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Un fruit amer - Nicolas Koch

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13 #AvisPolar
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Résumé :

Un thriller étouffant dans la chaleur de l’Amérique du Ku Klux Klan.
Comté de Woodbridge, Alabama, 1963.
En pleine ségrégation raciale, le Ku Klux Klan répand la terreur au nom de la suprématie blanche alors que la communauté noire fait entendre sa voix pour obtenir plus de droits. C’est dans ce contexte explosif qu’un fait divers va mettre le feu aux poudres. Un matin, le corps d’une jeune blanche violée et battue à mort est retrouvé dans les bois. Elle n’est autre que la fille d’un riche entrepreneur de la région qui est lui-même membre du Klan.
Qui a bien pu la tuer ? Pour les autorités, ça ne fait aucun doute : c’est l’œuvre d’un Noir. Peu avant le drame, la victime avait écrit au FBI, car elle craignait pour sa vie. Le Bureau dépêche alors sur place l’un de ses agents afin de tirer l’affaire au clair. Ce dernier va découvrir qu’elle a été tuée et il va se retrouver au cœur de la haine des hommes, face à une vérité dérangeante...

Vos #AvisPolar

  • Sangpages 16 mars 2019
    Un fruit amer - Nicolas Koch

    Une enquête qui t’emmènera dans cette Amérique profonde des années soixante, celles que l’on croit oubliées et qui, pourtant, sont toujours d’actualité.
    Un peu à la manière du fabuleux film "Mississipi Burning" de Alan Parker, Nicolas Koch nous emporte dans cette ségrégation raciale, cette grande époque des hommes à chapeaux blancs pointus, déguisés, cachés pour ne pas assumer leur conviction à visage découvert (mais ça, c’est un autre sujet…)
    Quand un crime survient dans cette charmante contrée, il est bien évident que seul un noir puisse en être responsable. La chasse aux sorcières est alors ouverte !
    Dans cet enchaînement de violence, de brutalité, dans cette atmosphère noire comme l’encre, un agent du FBI, associé à un journaliste, aura bien du mal à pêcher le vrai du faux.
    Nicolas nous offre un roman puissant et habilement monté avec une plume vive, acérée et très cinématographique. Le problème est peut-être bien là, d’ailleurs, puisque ces images colleront à tes rétines pour un long moment.
    Une fin surprenante, une intrigue bien ficelée, tout y est pour en faire un excellent thriller que je te recommande si tu as envie de replonger tête la première dans cette affreuse période qui n’est que la piètre image d’une actualité...

  • warlop 19 mars 2019
    Un fruit amer - Nicolas Koch

    « Cette ville avait la faculté d’aspirer et de vider les êtres de leurs substances, pour n’en faire ressortir que la lie pourrie. Quelque chose de nuisible, comme un cancer , planait au dessus de la ville, prompt à se répandre et à dévorer jusqu’à l’aine. »

    Alabama, 1963, Une jeune fille blanche est retrouvée, sauvagement violée. Dans cette petite ville de Woodbridge, les suprématistes blancs répandent la terreur , le KKK oeuvre dans l’ombre et pointe vite du doigt un activiste noir, « un fruit amer » comme tueur. Ce meurtre met le feu au poudre et rend explosif le climat étouffant. Dwayne Olsen , agent du FBI, arrive en ville pour résoudre le meurtre de la jeune fille. La révolte gronde, la ville s’embrase. L’agent Olsen se retrouve dans une Amérique à la croisée des chemins, une Amérique ou les noirs ont juste le droit de se taire et subir., l’esclavage est encore présent, les virées punitives ont encore lieu. Une Amérique pleine de haine qui retrace les moments les plus sombres de l’humanité. Un thriller au suspens exaltant mêlant fiction et faits historiques,un roman dérangeant, un monde ou des notables ségrégationnistes ont les mains ensanglantées des ‘négros » sans impunité. Un livre réaliste, addictif, un page turner brutal et immersif, une écriture fluide, émotionnelle, exaltée. Une communauté conquérante prête à laisser des vies , une communauté en marche face à la violence inéluctable, une histoire pour la liberté des noirs. La fin abrupte m’a frustrée 🙂 surtout parce que je n’avais pas envie de quitter Olsen, Rose….

  • Livresse du Noir 21 mars 2019
    Un fruit amer - Nicolas Koch

    Un premier roman mené de main de maître...

    Une plongée dans l’Amérique profonde, au coeur de l’Alabama. Nous sommes en 1963 en pleine ségrégation raciale et combats des droits civiques. Les lois raciales sont en vigueur, les Blancs et les Noirs se côtoient mais chacun reste à sa place. Les Noirs constamment humiliés sont juste bons à être au service des Blancs, ils luttent pour obtenir les mêmes droits. L’effroyable Ku Klux Klan fait régner la terreur au nom de la supériorité de la race Blanche.

