement si l’on pourra repartir.

    Car à « Norferville », deux communautés s’opposent, et c’est précisément ce qui apporte au récit un second point d’ancrage. « Norfeville, c’est un autre monde. Il faut le voir pour le croire. Un territoire de glace coupé de tout où des Blancs et des autochtones essaient de cohabiter avec, entre eux, l’exploitation d’une gigantesque mine de fer. » Une population blanche qui cherche à exploiter le territoire, une communauté Innue qui veut absolument le préserver. « Norferville, c’est aussi des Blancs et des autochtones qui essaient de vivre ensemble, mais c’est comme tenter de mélanger de l’huile et de l’eau. » Parmi les autochtones, l’accent est mis sur les femmes, souvent victimes de violences, dans l’impossibilité de parler ou de se défendre : le silence assourdissant de ces voix autochtones résonne dans la nuit polaire. Dans ces conditions, difficile de préserver les traditions, de les transmettre ou même de les faire entendre. Les disparitions, les corps sans vie retrouvés demeurent des « incidents » vite classés et très vite oubliés. Sauf pour la dépouille de Morgane, française, non autochtone sur laquelle son père, criminologue, veut faire toute la lumière. Il lui faudra comprendre « La faille » de cette société si singulière.

    Pour ce faire, Franck Thilliez met en scène deux personnages clés, Teddy Schaffran venu de France et Léonie Rock qui a vécu ses jeunes années à « Norferville », mais a fui la région durant 20 ans tant le souvenir de ce qu’elle y a vécu reste vivace et traumatique. Léonie travaille désormais à la Sûreté du Québec où elle exerce la fonction de lieutenant des crimes majeurs et revient pour enquêter sur la mort de Morgane. Son retour sonne le glas des plaies qu’elle charrie en elle. « Léonie Rock avait la malchance d’être métisse. Innue et blanche, mais surtout ni innue ni blanche. » Issue de cette communauté de femmes autochtones, l’écrivain distille à travers elle des problématiques inhérentes à la condition des femmes amérindiennes et les manquements du gouvernement canadien à leur encontre. Le roman nous plonge alors dans l’histoire de ce peuple, du racisme ordinaire à la cure géographique, une tragédie aberrante que je vous laisse découvrir. Vous apprendrez aussi ce qu’est un déshabillage paradoxal… Tout un programme ! Quant à Teddy, c’est un père meurtri, un père qui a failli, fâché avec sa fille depuis des années. Que faisait cette dernière dans un endroit aussi isolé de toute civilisation et surtout qui s’est acharné ainsi sur son corps ? Le duo Léonie – Teddy fonctionne à merveille, car, en plus de l’enquête, j’ai eu l’impression qu’ils s’apportaient réellement une forme d’enrichissement l’un à l’autre. Ils sont chacun le guide de l’autre, l’un pour le lieu, l’autre pour l’expertise. L’enrichissement apporté par chacun semble les rendre indestructibles.

    Outre l’enquête toujours passionnante « Norferville » transporte par son ambiance glaçante, presque granitique. Le roman hypnotise autant qu’il fertilise les esprits, tant il offre un instantané d’une société et de ses problématiques. Les voix des femmes autochtones, ces « Maudites sauvagesses » comme le tance un des personnages, hurlent longtemps une fois le livre refermé. Leurs disparitions hantent le gouvernement canadien… à raison. Encore une fois, Franck Thilliez parvient à harponner son lecteur, tant sur la forme que sur le fond. Une lecture hors du temps qui saura vous réjouir et vous emporter. Rien à dire : Thilliez reste le patron !

  • Aude Lagandré 3 mai 2024
    Norferville - Franck Thilliez

    Par ses consonances, « Norferville » évoque un lieu où personne n’aurait réellement envie de se rendre. Nord. Enfer. Ville. Dans son nouveau roman, Franck Thilliez emmène son lecteur dans le Grand Nord canadien, « La chambre des morts »… de glace. Territoire isolé dont la plus proche ville, Sept-Îles se situe à 800 kilomètres de là (soit environ à 13 heures de train), où l’hostilité du climat subarctique révèle sa toute-puissance. Froid polaire, vent glacial, nuits interminables d’hiver attaquent les corps et les esprits dans « La forêt des ombres » humaines. Cette étendue de terre en pleine nature inhospitalière devient le théâtre de disparitions de femmes, puis de corps retrouvés. « Fractures » d’une paix toute relative, où « Rêver » à ce silence offert par la neige devient utopique. S’ajoute à ces évaporations féminines, la découverte du corps quasi nu et mutilé de Morgane Schaffran, une Française arrivée sur le territoire depuis peu. « Vertige » pour son père, Teddy qui quitte précipitamment la France pour reconstituer ce mystérieux « Puzzle ». Dans cet enfer blanc, l’homme n’est pas le bienvenu, mais la femme, elle, est une cible perpétuelle.

