Club Sang

Profitez de toutes nos fonctionnalités et bénéficiez de nos OFFRES EXCLUSIVES en vous inscrivant au CLUB.

JE REJOINS LE CLUB SANG

L’attaque du Calcutta-Darjeeling

Club Sang

Inscrivez-vous ou connectez-vous pour pouvoir participer au Club !

7 #AvisPolar
6 enquêteurs
l'ont vu/lu
0 enquêteur
Veut la voir/lire

Résumé :

1919. La Grande Guerre vient de se terminer en Europe. Après cette parenthèse éprouvante, certains Britanniques espèrent retrouver fortune et grandeur dans les lointains pays de l’Empire, et tout particulièrement en Inde. Ancien de Scotland Yard, le capitaine Wyndham débarque à Calcutta et découvre que la ville possède toutes les qualités requises pour tuer un Britannique : chaleur moite, eau frelatée, insectes pernicieux et surtout, bien plus redoutable, la haine croissante des indigènes envers les colons. Est-ce cette haine qui a conduit à l’assassinat d’un haut fonctionnaire dans une ruelle mal famée, à proximité ? d’un bordel ? C’est ce que va tenter de découvrir Wyndham, épaulé par un officier indien, le sergent Banerjee. De fumeries d’opium en villas coloniales, du bureau du vice-gouverneur aux wagons d’un train postal, il lui faudra déployer tout son talent de déduction, et avaler quelques couleuvres, avant de réussir à démêler cet imbroglio infernal.

L'œuvre vous intéresse ? Achetez-la chez nos partenaires !

En librairie

Et chez vos libraires indépendants

  • Acheter sur Jesoutiensmalibrairie.com
  • Acheter sur lalibrairie.com
  • Acheter sur Place des libraires

Vos #AvisPolar

  • Alex-Mot-à-Mots 5 mai 2022
    L’attaque du Calcutta-Darjeeling

    L’action et les enquêtes se déroulent à Calcutta en 1919. Au sortir de la Grande Guerre, Sam Wyndham, jeune veuf et nouvellement promu capitaine décide de partir dans la colonie anglaise du Bengale.

    En bon limier, il fera tout pour trouver le coupable du meurtre d’un britannique sauvagement assassiné dans une rue sombre d’un quartier indien, pas loin d’un bordel.

    Disons-le tout de suite, je n’ai pas aimé le style plat. L’intérêt de cette lecture réside ailleurs.

    J’ai aimé les personnages secondaires haut en couleurs : la matrone de la pension dans laquelle loge Sam ; le supérieur flegmatique de Sam qui ne dit mot mais perce tout à jour ; le révolutionnaire indien non-violent que l’on accuse de tout.

    J’ai découvert, avec le personnage d’Annie que les métis ne trouvaient leur place nulle part dans ce pays où règne une certaine ségrégation.

    J’ai été attentive à tous les détails, me doutant que le capitaine partirait sur une fausse piste. Mais, comme dans un roman d’Agatha Christie, je n’avais pas trouvé le coupable.

    J’ai aimé l’éclairage de l’auteur sur ce pays sous domination britannique.

    J’ai découvert la loi Rowlatt qui prolongeait indéfiniment les mesures d’urgence de détention préventive indéfinie, incarcération sans procès et contrôle judiciaire.

    Bref, un roman riche et passionnant dans lequel la fameuse attaque du train cache un secret d’état.

    Quelques citations :

    L’opium n’est vraiment illégal que pour les travailleurs birmans. Même les Indiens peuvent s’en procurer. Quant aux Chinois, eh bien nous pourrions difficilement le leur interdire, attendu que nous avons mené deux guerres contre leurs empereurs pour avoir le droit de répandre ce maudit truc dans leur pays. Et nous l’avons bel et bien fait. Au point que nous avons réussi à faire des drogués d’un quart de la population mâle. Si on y réfléchit, cela fait probablement de la reine Victoria le plus grand trafiquant de drogue de l’Histoire. (p.74)

    (A propos de Georges V) : J’ai toujours été frappé par sa ressemblance avec l’empereur Guillaume. (…) Intervertissez les uniformes et je doute que quiconque les distingue. Même pour des cousins, la ressemblance est troublante. C’est triste que tant d’êtres humains aient dû mourir pour ce qui n’était essentiellement qu’une chamaillerie familiale. (p.99)