    L’histoire s’ouvre sur un meurtre. Le corps d’une jeune fille blanche battue et violée à mort est retrouvé dans les bois.. C’est la fille d’un riche entrepreneur local, ségrégationniste notoire et membre du Ku Klux Klan. La police du coin entre en scène, le shériff Miller et ses sbires, aucun doute possible pour eux, c’est un Noir qui l’a assassinée. Peu de temps avant sa mort, la jeune Meredith a envoyé un courrier au Bureau du FBI, elle craignait pour sa vie. Ce dernier dépêche un de ses agents sur place, Dwayne Olsen, celui-ci emploiera tous les moyens pour faire éclater la vérité qui dérange, quitte à mettre de l’huile sur le feu.

    Nicolas Koch est un vrai raconteur d’histoires, il aborde un sujet historique ô combien sensible et il le traite avec une grande intelligence et beaucoup de sensibilité, en nous offrant une équation parfaite et le juste équilibre entre suspense, tension et émotions sans tomber dans le pathos.Un fruit amer n’est pas un livre qu’on lit, on le vit à fond en vibrant intensément de la première à la dernière page.

    Tous les ingrédients d’un bon thriller sont réunis : scénario en béton, suspense, tension, retournements de situation, rythme haletant et personnages forts.Les décors s’impriment sous nos yeux, on est plongé dans un film tant la plume est fluide, précise et visuelle. L’auteur excelle à nous immerger dans cet Alabama dans années soixante, entre chaleur et moiteur qui vous colle à la peau, il nous fait ressentir la tension, la peur, la folie, l’absurdité de ce racisme, la violence et la haine viscérale qui dévore certains personnages.

    L’histoire est portée par les personnages, c’est même la toute grande force de ce roman poignant. On s’y attache énormément et on suit leur combat au quotidien. Certains sont émouvants, attachants ; d’autres nous révoltent, nous horrifient, nous retournent les tripes et nous donnent envie de hurler mais aucun ne nous laisse indifférent.

    Un roman hautement addictif qui vous transporte complètement. 495 pages sans aucune longueur, ni fausse note, je les ai avalées en deux jours en ralentissant ma lecture pour ne pas refermer le livre trop vite.Un fruit amer, on a du mal à croire que c’est un premier roman tant il est abouti. Un pur plaisir de lecture, redoutablement efficace, à mettre entre toutes les mains.Nicolas Koch, un auteur à suivre, c’est une certitude !

  • Livresse du Noir 21 mars 2019
    Un fruit amer - Nicolas Koch

    Un premier roman mené de main de maître...

    Une plongée dans l’Amérique profonde, au coeur de l’Alabama. Nous sommes en 1963 en pleine ségrégation raciale et combats des droits civiques. Les lois raciales sont en vigueur, les Blancs et les Noirs se côtoient mais chacun reste à sa place. Les Noirs constamment humiliés sont juste bons à être au service des Blancs, ils luttent pour obtenir les mêmes droits. L’effroyable Ku Klux Klan fait régner la terreur au nom de la supériorité de la race Blanche.

    L’histoire s’ouvre sur un meurtre. Le corps d’une jeune fille blanche battue et violée à mort est retrouvé dans les bois.. C’est la fille d’un riche entrepreneur local, ségrégationniste notoire et membre du Ku Klux Klan. La police du coin entre en scène, le shériff Miller et ses sbires, aucun doute possible pour eux, c’est un Noir qui l’a assassinée. Peu de temps avant sa mort, la jeune Meredith a envoyé un courrier au Bureau du FBI, elle craignait pour sa vie. Ce dernier dépêche un de ses agents sur place, Dwayne Olsen, celui-ci emploiera tous les moyens pour faire éclater la vérité qui dérange, quitte à mettre de l’huile sur le feu.

    Nicolas Koch est un vrai raconteur d’histoires, il aborde un sujet historique ô combien sensible et il le traite avec une grande intelligence et beaucoup de sensibilité, en nous offrant une équation parfaite et le juste équilibre entre suspense, tension et émotions sans tomber dans le pathos.Un fruit amer n’est pas un livre qu’on lit, on le vit à fond en vibrant intensément de la première à la dernière page.

    Tous les ingrédients d’un bon thriller sont réunis : scénario en béton, suspense, tension, retournements de situation, rythme haletant et personnages forts.Les décors s’impriment sous nos yeux, on est plongé dans un film tant la plume est fluide, précise et visuelle. L’auteur excelle à nous immerger dans cet Alabama dans années soixante, entre chaleur et moiteur qui vous colle à la peau, il nous fait ressentir la tension, la peur, la folie, l’absurdité de ce racisme, la violence et la haine viscérale qui dévore certains personnages.

    L’histoire est portée par les personnages, c’est même la toute grande force de ce roman poignant. On s’y attache énormément et on suit leur combat au quotidien. Certains sont émouvants, attachants ; d’autres nous révoltent, nous horrifient, nous retournent les tripes et nous donnent envie de hurler mais aucun ne nous laisse indifférent.

