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Les Roses de la nuit - Arnaldur Indridason

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Résumé :

La vengeance des victimes.
Elle est condamnée, il l’aime, elle l’entraîne dans sa vengeance mortelle.

A la sortie d’un bal, un couple pressé se réfugie dans le vieux cimetière, mais au cours de leurs ébats la jeune femme voit un cadavre sur une tombe et aperçoit une silhouette qui s’éloigne. Elle appelle la police tandis que son compagnon, lui, file en vitesse. Le commissaire Erlendur et son adjoint Sigurdur Oli arrivent sur les lieux pour découvrir la très jeune morte abandonnée sur la tombe fleurie d’un grand homme politique originaire des fjords de l’Ouest.
La victime a 16 ans, personne ne la connaît, elle se droguait. Erlendur questionne sa fille Eva Lind, qui connaît bien les milieux de la drogue pour en dépendre. Elle lui fournit des informations précieuses et gênantes à entendre pour un père. Il s’intéresse aussi à la tombe du héros national et va dans les fjords de l’Ouest où il découvre une amitié enfantine et une situation sociale alarmante. La vente des droits de pêche a créé un grand chômage et une émigration intérieure massive vers Reykjavík, dont les alentours se couvrent d’immeubles modernes pour loger les nouveaux arrivants. Sigurdur Oli, lui, s’intéresse plutôt à la jeune femme qui les a appelés.
Le parrain de la drogue, vieux rocker américanisé et proxénète, est enlevé au moment où la police révèle ses relations avec un promoteur immobilier amateur de très jeunes femmes. Pendant ce temps, contre toute déontologie, Sigurdur Oli tombe amoureux de son témoin.

Avec son duo d’enquêteur emblématique et classique, Erlendur, le râleur amoureux de l’Islande, et Sigurdur Oli, le jeune policier formé aux États-Unis, Indridason construit ses personnages et nous révèle leur passé, tout en développant une enquête impeccable dans laquelle on perçoit déjà ce qui fait l’originalité de ses romans : une grande tendresse pour ses personnages et une économie de l’intrigue exceptionnelle.

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  • L’atelier de Litote 27 novembre 2019
    Les Roses de la nuit - Arnaldur Indridason

    Un couple d’amoureux trouve refuge dans un cimetière pour héberger leurs amours clandestines. La jeune femme découvre le corps d’une junkie déposé sur la tombe du très célèbre Jon Sigurdsson héros de l’indépendance islandaise. Le commissaire Erlendur et son co-équipier Sigurdur Oli vont suivre la piste des fjords de l’Ouest d’où le grand homme était natif. On découvre à cette occasion la situation déplorable des petits pêcheurs qui se retrouvent au chômage et sont obligés d’émigrer vers la capitale à cause de la modification des quotas de pêche. Cela donne beaucoup d’informations qui ne sont pas forcément utile à l’intrigue mais nous font nous questionner sur les dessous sombres de cette société islandaise dite « parfaite ». Ils partent de presque rien pas de nom, pas de motif mais peut-être un témoin. Au même moment un des suspects, proxénète et trafiquant de drogue est enlevé juste après son interrogatoire. La tension monte et prend une ampleur dans ce pays où le calme règne la plus part du temps. Indridason , comme toujours sait parfaitement nous montrer l’envers de la carte postale Islandaise, en se focalisant sur les marginaux de la société, jusqu’où peuvent aller les gens pour gagner leur vie. Une enquête menée avec brio et qui tient bien la route tout en restant très minimaliste au final. On s’attache rapidement aux différents personnages mais je dois dire que le duo d’enquêteurs est un précieux atout. Il y a un côté très humain et beaucoup de tendresse dans les rapports complexes qu’entretient Erlendur avec ses enfants ou encore son collègue. Dommage que dans cette histoire, il n’y ait pas eu de surprise car, j’avais pressenti le coupable assez tôt dans le récit. Cependant cela n’enlève rien aux qualités narratives de l’auteur qui nous fait entrer dans l’ambiance et la culture islandaise comme personne. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2019/11/27/37714368.html

  • 1001histoires 8 août 2020
    Les Roses de la nuit - Arnaldur Indridason

    Les roses de la nuit : publié en 1998, titre original "Dauðarósir". Traduction en français d’Eric Boury, publication par les Éditions Métailié en octobre 2019.

    Le cadavre d’une jeune toxico est découvert dans le cimetière de la rue Sudurgata à Reykjavik, sur la tombe de Jon Sigurdsson ( 1811 - 1879 ) héraut de l’Indépendance ayant plaidé la cause islandaise à Copenhague. Une gamine des rues a été étranglée, elle se droguait et sans doute se prostituait pour se payer sa came. Son identification va se révéler extrêmement difficile. Personne ne la connait. Erlendur, Sigurdur Oli et Elinborg ( en équipe avec Thorkell ) entament une longue enquête qui vont les mener inéluctablement vers des impasses.

    Arnaldur Indridason place son intrigue peu après le solstice d’été, période de douceur et de jour éternel en Islande. Et il nous parle de la face sombre du quotidien islandais. La drogue, fléau-refuge pour des jeunes livrés à eux mêmes, prêts à tout pour gagner un peu d’argent et se payer une dose. D’abord la petite délinquance, puis le deal, la prostitution et parfois devenir une mule. Les jeunes touchés viennent de toute l’Islande, fuyant la campagne sans avenir pour l’eldorado espéré à Reykjavik. Ils y trouvent l’enfer.

    Qui peut bien connaître une junkie ? Personne ! Personne ne s’étonne de son décès. Les boîtes de strip-tease, les tatoueurs, autant d’impasses. Erlendur, sans trop croire au motif politique du crime, se déplace dans la région des fjords de l’Ouest, dans les province de Gilsfjördur et de Bardaströnd. Jon Sigurdsson y est né, dans le petit port de pêche de Hrafnseyri. En Islande les zones côtières vivent au ralenti. L’exode rural a frappé. Les quotas de pêche ont été rachetés par de riches investisseurs. Privés de tout moyen de subsistance, les petits pêcheurs n’ont qu’un seul recours, Reykjavik où ils retrouvent les mêmes investisseurs qui spéculent dans l’immobilier et les centres commerciaux. Pour les jeunes livrés à eux mêmes dans la capitale, ils perdent vite le contrôle de leur vie emportés par la drogue, la prostitution avant que le sida ne les emporte.

    Ce roman vaut aussi pour les portraits dressés par l’auteur. Ceux de Sigurdur Oli et Elinborg bien sûr mais Erlendur n’échappe pas au regard acéré et lucide de l’auteur. Les premiers indices qui font progresser l’enquête sont apportés par Eva Lind la fille d’Erlendur, elle même toxico. Il va devoir s’interroger sur le rôle de père qu’il a mal assumé. Son fils Sindri Snaer a emprunté un autre chemin d’autodestruction, l’alcool. C’est le deuxième roman d’Arnaldur Indridason ( pour le premier, voir ici ) et il se révèle véritablement le conteur que j’apprécie, fin psychologue, érudit connaisseur de l’Islande et de son Histoire et critique social lucide qui dénonce l’immunité dont jouissent ceux qui confisquent l’avenir des islandais.

    Je vais relire "La cité des Jarres", c’est avec ce titre que j’ai découvert Arnaldur Indridason mais cette fois-ci sera une nouvelle approche et avec un regard différent.

    Bibliographie de l’auteur ICI

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