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Un employé modèle - Paul Cleave

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Résumé :

Christchurch, Nouvelle-Zélande. Joe Middleton contrôle les moindres aspects de son existence. Célibataire, aux petits soins pour sa mère, il travaille comme homme de ménage au commissariat central de la ville. Ce qui lui permet d’être au fait des enquêtes criminelles en cours. En particulier celle relative au Boucher de Christchurch, un serial killer sanguinaire accusé d’avoir tué ces dernières semaines sept femmes dans des conditions atroces. Même si les modes opératoires sont semblables, Joe sait qu’une de ces femmes n’a pas été tuée par le Boucher de Christchurch. Il en est même certain, pour la simple raison qu’il est le Boucher de Christchurch.
Contrarié par ce coup du sort, Joe décide de mener sa propre enquête, afin de démasquer lui-même le plagiaire. Et, pourquoi pas, de lui faire endosser la responsabilité des autres meurtres. Ayant accès à toutes les données de la police, il va d’abord se concentrer sur cette " septième victime " pour tenter de connaître le mobile du tueur. Il lui faudra ensuite savoir comment l’homme qu’il cherche a pu avoir connaissance de son mode opératoire dans les moindres détails, au point de leurrer les forces de l’ordre. Se mettre dans la peau du tueur, en quelque sorte : ça, il connaît !

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  • Aude Lagandré 23 avril 2020
    Un employé modèle - Paul Cleave

    « Un employé modèle » est le premier roman de Paul Cleave. Sorti en 2006, il n’a pourtant été édité qu’en 2010 par les éditions Sonatine, toujours précurseurs dans le choix de nouvelles plumes. Depuis, comme pour les romans de RJ Ellory, la maison d’édition ne cesse de proposer des ouvrages singuliers pour lesquels j’ai toujours un attachement et des émotions particuliers. Après avoir découvert « Cauchemar » l’année dernière, dernier roman de l’auteur dans lequel l’action de ne situe pas à Christchurch, je profite du moment de confinement pour reprendre sa biographie depuis le commencement et tenter de comprendre ce qui a fait son succès.

    Joe Middleton est ce qu’on appelle communément un simple d’esprit, « le type inoffensif qui valse dans leurs corridors avec des balais et des serpillières, un laquais payé au salaire minimum. » Il exerce le métier d’agent d’entretien dans un commissariat. Cette position un peu particulière, associée à l’image du « sans cervelle » qu’il renvoie, lui permet de fouiner dans les affaires en cours menées par les policiers de Christchurch, dont celle d’un tueur en série surnommé le boucher de Christchurch : sept victimes déjà et aucune piste des enquêteurs. Joe va lui aussi se lancer dans l’investigation, car la septième victime n’a pas été tuée par le boucher. Il en est convaincu, pour une seule raison : le boucher de Christchurch c’est lui, et il est très loin d’être le dadais qu’on croit. « Alors que je passais d’Hannibal lecteur à Forrest Gump en quelques secondes. »

    Entrer dans le roman a été difficile, je ne vais pas vous le cacher… J’avais en tête un personnage de fiction que je nommerais pour que vous ne l’ayez pas en tête. J’ai trouvé trop de ressemblances, beaucoup de déjà vu, et malgré les déficiences supposées de Joe, un personnage un peu trop convenu, aux diverses maniaqueries, obsessionnel avec ses poissons rouges aux prénoms improbables (Cornichon et Jéhovah) et sa mère castratrice, jusque dans la caricature parfois. Sauf que, cette approche parfois monotone, parfois un peu ennuyeuse sert un propos qui vient plus tard, et était donc absolument nécessaire pour embarquer le lecteur. Ces difficultés de démarrage ne m’ont pas empêchée de savourer la plume de Paul Cleave et rien que pour son écriture, je vous conseille vraiment de vous y plonger. Son humour est décapant, sarcastique à souhait, vitriolique lorsque sont évoqués certains personnages comme la mère de Joe par exemple, mais tellement rafraîchissant ! Il est rarissime de rire à la lecture d’un thriller et pourtant j’ai eu le plus gros fou rire de ma vie de lectrice en littérature noire ! J’ai littéralement pleuré de rire lors d’un passage si bien décrit que je me serai crue dans une scène de théâtre de boulevard. Exercice d’autant plus périlleux que l’auteur mélange les genres puisqu’il livrait, quelques chapitres précédemment , une scène d’une cruauté pétrifiante. Autant dire que ce roman s’apparente à des montagnes russes émotionnelles, entre sourires et effroi, fou rire et peur panique.

    Une fois passé ce cap un peu délicat du premier tiers du roman, le reste n’a été qu’enchantement de lecture. D’abord, grâce ou à cause de l’écriture, ensuite pour ce coup de baguette magique où l’auteur réussit à déclencher une forte empathie pour un héros qu’on devrait, a priori détester. Or, on a franchement envie qu’il s’en sorte et on tremble à l’idée que ses méfaits soient découverts. Ce récit, entièrement créé autour de Joe, raconté à la première personne, est jubilatoire notamment lorsqu’il évoque des relations complètement surréalistes avec sa mère : le lecteur boit du petit lait ! Les dialogues sont décalés, vivants, savoureux et apportent la cerise sur le gâteau à l’intrigue.

    « Pour avoir du succès, en quoi que ce soit dans la vie, il faut bien faire ses devoirs à la maison. On n’insistera jamais assez sur ce point. » Paul Cleave a bien fait ses devoirs, à n’en pas douter. Je me suis aussitôt plongée dans « Un prisonnier modèle » qui est la suite directe d’« Un employé modèle », écrit 7 ans plus tard et traduit par Fabrice Pointeau (le même traducteur que pour les ouvrages d’Ellory). Ma première curiosité réside dans l’évolution de son écriture, mais j’attends également une montée en puissance des personnages féminins tels que Mélissa et Sally. Suite au prochain épisode !

  • Sweethydark 19 septembre 2020
    Un employé modèle - Paul Cleave

    Ce roman est exceptionnel, a lire absolument. Un tueur en série plein d’humour noir. Facile à lire et très prenant.

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