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L’Institut - Stephen King

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Résumé :

Au cœur de la nuit, à Minneapolis, des intrus pénètrent la maison de Luke Ellis, jeune surdoué de 12 ans, tuent ses parents et le kidnappent.

Luke se réveille à l’Institut, dans une chambre presque semblable à la sienne, sauf qu’elle n’a pas de fenêtre. Dans le couloir, d’autres portes cachent d’autres enfants, dotés comme lui de pouvoirs psychiques.

Que font-ils là  ? Qu’attend-on d’eux  ? Et pourquoi aucun de ces enfants ne cherche-t-il à s’enfuir  ?

Aussi angoissant que Charlie, d’une puissance d’évocation égale à Ça, L’Institut nous entraîne dans un monde totalitaire… qui ressemble étrangement au nôtre. Le nouveau chef-d’œuvre de Stephen King.

Vos #AvisPolar

  • Asmo Stark 3 février 2020
    L’Institut - Stephen King

    Luke, 12 ans, est un enfant particulier, c’est un surdoué, il s’apprête à intégrer un double cursus universitaire au MIT et à Emerson. Mais sa remarquable intelligence n’est pas sa seule particularité, il a aussi un don de télékinésie, pas au point de tordre des petites cuillères mais tout de même. C’est ce don qui va attirer l’attention de l’Institut, qui va envoyer une équipe le kidnapper en pleine nuit et tuer ses parents. À son réveil, Luke se retrouve dans une chambre similaire à la sienne à quelques détails près. Troublé et perdu il sort et découvre d’autres enfants, qui comme lui ont des pouvoirs psychiques, ils sont télékinésistes ou télépathes. Ces enfants, arrivés ici avant lui vont lui expliquer le fonctionnement de l’Institut, les tests qu’ils subissent, ce qui arrive quand on résiste... Luke se demande quel est le but de tout ça ? Que veulent ceux qui dirigent l’Institut ? Et eux, les enfants, peuvent-ils s’en sortir ?

    Comme à chaque annonce d’une nouvelle parution de Stephen King, la date était dûment notée sur le calendrier et l’attente fiévreuse (on est fan ou on ne l’est pas !). Acheté et commencé dès le jour de sa sortie, partagé entre l’envie de le dévorer et celle de faire durer le plaisir, il aura finalement duré 4 jours (travail oblige), causé une insomnie (quand ton "encore un chapitre" dure 3 heures...) et fait de moi une lectrice aux yeux cernés mais comblée.
    Il faut dire que j’adore quand Stephen King prends des enfants comme personnages principaux à l’instar de Ça ou Le corps, se servant de leur innocence, de la force de ces amitiés si forte à cet âge et de leur naturel pour construire ses histoires. Non seulement on admire ces gamins courageux et très souvent ingénieux, on se rappelle l’enfant que l’on était à leur âge mais l’adulte qu’on est devenu a envie de les protéger, c’est un sacré cocktail émotionnel et une recette gagnante. Ajouter à ça une dimension fantastique avec de la télépathie et de la télékinésie exploitées par une horrible organisation et vous tenez un roman très difficile à poser. Stephen King a ce don de vous immerger totalement, de vous donner l’impression d’être au cœur de l’histoire, si bien que l’on l’impression d’être nous-mêmes dans l’Institut, d’aller au terrain de jeux avec Luke, Sha, Avery... c’est magique. Et les touches d’humour du Maître et ses phrases piquantes sur la société actuelle (Trump est fustigé à quelques reprises) sont particulièrement délectables.
    Vous l’aurez compris j’ai adoré ce roman, je suis une inconditionnelle de Stephen King et j’attends déjà le prochain avec impatience.

  • Aude Lagandré 6 février 2020
    L’Institut - Stephen King

    Je ne vous raconterai rien du dernier roman de Stephen King… Ou alors, pas grand-chose… Ou alors, juste un petit quelque chose pour vous donner envie de l’acheter, si ce n’est pas déjà fait ! Lui et moi, c’est comme une relation de couple : parfois, c’est l’hôtel du cul tourné, parfois c’est love me tender. C’est plus souvent l’un que l’autre, mais c’est vrai qu’on a passé quelques années sans se voir, lui et moi. C’est l’année dernière que l’histoire folle a repris, avec la sortie de « l’outsider ». Comme dans tous les couples, parfois on s’engueule… et parfois la communication est rompue. Il faut savoir se quitter pour mieux se retrouver. Il met une année à nous écrire un roman, j’ai mis 3 jours pour lire 600 pages. Les calculs sont pas bons Stephen, mais je te rassure, tu mets bien des paillettes dans ma vie.

