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Noir comme le jour - Benjamin MYERS

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Résumé :

Une petite ville post-industrielle au fin fond de la vallée des Pennines en Angleterre, où se côtoient vieilles générations, gardiennes des coutumes, secrets et légendes folkloriques du coin, et jeunes milléniaux post-hippies, adeptes du retour à la nature, venus embrasser un mode de vie alternatif.

Dans une ruelle, on retrouve le corps inanimé d’une femme, la gorge tailladée d’une oreille à l’autre. Qui pouvait en vouloir à Josephine Jenks, ancienne gloire locale du cinéma X ? Son passé pathétique et sulfureux ne va pas tarder à aviver la curiosité malsaine des médias. D’autant que son agression n’est que la première d’une longue série... L’automne arrive, les jours s’assombrissent, et bientôt la région tout entière se retrouve en proie à une étrange fièvre collective.

Tony Garner, "l’idiot du village" à la réputation violente, reclus et ostracisé, cible de toutes les moqueries, ferait un coupable idéal. Mais le journaliste Roddy Mace, installé dans une péniche et bien résolu à ne pas se laisser rattraper par ses vieux démons (l’alcool et le stupre), ne croit pas à cette théorie, trop facile. L’inspecteur James Brindle, en retraite forcée depuis le fiasco de sa dernière enquête, est lui aussi persuadé qu’il ne s’agit pas d’un fait divers comme les autres, et que le "serial killer" qui excite et terrorise tout le monde n’est pas celui qu’on croit.

Inspiré d’événements réels qui ont traumatisé le West Yorkshire dans les années 1930, Noir comme le jour sonde avec une remarquable finesse l’esprit de notre époque déroutée, hystérique et paranoïaque.

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Vos #AvisPolar

  • l’oeil de sauron 19 janvier 2021
    Noir comme le jour - Benjamin MYERS

    Difficile de dire autre chose que : je n’ai rien apprécié dans ce livre. Fiasco total, de l’histoire à l’écriture en passant par les personnages…

    L’histoire : en soi, ça s’annonçait bien, je devrais lire plus attentivement les résumés quand même, mais voilà, je me suis arrêtée surtout à cette couverture superbe. J’aurais dû me méfier en lisant, « inspirée de faits réels ». Donc, des attaques au couteau, dans un village perdu au fond d’une vallée, finalement, j’ai compris très vite et de voir des ficelles grossières , des faux semblants inexistants, bah voilà, il n’y a aucune surprise à avoir au moment du dénouement. C’est impossible de passer à côté.

    L’écriture : Arf. Vaste sujet. Premier hic, le présent dans la narration. Roddy se lève, il boit son café… Bon, je veux bien mais non, en fait, je ne veux pas, ça coince comme à chaque fois. ensuite, j’ai rarement lu un ouvrage avec autant de broderie, noircir pour noircir des pages… 4 pages pour dire que Mace prend son petit déjeuner, 4 PUT…. de pages ! que dire du vocabulaire, 6 fois le mot « taillader » sur une page, je répète 6 fois sur la même put.. de page. Je m’énerve là, ça se voit non ? Je vous épargne les paysages anglais lugubres le long du canal de nuit avec les vers de terre, les échanges infructueux et les répétitions en tout genre. Pourquoi écrire un roman quand tu peux écrire une nouvelle ?

    Les personnages : Aucun pour rattraper l’autre. Comme en plus, je n’ai pas lu le premier tome (j’ai découvert son existence pendant le roman), bah du coup, il me manque un grand historique entre Brindle et Mace mais franchement, j’ai pas du tout envie de m’y plonger, celui ci a été suffisamment pénible à finir. Cabossés tous les deux mais rassurez vous, les autres le sont aussi, personne n’est épargné. Ils jouent tous à je suis malade mais je me soigne, entre alcoolisme, joint et trouble obsessionnel, nous voilà bien loti. J’ai cherché une personne « normale » dans ce roman, j’ai pas trouvé.

    Bref, pas la peine d’en dire plus, j’ai rien aimé à part la couverture, aucune surprise, aucun personnage qui en vaille la peine et une écriture qui a été pesante, l’angoisse.

    https://loeildesauron190081932.wordpress.com/2021/01/19/noir-comme-le-jour-de-benjamin-myers/

  • LesRêveriesd’Isis 22 novembre 2020
    Noir comme le jour - Benjamin MYERS

    Noir comme le jour est le premier roman que je lis de Benjamin Myers, et j’apprécie toujours de découvrir une nouvelle plume. Le titre de ce livre m’a particulièrement plu, l’oxymore qui le compose pique la curiosité, allié à une belle couverture, et un résumé alléchant, il n’en faut pas beaucoup plus pour me tenter !

