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Toute la violence des hommes - Paul Colize

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Résumé :

Une jeune femme est retrouvée dans son appartement bruxellois, tuée de plusieurs coups de couteau. Tout accuse Nikola Stankovic, artiste marginal, dernière personne que la victime a appelée avant sa mort. Il apparaît sur les caméras de surveillance juste après le meurtre, la police retrouve ses vêtements maculés de sang et découvre des croquis de la scène de crime dans son atelier.

Sous ses airs d’enfant perdu, Niko est un graffeur de génie que la presse a surnommé le Funambule après l’apparition d’une série de fresques anonymes ultra-violentes dans les rues de la capitale. Muré dans le silence, sous surveillance psychiatrique, le jeune homme nie tout en bloc. Pour seule ligne de défense, il ne répète qu’une phrase : « c’est pas moi ».

Vos #AvisPolar

  • esnault 19 février 2020
    Toute la violence des hommes - Paul Colize

    Trop tentant et hâte de le découvrir

  • ju_se_livre 5 mars 2020
    Toute la violence des hommes - Paul Colize

    Je plaide coupable de ne jamais avoir lu cet auteur. Et rien que pour ça, je mérite la perpétuité. Parce que si ses autres livres sont aussi bons que celui-ci, je suis vraiment passée à côté de quelque chose. Pour ma part c’est un coup de cœur et c’est le premier de l’année.
    📖
    La quatrième de couverture dévoile très peu l’histoire (et rien que pour ça, déjà merci). Tout accuse Nikola du meurtre d’une jeune fille. Mais lui, que ce soit devant son avocat, les policiers où le centre où il va finir interné, va répondre inlassablement la même phrase : "C’est pas moi". En dévoiler plus serait criminel car l’histoire est beaucoup plus profonde que ça. À vous de la découvrir !
    📖
    J’ai trouvé la plume de l’auteur vraiment agréable, limite hypnotisante. Une fois commencé j’ai vraiment eu du mal à le reposer. J’ai tout de suite été happée par ce livre et surtout par ces personnages, profondément bien décrits, profondément attachants et touchants et qui nous offrent de réelles émotions. J’ai aimé que ça soit plus qu’une banale enquête, j’ai aimé qu’il y ait un passé derrière tout ça. J’ai tout simplement aimé ce livre de A à Z.
    📖
    En bref, un excellent livre que je recommande. Paul Colize nous offre un roman noir à l’intrigue extrêmement bien ficelée. Il me tarde de découvrir ses autres œuvres.

  • Kirzy 5 mars 2020
    Toute la violence des hommes - Paul Colize

    Ce que j’aime avec cet auteur belge, c’est la liberté totale avec laquelle il mène ses intrigues pour nous livrer des romans kaléïdoscopiques qui ne vont jamais exactement là où on les attend.

    Cela démarre pourtant très classiquement par la garde à vue de Nikola Stankovic, 35 ans, artiste-peintre, pour l’assassinat d’une jeune prostituée croate comme lui. Tout l’accuse, ses empreintes, ses croquis, tout. Mais lui nie , sans pour autant collaborer avec les forces de police.

    Forcément, tu te dis que cela va partir en enquête policière pour découvrir si oui ou non il a commis ce crime ... sauf que l’enquête à proprement parler est mené par un duo atypique composé par son avocat et la directrice du centre psychiatrique dans lequel il est interné en attente de son jugement. Le polar rebondit et se transforme en thriller psychiatrique intime pour fouiller l’âme, le passé et les traumatismes refoulés de Nikola.

    Puis l’intrigue rebondit encore ailleurs avec la thématique des mystères de l’art. Nikola est un graffeur génial, surnommé le Funambule pour ses performances, capables de peindre d’immenses oeuvres d’une rare violence en des lieux improbables. Il est évident que ces oeuvres sont emplies de messages, de symboles et que celui qui les décryptera saura la vérité. Le pinceau pour dire lorsque l’artiste se tait.

