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Par les rafales - Valentine Imhof

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Résumé :

Qui est vraiment Alexis Fjærsten, cette belle jeune femme qui a établi son camp de base à Metz, tombant immédiatement dans le c ?ur d’Anton ? Pourquoi tue-t-elle sauvagement un inconnu qui lui fait du charme ? Qui lui fait peur au point qu’elle est prête à s’enfuir jusqu’au bout du monde ? Dans un premier roman intense, gorgé d’alcool, de rock et de poésie, Valentine Imhof nous emporte sur les pas d’une héroïne qui s’est placée sous la protection de Loki, le dieu destructeur de la mythologie nordique.

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Vos #AvisPolar

  • Lau Lo 4 juillet 2018
    Par les rafales - Valentine Imhof

    D’habitude je vous parle d’une histoire. Pas cette fois-ci. Aujourd’hui on va parler d’un personnage, celui d’Alex. Alex est une jeune femme, sauvage, indépendante, imprévisible. Alex est une meurtrière et les crimes qu’elle perpètre sont particulièrement violents. Et tout au long de ce roman, on va faire connaissance avec Alex, découvrir ce qui l’a amenée à être telle qu’elle est et surtout à agir comme elle le fait.

    Parce qu’elle sait que son rêve de vie normale, c’est du bluff, c’est du pipeau, c’est tout bidon. Ils l’ont amochée pour de bon, c’est sans espoir de réparation. Elle est définitivement disjonctée, déménagée, déraillée, chtarbée, déjantée, fêlée, barge, dingue, louf, branque, toquée, tordue, secouée, siphonnée, cinoque, tapée, fondue, timbrée, azimutée, baisée de la tête, complètement jetée, percutée, marteau, ravagée, elle a perdu les pédales, elle a un pète au casque. Et sa rage, sa haine, toute cette colère sulfurique qu’elle nourrit, irriguent alors son corps d’une adrénaline concentrée, et l’aident à tenir son quart, nuit après nuit.

    C’est un des personnages les plus travaillés que j’ai pu rencontrer au cours de mes lectures. Elle vous touchera par sa souffrance, par sa peur et ses colères. Victime d’un crime tout aussi atroce que les siens, elle cache ses cicatrices sous des tatouages, des motifs qui sont prétextes à une plongée dans la littérature et la poésie, noyés d’alcool et de la musique plein les oreilles.

    Une femme toute écrite, une femme livre, tout droit sortie d’une BD de Bilal, couverte d’un texte dense, calligraphié en lettres minuscules, à la manière d’un manuscrit médiéval, sans ponctuation, ni apostrophe, ni accent, un texte dont on ne peut distinguer ni le début, ni la fin, qui serpente en une ligne têtue sur tout le haut de son corps, sur ses fesses et sur ses cuisses. Un texte qui n’offre aucune prise et sur lequel il se concentre depuis quatre mois maintenant, en essayant d’y trouver une clef qui lui permette de lever certains des mystères de Sacha.

    Par les Rafales, c’est un opéra rock qui dépote, un raz de marée d’émotions et de sentiments. Un spectacle qui nous fait découvrir tour à tour la Nouvelle Orléans, la Belgique, les iles Shetland et Metz, sur fond de folie, de violence, de sexe et le lecteur sombre avec Alex, inexorablement.

    L’histoire est aussi sombre que son personnage principal. C’est un roman noir qui explore la façon dont une agression peut détruire un être humain, le rendant paranoïaque, violent et dépendant à l’alcool, aux drogues, dans une recherche, finalement, d’autodestruction. Alex vit dans la crainte d’être retrouvée par un de ses agresseurs et cette peur va l’amener à fuir sans cesse et à repousser tous ceux qui pourraient s’attacher à elle.

    Quant au style de l’auteur, j’ai beaucoup aimé cette écrite abrupte mais aussi changeante au gré des passages. Ainsi Valentine Imhof prête aux actions d’Alex un style violent, musclé avec un rythme rapide. Mais quand elle nous parle des différents endroits où Alex se rend, des gens qu’elle croise, l’écriture se fait plus posée, presque poétique. Le texte est à l’image du personnage principal : aux multiples facettes. L’auteur n’hésite pas à écorcher son personnage, dans le fond et dans la forme, disséminant des portions du tatouage d’Alex au fil des chapitres.

    C’est un roman noir de grande qualité où l’humain prend le pas sur l’histoire. Une magnifique tranche de vie.