    Le récit se déroule dans une petite ville de campagne, natifs et nouveaux arrivants se côtoient, mais un jour, dans une ruelle sombre, on retrouve le corps de Josephine Jenks, elle a été tailladée. Les spéculations vont bon train : qui pouvait en vouloir à cette ancienne gloire locale du cinéma X ? Bientôt d’autres agressions se succèdent, les médias s’emballent, le bouc-émissaire parfait est trouvé… Mais le journaliste Roddy Mace et l’inspecteur James Brindle n’y croient pas. Pour eux, le serial killer qui sévit n’est pas du tout celui qu’on croit.

    Tout d’abord, dès les premières pages, Benjamin Myers arrive à faire cristalliser cette impression morose et désagréable des petites villes où tout le monde se connaît et s’observe, des villes figées dans le temps, où la réussite sociale n’est qu’un doux rêve, des villes rongées par la misère sociale, où les piliers de bar s’affublent du rôle de justiciers dès qu’ils ont un peu trop bu. Ici, l’amertume a gagné le cœur de beaucoup d’habitants, le mari tant aimé est finalement un rustre – parfois violent- , le journal local se meurt, étouffé peu à peu, le déclin s’amorce et s’abat sur les gens, amplifié par la tristesse du temps, fermant toujours un peu plus les cœurs, exacerbant les jalousies devant la bonne fortune de certains. L’ambiance de petit village accroît les tensions et contribue à rendre l’atmosphère poisseuse et désagréable. Chacun y va de son petit commentaire sur les événements, veut intervenir…

    Tony Garner est une figure clef de ce livre, cet enfant devenu l’ »idiot du village » est désormais adulte, mais, il est complètement à la marge de la bonne société, il est accepté, mais est moqué en permanence et ses activités ne l’aident pas à s’intégrer et à s’attirer la sympathie. S’il est accepté en ville, ce n’est qu’en surface, car bien vite, la populace pourrait se retourner contre lui, sans gêne. Ce personnage suscite la pitié parce qu’il est souvent victimes, mais pour autant, il ne m’a pas vraiment touchée.

    En réalité, et c’est sans doute un élément qui m’a gênée, aucun personnage de ce roman n’est très sympathique. Roddy Mace, le journaliste local qui couvre les affaires, est un homme torturé, rongé par son addiction à l’alcool qu’il veut vaincre, et semble s’être enterré dans cette bourgade pour faire peau neuve. Mais il ne provoque pas d’élan du cœur, de compassion. L’enquêteur James Brindle non plus, malgré ses casseroles et ses doutes. Moi qui ai un petit faible pour les personnages cabossés par la vie, je n’arrive pas à trouver chez ces personnages- là une humanité qui me fasse vibrer. Les victimes d’ailleurs ne sont pas beaucoup plus attachantes, malheureusement.

    La rythmique du récit est intéressante. D’un point de vue stylistique, nous avons de très beaux morceaux, l’attente sourde d’un événement, d’un indice est très bien mise en scène et confère une lenteur oppressante au récit. Durant un bon tiers du roman, nous attendons la deuxième victime… Puis une accélération intervient, mais le mobile des crimes est diffus, les suspects sont fantomatiques, et journalistes comme enquêteurs semblent tourner en rond. Le rythme du roman se met donc au diapason des événements relatés. Si j’en comprends l’effet et l’intérêt, ce choix ne m’a pas emportée. J’ai attendu trop longtemps à mon goût les autres victimes, je me suis noyée dans les atermoiements de James Brindle ou de Roddy Mace et je me suis agacée de l’orgueil rustre du policier de la ville… Quant à la fin, elle est des plus originales, je reconnais fort bien n’avoir jamais lu une telle chute dans un polar, mais, associée à cette rythmique et aux personnages qui ne m’ont pas séduite, elle me laisse un petit goût amer d’inachevé, alors même que ce parti pris est intéressant.

    Ainsi, Noir comme le jour est un polar qui propose une atmosphère sourde, une peur diffuse qui étreint une petite ville, la gangrène, attise les rumeurs et les rancœurs. La plume de l’auteur fait parfaitement cristalliser cette atmosphère particulière et propose une chute originale, mais ce roman n’était finalement pas pour moi.

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