    Paul Colize ne s’arrête pas là et propose encore une couche de lectures qui, superposée aux autres, donner la clef : la dimension historique avec un des épisodes les plus sanglants du conflit yougoslave, les 87 jours de siège de la ville croate de Vukovar, ville martyre rasée par les nationalistes serbes après viols et massacres.

    Ce roman délicat et élégant est souvent passionnant, incarné par des personnages attachants, jusqu’à une fin lumineuse faisant la part belle à la résilience et à la chaleur humaine.

  • Hanae part en livre 5 mars 2020
    Toute la violence des hommes - Paul Colize

    Ce roman est un hommage sombre à la Street art par ses fresques violentes et terrifiantes qui n’a que pour but de mettre en lumière la noirceur de l’Homme.
    Nikola Stankovic ne s’exprime que par cette discipline ô combien controversée. Toute la violence des hommes résumée dans un coup de pinceau. Message subliminal du cœur d’un homme en bombe acrylique.
    Mais jusqu’où cette violence peut-elle s’immiscer ? Sûrement loin, très loin au-delà des abysses insoupçonnés de notre être. Quoi qu’il en soit, cette dernière a laissé une trace, marquée au fer rouge, dans la vie de Nikola qui désormais n’est réduite que par la solitude, le mutisme et les cauchemars.
    Paul Colize nous tisse, dans ce roman, une toile d’un réalisme saisissant. Il a réussi à mettre admirablement en scène la vie d’un homme meurtrit, sombrant dans la folie et que l’on accuse d’homicide. Le flou nous gagne. Est-il un monstre dénué de sentiments ? Où est-il malheureusement la victime et le témoin d’un acte atroce et sanglant ?
    L’écriture de Paul Colize est sans fioritures, franche et directe n’ayant que pour seul but : allé à l’essentiel et nous toucher en plein cœur. Les tensions sont palpables, la barrière de la folie, facilement franchissable et l’intrigue, quant à elle, nous poignarde dans le dos.
    Quand l’art se confronte à la psychiatrie avec autant de subtilité. Nous vivons ici un véritable combat de titans.

  • anne-lineC 5 mars 2020
    Toute la violence des hommes - Paul Colize

    Niko dit non , " non ,c’est pas moi"
    Pourtant cette jeune femme est assassinée.
    Pourtant tout accuse Niko.
    Pourtant il ne dit rien d’autre.
    En charge de reconnaître si il est en pleine possession de ses moyens, la directrice du centre psychiatrique, Pauline Derval reçoit l’aide de l’avocat de Niko.
    Leur enquête minutieuse et pointilleuse se base sur les dessins et les peintures taguées dans la capitale belge, seules traces de communication que Niko est capable de livrer.

    A vous de découvrir ce polar bien construit, qui tient en haleine ,dont l’auteur ne m’était pas connu jusque là.
    Comme je suis curieuse, je tenterai probablement la lecture d’un autre de ses romans😉😊

  • jeanmid 6 mars 2020
    Toute la violence des hommes - Paul Colize

    Il y a souvent plusieurs strates dans les romans de Paul Colize : celles que l’on voit et celles , cachées , qui apparaissent progressivement à la lumière des pages .
    « Toute la violence des hommes « ne fait pas exception à la règle . On y découvre un graffeur de génie d’origine croate , Nicola Stankovic , auteur de plusieurs fresques surprenantes et hyperréalistes dans la capitale belge . Un homme capable d’acrobaties incroyables - il est d’ailleurs surnommé « le funambule « - afin de pouvoir peindre en toute liberté d’immenses oeuvres où la violence est omniprésente .
    Un artiste en marge de la société , se trouvant au mauvais endroit eu mauvais moment ou réellement l’assassin d’une jeune prostituée ? Alors que toutes les preuves l’accablent et qu’il s’enfonce dans un mutisme total hormis une seule phrase qu’il répète à l’envie , « C’est pas moi » , il va trouver deux alliés : son avocat Philippe Larrivière qui a décidé de l’aider malgré tout et la directrice de l’EDS ( Etablissement de défense social) , Pauline Derval - où il est interné en attente de son jugement afin que les experts déterminent si il est responsable ou non de ses actes . Les deux , à force d’écoute attentive et d’ouverture d’esprit , vont amener Nikola à raconter et à représenter l’inénarrable , l’épouvantable calvaire qu’il a vécu enfant , vingt ans plus tôt lors de la guerre serbo-croate où sa famille a été massacrée , à Vukovar . Une plaie toujours béante dans l’esprit et le cœur de Nikola et un élément majeur dans la compréhension des événements qui ont conduit à la mort d’Ivanka .