    Un roman hautement addictif qui vous transporte complètement. 495 pages sans aucune longueur, ni fausse note, je les ai avalées en deux jours en ralentissant ma lecture pour ne pas refermer le livre trop vite.Un fruit amer, on a du mal à croire que c’est un premier roman tant il est abouti. Un pur plaisir de lecture, redoutablement efficace, à mettre entre toutes les mains.
    Nicolas Koch, un auteur à suivre, c’est une certitude !

  • Mes évasions livresques 27 mars 2019
    Un fruit amer - Nicolas Koch

    Un fruit amer est un thriller que l’on peut considérer comme historique, tant sa thématique fait partie des heures sombres de l’Amérique.
    Il est en effet question, ici, de ségrégation raciale. L’histoire se déroule en 1963, en Alabama où une jeune blanche est retrouvée morte, violée et battue à mort. Quelques jours précédant sa mort, elle avait envoyé un courrier à un journaliste et au FBI, où elle déclarait craindre pour sa vie...
    Lorsque l’agent du FBI débarque dans le comté de Woodbridge, il va se rendre compte que le Ku Klux Klan est très actif dans la bourgade et qu’elle est sous haute tension, faisant face à diverses corruptions et secrets bien enfouis.

    Un fruit amer est un roman très dense qu’il faut prendre le temps de digérer.
    On ne sort pas indemne de cette lecture, on en sort vidé face à tant de cruauté gratuite et à la bêtise humaine.
    Des heures sombres qui se font écho dans notre société par moment...

    J’ai adoré ce roman tant par la plume précise de l’auteur, qui se défend d’avoir fait un roman historique, mais qui nous plonge dans un récit tellement réaliste qu’il en est glaçant.
    Une intrigue qui fait froid dans le dos face à tant d’injustice et de cruauté, pleine de suspense et de rebondissements rendant le récit très addictif.

    Le personnage de l’agent Olsen est un miroir du lecteur qui ne comprend pas comment une petite ville peut vivre ainsi sous la coupe de quelques hommes qui propagent la haine et la corruption sur toute une communauté.
    La ségrégation raciale est tellement forte en Alabama dans le roman qu’elle semble en total décalage pour l’agent du FBI venu de Washington, pour qui le KKK n’est plus.

    Ce roman est une pépite à découvrir qui m’a rappelé le superbe film d’Alan Parker, Mississippi Burning.

    Un roman difficile mais passionnant de bout en bout et superbement écrit. Une véritable claque :)
    Un roman noir qui est très prometteur pour ce "premier" roman de Nicolas Koch. Vivement le prochain :)

  • Au chapitre d’Elodie 3 avril 2019
    Un fruit amer - Nicolas Koch

    Le ton est donné : ségrégation raciale à l’époque du Ku Klux Klan dans les années 60, racisme, différence de classe sociale, xénophobie... Il y a ceux qui exècrent les noirs et d’autres qui se battent pour leur cause. Un flic et un journaliste ont bien décidé de mettre un pied dans la fourmilière en enquêtant sur le meurtre de cette jeune femme blanche mais cette enquête à haut risque risque bien de mettre le feu au poudre. Car l’on est bien dans une période sombre de l’Histoire américaine où l’esclavage et le KKK sont sensés ne plus exister. Hélas, certaines mentalités n’ont pas changé même si Martin Luther King oeuvre. C’est un livre assez dense mais qui se lit rapidement tellement il est captivant. Comment agir alors que même les policiers sont du côté obscur ? Mais la vérité n’est pas forcément blanche ou noire. Horreurs, violences des mots et des actes... Rien n’est épargné au lecteur. Bref, c’est un thriller sous haute tension !

