La fille d’avant - J.P. Delaney

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Résumé :

Après un drame éprouvant, Jane cherche à tourner la page. Lorsqu’elle découvre le One Folgate Street, elle est conquise par cette maison ultra moderne, chef d’oeuvre de l’architecture minimaliste, parfaite. Mais pour y vivre, il faut se plier aux règles draconiennes imposées par son architecte, Edward Monkford, aussi mystérieux que séduisant. Parmi celles-ci : répondre régulièrement à des questionnaires déconcertants et intrusifs. Peu à peu, Jane acquiert une inquiétante certitude : la maison est pensée pour transformer celui qui y vit. Or elle apprend bientôt qu’Emma, la locataire qui l’a précédée et qui lui ressemble étrangement, y a trouvé une fin tragique.
Alors qu’elle tente de démêler le vrai du faux, Jane s’engage sur la même pente, fait les mêmes choix, croise les mêmes personnes... et vit dans la même terreur que la fille d’avant.

Vos avis

  • Au rayon des livres 1er juillet 2017
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    Quoi de plus normal après avoir vécu un drame de vouloir déménager pour entamer un nouveau départ. C’est ce qu’ont pensé Emma et Jane, à quelques années d’intervalle. La première s’étant fait agresser à son domicile lors d’un cambriolage, et la seconde ayant perdu son nourrisson.

    Mais le marché de l’immobilier ne leur offre que des logements dans des coins mal famés pour l’une ou à proximité d’une école rappelant à l’autre sa douloureuse perte. Leur agent immobilier respectif finit par leur proposer une splendide demeure situé au One Colgate Street.

    Un appartement digne des magazines de décoration, blanc, épuré à son maximum, à la pointe de la technologie. Malgré le côté minimaliste de l’endroit, les deux femmes ont tout de suite un sentiment de sérénité, de sécurité. Seule condition pour avoir le droit d’y vivre, accepter et respecter à la lettre les quelques 200 clauses restrictives.

    Jane la nouvelle locataire, va vite se rendre compte que cette maison n’est pas comme les autres. Petit à petit, elle va tenter de savoir pourquoi tant de mystères, de silence, de drames autour de cette maison, au risque de connaître une fin tragique comme la fille d’avant…

    Le pitch en quatrième de couverture est dans la lignée du contenu du livre. Dès le départ, l’auteur vous donne ou plutôt vous met sur des pistes avec des non-dits, des propos latents, et votre imagination fait le reste.
    Tout part d’une idée assez simple voire banale, avec des personnages qui semblent l’être également, mais au fil des pages, on se rend compte qu’ils sont plus ambigus, plus complexes qu’ils n’y paraissent, et que chacun vous manipule à sa façon.

    Ce huis-clos en est presque énigmatique et pourtant…
    Si le réel point fort de ce roman réside dans la construction de l’écriture et la manière dont l’auteur nous manipule d’une main de maître à partir d’une idée toute simple, je reste malgré tout dubitative et ce, même plusieurs jours après l’avoir lu.

    Peut-être parce que je ne suis pas habituée à ce type d’intrigue ? Peut-être avoir vu passer beaucoup de bonnes critiques m’ont influencée à tort ? Aurais-je mis la barre trop haut ? Quoi qu’il en soit, même si j’ai aimé cette lecture jusqu’à la dernière page, avec un épilogue que l’on ne voit pas venir mais qui ne surprend pas tant que ça au final, je reste toujours avec un OUI MAIS…

  • Nicolas Elie 7 juillet 2017
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    Tu vas me dire que j’ai de la chance.

    Ce bouquin, il sort en mars 2017, et je l’ai déjà lu.

    Ouais. J’ai de la chance. D’autant que les enquêtes policières, ça va un moment et que j’avais envie d’autre chose. Je t’ai dit, les flics, attachants ou pas, j’en ai un peu marre, pour ne pas dire franchement assez.

    Donc, La fille d’avant.

    On est pas du tout dans l’enquête avec des flics, des sirènes, des flingues, des kebabs parce qu’ils ont pas le temps de se faire un repas normal avec des légumes et tout et tout, on est dans un vrai roman noir, avec tout ce que ça implique.

    Le pitch, vite fait.

    C’est la chance de leur vie. Elles vont pouvoir emménager dans la maison que tout le monde veut. Ultra-moderne, et dessinée par un architecte qui est une énigme pour ses contemporains. Le pied, quoi. En plus, le loyer est tout petit, eu égard aux règles draconiennes qui permettent de valider le bail. Les règles, il y en a 200. Tu vois l’idée ?

    Pas de bouquins, pas de photos, pas de vêtements partout, pas de bordel, en quelque sorte.

    Voilà. J’en ai dit assez.

    Dans le roman, il y a Emma, et il y a Jane. Elles sont là toutes les deux, sauf que l’une d’entre elles n’est plus vraiment là. Quoique. Et puis surtout, il y a la maison.

    La maison, c’est un personnage à part entière, au point que tu finis par lui attribuer des pensées, presque des mouvements, parfois. Tu vas y habiter, toi aussi, t’imaginer entre ses murs de pierres, et peut-être, tu vas finir par comprendre qu’elle te surveille.