    A partir d’un fais divers - ces immenses fresques qui ont recouvert certains murs de Bruxelles - l’auteur belge a tissé un merveilleux récit à double étage où une histoire en cache une autre , bouleversante , d’autant plus qu’elle a réellement existé à nos portes : la guerre entre la Serbie et la Croatie au début des années 90 . Ultime soubresaut tragique de la dislocation de l’ex Yougoslavie . Deux peuples qui ont vécu côte à côte , en paix , pendant de nombreuses années et que la volonté d’un dictateur de fonder « la grande Serbie » a tourné les uns contres les autres , brutalement , frontalement , et embarqué dans une guerre fratricide où tous les coups étaient permis , sans distinction entre civils et militaires , et où les innocents ont , comme toujours , payé le plus lourd tribu .
    Paul Colize en a tiré un des personnages centraux du livre , Nikola , survivant du siège de Vukovar et qui exprime à travers ses peintures toute sa douleur .
    L’auteur , tout en subtilité , trouve les mots justes pour nous dépeindre l’effroyable expérience vécue par le jeune Nikola et son parcours du combattant pour subsister au jour le jour dans cette capitale où on l’accuse aujourd’hui d’un meurtre . Il nous décrit sa renaissance à l’aide de ces hommes et de ces femmes bienveillantes , comme un contrepoint à toute cette violence gratuite et ces actes odieux . Comme un espoir dans toute cette noirceur .

  • Sharon 6 mars 2020
    Toute la violence des hommes - Paul Colize

    La guerre en ex-Yougoslavie, en avez-vous entendu parler ? Si vous êtes de ma génération, oui, sans doute, vous en avez entendu parler alors que vous étiez au collège. Peut-être même vous êtes vous étonnés que les américains, auto-proclamés sauveurs du monde, ne soient pas intervenus là-bas. L’ONU pas vraiment non plus, d’ailleurs. Ah, oui : il n’y avait pas de pétrole. Paul Colize nous en (re)parle dans ce roman, à travers le personnage de Nikola Stankovic, graffeur de son état, et surtout, unique suspect d’un meurtre sordide.

    Je ne sais même pas pourquoi j’utilise le mot « suspect » : mis à part son avocat, tout le monde le croit coupable. La presse s’en est donnée à cœur joie, au mépris de ce que l’on appelle la présomption d’innocence. Le seul fait sur lequel police et justice débattent, c’est de savoir si oui ou non Niko est responsable de ses actes. A se demander aussi comment l’on a pu penser passer de la recherche d’un coupable au fait qu’il soit décrété pour tous coupable. Ce ne sont pas là les méandres de la justice, ce sont plutôt ses idées fixes, qui emmènent les justiciables droits dans les murs. Les murs du palais de justice, les murs de la prison, les murs de l’hôpital psychiatrique qui se referme inexorablement sur Nikola.

    J’ai connu Paul Colize grâce à un roman bourré d’humour L’avocat, le nain et la princesse masquée. Je découvre ici un auteur d’une rare noirceur. Il expose sans fard ce qui attend ceux qui ont le malheur d’être internés. Leur avenir ? Entre quatre murs, dans une camisole chimique. La thérapie par la parole ? Cela dépend qui la pratique. Un retour à une vie en dehors des murs ? Prévoir quelques années, au mieux. Une quelconque liberté entre les murs ? Pas vraiment. Il faut dire que certains patients doivent être isolés, tels des bombes humaines qui ne demandent qu’à exploser – comment en sont-ils arrivés là ? Comment la société en est-elle arrivée là ? L’auteur n’apportera pas de réponses pour eux, il nous amènera pourtant à nous interroger face à cet état des lieux désastreux. Il nous montrera cependant comment Nikola en est arrivé là – dans cet établissement. C’est encore, aussi, une question de murs.

