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3 raisons de regarder "The Undoing"

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Le papa de "Big Little Lies" retrouve Nicole Kidman aux côtés de Hugh Grant dans un thriller psychanalytique tétanisant et brillant. L’histoire d’une épouse et mère à laquelle tout réussi mais dont la vie tourne brutalement au cauchemar.

Il y a d’abord un couple comme on en rêverait, solide et magnétique : Grace (Nicole Kidman) et Jonathan Fraser (Hugh Grant), séduisants en diable malgré leur quarantaine bien tassée. Elle, est une psychiatre estimée, lui un oncologue pédiatrique à la renommée indiscutée. Ces deux-là évoluent dans la haute société new-yorkaise, au sein d’une sorte de microcosme parallèle où ne se côtoient que les nantis et les puissants.

En sus de son statut social, le couple peut compter sur la fortune titanesque du père de Grace, Franklin Reinhardt (Donald Sutherland), un ancien magnat de la finance. C’est grâce à lui notamment que Grace et Jonathan habitent une vaste demeure cossue donnant sur Central Park. Henry Fraser, le fils du couple, est un jeune ado brillant dont le destin semble déjà tout tracé. En scolarité à Reardon, un établissement prestigieux et inabordable, il parachève la sensation de toute-puissance émanant de ses parents. Mais bien sûr, en ce royaume de perfection, tout ne tourne pas rond malgré les apparences. Un événement tragique vient d’ailleurs précipiter les choses et percuter la famille de plein fouet : l’assassinat brutal d’Elena Alves, la mère d’un camarade de collège d’Henry, et la disparition de Jonathan Fraser…

Les premières séquences de la série "The Undoing" font penser à l’ouverture du film "Eyes Wide Shut" (Kubrick, 1999), à cela près que le couple en présence a 20 ans de plus. Les époux incarnés par Nicole Kidman et Hugh Grant, à l’image du duo que l’actrice formait en son temps avec Tom Cruise, resplendissent d’épanouissement. Les similitudes ne sont pas seulement formelles ou sociales : le film de Kubrick tout comme la série de David E. Kelley (le showrunner derrière "Big Little Lies", notamment) mettent en scène un mal ou un traumatisme larvé derrière les faux-semblants. Seulement, "The Undoing" – sans atteindre la maestria de Kubrick mais là n’est pas la question – va plus loin dans l’horreur. Le mal n’est plus seulement moral mais tangible.

Tout le caractère occulte de la série "The Undoing" est contenu, condensé dans une errance. Il faut attendre quelques épisodes pour avoir connaissance de cette balade cathartique à laquelle Grace Fraser s’adonne parfois de nuit, irrépressiblement. Cruciale d’un point de vue symbolique, cette errance dont la trajectoire semble anarchique, au détour des rues et des sentiers de Central Park, dit tout du labyrinthe au sein duquel évolue cette épouse. Car si la vision du monde de Grace Fraser semble de jour stabilisée et robuste (elle est spécialiste des relations de couple et se trouve sur le point de publier un premier essai intitulé « Vous auriez dû le savoir »), elle frise la nuit l’égarement et le somnambulisme – comme un trauma qui ne passe pas. La réalisation traduit tout cela habilement par des ellipses et des méandres.

Pour filmer ce jeu de dupes, entre simulacre et refoulement, la réalisatrice Susanne Bier et ses équipes ont fait preuve d’une sensibilité et d’une réelle maîtrise. Si la belle photographie, au-delà d’une lumière volontairement terne et automnale, se laisse oublier pour mieux installer l’équivoque, le cadrage et le montage – un peu comme chez Fincher – donnent énormément d’indications au spectateur. Tout est dit avant l’heure mais on s’accroche pour refouler nous aussi l’inacceptable – la séquence de l’altercation dans la prison, en la matière, apparaît comme l’un des climax les plus fous de "The Undoing". Glaçante et tortueuse, cette mini-série témoigne-t-elle du mal qui ronge les puissants, de ce culte de perfection qui pousse à dissimuler le pire ? Peut-être, mais il s’agit surtout de somptueux portraits de personnages plus vrais que nature. Kidman, malgré ses chirurgies à répétition, Grant, tout en rides et masques fallacieux, et l’immense Sutherland, entre autres, trouvent certainement l’un de leurs plus grands rôles.

Adapté du roman « Les Premières Impressions », de Jean Hanff Korelitz, "The Undoing" est disponible sur OCS

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En DVD ou Blu-Ray

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Vos #AvisPolar

  • Sazbook72 9 janvier 2022
    3 raisons de regarder "The Undoing"

    J’ai été agréablement de voir H.Grant dans ce registre (plus vu dans des comédies). J’ai pas été déçu par contre N.Kidman m’a semblé un peu" côtés de ses pompes", j’aurais aimé qu’elle utilise ses connaissances en tant que thérapeute mais elle semblait plus hébété, à côtés de ses pompes un peu perdu. Le suspense a tenu ses promesses jusqu’à la fin. En conclusion bonne série !!

  • Chineuse Deculture 30 décembre 2021
    3 raisons de regarder "The Undoing"

    C’est le papa de Big Little Lies, tout s’explique la tragédie en huis clos dans une aristocratie américaine déconnecté de la réalité...donc 3 étoiles :
    - 1 pour le plaisir de retrouver Donald Sutherland
    - la deuxieme pour le chirurgien de Nicole Kidman qui semble jouer dans Benjamin Button tant elle rajeunit.
    - 3 pour un Hugh Grant qui a un fin un rôle de la maturité pour utiliser son regard de cocker.

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