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L’Archipel des Larmes - Camilla Grebe

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Résumé :

Une nuit de février 1944, à Stockholm, une mère de famille est retrouvée morte chez elle, clouée au sol. Trente ans plus tard, plusieurs femmes subissent exactement le même sort.
Dans les années 80, le meurtrier récidive mais ce n’est qu’aujourd’hui que des indices refont surface.
Britt-Marie, Hanne, Malin…
À chaque époque, une femme flic se démène pour enquêter, mais les conséquences de cette traque pourraient s’avérer dévastatrices.

L’Archipel des larmes, magistralement construit, nous fait traverser les décennies suédoises en compagnie de femmes hors du commun, avides de justice, et déterminées à arrêter ce monstre.

Vos #AvisPolar

  • calyenol 28 février 2020
    L’Archipel des Larmes - Camilla Grebe

    Bonjour !

    Aujourd’hui je vous parle d’une pépite.
    𝕷’𝖆𝖗𝖈𝖍𝖎𝖕𝖊𝖑 𝖉𝖊𝖘 𝖑𝖆𝖗𝖒𝖊𝖘 de @camillagrebe chez @calmann.levy .

    .

    "Tout événement a des conséquences et toute fin est le début d’une nouvelle histoire."
    .

    C’est une nuit de février 1944 à Stockholm,qu’une mère de famille est retrouvée morte chez elle,
    clouée au sol.
    Trente ans plus tard,plusieurs femmes se font assassinées,elles sont,elles aussi,clouées au sol.
    Le meurtrier recommence dans les années 80 et des indices refont surfaces.
    À chaque époque une femme flic enquête.
    Britt-Marie qui dans les années 70 se voit mal accepter par son chef qui pense qu’elle n’est pas à sa place.
    Hanne,profileuse des années 80 où l’émergence de ce type d’enquêteurs fait surface mais n’est pas encore bien pris au sérieux.
    Malin,que l’on retrouve en 2019,enquêtrice se faisant mettre à mal par sa supérieure,mais qui ne lâche rien.
    Trois femmes pour une traque qui pourrait être destructrice.

    .

    Quatrième livre de l’auteure qui comme les précédents m’a captivé.
    Le plaisir de retrouver Hanne que j’ai rencontré dans "Un cri sous la glace", puis Malin qui elle a fait sa première apparition dans "Le journal de ma disparition" et que j’ai retrouvé dans "L’ombre de la baleine".

    Dans 𝕷’𝖆𝖗𝖈𝖍𝖎𝖕𝖊𝖑 𝖉𝖊𝖘 𝖑𝖆𝖗𝖒𝖊𝖘,l’auteure nous embarque dans trois enquêtes différentes où un cold-case refait surface,où toutes les histoires s’emboitent parfaitement,où la femme,malgré l’époque,doit batailler pour se faire une place,se faire accepter dans un travail où les moeurs sont difficiles à faire évoluer.
    On sent le travail qu’a fourni l’auteure pour différencier chaque enquêtes faites à chaque période et là je me suis dit que les progrès sur l’ADN sont une vraie chance.

    𝕷’𝖆𝖗𝖈𝖍𝖎𝖕𝖊𝖑 𝖉𝖊𝖘 𝖑𝖆𝖗𝖒𝖊𝖘 est un thriller prenant qui dès commencé est impossible à lâcher.
    L’intrigue hâpe,fait douter et a un dénouement auquel on ne s’attend pas.
    J’adhère toujours autant à la plume de l’auteure que je trouve fluide.
    Ici pas de longueur,on ne voit pas les pages se tourner.

    𝕷’𝖆𝖗𝖈𝖍𝖎𝖕𝖊𝖑 𝖉𝖊𝖘 𝖑𝖆𝖗𝖒𝖊𝖘 est un coup de coeur que je vous conseille.
    Vous laisserez-vous tenter ?

  • Sharon 7 mars 2020
    L’Archipel des Larmes - Camilla Grebe

    C’est à un voyage de l’autrice nous convie. Un voyage dans le temps, un voyage dont les deux fils conducteurs sont une série d’assassinats et le droit des femmes. Ou plutôt l’absence de droit des femmes.

