Dynamique du Chaos (Edition non censurée) - Ghislain Gilberti

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Résumé :

Gys, un jeune homme au passé agité, va jusqu’à l’impensable pour oublier sa séparation. Rapidement, il cède à l’ivresse nerveuse des transgressions aux côtés de ses trois amis de la " Génération Nada " : avec eux, il écumera bars et clubs de tous les excès, traquant le chaos qui lui permettra de mieux voir le monde. Il ignore qu’au loin, un train fou fonce déjà sur lui. Le monstre d’acier s’appelle Séverine.

Dynamique du Chaos fait l’effet d’un coup de tonnerre lors de sa mise en ligne sur Internet en 2007, avec plus de 100 000 téléchargements et un torrent de commentaires de lecteurs jetés à corps perdus dans cette aventure radicale. Aujourd’hui publié pour la première fois sans censure et en édition papier, ce texte sauvage raconte la chute libre d’un homme sur fond de drogues, de sexe, d’abus en tout genre et l’amour passionnel, irrationnel, d’un homme pour une femme. Dans son art de la torsion, le virtuose Gilberti repousse les limites du soutenable par une obsession suprême inavouée : tenter de retrouver une forme originelle de pureté métaphysique et romanesque.

Vos avis

  • O.Nadaco 20 juillet 2017
    Dynamique du Chaos (Edition non censurée) - Ghislain Gilberti

    Bon, je commence par où, là ? Peut-être par expliquer avant tout que, contrairement à ce que vous verrez sur la couverture du livre, il ne s’agit pas du tout d’un thriller mais bien d’un roman noir autobiographique. J’imagine que c’est important, surtout le côté roman noir, parce que bon, l’auteur n’étant pas nécessairement votre pote, j’imagine que le reste vous vous en foutez. Parce que, autobiographique ou non, le roman noir inscrit ses personnages dans une vie quotidienne réelle, sombre mais vraie. J’imagine que c’est justement pour cela que beaucoup d’auteurs de noirs puisent dans leur propre vie pour écrire leurs romans.

    J’hésite depuis longtemps, très longtemps, à lire ce livre. Il y a des thèmes comme ça qui vous attirent contre votre volonté. Je me suis finalement décidée et voilà le petit retour que je pourrais en faire :

    Le livre... J’ai eu du mal sur toute la première moitié, j’en suis même arrivée à survoler parce que ça tourne en rond, c’est redondant, il manque un fil conducteur fort, celui proposé est trop ténu et ne vient reprendre sa place qu’à la moitié du roman. On suit le personnage principal et narrateur dans sa vie, nocturne surtout, de boîtes de nuit en bars, de bars en boîtes, de baises en séances de cul. Et j’ai failli lâcher l’affaire, pas parce que ce genre de scènes me dérangent, mais bien parce que j’ai cru que le roman n’aurait que cela à offrir. Grossière erreur.

    Le retour de l’âme soeur de Ghys va faire chavirer le roman. Tout à coup on commence à avoir une image plus nette de son histoire et surtout se met en place un tension, une question, on se demande enfin comment tout cela va tourner. Cet anti-héros va donc nous parler de ce moment où il la revoit et comment cela chamboule tout ce qu’il a tenté de changer dans sa vie. Assuré par tous qu’être avec elle serait leur fin à tous deux, il s’est séparé d’elle, une déchirure impossible à soigner. Aucune drogue ne pourra suffire à lui faire oublier la force des sentiments, des sensations... Et finalement, en quoi sa vie serait-elle mieux sans elle, puisqu’elle est toute sa vie ?

    Il y a une force dans les sentiments de l’auteur qui transpire au travers des pages. La puissance de l’amour, celui qui peut vous rendre fou, vous amener à toutes les extrémités, vous ronge ou vous donne des ailes, à la fois pur, passionnel et pourtant trop puissant pour rester simple et tranquille.
    J’avais déjà tenté de lire un de ses thrillers et ça n’était pas passé côté plume (je retenterai, ce n’était peut-être juste pas le bon moment). Mais dans cet exercice, je l’ai trouvé beaucoup plus agréable à lire, peut-être parce que plus authentique. En bref, ne vous laissez pas endormir par la première moitié du livre, sachez qu’il y a quelque chose de fort ensuite.