    Elodie
    http://auchapitre.canalblog.com/archives/2019/04/03/37218568.html

  • lireencore93420 14 avril 2019
    Un fruit amer - Nicolas Koch

    En plein Alabama on se retrouve au comté Woodlbridge, ou la ségrégation est de mise. Meredith, fille d’un membre du klu klu klan, est du côté opposé de son père, et envois des lettres au journal de la ville et au FBI qu’elle se sent en danger.
    Meredith est malheureusement tuée, et Dwayne, agent du FBI va enquêter sur ce meurtre, car a Woodlbrifge, ils ont déjà trouvé un coupable, évidemment un noir, mais le FBI veut démêler le vrai du faux, et il n’est pas au bout de ses surprises, et aura-t-il le courage et la détermination d’aller au bout de son investigation ?
    Enorme coup de cœur pour cet opus, qui se situe dans les années Martin Luther King - Kennedy, une période que j’affectionne particulièrement, et de plus, on parle du Klu Klu Xan, organisation négationniste secrète, qui m’intéresse toujours autant, d’en savoir plus.
    Le récit est vraiment addictif, évidemment, souvent il fait froid dans le dos, on se dit mais ce n’est pas possible, que ça a pu se passer de cette manière.
    Dwayne, s’entête à trouver la vérité, mais se heurte à des murs, ou tout est censurer, vers la rédemption des blancs, et le Klu Klu Xan, est derrière, tout cela, mais agit dans l’ombre de cette petite ville
    L’auteur nous embarque dans le milieu très secret de cette organisation, et on entrevoit comment il agisse, et procède, leurs actions, et leurs moyens de persuasions.
    On se dit qu’une chose, heureusement qu’il a eu des hommes ou des femmes comme Dwayne, qui se nommer probablement différemment et qui ont fait bouger les choses, certains ont payé de leur vie, pour que tout se transforme, évolue.
    On sait encore de nos jours, cette organisation existe toujours ou as mutée en des mouvements aussi violents et xénophobes. Mais savoir que des êtres humains lutteront contre leurs pratiques est une bénédiction.
    C’est pour cela que ce roman est réellement une claque, d’abord, il nous fait beaucoup réfléchir, sur ces années-là, et aussi sur notre époque, et aussi le thème est tellement percutant, marquant qu’on est très vite embarqué par l’ambiance de cette époque difficile de l’histoire
    Souvent on frémit, on a peur, comme si, on était au cœur de l’action.
    Moi personnellement, j’étais totalement déboussolée par ce livre, il vous bouscule, vous perdez vos repères.
    Oui comme tout le monde j’ai lu et regarder beaucoup de choses sur ces années, mais on ne peut pas imaginer à quel point ça a dû être violent.
    Et cette réalité qu’on prend en pleine figure, dans la lecture de cet opus
    C’est pour toutes ces raisons que ce livre est un coup de cœur, oui je suis attirée par ce genre de publications, il avait peu de chance que ça ne me plaise pas, mais c’était beaucoup plus que ça, cela vous prend aux tripes, vous en ressortez différemment.

  • Laurent 15 avril 2019
    Un fruit amer - Nicolas Koch

    "J’ai fait un rêve ..."
    Le célèbre pasteur américain, Martin Luther King Jr., prononça un des plus grands discours de l’histoire des Etats-Unis sinon de l’humanité. C’était le 28 août 1963.

    L’histoire d’Un fruit amer de Nicolas Koch se situe quelque peu en amont de la même année, alors en pleine ségrégation raciale, c’est le meurtre brutal d’une jeune fille blanche qui va mettre le feu aux poudres d’une situation déjà sous haute tension raciale d’un comté de l’Alabama, Woodbridge.
    Dépêché récemment sur place pour une autre affaire, l’agent spécial du FBI Dwayne Olsen ignore encore tout du piège dans lequel ses supérieurs de Washington l’ont envoyé ...

    "Ici, en Alabama, c’est chez nous ..."

    L’auteur ne s’en cache pas, s’il a déjà publié plusieurs ouvrages historiques, il revendique aujourd’hui son premier roman, un thriller édité chez De Saxus, Un fruit amer.
    Autant ne pas tourner autour du pot, les premières pages donnent rapidement le ton, une ambiance qui vous glace le sang pour peu que vous soyez sensible et humain, essayez de vous mettre, un petit instant, à la place d’une personne de couleur dont toutes les lois vous oppriment, vous agressent, vos valeurs, vos droits et la liberté d’être ne sont pas à l’ordre du jour, dans cette tension irrespirable et une atmosphère suffocante, j’ai été aspiré par une plume brillante quand il s’agit de vous faire sentir la morsure du brasier, de ressentir les souffles de haine raciale, de respirer les odeurs nauséabondes, l’entame percutante et révélatrice d’un grand roman attend le lecteur au détour des chapitres pour confirmer tout le talent d’un auteur mais aussi un potentiel croissant à nous faire ouvrir les yeux, comme une piqûre de rappel, comme si l’actualité quotidienne ne suffit pas, plonger dans le passé pour comprendre le présent et inversement, j’ai fait un cauchemar ...

    "D’un côté il y a les blancs et de l’autre, eh bien, une sous-classe, celle des noirs ..."

    Comme pour la chasse aux juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale, cette sensation de persécution vécu par les gens de couleur pourrait faire écho à tous peuples du monde entier brimés et spoliés de leur héritage ancestral, aujourd’hui comme hier, distinguer des races supérieurs d’autres, pris en tenaille dans les pinces d’acier et glaçant des discours de suprématie et d’hypocrisie enragée, d’injures racistes ou discriminatoires, aussi accablants et hostiles que les regards ou les gestes se répercutent dans les moeurs et la noirceur du coeur, l’auteur a réussi le pari fou de reconstituer cette peur oppressante de l’Amérique profonde de 1963, de jour comme de nuit comment trouver la force de se relever encore, chaque fois, dans l’espérance et le salut d’une ère nouvelle, les personnages sont tous criants de justesse d’authenticité, dans les camps opposés, j’ai adhéré au style spontané et quasi familier de l’auteur à nous faire pénétrer au plus près du coeur de l’âme de chacun, dans le tourbillon des pensées en gestation, dans les échanges verbaux autant que de ses combats dérivés, un thriller exceptionnel est alors en train de d’émerger et de s’affirmer, mots après mots, page après page, la longue et lente marche vers des destins funestes marquent leurs empreintes, le climat torride et sauvage du Dixie Land (comprenez les Etats du Sud comme le Mississipi et l’Alabama) n’est pas étrangère à cette torpeur qui ne manque pas de vous faire traverser votre échine, des séquences bouleversantes achèveront de vous convaincre que la manière forte de vous impliquer émotionnellement, pour ne pas interroger votre niveau d’empathie, le souffle de la liberté n’est alors qu’une utopie réservée aux écrivains ou autres artistes marginaux.