    Elsie, Britt-Marie, Hanne, et Malin. Ces deux dernières, nous les connaissons déjà, du moins si, comme moi, vous avez lu les trois précédents romans de Camilla Grebe. Hanne est une profileuse, et nous découvrons ici une de ses premières enquêtes, au milieu des années 80. Malin est enquêtrice dans les années 2010. Elsie et Britt-Marie sont en quelques sorte des pionnières dans la police. Elsie est une auxiliaire de police en 1944, elle est tuée, presque accidentellement, sur une scène de crime. Je dis « presque », parce que c’est le meurtrier qui a causé sa mort, sans qu’il ait vraiment prémédité de la tuer. Elle avait perdu son fiancé à la guerre, et avait eu une petite fille, qu’elle avait dû confier à un couple. Elle espérait encore, au moment de sa mort, pouvoir vivre la vie dont elle avait rêvé – se marier, élever sa fille.

    Trente ans passent, et sa fille est à son tour dans la police, à une époque où les droits des femmes auraient dû progresser, ont progressé, mais où des hommes refusent cette évolution de la société, refusent que des femmes travaillent dans la police, et trouvent que les femmes devraient se contenter de métiers féminins. Britt-Marie pensait pourtant avoir accompli son rêve, et déchante vite : elle est cantonnée à des taches de bureau, des taches même pas utiles, que n’importe quelle secrétaire pourrait effectuer. Elle a réussi sa vie personnelle, pourtant, elle est mariée, avec un homme qu’elle aime, elle a un petit garçon, Erik, et aimerait lui donner un petit frère ou une petite sœur. Le seul moment où elle est enfin envoyée sur le terrain, c’est malheureusement pour l’une des seules raisons pour laquelle on estimait les femmes utiles : elle doit interroger une victime de viol, agressée selon le même mode opératoire que la victime de 1944. Yvonne n’est que la première victime, une seconde suit, qui a eu moins de chance : elle a été assassinée. Les victimes sont-elles vraiment des victimes ? Oui, ce n’est pas écrit ainsi, mais le responsable de l’enquête le pense tellement fort que cela se ressent dans l’enquête, lui qui les voit comme des femmes légères, lui qui pense, pour la survivante comme pour la jeune femme défunte, elles avaient forcément un lien avec le meurtrier.

    Dix ans plus tard, il le pensera encore, il pensera encore beaucoup de mal de Britt-Marie, qui a mystérieusement disparu au plus fort de l’enquête, alors qu’elle menait des investigations de son côté. Dix ans plus tard, les violences faites aux femmes sont toujours là, le nombre de mères célibataires a par contre drastiquement augmenté. Les femmes peuvent faire le choix de ne pas avoir d’enfants, comme Hanne, pour vivre une vie de couple uniquement tournée vers le couple, sans les contraintes liées aux enfants. Hanne et son mari ont comme point commun une histoire familiale complexe et non résolue – Hanne aurait sans doute trop de travail pour tenter de mettre de l’ordre dans les conséquences de ce qu’elle a vécu, dans son ressenti. Nous sommes dans les années 80, nous sommes en Suède, Hanne est sure d’elle, de ses choix, et pourtant, elle constate. Elle constate le snobisme de son mari, qui ne comprendrait pas son amitié avec Linda, une jeune policière pleine de vie, mais qui n’est pas une intellectuelle. Elle constate qu’un homme peut ne pas supporter d’être repoussé, calmement, fermement, mais repoussé tout de même, et que cela peut jouer dans le travail – au détriment du travail, une belle femme se devant, dans l’esprit de certains hommes, d’accepter les hommages qui lui sont rendus. Elle constate que les moyens de la police sont donnés avant tout pour protéger les personnes aisés, les personnes qui vivent dans les beaux quartiers, non pour ceux, encore moins celles, qui manquent de tout ou presque dans la vie.

    Puis vient Malin. Elle est mariée, elle a un petit garçon, Otto. Son mari a pris un congé paternité et pourtant, la charge mentale repose toujours partiellement sur elle. Faire la cuisine, donner éventuellement le biberon, coucher et changer le bébé, oui. Tout nettoyer, tout ranger, non. Si aucun nouveau meurtre n’a eu lieu, en revanche, un corps réapparaît, relançant l’enquête. Les méthodes ont changé, les échantillons peuvent enfin être analysés plus finement – le tout est de trouver un ADN avec lequel le comparer. Il faut aussi pouvoir enquêter. J’aime beaucoup les gens qui voient le monde avec de petites lunettes roses, et pensent que jamais une femme ne nuira à une autre femme, qu’une rivalité entre deux femmes est impossible. Bienheureux ceux qui n’ont pas compris que ce n’est pas parce qu’une femme a atteint des sommets, en vivant quasiment comme un homme, qu’elle a envie que d’autres l’atteignent à son tour. Quant à ses fameuses réunions, et autres commissions pour l’égalité homme/femme, elles ne distillent jamais que des mots dont quelques-uns aiment se gorger. Des mots, pas des solutions : « Nous exerçons notre pouvoir sur tous ceux qui représentent une menace, parce que nous le pouvons, et nous le voulons. Que nous soyons homme ou femme" .