    L’image que je retiendrai :

    Celle du personnage de Sen, le terroriste que tout le monde recherche car il est accusé du meurtre. Mais les services de renseignements n’avaient jamais perdus sa trace.

    https://alexmotamots.fr/lattaque-du-calcutta-darjeeling-abir-mukherjee/

  • Isabelle MAURETTE 18 mars 2022
    L’attaque du Calcutta-Darjeeling

    Voilà bien un titre accrocheur, vendeur mais totalement inapproprié ! Si vous vous attendez à un roman policier historique qui tourne autour d’une attaque de train sanglante, vous serez déçus !!

    L’auteur est d’origine indienne et passionné de romans policiers. Celui-ci est son premier roman. Il a décidé de le situer à Calcutta à la fin de la Première Guerre mondiale.

    Calcutta, capitale anglaise des Indes jusqu’en 1912 est un haut lieu de l’industrie textile. Depuis la répression sanglante de la révolte des cipayes puis du massacre d’Amristar en avril, les esprits indiens s’échauffent et cherchent à gagner leur indépendance. La violence et la corruption sont omniprésentes.

    Le personnage principal est un policier anglais Wyndham, rescapé de la Grande Guerre qui vient s’installer à Calcutta car plus rien ne le retient en Angleterre. Il va souffrir de la chaleur, de l’humidité ambiante, de la haine sous-jacente, du silence et mensonges des dirigeants anglais en place. Il commence son travail d’enquêteur sur l’assassinat d’un haut fonctionnaire anglais.

    Avec parfois quelques maladresses et quelques raccourcis dans l’enquête, l’auteur nous immerge dans Calcutta, ses bas-fonds, ses palais, ses miasmes et ses violences ! le roman n’est pas dénué d’humour ou du moins d’ironie, de la part de Wyndham qui n’est pas aveuglé par un sentiment de domination à l’égard des autochtones.

    La localisation de ce polar est pour beaucoup dans l’impression que nous en avons bien qu’il soit mené de façon classique british, ce qui n’est pas pour me déplaire. Je vais me faire un plaisir de lire les suivants, Abir Mukherjee ayant beaucoup d’aisance à décrire les indiens et les anglais dans leur particularités.

  • Chineuse Deculture 10 février 2022
    L’attaque du Calcutta-Darjeeling

    Une saga policière élégante et originale dans un contexte historique restitué avec intelligence. L’inde des années 20 propose un pannel d’événements politique et sociaux épicés par le régime des castes, le tout pimentés par quelques cadavres. Le héros Sam Wyndham dandy séduisant à l’esprit fin s’illustre par une modernité contrainte par la hierarchie et par son addiction à l’opium. Captivant

  • Chineuse Deculture 8 février 2022
    L’attaque du Calcutta-Darjeeling

    Quel régal ce polar hindou, un anti-héros moderne, un roman capturant parfaitement l’ampleur politique et sociétale de l’inde britannique des années 20 par le prisme d’un dandy élégant et attachant.

  • Surrender 3 août 2021
    L’attaque du Calcutta-Darjeeling

    Calcutta, 1919. Il fait chaud. de ces chaleurs moites, étouffantes, où le moindre effort devient une épreuve. le capitaine Wyndham, ancien de Scotland Yard, survivant de la Grande Guerre, débarque en ville pour donner un nouveau départ à sa vie. A peine arrivé, un haut fonctionnaire est assassiné dans un quartier mal famé. Que faisait-il là ? Qui l’a assassiné et pourquoi ? C’est ce que vont chercher à découvrir Wyndham et Banerjee, officier indien.

    Ce roman n’est pas un simple whodunit, c’est une immersion totale dans le Calcutta des années 1900 sous domination britannique, où les relations entre britanniques, indiens, bengalis sont complexes, où la pauvreté côtoie la richesse, où les tentations de révolte commencent à émerger. Et c’est très habilement fait car le lecteur découvre la ville et ses particularités en même temps que le capitaine Wyndham. Et comme tout britannique qui se respecte, le capitaine ne manque pas d’un certain humour ce qui donne encore davantage de piquant à ce roman...