    C’est avec ses yeux de 72 ans que l’auteur nous entraîne encore une fois dans les méandres de ses obsessions : les enfants et leurs destinées, les dons particuliers, notre monde actuel. Si vous le suivez sur twitter, vous savez qu’il se sent très concerné par l’actualité politique, notamment l’élection de Donald Trump et les dégâts collatéraux inhérents à son élection. La réalité est son terreau de réflexion. Il a récemment annoncé qu’il se retirait de Facebook : trop de fake news et de contre-vérités. Dans « l’institut », il développe cette manipulation des masses, mais aussi cette secrétomanie gouvernementale qui organise des expériences soi-disant pour sauver le monde.

    La présentation des personnages est encore une fois au carré. Dès les premières pages, c’est un monde imaginaire fabuleux qui s’ouvre sous nos pieds. Imaginaire, mais tellement réel, dans le sens crédible ! Si la ville qu’il a choisie pour asseoir son texte est d’un « ennui monochrome », il déploie pourtant toute une palette de couleurs envoûtante sur les émotions humaines. De plus en plus, je m’interroge sur son rapport à l’enfance qui résonne comme une éternelle fascination, pièce maîtresse de son œuvre colossale. Sans jamais lasser, il parvient à emporter son lecteur vers une nième histoire où des enfants dotés de dons surnaturels sont exploités pour leurs aptitudes. Le choix du lieu de l’action n’est pas anodin : une petite ville où règne encore une forme de solidarité par opposition à une grande mégalopole où individualité rime avec égoïsme. Faut-il y voir une forme de désespérance du genre humain habitant dans les grandes villes où les hommes s’amassent pour ne transmettre qu’une pensée unique initiée par des informations médiatiques données à outrance ?

    Stephen King reste un conteur hors pair, à l’imagination débridée apportant à la fois réalisme latent et fantasmagorie cruelle. De quoi rallier une nouvelle génération de lecteurs qui découvriront a posteriori les premiers titres de son œuvre, feront des parallèles, dégageront des problématiques. Des thématiques qui résonnent comme des mantras offrant un style très visuel à sa narration expliquent sans doute le succès des séries et films tirés de ses romans, pas toujours réussis. D’aucuns affirment que le King est vieillissant, que l’ephad est proche ou que le maître de l’horreur qui nous faisait frémir de peur dans certaines scènes se ramollit du genou. Son esprit n’a jamais été aussi affûté, mis en relief par l’avantage de l’âge, une perception plus mesurée et plus juste de la vie. La mécanique selon laquelle l’homme peut influencer son destin par la prise de décisions dictée par son libre arbitre est implacable. Sans doute une façon habile de sensibiliser l’homme sur son extraordinaire potentiel. Une volonté incantatoire de croire encore dans le genre humain ?

    Vous l’aurez compris, l’institut est une œuvre riche qui met en lumière le talent sans cesse renouvelé d’un écrivain à l’imagination fertile, mais qui tire pourtant ses intrigues dans les racines de notre réalité. De quoi frémir encore… de quoi réfléchir encore… de quoi s’interroger sur notre monde et sur notre place dans celui-ci. Au final, prendre les romans du King pour de simples romans de distraction serait commettre une grave erreur…

  • ClubStephenKing 14 février 2020
    L’Institut - Stephen King

    Lu lors de sa sortie en version originale, j’avais adoré "L’institut" de Stephen King. Mais j’avoue que mon avis est probablement un peu biaisé ;)

    Si vous voulez TOUT savoir sur ce roman (sa genèse, le résumé, des citations...)
    >>> https://club-stephenking.fr/the-institute-livre-stephenking-date

  • Annesophiebooks (Les lectures d’Anne-Sophie) 21 février 2020
    L’Institut - Stephen King

    Il y a deux choses dont je raffole chaque début d’année : la galette des rois, et la sortie du nouveau Stephen King.

    La différence entre les deux ? Si la galette s’attaque à notre foie et/ou à notre tour de taille, Stephen King lui s’amuse plutôt à torturer notre état mental !

    Alors qu’en est-il cette année avec L’Institut, son petit dernier ?

    Déjà, comme souvent, son dernier né se porte bien avec ses 25cm et ses 600 pages.

    Ensuite, et encore une fois comme bien souvent, ce bon gros bébé n’a aucune intention de vous accorder du temps pour vous reposer.

    Quel est donc se mystérieux Institut dans lequel on retient des enfants après avoir assassiné leurs parents ?
    Vu les horreurs endurées à l’Avant, que peut-il bien se passer une fois qu’on les envoie à l’Arrière ?