    Et, pour unir ces quatre femmes, une voix. Une voix qui sait presque tout sur elles, qui unit et commente leur destin, qui anticipe aussi, sans, parfois, en savoir forcément beaucoup plus que le lecteur du récit. Une voix qui s’est chargée de reconstituer ces quarante-cinq années d’impunité. Le choix est de parler des femmes, de ces « femmes devenues ombres qui n’ont pu vivre leur vie. De femmes dont les espoirs se sont dissous en un archipel de larmes. Celles qui se sont éteintes comme des bouts de chandelles dans le faible courant d’air d’une fenêtre ouverte  ». Oui, il est temps de ne plus admirer et glorifier les bourreaux, et de redonner une voix à celles qui en ont été privées.

  • L’atelier de Litote 14 mars 2020
    L’Archipel des Larmes - Camilla Grebe

    Vous pouvez choisir de lire ce livre indépendamment des trois autres mais pourquoi se priver de la lecture d’excellents polars scandinaves. Avec L’archipel des larmes on s’engage non seulement dans une enquête policière, un tueur en série sévit sur plusieurs décennies mais aussi sur une étude sociologique de la place des femmes dans la société suédoise sur une période allant de 1944 à 2019. On va suivre ainsi trois enquêtrices et voir les difficultés qu’elles sont amenées à rencontrer du fait de leurs statuts de femmes flics. Je me suis vraiment passionnée pour chacune d’entre elles, c’était intelligent et touchant à la fois. Bien écrit et bien traduit avec de nombreuses surprises et rebondissements. Alors je trouve qu’il y a un petit coté féministe dans ce livre où l’on traite souvent de la discrimination faite aux femmes. C’est bien ainsi puisque cela correspond à l’évolution des femmes depuis les années cinquante. Au début elles devaient être silencieuses, dociles et n’avaient pas vraiment de poids dans les décisions et puis à force de se battre pour leurs convictions les choses ont fini par évoluer mais lentement hein, il ne faut rien brusquer. A la fois, elle reprend les clichés que l’on peut communément trouver sur des portraits masculins négatifs, vraiment primaires. La narration de ce récit est différente des autres livres, ici, le temps de l’action s’étire sur plusieurs décennies, donc on a le sentiment d’une façon d’écrire hachée, il m’a fallu un peu de temps avec ça mais au final c’était bien vu. Les crimes ont lieux sur cet espace temps et on vient les relier entre eux grâce à différents personnages à travers les périodes. Ces personnages deviennent des représentants de leur époque et c’est bluffant. Le fait que les points de vue sur l’enquête soient féminins, et ce que cela change dans la façon de faire était un plus. Bonne lecture.

  • Bo0ks_Bo0ks_Bo0ks 2 avril 2020
    L’Archipel des Larmes - Camilla Grebe

    Au fil des décennies, on y suit l’enquête sur l’Assassin des bas-fonds, menée d’abord par Elsie dans les années 40, puis par Britt-Marie dans les années 70, Hanne dans les années 80 et Malin de nos jours. Des femmes fortes, qui doivent s’affirmer dans le milieu policier où règnent encore principalement des hommes. Bien qu’elles soient prêtes à de nombreux sacrifices pour arrêter ce meurtrier, elles ne peuvent imaginer à quel point cette enquête va chambouler leur vie. Car comme le souligne le narrateur : au moment où une histoire se termine, une autre commence...

    Tout simplement magnifique. J’ai adoré suivre l’évolution de chacune de ses héroïne. J’ai été transcendée par le courage dont elles ont fait preuve, l’altruisme et l’obstination qui les ont caractérisées. Chaque décennie a apporté une nouvelle perspective à cette enquête hors normes et le lot de suspects qui va avec !
    J’adore la plume de Camilla Grebe, que je trouve affutée, sensible et poétique.
    Vivement la fin de ce confinement, que je me puisse me procurer Un cri sous la glace et Le journal de ma disparition !

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