  • alexandra 7 mars 2020
    Par les rafales - Valentine Imhof

    Alerte coup de coeur !!!🖤❤
    Dire que j’ai été bouleversée par cette lecture serait un euphémisme. Quelle claque ! Quelle émotion ! Jamais un livre m’a fait un tel effet. Chaque mot chaque phrase est un appel à l’urgence de vivre. L’urgence de fuir. Alex fuit. Elle fuit les hommes qui l’ont détruite, qui ont marqué sa chair. Elle camoufle, elle envoûte. Elle survit... noyée dans le rock, le blues, l’alcool... Elle a tué pour se protéger et les flics vont bientôt la retrouver. Elle est victime mais tout le monde la croit coupable. Qui peut l’aider ? seuls Bernd et Anton ont réussi à l’apprivoiser. Jusqu’au bout du monde, là où tout s’arrêtera noyé sous les rafales glaciales de Terre Neuve, là où elle trouvera enfin la paix. Un livre sombre, fort, bouleversant, glaçant, une femme belle et brisée qui a placé sa vie sous la protection de Loki le dieu destructeur de la mythologie scandinave. Son corps est un parchemin, une oeuvre d’art pour mieux dissimuler l’horreur de ce qu’elle a vécu. Les références musicales sont riches, pointues, l’écriture est forte, acérée, incisive... ce livre est un bijou, un coup de poing, une blessure.

  • Sangpages 21 avril 2020
    Par les rafales - Valentine Imhof

    Axel, une héroïne à la Lisbeth Salander, inoubliable par sa force et sa faiblesse. Par son courage et ses terreurs. Par sa douleur, ces cicatrices et ses tatouages.
    Tu la suis en France et ailleurs de nos jours et pars, dès la deuxième partie, direction la Nouvelle-Orléans à la découverte de son périple passé. Ce moment où elle avait des idées plein la tête et l’envie de se mettre de la musique plein les oreilles. Ce moment où sa vie a basculé...
    "Par les rafales", c’est un récit jonché de cadavres pas toujours pour la bonne cause. Certains que tu pleures, d’autres que tu aurais toi-même égorgés, mû d’une rage folle face à la cruauté.
    Ce sont des descriptifs saisissants qui te feront ressentir la douleur, qui pourraient bien glisser des ruisseaux dans tes yeux et titiller tes narines par toute sorte d’odeurs peu ragoûtantes y compris celle du sang.
    C’est une musique omniprésente qui distille ses notes au détour de chaque chapitre comme pour alléger le ton.
    C’est des débuts de chapitre fait de mots collés qui te paraîtront, de prime abord, fort étranges mais que tu finiras par comprendre.
    C’est des scènes d’une rare violence qui glaceront ton échine.
    C’est la douleur qui vire à l’angoisse, l’angoisse à la peur, la peur à la parano totale, la parano à la fureur, la fureur à la mort.
    Ce sont des mots. Des phrases que tu relis juste parce que c’est beau. De chapitres qui alourdissent ta douleur et ta peine. Une immersion dans la vase. Des métaphores qui t’étourdissent d’émotion jusqu’au vertige.
    Ce sont des tatouages comme un livre ouvert. Comme un bouclier. Des mots pour couvrir des cicatrices, pour cacher la douleur.
    C’est un premier roman déjà tellement abouti qu’il est difficile de croire qu’il s’agit là d’un premier.
    C’est un récit qui a de similaire à Zippo, son deuxième roman, qu’il démontre que la volonté de tuer peut naître d’une douleur profonde infligée. Une douleur qui se transforme, qui mute tel un virus pour devenir une rage incontrôlable
    C’est encore une fois, une ambiguïté qui ne te permettra plus de distinguer le bien du mal.
    C’est un récit qui se lit d’une traite. Rien de difficile à ce niveau-là, tu ne pourras pas t’en sortir.
    C’est un titre bien trouvé car, ces rafales te feront plier, chanceler, et peut-être même t’incliner ou du moins t’incliner devant le talent de Valentine. Ce qui est le cas pour ma part.
    C’est l’envie de passer sous la douche une fois cette lecture terminée pour enlever cette odeur de vase...
    C’est la perfection de bout en bout.
    Je n’ai qu’un seul problème après cette lecture...
    Valentine n’a écrit que deux livres et je les ai lus tous les deux...
    Je fais quoi maintenant ?

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