    Ambiance, « Aucune route ne menait à Norferville. Aucune route ne permettait d’en sortir. Elle était une triste prison au milieu de la taïga. » Danger, « Norferville… Le monstre aux crocs de fer et aux yeux jaunes qui perçaient dans la forêt resurgissait des ténèbres. » Dessein, « Cette ville maléfique la rappelait à elle pour régler ses comptes. » Franck Thilliez propose un récit d’ambiance où le lieu est le personnage principal. Grâce à cette atmosphère venimeuse où le moindre faux pas coûte cher, l’angoisse claustrophobique irraisonnée qui se dégage de chaque page, l’écrivain instille sous vos yeux et dans votre chair, des flocons d’inquiétude, des tourbillons de terreur jusqu’à vous faire souffrir de phobophobie et de sociophobie, alors que vous êtes bien installés au coin du feu dans votre fauteuil. Le décor est le point d’orgue de « Norferville » la maudite, cité minière adossée à des réserves autochtones où l’on arrive par le « tshiuetin », vent du nord en langue innue, ce train mythique qui permet aux populations isolées de se déplacer sans savoir réellement si l’on pourra repartir.

    Car à « Norferville », deux communautés s’opposent, et c’est précisément ce qui apporte au récit un second point d’ancrage. « Norfeville, c’est un autre monde. Il faut le voir pour le croire. Un territoire de glace coupé de tout où des Blancs et des autochtones essaient de cohabiter avec, entre eux, l’exploitation d’une gigantesque mine de fer. » Une population blanche qui cherche à exploiter le territoire, une communauté Innue qui veut absolument le préserver. « Norferville, c’est aussi des Blancs et des autochtones qui essaient de vivre ensemble, mais c’est comme tenter de mélanger de l’huile et de l’eau. » Parmi les autochtones, l’accent est mis sur les femmes, souvent victimes de violences, dans l’impossibilité de parler ou de se défendre : le silence assourdissant de ces voix autochtones résonne dans la nuit polaire. Dans ces conditions, difficile de préserver les traditions, de les transmettre ou même de les faire entendre. Les disparitions, les corps sans vie retrouvés demeurent des « incidents » vite classés et très vite oubliés. Sauf pour la dépouille de Morgane, française, non autochtone sur laquelle son père, criminologue, veut faire toute la lumière. Il lui faudra comprendre « La faille » de cette société si singulière.

    Pour ce faire, Franck Thilliez met en scène deux personnages clés, Teddy Schaffran venu de France et Léonie Rock qui a vécu ses jeunes années à « Norferville », mais a fui la région durant 20 ans tant le souvenir de ce qu’elle y a vécu reste vivace et traumatique. Léonie travaille désormais à la Sûreté du Québec où elle exerce la fonction de lieutenant des crimes majeurs et revient pour enquêter sur la mort de Morgane. Son retour sonne le glas des plaies qu’elle charrie en elle. « Léonie Rock avait la malchance d’être métisse. Innue et blanche, mais surtout ni innue ni blanche. » Issue de cette communauté de femmes autochtones, l’écrivain distille à travers elle des problématiques inhérentes à la condition des femmes amérindiennes et les manquements du gouvernement canadien à leur encontre. Le roman nous plonge alors dans l’histoire de ce peuple, du racisme ordinaire à la cure géographique, une tragédie aberrante que je vous laisse découvrir. Vous apprendrez aussi ce qu’est un déshabillage paradoxal… Tout un programme ! Quant à Teddy, c’est un père meurtri, un père qui a failli, fâché avec sa fille depuis des années. Que faisait cette dernière dans un endroit aussi isolé de toute civilisation et surtout qui s’est acharné ainsi sur son corps ? Le duo Léonie – Teddy fonctionne à merveille, car, en plus de l’enquête, j’ai eu l’impression qu’ils s’apportaient réellement une forme d’enrichissement l’un à l’autre. Ils sont chacun le guide de l’autre, l’un pour le lieu, l’autre pour l’expertise. L’enrichissement apporté par chacun semble les rendre indestructibles.

    Outre l’enquête toujours passionnante « Norferville » transporte par son ambiance glaçante, presque granitique. Le roman hypnotise autant qu’il fertilise les esprits, tant il offre un instantané d’une société et de ses problématiques. Les voix des femmes autochtones, ces « Maudites sauvagesses » comme le tance un des personnages, hurlent longtemps une fois le livre refermé. Leurs disparitions hantent le gouvernement canadien… à raison. Encore une fois, Franck Thilliez parvient à harponner son lecteur, tant sur la forme que sur le fond. Une lecture hors du temps qui saura vous réjouir et vous emporter. Rien à dire : Thilliez reste le patron !

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