    Le loup et l’agneau ...

    Ce contexte historique et social, Nicolas Koch l’a judicieusement dilué dans le récit pour se concentrer davantage sur une intrigue tortueuse dont vous saisirez assez tôt toute la complexité et l’urgence d’un état proche de la loi martiale où chaque coup porté par l’autre peut être décisif, allusion au jeu d’échecs, les blancs et les noirs, chaque pion pèsera de tout son poids pour faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre, le rythme flirte avec le crépuscule et l’imprévisible de l’humain, une lecture anxiogène quand les protagonistes s’épuisent et semblent demeurer impuissant, cette lente et inexorable fuite d’un brasier n’est que le début d’un mauvais rêve.
    Effrayant et d’une noirceur comme seul les grands auteurs sont capable d’écrire et de décrypter la part sombre de l’humain dans toutes ses couches, il n’en faut pas plus pour saluer encore, si la première partie (sur les trois du roman) ne vous a pas convaincu jusque là.

    Le Ku Klux Klan et moi ...

    Rien ne manque à l’appel des sirènes de ce que le thriller nous offre de plus haletant et addictif, un contexte politique et historique explosif, des lieux de perdition ou baignés d’une aura irrationnelle, des personnages tourmentés mais terriblement humains à la fois, une interaction toujours cohérente dans la progression du récit, l’ambiance est clairement l’un des arguments réussis pour capter la température et la radiographie d’une société en proie avec ses vieux démons, les cendres brûlantes de la haine et du racisme, collectivement ou individuellement, le combat reste le même pour tous, survivre ...

    Une humanité rongée et gangrenée par le poids du passé et de ses fantômes obscurs, le fossé creusé entre les riches et les pauvres, la frontière délimitant les blancs et les noirs, rarement un roman ne m’aura autant fait saisir l’essence de la différence et par dessus-tout du mal, l’acidité latente, remonter aux sources n’est pas une sinécure pour découvrir l’indicible, j’ai vécu cette lecture en apnée, s’imprégner de chaque page comme si le diable pouvait se cacher entre les lignes et vous sauter au visage à la première faiblesse, Un fruit amer c’est un aussi un peu le combat entre David et Goliath.

    Inévitablement, cette image prégnante de la caméra de Alan Parker dans Mississipi Burning, une référence cinématographique en la matière, a surgi pendant ma lecture, cette succession de voitures affublées du drapeau sudiste sillonnant la longue et rectiligne route, aidée par le relief du vallon, apparition et disparition se relayant jusqu’à voir finalement apparaître le spectre de la mort aux portes des opprimés, cette montée de la violence délétère, l’arbre qui est le témoin de scènes atroces se voudra l’ultime repère que l’histoire retiendra, les racines n’ont pas fini de repousser comme l’herbe piétinée, le sang coagulé dans les veines d’un monde devenu de plus en plus aliéné et poussé à son paroxysme.

    Un thriller sans concession, Un fruit amer est un premier roman exemplaire pour comprendre et ressentir toute l’épouvante d’une situation aux prises avec la folie des hommes, un sentiment de malaise grandissant au fil des pages, ne versant jamais dans le spectaculaire, c’est du brute de décoffrage, je retiens notamment cette image reflétée à travers l’un des personnages-clés, l’incompréhension et la stupeur devant la fatalité, cette question qui deviendra vite le leitmotiv de tout un chacun ... "Pourquoi ?"

    Vous aurez peut-être une partie de la réponse à la fin de la lecture, une plume marquante et bouleversante, indiscutablement une nouvelle force littéraire vient de balayer des idées reçues, pas de manichéisme ni de facilité narrative, un pavé de 500 pages lancé dans la mare pour réveiller les consciences, pour espérer un monde juste et égal, pour continuer à scander "Plus jamais ça", surtout un grand thriller, une claque magistrale qui m’a littéralement sonné !!!

    Coup de coeur et au coeur !!