    Tu sais, comme ton smartphone si t’as pas décoché l’option localisation, ou comme ta voisine, quand tu te rends compte qu’à chaque fois que tu rentres ou que tu sors, elle est derrière ses rideaux, à te guetter…

    Ah. Toi aussi, ça te l’a fait déjà ?

    Donc Emma, Jane, et la maison. Et puis Simon, Edward, Deon, et quelques autres.

    Tu vas rentrer dans le cerveau des deux héroïnes, tu vas connaître leurs pensées les plus intimes, parce qu’elles doivent répondre aux questions que la maison leur pose. Et n’oublie pas un truc. Quand un roman pose une question à ses personnages, il te la pose à toi aussi, et tu t’attends pas forcément aux réponses que tu vas donner.

    Parce que tu vas répondre, forcément.

    T’as pas le choix.

    Tu veux un exemple ?

    « Que redoutez-vous le plus dans une relation ?

    — De vous ennuyer

    — De constater que vous pourriez trouver mieux

    — L’éloignement progressif

    — Que votre partenaire devienne dépendant de vous

    — D’être dupé(e) »

    Alors ?

    C’est rare que je ressente autant l’aspect malsain d’une atmosphère à travers les personnages d’un roman. Parce qu’ils sont tous barrés, finalement, et ça, c’est génial.

    Il a mis dix années à écrire ce bouquin J. P. Delaney. Et il semble que les éditeurs se l’arrachent un peu partout dans le monde.

    C’est mérité.

    Une écriture qui coule comme l’eau d’une rivière, et qui se fige parfois comme celle d’un lac à la profondeur insondée. J’ai mis deux jours à avaler les 400 pages, parce que justement, c’est mérité. Parce que quand tu termines un chapitre, et que tu sais que le suivant est très court, tu tournes encore une page, puis encore une, et il est deux heures du matin…

    Une vraie claque, et pourtant je suis difficile, mais ça tu le sais.

    Une espèce d’angoisse qui te suit du premier au dernier chapitre. Des questions jusqu’à la dernière page. Et un double salto arrière à la fin, vrillé et carpé.

    Tu veux que je te dise quoi de plus.

    Il sort en mars, t’as le temps de mettre des sous de côté, et préviens ton libraire, pour pas oublier…

  • murielb34 8 mars 2018
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    Ce roman est une histoire à double voix : celle d’Emma et celle de Jane, qui à quelques temps d’intervalle vont habiter la même étrange maison à Londres. Une maison de rêve au loyer acceptable mais aux règles très précises, imposées à des locataires triés sur le volet par son propriétaire, homme étrange et fascinant, obnubilé par une simplicité synonyme de perfection. Bien sûr cet homme, architecte renommé et controversé, va vite prendre une place prépondérante dans la vie de chacune des deux jeunes femmes, jusqu’à ce que …

    Voici donc le début de ce récit, qui de prime abord, peut semble surfer sur la vague des thrillers psychologiques faisant se rencontrer des femmes un peu perdues, fragilisées par des drames, et un homme séduisant, attirant mais aussi dangereux. J’ai moi-même été assez négativement surprise par les premières pages, craignant de devoir lire un énième livre aseptisé nous décrivant en long en large et en travers les actes d’un pervers narcissique. Mais très vite, l’histoire s’étoffe, ouvre des pistes, qu’elle s’empresse ensuite de brouiller. Les personnages se complexifient, deviennent moins blancs ou noirs, plus profonds, plus intéressants car bien plus ambivalents que le début ne le laissait prévoir. Le rythme s’accélère et il devient alors quasiment impossible de quitter le livre.

    Je me suis surprise à me dire « allez, plus qu’un chapitre » puis « allez, encore quelques pages » ou bien « allez, encore un Emma et un Jane et j’arrête ». Et quand il me fallait stopper ma lecture c’était en me disant que je pourrai le reprendre très très rapidement.

    Vous l’avez compris, après un court moment de doute, j’ai finalement été totalement happée par cette fille d’avant, n’ayant qu’une hâte : comprendre le pourquoi du comment et savoir comment tout ceci allait bien pouvoir se terminer.

    Avec son roman, JP Delaney réussit donc un tour de force : reprendre des thèmes il faut le dire assez éculés car très (trop ?) à la mode depuis quelques temps, pour les tordre, les retourner, les utiliser afin de mener le lecteur exactement là ou il le souhaite, en le faisant douter et passer de chausse trappe en chausse trappe. Je ne peux vous dire qu’une chose : si vous êtes amateur du genre (et d’ailleurs si vous ne l’êtes pas aussi !) jetez vous sur ce livre, car vous avez là un vrai thriller psychologique, bien construit, prenant, cohérent, et pas si simple qu’il y parait ! Bonne lecture !

  • QuoiLire 24 juin 2018
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    Ce qui m’a séduit à la lecture de la quatrième de couverture, mais aussi à la lecture des premiers chapitres, c’est le concept de cette maison intelligente qui demande autant de son locataire qu’elle lui offrira de services ; à condition de sous soumettre à 200 règles drastiques et améliorer son score aux questionnaires qui lui sont régulièrement posés.

