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L’interrogatoire de Jérémy Durand

BePolar : Qu’est-ce qui t’a donné envie de te lancer dans cette aventure ?
Jérémy Durand : L’envie de raconter des histoires me poursuit depuis longtemps. Avant de faire le métier que j’exerce aujourd’hui, je m’orientais vers des métiers du cinéma. J’ai réalisé quelques courts-métrages, je fais aussi un peu de BD. J’aime bien écrire, mais j’aime surtout mélanger l’écriture à d’autres formes. La fiction sonore est un nouveau terrain de jeu ; comme des gens ont accepté de venir y jouer avec moi, on s’est lancé. Et on s’est bien amusé !

BePolar : Comment est née l’idée de ton histoire, pourquoi en avoir fait un podcast audio ?
Jérémy Durand : L’histoire est venue de la première phrase. « Quelques secondes de silence, et le coup de feu part... » Je trouvais qu’elle sonnait bien et qu’elle posait une ambiance de polar, un peu année 1950. Je savais que c’était ma phrase d’ouverture, mais je voulais aussi qu’elle soit la situation de fin. Alors l’introduction ajoute : « ...mais laissons ça pour la fin de l’histoire ». J’aimais bien qu’on ne sache pas avant le dernier épisode ni qui est l’assassin, ni qui est la victime de cette situation de départ. Puis les personnages d’Eléa et Gus sont sortis d’un de mes textes précédents. Ils ont donné le ton et l’histoire s’est déroulée d’elle même. 

Dès le départ, le texte a été écrit à « haute voix », pour être réalisé sous forme de fiction sonore. J’avais pensé à en faire un scénario de film éventuellement, mais c’est trop compliqué, trop lourd et trop incertain, de faire produire un film. La fiction sonore me semblait plus accessible... Évidement, c’est parce que je n’en n’avais jamais réalisée, je ne me rendais pas compte du boulot que ça allait demander. 

BePolar : Est-ce que l’idée de l’audio a influencé ton écriture ?
Jérémy Durand : Oui, tout à fait. Il fallait que le texte ne soit pas trop littéraire, qu’il soit prononçable. C’est pour ça que je l’ai écrit à voix haute. De même pour les dialogues. C’est eux qui allaient caractériser les personnages, il fallait donc que chacun ait des tics de langage, un vocabulaire, un rythme bien reconnaissable. Il fallait aussi faire attention à ne pas trop, voire pas du tout, décrire les personnages, pour laisser chaque personne construire ses images à partir des voix. Il y a quelques autres exemples du même genre qui ont un peu conditionné mon écriture. 

BePolar : Comment as-tu travaillé avec tes comédiens et comédiennes ? Et comment les as-tu choisis ?
Jérémy Durand : Le travail se faisait par petits groupes de 3 ou 4 personnes à la fois. On faisait une demi-heure de lecture à table par scène. Ça permettait de trouver les intentions, ajuster le texte quand nécessaire, trouver les respirations... Puis on passait à l’enregistrement. C’était génial ! Car ils avaient tous des propositions et des visions de leur personnage différentes de ce que j’imaginais, ce qui rendait le travail très intéressant.

Pour le casting, j’ai eu beaucoup de chance. Pour des raisons qui m’échappent, tout un tas de gens géniaux m’a suivi dans cette aventure. Ségolène est une amie comédienne de longue date, j’avais écrit Eléa pour elle. Yoann, nous étions assistants-réalisateurs ensemble il y a des années. Je savais qu’il était devenu comédien, et après des années sans se voir, il a accepté tout de suite. Coralie, c’était une évidence, je travaille avec elle sur des voix off de reportage et revue de presse depuis quelques années. Pour d’autres, ce sont des rencontres qui tombent au bon moment. On discute avec quelqu’un à une soirée d’anniversaire et on apprend qu’elle est comédienne et fait entre autre du doublage ! A l’enregistrement, je me suis rendu compte que chacune de ces voix est très différente, ce qui m’a rassuré très vite sur le fait que, même sans images, les personnages seraient facilement reconnaissables. 

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BePolar : C’est un polar en podcast. Comment as-tu travaillé tes ambiances sonores ? Notamment la musique ?
Jérémy Durand : Comme c’est un polar plutôt contemporain, les bruitages et ambiances sont assez réalistes. Ce sont des sons qui viennent de banques de sons ou que j’ai enregistré moi-même en mimant certaines séquences ou en laissant traîner un enregistreur à ma fenêtre ou dans ma cuisine. Par exemple, dans l’épisode 2, le bruit du micro-onde qu’on entend est la sonnerie de mon micro-onde. 

Pour la musique, c’est Olivier qui a fait un boulot remarquable ! En plus d’être musicien, il est passionné de cinéma, a déjà réalisé des musiques pour des films. Il sait comment raconter et soutenir une histoire avec de la musique. Je lui ai entièrement fait confiance et je ne me suis pas trompé. 

BePolar : Il y a en tout 1h23min. Pour que l’on se rende bien compte, cela représente combien d’heures et de jours de travail ?
Jérémy Durand : C’est difficile à chiffrer précisément. Il y a eu 12 jours d’enregistrement, à raison de 6 ou 7h par jour. En montage / mixage, il y a environ 1 journée pleine de travail par épisode, soit une quinzaine de jours. Et puis les réécoutes, pas mal (beaucoup en fait) de retouches mixage qui s’égrainent dans le temps, le placement de la musique...

Entre l’écriture, l’organisation (surtout avec un casting de 12 personnes), les enregistrements, le montage et le mixage, je dirais qu’il y a 6 mois pleins de travail.

BePolar : Les trois premiers épisodes sont en ligne depuis quelques heures.
Comment vis-tu ce lancement ?

Jérémy Durand : Je croyais avoir été un peu rassuré par des primo-auditeurs qui ont apprécié le feuilleton. Mais en fait je suis complètement flippé. Jusqu’ici les retours sont bons, alors je décompresse. 

De toute façon, il faut que je m’y habitue car j’ai fais un calcul un peu maso : publier 3 épisodes par semaine, pendant 5 semaines... je sais déjà que chaque mardi, je vais avoir le trac et appréhender les réactions sur les nouveaux épisodes. 

BePolar : Quels sont tes projets ? Tu as envie de recommencer ?
Jérémy Durand : En avril, j’ai mis sur mon blog (lepingouinpresente.fr) une petite BD de 18 pages qui m’a demandé 10 mois de boulot, réalisée tout en travaillant sur Au milieu des fantômes, en plus de mon activité professionnelle et l’écriture d’un nouveau feuilleton sonore. Le scénario est quasiment fini, ce sera un récit d’anticipation, et surtout ce sera plus court ! Dans l’immédiat, je vais profiter de la sortie d’Au milieu des fantômes, écouter les retours, et prendre le temps de digérer cette expérience. 

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