  • Mes petits plaisirs à moi 26 avril 2019
    Un fruit amer - Nicolas Koch

    Vous avez vu le film Mississippi Burning d’Alan Parker ? Personnellement, j’avais 15 ans quand j’ai découvert ce petit chef-d’oeuvre cinématographique et j’en ai encore des frissons. Eh bien, en lisant le nouveau roman de Nicolas Koch, j’ai cru revenir 30 ans en arrière tant j’ai ressenti cette même sensation d’angoisse et de gêne qui m’avait dérangé à l’époque devant la mise en image de cette facette de l’histoire des Etats-Unis, pays qui se targue pourtant de donner des leçons d’humanité au monde entier.

    D’humanité ici, il n’est plus vraiment question car, dans cette bourgade du fin fond de l’Alabama, n’est humain que ce qui est blanc. Et encore, même parmi les blancs, il y a ceux qui comptent et ceux que l’on peut sacrifier au nom de la cause. Nicolas Koch nous le montre bien ici en démontrant à quel point les têtes pensantes locales de l’organisation du Ku Klux Klan sont prêtes à tout pour sauver leur organisation. Pour cela, elles se protègent et utilisent, tels des pantins, pour la basse besogne, les paumés, les surexcités du bocal à qui elles donnent l’occasion de penser qu’ils ne sont pas aussi ratés que la société a eu tendance à leur faire croire. Libres à elles, cependant, de sacrifier ces moutons décérébrés dès que cela commence à sentir le soufre et ce, afin de protéger leurs idéaux dépassés et pénalement indéfendables.

    On découvre également, tout au long de la lecture, à quel point les mouvements de contestation et de révolte initiés par Martin Luther King ont été particulièrement réprimés et combien cette lutte fut loin d’être une partie de plaisir, ce qui rend encore plus remarquable le courage de ceux qui, noirs ou blancs, ont combattu pour changer cette société inégalitaire. Quand le shérif, Conrad Miller, se réjouit de l’efficacité de ses canons à eau lors des manifestations et du fait qu’il fait le plein de ses "geôles" après celles-ci, on comprend à quel point on est parti de loin. Et pourtant, le shérif n’est pas le plus salaud de tous dans l’histoire car son opposition au changement social est plus dictée par l’angoisse de voir la société évoluer que par une haine féroce des noirs. La violence, dans le roman, va au-delà de cela puisque l’on assiste aux tabassages en règle voire aux expéditions punitives qui étaient, dans les années 60, le quotidien pour ceux qui osaient s’opposer dans les Etats du Sud à l’hégémonie de la race blanche.

    La réussite de Nicolas Koch réside dans le fait de recourir à un binôme aux ambitions opposées afin de mener l’enquête au cœur de ce Birmingham hostile. D’un côté, on a Paul Wesley, journaliste qui voit dans l’affaire du meurtre de Meredith Clarence, jeune fille blanche proche des mouvements pour la liberté noire, un moyen de décrocher, enfin, un scoop pour briller dans une rédaction où il se révèle être un peu le canard boiteux. De l’autre, l’agent spécial, Dwayne Olsen, débarqué à Birmingham pour rechercher Meredith et qui va se retrouver face à une situation qu’il n’aurait jamais pu imaginer. Il va devoir gérer cet imprévu avec tact, malgré son inexpérience, afin d’éviter que l’influence des politiques, et surtout celle de Hoover, son patron, ne le mène à un nouveau Cold Case. De ce duo si antithétique, Nicolas Koch va, petit à petit, créer un binôme soudé dont les objectifs vont devenir communs, et ce malgré les embûches et les tentatives d’intimidation.

    Enfin, il est important de souligner que le but du roman n’est pas forcément de découvrir les noms des meurtriers car ils nous sont dévoilés rapidement au fil de l’histoire. La réussite là encore de Nicolas Koch réside dans le fait de laisser espérer au lecteur que ces criminels seront bien condamnés même si cet espoir est fortement malmené jusqu’aux dernières pages, je peux vous le confirmer.

    Concernant le style de l’auteur, eh bien, cela se lit tout seul. C’est un véritable plaisir. J’aime quand on me raconte une histoire sans partir dans des digressions stylistiques à n’en plus finir. Ici, c’est clair, net et précis à l’image d’une enquête qui se veut dure et efficace. En cela, Nicolas Koch a rempli parfaitement le contrat et signe ici un roman qui mérite d’être découvert par le plus grand nombre.