    Mais heureusement on ne reste pas longtemps sur cette originalité et l’on va suivre en parallèle l’histoire de deux des locataires du One Folgate Street. L’une qui va enquêter sur la mort de la femme du propriétaire et concepteur de la maison, la second sur la fin tragique de la première. Je n’en dirais pas plus de peur de vous dévoiler plus le roman.

    Nous allons donc suivre l’évolution de ces deux personnes tant vis-à-vis de leur conditionnement de part les règles imposées par le contrat de location, mais aussi de leurs interrogations du fait de leur enquête. Vous l’aurez compris, il s’agit pour chacune d’elle d’une double quête que l’on pourrait qualifier d’intérieur et en quelque sorte de policière. La tension monte bien sûr, tant pour les personnages que pour le lecteur. Dans les deux cas, on s’interroge sur la caractère accidentel du décès, et pour l’autre sur sa survie.

    Si l’histoire est intéressante, on ne peut à J.P. Delaney de n’offrir au lecteur que deux alternatives pour le dénouement du roman. Ce qui est bien dommage car elle a su maintenir le lecteur en haleine tout le long en alternant le parcours des deux héroïnes, en introduisant simultanément un nouvel élément et en analysant leur réaction respective.

    Le style est agréable, fluide. Comme dans tout roman psychologique, les personnages ont une personnalité bien définie avec des bases solides pour soutenir la narration.

    J’ai lu "avec les oreilles" ce roman, le recours à deux lectrices (une par personnage) est une très bonne idée, ce qui permet d’identifier rapidement le personnage qui raconte son aventure ; même si cela est rappelé en début de chaque chapitre. Leur diction est parfaite, leur interprétation sans surjeu.

    Un thriller psychologique qui ravira les amateurs du genre.
    https://quoilire.wordpress.com/2018/06/24/jp-delaney-la-fille-davant/

  • Mes évasions livresques 17 octobre 2018
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    Impossible de lâcher le roman avant le dénouement . Ce roman m’a captivée de bout en bout. Thriller psychologique intelligent et rondement mené, les personnages et la maison, personnage à part entière, nous plongent dans une atmosphère tendue et le dénouement fut à la hauteur de mes espérances. Petit à petit, en alternant entre la vie de la fille d’avant : Emma et la fille de maintenant : Jane, on en apprend plus sur la psychologie de chaque personnage et les éléments s’emboîtent à la perfection pour nous dévoiler le terrible dénouement.
    Une très bonne lecture, hâte de voir ce que donnera la prochaine adaptation cinématographique de Ron Howard.

  • Sangpages 18 octobre 2018
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    Un livre qui m’avait fait de l’œil à sa sortie mais qui, allez savoir pourquoi, n’est pas parvenu jusqu’à moi. Et voilà qu’une amie libraire, dont les conseils sont toujours au top, me dit "Celui-ci, il faut vraiment que tu le lises !".
    Ni une, ni deux, suis rentrée à la maison et me suis précipitée. Un click et le voilà sur ma liseuse et ma grave erreur réparée !
    Un livre qui m’a fait un peu penser à l’excellent film "Panic room" de David Fincher. Sans doute à cause du côté High Tech de la maison mais aussi à cause de ce côté étouffant d’une technologie qui dépasse tout entendement.
    Une tension extrême dès les premières pages qui monte comme un thermomètre en plein soleil un jour de canicule. On s’inquiète alors que d’une chose. Quand va-t-il exploser ?
    Les histoires d’Emma et de Jane s’entremêlent, le passé talonne le présent sans pourtant qu’on s’y perde. Au contraire, la substance s’épaissit, devient collante, gluante à ne plus pouvoir s’en dépêtrer.
    Il faut avouer que l’auteur joue avec le temps comme on joue avec un yoyo. Les deux personnages finissent presque par ne faire plus qu’un et c’est brillant.
    Le style est excellent et l’histoire originale. Il y a ce quelque chose (que je n’avais pas retrouvé depuis longtemps) qui m’a titillée, vous énervée, foutu les jetons, mise mal à l’aise, m’a dérangée et maso que je suis j’en redemande !
    La perversion a clairement plusieurs facettes et celles détaillées dans ce récit sont franchement rotors.
    Un retournement de situation excellent. Un final génial...Bref, je ne vais pas vous en dire plus si ce n’est que c’est clairement impossible à lâcher, rudement bon et qu’il est à lire absolument !
    Etes-vous prêt à suivre les règles ?
    ◻️ Oui
    ◻️ Non
    Etes-vous contrarié(e) quand les choses ne se passent pas comme prévu ?
    ◻️ Oui
    ◻️ Non
    Pensez-vous qu’il est préférable de mentir et rester maître de la situation que de dire la vérité sans pouvoir prédire les conséquences ?
    ◻️ D’accord
    ◻️ Pas d’accord
    Derrière le pseudo de JP Delaney se cacherait l’auteur Tony Strong. ("L’appât" et "un mauvais rêve" qi vont sans doute rejoindre ma bibliothèque)

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