    Nikola est graffeur, un excellent graffeur, même. Attention : pas un artiste consensuel et « joli », un artiste qui veut être vu et qui choque ceux qui voient son œuvre, en respect pour cet homme qui a pris des risques insensés et dégoût profond. Un véritable artiste ne suscite pas l’indifférence, il nous interroge. Ses oeuvres, qu’elles soient recouvertes ou non, font partie de la vie, du paysage urbain de ceux qui l’auront vu. Lui transpose, finalement, les tourments qui sont les siens depuis des années, tout ce qu’il a vu de la face sombre de l’humanité, donnant à voir que la violence est toujours là, quoi que l’on en dise.

    Toute la violence des hommes est un roman particulièrement prenant, riche de sens et de questionnement.

  • Maks 8 mars 2020
    Toute la violence des hommes - Paul Colize

    "𝗧𝗢𝗨𝗧𝗘 𝗟𝗔 𝗩𝗜𝗢𝗟𝗘𝗡𝗖𝗘 𝗗𝗘𝗦 𝗛𝗢𝗠𝗠𝗘𝗦" est un thriller psychologique, voir psychiatrique, d’une grande finesse, l’histoire est menée avec beaucoup d’intelligence du début à la fin sans un instant d’ennui, on a de l’empathie pour le personnage principal, un homme ayant connu le conflit Serbo-Croate lors de son enfance (une partie du livre qui m’a énormément plu et ému), accusé de meurtre, enfermé dans son traumatisme et dont le psychiatre et l’avocat vont tout faire pour démontrer qu’il n’est pas fou.

    L’art et notamment le graffiti et les tableaux prennent une place cruciale dans l’intrigue, qui se déroule principalement dans une unité psychiatrique de haute sécurité. J’ai adoré et l’ai d’ailleurs lu en deux jours tellement je souhaitais connaître le fin mot de l’histoire.

    Nous sommes sur une lecture violente mais très posée, l’écriture est très bonne, les chapitres sont cours et nous poussent à vouloir continuer sans s’arrêter, de connaitre l’histoire de Nikola mais aussi la manière dont il va pouvoir faire sortir tout ce qui le ronge.

    Tout simplement captivant.

    https://unbouquinsinonrien.blogspot.com/2020/03/toute-la-violence-des-hommes-paul-colize.html

  • VALERIE FREDERICK 8 mars 2020
    Toute la violence des hommes - Paul Colize

    Ce roman est mon premier coup de cœur thriller de ce début d’année ! J’ai tout aimé ; la forme, le fond, la psychologie des personnages, l’ancrage dans l’Histoire de la fin du XXème siècle, et le style de Paul Colize, que j’ai trouvé innovant dans le genre.

    « La violence des hommes éclaboussait les siècles. Leur cruauté était sans limites. Les temps de paix n’étaient que de brefs intervalles entre les guerres, les génocides et les massacres. »
    Nikolas Stankovic, né en Croatie, est accusé du meurtre d’Ivanka Jankovic, originaire du même pays. Ce jeune homme reste mutique. On découvre rapidement qu’il est le « Funambule », un artiste qui, depuis plusieurs mois, peint des fresques monumentales et choquantes sur les murs des immeubles de Bruxelles. Malgré des preuves attestant de sa culpabilité, il ne sort de son mutisme que pour prononcer ces mots : « C’est pas moi ».
    Pauline Derval, directrice de l’établissement de santé mentale dans lequel « Niko » est interné, ainsi que Philippe Larivière, avocat de son dernier, vont tenter de remonter le fil de la vie de cet étrange inculpé, qui ne semble s’exprimer qu’à l’aide de ses Posca.