  • Booksnpics 2 mai 2019
    Un fruit amer - Nicolas Koch

    Nous sommes en 1963 dans le Comté de Woodbridge en Alabama. Le contexte de l’époque n’est pas des plus réjouissants. Alors que la communauté noire tente de faire entendre sa voix et d’obtenir la reconnaissance de leurs droits notamment lors de la manifestation organisée par le SCLC qui se tint à Birmingham le 7 mai de la même année, l’opinion publique est toujours très divisée et le Ku Klux Klan prônant la suprématie blanche reprend vigueur…
    Lorsqu’un matin, la fille d’un riche entrepreneur est retrouvée morte, les autorités n’hésitent pas à faire porter le chapeau à cette même communauté noire…
    Peu avant sa sortie au mois de février, j’avais été interpellée par cette couverture très « enflammée », dévoilée au compte-goutte par l’éditeur. Le teasing était parfait, chaque élément augmentant l’envie d’aller plus loin et de découvrir ce roman.
    Son auteur, Nicolas Koch, prend le temps, à l’entame du livre, de nous replacer dans le contexte de l’époque, celui de la ségrégation raciale, loin d’avoir complètement disparue à l’heure actuelle. Une mise en contexte claire, informée qui ne peut qu’éclairer le lecteur quant aux tenants et aboutissants de l’histoire.
    Ensuite vient le temps de l’enquête suite à la découverte du corps de cette jeune fille. Une enquête mêlant les autorités de la ville à l’agent spécial Dwayne Olsen du FBI qui se retrouvera bien malgré lui pris au cœur de cette haine….
    Ce thriller va au-delà de l’utilisation d’un fait historique pour construire la trame du roman. Il parvient à marier les deux à la perfection.
    A une époque où les élans suprémacistes refont plus que jamais surface, ce roman ne peut que nous frapper en plein cœur. Les personnages, les uns attachants, les autres détestables, sont forts et renforcent l’intensité du roman. En véritable raconteur d’histoire, l’auteur nous transporte au cœur d’un récit embrasé où son écriture fluide, addictive et très cinématographique ne peut que nous happer et nous marquer au plus profond de nous-même.
    Je remercie Babelio et les éditions De Saxus pour la découverte de ce roman à l’occasion d’une opération « Masse Critique » mais aussi pour la découverte d’un auteur que je n’hésiterai pas à suivre !

  • BulleDeLecture 15 mai 2019
    Un fruit amer - Nicolas Koch

    Un seul mot me vient : intense.
    Ce livre est une vraie pépite !
    Avec un style propre et au carré, voir hyper maîtrisé, l’auteur arrive à laisser filtrer des passages où de belles émotions gagne le lecteur. Surtout de l’empathie pour les personnages dont certains resteront gravés dans ma mémoire.
    Et cerise sur le gâteau, le côté historique dans lequel l’auteur place son intrigue est parfaitement dosé, malgré que l’histoire ici reste une fiction.
    Nicolas Koch est définitivement un auteur à suivre !

  • calyenol 17 juillet 2019
    Un fruit amer - Nicolas Koch

    Il y a des livres qu’on lit et avec lesquels on passe juste un bon moment...et puis il y a les autres,ceux qui nous touchent,nous bouleversent.
    J’ai lu "Un fruit amer" de Nicolas Koch,et ce livre fut pour moi plus qu’une excellente lecture.
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    "...un nouveau fruit venait de s’épanouir à la branche de l’arbre.Un fruit amer pendu au bout d’une corde,bercé par le vent d’ouest."
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    Nicolas Koch nous emmène dans le comté de Woodbridge,Alabama,en 1963. Il nous plonge en pleine ségrégation raciale enveloppée de fanatiques qui au nom de la suprématie blanche se drappent d’un costume ridicule et répand la terreur au nom d’un clan qu’est le triple K. Il ne fait pas bon d’être noir dans ce patelin du Sud des États-Unis.
    Et quand le corps d’une blanche est retrouvée violée et battue à mort,qui plus est fille d’un riche entrepreneur,ça ne peut qu’être l’oeuvre d’un noir pour le shérif et les villageois.
    Jusqu’au jour où l’agent Olsen du FBI débarque en ville suite à une lettre que la défunte aurait envoyé au bureau quelques jours avant sa mort,et décide de mener sa propre enquête.
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    Quel plaisir ce livre.
    L’auteur a été captivant dès la première page,non seulement à travers l’histoire mais aussi à travers son écriture. J’ai adoré sa plume qui m’a transporté dans ce moment où l’homme de couleur essait de se battre pour garder sa dignité face à l’homme blanc qui se croit race supérieure.
    J’ai vécu l’histoire à travers chacun des personnages où tous leurs sentiments,bons ou mauvais,étaient parfaitement décrits. Pas un brin de flottement,à aucun chapitres.
    Un sujet dur mais bien mené par l’auteur,un sujet dur et,hélas,toujours d’actualité qu’est la haine raciale où même dans ce livre on se sent impuissant alors qu’on a envie de hurler.
    Un thriller
    addictif,haletant,prenant,
    éprouvant,avec une narration parfaite.
    Un livre que j’ai plus qu’adoré,avec lequel je n’ai pas vu le temps passé,un livre à lire.
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    "L’histoire est la longue et tragique illustration du fait que les groupes privilégiés cèdent rarement leurs privilèges sans y être contraints." [Martin Luther King].