    C’est vraiment un grand coup de coeur ! Il ne me reste plus qu’à dénicher Les princes de Sambalpur pour prolonger le plaisir.

  • Matbaum 25 octobre 2020
    L’attaque du Calcutta-Darjeeling

    Ce roman se déroule en 1919, c’est la première enquête du capitaine Sam Wyndham. Une enquête, pas un thriller ni un roman noir. Un roman dans la lignée des romans policiers à la Agatha Christie. Abir Mukherjee plonge son lecteur dans le Calcutta, "la ville des Palais", du début du 20e siècle, durant la colonisation britannique. C’est une des réussites de ce roman, comme de ce que doit être tout roman de cette sorte en fait : l’ambiance indienne et coloniale est rendue de façon passionnante. Pas celle de l’Histoire mais celle qui se promène dans la tête de l’auteur. Ce n’est pas un récit historique. Enquête mâtinée de roman d’aventures plutôt, on pense parfois à Tintin et le Lotus bleu. A des bandes dessinées en général, Blake et Mortimer entre autres. C’est dû à la qualité de l’écriture, imagée, et aux dialogues qui s’inscrivent pleinement dans le genre et l’époque décrits. Un haut fonctionnaire douteux est tué dans un quartier douteux, cela tombe bien car un indépendantiste caché depuis quatre ans réapparaît à point nommé pour être le suspect idéal... Evidemment, ce ne sera pas si simple et l’enquête est à tiroirs, avec des personnages hauts en couleurs. Qui a aimé jouer au cluedo, ou aime encore, appréciera tout particulièrement cette première enquête du capitaine Wyndham. En toile de fond, il y a aussi bien des éléments très sérieux sur la colonisation, bien sûr, mais aussi sur les traumatismes issus de la 1ere Guerre Mondiale, la culture indienne, la condition féminine... Il y a un parfum dans ce roman, spécifique, quelque chose de difficile à exprimer : le sentiment de jamais lu auparavant. La surprise en vaut donc le plaisir.

  • Seb_Ply 9 octobre 2020
    L’attaque du Calcutta-Darjeeling

    Nous sommes en 1919 et la Première Guerre mondiale vient de se terminer. Officier dans la police impériale de Calcutta depuis peu, Sam Wyndham est rapidement confronté à sa première enquête lorsqu’un corps est retrouvé dans une ruelle, non loin d’un bordel de la ville. L’ancien de Scotland Yard ne déroge pas à la règle des privés en bout de course et s’inscrit dans la digne lignée des romans hard-boiled où le personnage principal traîne ses démons et tente tant bien que mal de s’en sortir.

    Abir Mukherjee réussi à construire un capitaine complexe et ambivalent dans ce premier roman. La Grande Guerre est passée par là et on sent tout de suite qu’elle a laissé des traces chez son personnage. L’Inde est une colonie britannique durant cette période avec tout ce que ça charrie de contexte politique et de racisme envers les habitants de Calcutta. La société civile est très hiérarchisée, une grande partie de la ville vit au rythme des colons. On en apprend sur le contexte de l’époque, sur les luttes internes et pas uniquement sur les luttes liées aux colons. J’ai trouvé ce roman très bien documenté. À noter que certains raccourcis dans les relations intimes des personnages et dans les dialogues sont un peu tirés par les cheveux, voire gênants dans leurs tournures. Pour autant, j’ai pris plaisir à découvrir cet auteur dans cette enquête prenante et bien menée.

Votre #AvisPolar

Votre note :
Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Bepolar.fr respecte les droits d’auteur et s’est toujours engagé à être rigoureux sur ce point, dans le respect du travail des artistes que nous cherchons à valoriser. Les photos sont utilisées à des fins illustratives et non dans un but d’exploitation commerciale. et nous veillons à n’illustrer nos articles qu’avec des photos fournis dans les dossiers de presse prévues pour cette utilisation. Cependant, si vous, lecteur - anonyme, distributeur, attaché de presse, artiste, photographe constatez qu’une photo est diffusée sur Bepolar.fr alors que les droits ne sont pas respectés, ayez la gentillesse de contacter la rédaction. Nous nous engageons à retirer toutes photos litigieuses. Merci pour votre compréhension.