  • Ophé Lit 9 juillet 2018
    Dynamique du Chaos (Edition non censurée) - Ghislain Gilberti

    "La dynamique du Chaos" de Ghislain GILBERTI chez Ring, une plongée en enfer...

    Dès l’introduction, j’ai été touchée par la douleur et la souffrance qui transpiraient des mots de Ghislain. Des termes puissants, durs, pour évoquer une enfance brisée sur l’autel de la violence.
    "J’ai grandi sous le règne d’un dieu féroce, illogique, sadique, pervers.Mon père était mon geôlier, mon bourreau.Mon entourage n’a jamais rien fait pour arrêter ça, se contentant de tourner la tête et d’ignorer cette détresse. Je ne peux pas le leur reprocher, le drame qui se jouait était insoluble et personne n’avait envie de titiller la bête au risque de se faire mordre."

    Pendant toute ma lecture, j’ai été tiraillée entre l’ombre et la lumière. L’obscurité des images, du récit ; la clarté que je me suis échinée à conserver en m’accrochant aux liens d’amitiés forts existant entre Gys et Manu, mais aussi Nico et toutes ces autres personnes qui, dans la noirceur d’un monde qui m’est inconnu, se soutiennent au-delà des normes et des conventions.

    J’ai eu mal, le ventre noué, les mains crispées autour d’un roman qui, parce qu’il est à 99% autobiographique, ne peut être lu comme un simple divertissement. Il faut en prendre toute la mesure pour entendre le message de Ghislain.
    L’écriture est viscérale, douloureuse, sans filtre, comme si part ses mots Ghislain cherchait à exorciser un peu de cette douleur, de ce chaos contre lequel la lutte est permanente.

    Gagner le respect volé depuis l’enfance dans la violence, le franchissement des interdits, en adoptant une position de supériorité, en prenant le pouvoir dans un monde où la lumière n’existe pas. Mais quelle est la valeur de ce pouvoir ? Existe-t-il réellement lorsque l’on est polytoxicomane et que les drogues en tous genres ont pris possession de votre corps et gangréné vos esprits en perte de repères.

    Si j’ai été étreinte par la violence des émotions procurées lors de ma lecture, j’ai été également touchée par sa poésie. Elle est certes noire, mais bien présente. Ghislain use de nombreuses métaphores, qui, si elles illustrent l’absolue noirceur de son chaos, illuminent son écriture et donnent vie à ce monde douleurs, de dépendances, de lutte en tous genres, de sexe brutal.
    "Je suis un parasite insatiable. Une tique affamée agrippée aux poils malodorants du corps social."

    Ghislain distille également ses réflexions et sa vision d’une société malade où la mort et le noir fascinent, où les politiques sont plus préoccupés par leur nombril d’égocentriques que part leur pays qui souffre :
    "Le système se plie sans agir, sans lutter. L’apathie politique face à ce désastre annoncé est complètement désarmante, on jurerait que nos dirigeants se contentent de jouer les autruches alors que la situation nous projette droit dans le mur."

    Enfin, "La Dynamique du Chaos" c’est aussi une histoire d’amour, la communion de deux âmes, l’amour destructeur, incontrôlable, cette sensation physique d’être la moitié de l’autre et de ne pouvoir respirer en son absence, ce sentiment que la vie n’a pas de sens ni de raison d’être sans l’autre.
    "Pendant quelques instants, nous avons formé une entité unique et palpitante. Une âme siamoise en sueur, traversée de soupirs et de tremblements, de larmes et de frissons [...] Je pense que des choses pareilles n’arrivent qu’une fois dans une vie [...] On ne rencontre l’amour q’une seule fois, il n’y a pas de deuxième chance."

    Avec "La Dynamique du Chaos" les censeurs ont perdu leur combat contre tous ceux, qui, comme Ghislain, nous ouvrent les yeux et les portes d’un monde bien réel où le chaos règne en Maître, où le sexe sous toutes ses formes, la violence, les drogues guident les vies de milliers de personnes, où la souffrance est telle qu’elle ronge, gangrène petit à petit la vie.
    Mais par ce roman, cette autobiographie partielle, Ghislain nous montre aussi qu’au bout de ce monde, du tunnel, il y a la Vie pour celles et ceux qui auront la force et le courage de reprendre possession de la leur. Et même si des séquelles demeurent, au bout, il y a l’espoir.

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