  • Aude Lagandré 5 octobre 2019
    Un fruit amer - Nicolas Koch

    Alabama 1963, comté de Woodbridge. Dans les États du Sud, la ségrégation fait rage : expéditions punitives, chasse à l’homme, tabassage en règle, retour en force du Ku Klux Klan, les Blancs ont le pouvoir, les Noirs restent attachés à des tâches subalternes. Dans ce climat étouffant, le corps d’une jeune femme blanche est retrouvé frappé à mort, violé, vidé de son sang. Dans ce climat de tension extrême et de petits arrangements entre amis, il ne fait aucun doute que le responsable d’une telle ignominie ne peut être qu’un noir. La haine collective se déchaîne jusqu’à l’arrivée d’un agent du FBI bien décidé à démêler le vrai du faux. Épaulé par un journaliste de la petite gazette locale, témoins de la révolte du peuple noir qui gronde, la recherche de la vérité devient très vite dérangeante…

    J’aime énormément cette période des années 60 de l’histoire des États-Unis. C’est tout naturellement que j’ai dévoré ce livre à peine reçu. Un temps qui est éloigné du nôtre d’à peine une cinquantaine d’années et qui me semble aujourd’hui être l’âge de pierre. Il y a moins de 60 ans, dans ce pays où je vis, les blancs et les noirs étaient deux communautés totalement séparées, où les uns avaient le pouvoir et les autres le droit de la fermer. Cette idée, d’un temps aussi proche, me plonge toujours dans une grande expectative, estomaquant la citoyenne du monde que je revendique être. Sans vouloir faire de politique, depuis l’élection de Donald Trump et de ses frasques au pouvoir, ce sentiment nauséabond refait surface pour ouvrir une nouvelle fracture dans la société américaine.

    Ce roman est brillant, servi par un écrivain de qualité qui ne verse pas dans l’emphase. Témoin d’une époque, comme l’archéologue qu’il a été, il conte avec réalisme une époque où les choses semblaient figées avant qu’une révolte sourde et légitime n’émerge.

    Son écriture est exaltante, addictive, empreinte de force à faire passer les émotions, sublimant l’atmosphère écrasante de cette petite ville d’Alabama. J’ai été hébétée par sa dextérité à me transposer dans ce cadre sudiste avec tant de ferveur. Je l’ai suivi, comme envoûtée et avec grande délectation. Son intrigue est savamment dosée et alterne faits historiques, scènes de suspense, tranches de vie, mais aussi réflexions plus profondes sur la ségrégation. Avec une certaine virtuosité, Nicolas Koch dépeint « les petits arrangements entre amis » des différentes couches de cette société bien décidées à protéger ses acquis, décortiquant les entrelacs du pouvoir qui s’échelonnent du gouverneur à la police en passant par le maire, et le ténor du barreau local. Imaginez-vous cette ville, minuscule à l’échelle du pays se pensant au-dessus des plus grandes instances étatiques persuadée par sa légitimité à prolonger ses habitudes de se faire justice elle-même. Vous aurez alors une bonne idée du climat… L’auteur se pose comme un témoin historique plongé au cœur d’une époque où noire n’était pas la bonne couleur.

    La magie opère d’autant mieux qu’il a créé des personnages hautement charismatiques. Chaque personnage qui nourrit le récit a son importance et apporte une véritable plus-value au déroulement de l’intrigue. Ainsi, certains, protéiformes, cachent admirablement bien leur jeu. C’est grâce aux confidences de l’auteur que le lecteur peut prendre rapidement de la hauteur et fouiller du regard un tableau plus global. Le lecteur entre dans chaque psyché pour tenter de comprendre le cheminement de la pensée. L’empathie est immédiate pour les minorités, décidées à combattre toute forme d’injustice.

    Tout au long du roman, le lecteur sent cette ambiance explosive, asphyxiante, aliénant une population au détriment de l’autre par le truchement d’un engrenage impossible à arrêter. Tout y est électrique : les faits, les hommes, la ville en elle-même. Nicolas Koch démontre cet enchaînement de la violence, inéluctable, que même les hommes de bonne volonté ne parviennent pas à enrayer.

    J’ai ressenti jusque dans mes tripes la notion de purgatoire pour les uns et de rédemption pour les autres sans aucune possibilité de se retrouver à la croisée des chemins. Attention, nous ne sommes pas dans la caricature, ni dans une vision manichéenne de la société, mais dans le récit d’une époque ayant existé sans que l’auteur n’y apporte le moindre jugement de valeur.

    Nicolas Koch est un incroyable conteur qui m’a totalement embarquée dans son roman. Au rythme des pages qui défilaient, 498 quand même, j’ai été happée par sa capacité à proposer une histoire qui tient la route, empreinte de toute sorte d’émotions dont le panel est sans limites. C’est pour moi la marque de fabrique d’un auteur qui peut tout entreprendre.

    Je remercie encore une fois les éditions De Saxus pour l’envoi de ce roman. Une excellente surprise, un passionnant moment de lecture, un récit très cinématographique qui vous mène jusque sur les terres d’Alabama.

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