    J’ai adoré la sensibilité de l’auteur qui lui permet de centrer l’attention du lecteur sur quelques personnages qui, dès le début, présentent des failles que l’on devine profondes sans qu’elles ne soient évidentes. Ses chapitres sont courts, incisifs. Les pages se tournent avec avidité parce que les indices sont distillés avec une parcimonie justement et intelligemment dosée.

    « Personne ne penserait à se battre pour une question d’écriture. » Et pourtant…

    Ne passez pas à côté de ce roman captivant et intelligent !

  • universpolars 12 mars 2020
    Toute la violence des hommes - Paul Colize

    Je découvre l’univers de l’auteur avec ce titre ! Nous plongeons ici en ayant pris pas mal de hauteur pour bien nous immerger en profondeur dans les abysses de l’âme humaine, l’aspect psychiatrique étant l’une des clés de cette intrigue. Regagner la surface sera un sacerdoce.

    Ce n’est pas uniquement dans les sinuosités du cerveau que nous nous perdrons, mais également dans le passé, lors du massacre sanglant de Vukovar, à la frontière serbo-croate, où tout a peut-être commencé.

    Le personnage qui nous occupe - préoccupe ! - présente des troubles difficilement explicables et nous comptons évidemment sur l’auteur - ses personnages ! - pour décortiquer ce cerveau dysfonctionnel.

    Nicola Stankovic est un homme qui paraît innocent, mais que tout accuse. Cet artiste peintre, aux nombreuses fresques plutôt inquiétantes et controversées, visibles sur quelques bâtiments bruxellois, est clairement suspecté d’assassinat. Les faits sont accablants. Sa principale défense se résumera en ces quelques mots : « ce n’est pas moi ».

    Je ne vais évidemment pas entrer dans les détails mais, une fois de plus, comment différencier le bien du mal ? Qui peut prétendre être assez sage et éclairé sur cette terre pour en juger ? Éternelle question liée à la justice des hommes ...

    L’auteur met en avant plusieurs aspects aussi intéressants que discutables, comme notre approche vis-à-vis de l’art, en particulier ces gigantesques fresques peintes sur les bâtiments. L’éternel débat restera de pouvoir déterminer si une œuvre représente l’Art, une dégradation, une injure, une représentation de la violence ou alors tout simplement un talent fou respectable, respecté et salué. Tout est relatif ! Par contre, il y a toujours un message derrière l’œuvre. Un fait de société ?

    Paul Colize va aller encore un peu plus loin. Lier l’art à la folie serait-il un de ces clichés sans réel fondement ? Nous allons arpenter bien des couloirs d’un institut psychiatrique, décortiquer une âme perturbée et même nous immiscer dans certaines confidences liées à cet art abstrait qu’est la psychiatrie - oui, c’est aussi un art ! -, pour pouvoir répondre à cette question.

    Internement, responsabilités réduites ou carrément gommées, dangerosité évaluée sur le comportement par l’observation, voici quelques éléments qui seront analysés dans ce récit.

    Extérioriser ses profondes souffrances par la représentation graphique est-il une thérapie ? Un exutoire ? Un besoin vital ? C’est peut-être tout cela à la fois. Quoiqu’il en soit, ce décryptage de l’âme passera aussi par le côté artistique. Fascinant.

    Paul Colize nous inflige des scènes insupportables du passé en nous cachant dans des caves d’immeubles de Vukovar, ou au centre de cette ville s’effondrant sous les obus, où nous devenons témoins d’un massacre inouï, un carnage presque oublié à ce jour, une purge méthodique qui n’intéressait pas grand monde à l’époque ! Et dans l’œil du cyclone, un petit garçon ...

    L’auteur extériorise et nous traduit l’expression d’un solide traumatisme. L’Art, la peinture - gage de liberté et d’exutoire - ou la psychiatrie vont nous permettre de retracer le parcours d’un individu victime de toute la violence des hommes !

    À lire ! Bonne lecture.