    Et quel rapport tout cela a-t-il avec Tim Jamieson, ancien flic devenu, par un étrange concours de circonstances, veilleur de nuit à DuPray, petite ville à plusieurs centaines de kilomètres de l’Institut ?

    Avec le King, rien n’arrive réellement par hasard, tout est minutieusement conçu pour entraîner ses lecteurs sur les chemins tortueux qu’il leur propose, avant de les abandonner là, avec la lourde tâche d’essayer de trouver la sortie et les réponses qui vont avec.

    Oui, Stephen King est sadique envers son lectorat. On le sait, et comme on est un peu maso, on en redemande toujours plus.

    Avec ce nouveau roman, l’auteur prend son temps pour installer l’intrigue. Au point que l’on en vient même à se demander à quel moment tous les chemins vont se rejoindre.

    Ne vous inquiétez pas, ça viendra.
    Et à partir de là plus rien ne parviendra à vous faire poser ce livre avant sa toute dernière page.

    Mais pour en arriver là, il faut le mériter, et tenter patiemment de dénouer les fils ténus (mais étroitement serrés) qui balisent les nombreux chemins de traverse créés par SK.

    On s’attache énormément à ces enfants si spéciaux à qui des monstres font vivre l’enfer.
    On aimerait tant les sortir de là.
    Autant qu’eux aimeraient y parvenir.

    Y arriveront-ils ? À quel prix ?

    Pour le savoir je vous invite à embarquer à bord du Southway Express. Et à bien attacher votre ceinture.
    Car le voyage sera aussi mouvementé que captivant.

  • eTemporel 22 février 2020
    L’Institut - Stephen King

    Stephen King a toujours été particulièrement inspiré quand il s’agit de parler d’enfants en butte à des phénomènes qui les dépassent. Pourtant, cela faisait longtemps qu’il n’avait pas abordé ces rivages et c’est donc avec une grande impatience que j’attendais la sortie de L’institut, dont le quatrième de couverture laissait présager comme un retour aux sources. Certaines rumeurs évoquaient également des liens avec La tour sombre. Autant dire que je ne pouvais pas passer à côté.

    Dans la première partie cependant, il n’est question d’aucun enfant. On découvre Tim Jamieson, ex-flic de Sarasota. C’est un homme en quête de rédemption qui, lors d’un périple en direction de New York où il espère obtenir un job dans une société de sécurité, fait une escale plus ou moins prolongée dans la petite ville de DuPray où il se fait embaucher en tant que veilleur de nuit. C’est un homme bon qui ne cherche pas les histoires et s’attire rapidement la sympathie de ses collègues.

    Nouvelle partie, nouveau personnage. King nous transporte ensuite du côté de Minneapolis où l’on fait connaissance avec le jeune Luke Ellis, un pré-adolescent aux capacités intellectuelles extraordinaires et doté d’un vague talent de télékinésie, qui vient d’être accepté dans deux prestigieuses universités. Mais voilà, au cours d’une nuit, Luke est arraché à ses parents et à son domicile, et emmené à L’institut, un complexe isolé au cœur de l’état du Maine. Il y retrouve d’autres enfants, aux capacités psychiques peu ou prou identiques aux siennes.

    Comme souvent, King prend son temps. Cela décourage parfois certains lecteurs mais je suis, quant à moi, intimement convaincue que c’est aussi ce qui fait toute la richesse et l’impact de ses livres : un univers bien construit, des héros fouillés et des sujets d’actualité. Il a expliqué lors d’une interview que, quand il a commencé ce livre, il voulait juste écrire une histoire sur “des enfants sans défense qui sont enfermés et qui doivent s’unir pour combattre ces cruels adultes qui procèdent à des expériences sur eux”. Il pensait aux expérimentations de la CIA du début des années 50 ainsi qu’aux expériences nazies de la Seconde Guerre Mondiale.

    “J’essaye de séparer mes opinions politiques de mes histoires mais la frontière est mince, comme une membrane poreuse que les idées traversent [...] Parfois la vie suit son cours et imite l’art.” La fiction lui a échappé et est devenue réalité lorsque Donald Trump s’est mis à enfermer des enfants dans des cages dans les camps de migrants aux frontières américaines. Malgré tout, on a souvent reproché à King le manichéisme de ses histoires, spécialement lorsqu’elles concernent des enfants. Mais que dire de la fin de L’institut ?

    M’est avis qu’elle est d’autant plus dérangeante qu’en ce début d’année 2020, on a parfois le sentiment qu’il ne faudrait pas grand chose pour que l’équilibre du monde bascule sur son axe et que la Tour s’effondre...

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