  • Cathy81 25 mars 2020
    Toute la violence des hommes - Paul Colize

    Nikola, graffeur, est accusé du meurtre d’une femme Ivanka. Arrêté, il répète, mutique, qu’une seule chose : "c’est pas moi" à chaque question des enquêteurs. Après un séjour en prison, il est placé dans une unité de soins psychiatriques afin que les médecins détermine s’il est responsable de ses actes ou non. La directrice de l’établissement, ainsi que son avocat, s’unissent pour avancer l’enquête et démonter sa "non-culpabilité". L’histoire de cet home trouve son origine dans la guerre des Balkans au cours de laquelle "toute la violence " est révélée. Le suspens est bien mené et le lecteur s’attache à la personnalité tourmentée de Nikola. De plus on apprend beaucoup sur l’univers des graffeurs urbains.

  • L’atelier de Litote 29 mars 2020
    Toute la violence des hommes - Paul Colize

    Nikola Stankovic est arrêté, il est le meurtrier présumé d’une jeune femme, il est aussi un artiste de rue anonyme, où il peint des fresques monumentales et percutantes sur les murs de Bruxelles. Mais surtout il ne parle quasiment pas et ne sait que dire : « C’est pas moi ». Ainsi commence le roman époustouflant de Paul Colize. Un faisceau de preuve semble le désigner comme coupable, il va être mis en observation psychiatrique afin de déterminer sa part de responsabilité. C’est la force de ce roman que de décrypter l’histoire de Nikola à travers les personnages secondaires qui l’entourent. Entre son avocat et la directrice de l’EDS, nous allons suivre leurs parcours pour tenter de comprendre ce qui c’est passé. Nous ne sommes pas dans un polar comme les autres puisque la Police passe la main aux experts en psychiatrie pour se faire une opinion. Le récit est construit sur le présent mais aussi sur de nombreux retours en arrière, pendant l’enfance de Nikola, sur le conflit Serbo-croate et les répercutions que cela a eu dans la vie du jeune homme. Très vite on comprend de quoi il retourne, je n’ai pas eu de surprise à suivre la voie que l’auteur a choisi pour son personnage principal. Cela m’a rappelé une autre lecture bien plus rude mais abordant la même période historique, Le manufacturier de Mattias Koping. On va suivre ainsi la petite histoire dans la grande et finalement l’enquête va n’être qu’un prétexte pour nous remémorer cette période génocidaire et les êtres brisés qu’elle a laissé au bord du chemin. La représentation des fresques comme un exutoire à sa douleur est particulièrement bien vue et décrite. La créativité de l’artiste a comme terreau son lot d’horreur. J’ai aussi apprécié les dernières pages du livre avec cette interview surprise qui donne une profondeur supplémentaire au récit, ainsi que les trois photos choisies. Une lecture rythmée par des chapitres courts et un coup de cœur pour ce personnage au combien attachant. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2020/03/02/38070062.html

  • bookliseuse 13 avril 2020
    Toute la violence des hommes - Paul Colize

    Nikola Stankovic, 35 ans, Croate, est un graffeur de génie, surnommé le funambule, car il réalise des œuvres gigantesques sur les murs de la ville de Bruxelles.

    Il est accusé du meurtre de la jeune Ivanka Tankovic, Croate elle aussi.

    Il va être placé temporairement en observation à l’EDS, une institution qui se situe à mi-chemin entre le régime pénitentiaire et la vie en hôpital psychiatrique, afin d’évaluer si oui ou non, il est responsable de ses actes.

    Son avocat, Philippe Larivière, s’attache très vite à ce personnage atypique qui parle très peu, ne se dévoile quasiment pas, et ne parle jamais de ce qu’il a pu vivre et voire dans son pays natal. Il ne croit pas en sa culpabilité. Très vite, il sera suivi dans cette voie par Pauline Derval, la froide Directrice de l’institut et de Sébastien aide-soignant, de ce même institut. Tous, à leur manière, vont tenter d’aider, tant bien que mal, Nikola à sortir de son mutisme et raconter ce qu’il s’est réellement passé.

    Même si l’action à du mal à démarrer, très vite tout s’enchaîne à la perfection, les récits du présent alternent avec les souvenirs du passé en Croatie de Nikola.

    Un roman dure, on découvre l’horreur de la guerre en ex-Yougoslavie, particulièrement à Vukovar, où est né Nikola. Les crimes contre l’humanité, la violence gratuite, la haine raciale, les viols, les génocides, y sont légion. On y découvre des monstres, qui, pour certains, on réussit à s’enfuir sans répondre de leurs actes de barbarie.

    Le roman aborde avec justesse, la place des enfants dans cette guerre, ils ont assisté à l’horreur absolue, ont vu des êtres chers, mourir, se faire torturer, violer devant eux. Comment ne pas sortir meurtri de tout ça ? Comment ne pas garder des séquelles à vie ?

    Un roman bouleversant. Comme à son habitude, l’auteur nous présente un ouvrage abouti, avec un travail de recherche phénoménal et très bien documenté.

    Bravo à Paul Colize, qui grâce à son écriture nous fait découvrir un pan de l’historie européenne, bien triste, et tout ça avec beaucoup d’humanité et d’empathie grâce aux 4 personnages principaux si humains.

  • paulette 22 juin 2020
    Toute la violence des hommes - Paul Colize

    Nikola Stankovic est arrêté pour le meurtre d’Ivanka Jankovic. Tous deux sont d’origine croate habitant Bruxelles, lui est graffeur et, elle, serveuse dans un restaurant du centre. Elle se prostitue occasionnellement. Niko n’essaye pas de se défendre, il dit seulement : « C’est pas moi ». Pourtant, on a retrouvé le sang d’Ivanka sur ses chaussures et ses empreintes dans l’appartement. Il est incarcéré. Rapidement, face à son comportement et son mutisme, il est transféré dans un EDS, établissement de défense sociale. Il est placé en observation afin que l’équipe médicale évalue si oui ou non Niko est responsable de ses actes.
    Un polar oui , il y eu meurtre, mais bien plus qu’un polar. le coupable est tout désigné. Mais deux questions se posent : et si ce n’était pas lui, le coupable ? Et si c’était lui, pourquoi ?
    Son avocat, la directrice de l’EDS, l’aide-soignant vont tenter de comprendre ce mystérieux Niko et, ainsi tenter de retracer sa vie.
    Le roman se construit sur deux récits parallèles et complémentaires. D’une part, l’enquête à Bruxelles et d’autre part, le récit de la vie de Niko depuis ses huit ans. L’auteur nous emmène sur les traces de la guerre en Croatie et plus particulièrement, la prise d’assaut de la ville de Vukovar par les Serbes.
    Les mailles s’enchaînent et l’histoire se tricote. le suspens est maintenu et on ne peut s’empêcher de craindre le pire pour Niko ( perso, tout au long du livre, je lui voulais le plus grand bien qu’il soit coupable ou pas, amoral, me direz-vous mais lisez et, vous me direz si vous arrivez à ne pas vous attacher à Niko).
    Les personnages sont remplis d’humanité et ont un même objectif : ce qui est le mieux et le plus juste.
    L’auteur s’est inspiré des fresques murales ayant créé la polémique à Bruxelles en septembre 2016 et il en profite pour nous emmener au coeur du street art. de plus, en fin de livre, il nous fait l’honneur et le plaisir d’une interview du graffeur. Interview intéressante et touchante à l’image de ce roman.
    J’ai complètement adhéré à ce roman et gros coup de coeur , un gros « Wouaw ». Auteur que j’ai hâte de relire. A vous de le lire, ne boudez pas votre plaisir et pour les non amateurs du genre, lisez-le aussi car il y a davantage de psychologie que d’hémoglobine. En écrivant cela, par contre, j’ai peut-être perdu les amateurs du genre... ;-)
    Je termine, désolée d’être aussi longue, par un extrait de la 4ème de couverture qui résume bien le livre : « Entre Bruxelles et Vukovar, Paul Colize recompose l’Histoire. Au-delà de l’enquête, c’est dans les replis les plus noirs de la mémoire, à travers les dédales de la psychologie et la subtilité des relations humaines qu’il construit son intrigue. »
    Belle lecture !

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