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Sur le toit de l’enfer - Ilaria Tuti

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10 #AvisPolar
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Résumé :

Dans les montagnes sauvages du Frioul, en Italie, le commissaire Teresa Battaglia, la soixantaine, la langue acérée et le coeur tendre, est appelée sur les lieux d’un crime pour le moins singulier : un homme a été retrouvé mort, les yeux arrachés. À côté de lui, un épouvantail fabriqué avec du cuivre, de la corde, des branchages... et ses vêtements ensanglantés.
Pour Teresa, spécialiste du profilage, cela ne fait aucun doute : le tueur frappera à nouveau. Elle va devoir rassembler toute son énergie et s’en remettre à son expérience pour traquer cette bête humaine qui rôde dans les bois. Si tant est que sa mémoire ne commence pas à lui faire défaut...

Vos #AvisPolar

  • jeanmid 29 septembre 2018
    Sur le toit de l’enfer - Ilaria Tuti

    Toutes les conditions sont réunies pour faire de " Sur le toit de l’enfer " un très bon thriller :
    - une véritable ( anti ) héroïne , entière et avec un caractère fort qui tente de masquer ses regrets et ses faiblesses comme la maladie qui lui grignote le cerveau et la mémoire : la Commissaire Teresa Battaglia , la soixantaine et de la pugnacité à revendre . Un personnage auquel on ne peut que s’attacher au fil des pages de ce roman.
    - un cadre grandiose : la région du Nord Est de l’Italie avec ses décors montagneux et verdoyants mais où l’hiver les températures sont glaciales.
    - des crimes en série dont le caractère bestial apparente plus le tueur à un animal féroce plutôt qu’à un être humain . Un monstre qui se cacherai dans cette immense forêt mais qui serait peut être plus sensible qu’il n’y parait au premier abord .
    - une enquête au long cours semée d’obstacles multiples comme la police locale du village de Traveni qui cherche à protéger les siens par n’importe quel moyen quitte à faire obstruction aux investigations et à cacher des témoins voire des suspects potentiels aux yeux du commissaire Battaglia .
    - des personnages secondaires qui donnent du relief au récit et lui apporte une tonalité singulière. C’est notamment le cas de cette bande de gosses : Mathias , Diego , Oliver et Lucia qui passent leur temps à crapahuter et à jouer dans la forêt et dont le chef , Mathias , à tout le temps le sentiment d’être épié.
    - une écriture parfaitement rythmée qui prend le temps de creuser en détail les profils psychologiques des principaux protagoniste et qui sait également se faire contemplative par moment, le temps de préparer son lecteur à des rebondissements totalement inattendus et de le garder en condition pour affronter les surprises qui l’attendent à la prochaine page .

    En résumé Ilaria Tuti nous offre un premier tome des aventures du Commissaire Battaglia totalement réjouissant nous faisant découvrir par la même occasion une plume originale qui fait preuve d’une grande sensibilité tout en restant efficace et dont on attend avec impatience le prochain livre .

  • Sangpages 2 octobre 2018
    Sur le toit de l’enfer - Ilaria Tuti

    Un livre qui a clairement été plébiscité et encensé par beaucoup.
    Et voilà que je fais ma pénible, que je me mets à contre-courant…
    Mais ouais...la mayonnaise n’a pas pris chez moi 😕
    Je ne vais pas dire que j’ai détesté. Non ce n’est pas à ce point. L’histoire, les personnages, l’atmosphère sont intéressants et, à bien des reprises, j’ai clairement apprécié.
    J’ai aimé ces enfants omniprésents. Des enfants dans ce rôle peu commun d’observateurs. Ils sont là, comme si ce monde à eux était capable de voir ce que les adultes ne voient plus.
    J’ai aimé cette école mystérieuse des années 70. Un lieu que l’on sent, dès le début comme capital dans la trame. Sans parler de ce patient No 39...
    Le problème c’est qu’il m’a fait penser à beaucoup (trop) de livres.
    Comme si l’on avait pris un peu de ceci, un peu de cela, mis le tout dans une grande casserole et laissé mijoter jusqu’à obtention du résultat final.
    J’ai trouvé les ficelles de la trame faciles et trop évidentes. Même certains points qui ne collent pas. Beaucoup de clichés types. Déjà vu, déjà fait et pas forcément bien mais difficile de vous expliquer pourquoi sans spoiler. Je vais donc, fidèle à ce fait, m’abstenir et m’arrêter là.
    Ce n’est bien sûr que mon avis et le tien restera le meilleur 🙂

  • lireencore93420 4 octobre 2018
    Sur le toit de l’enfer - Ilaria Tuti

    Teresa BATTAGLIA, 60 ans, diabétique, commissaire est appelée sur un meurtre sanglant, ou les yeux sont arrachées.

    On sent dés les premiers chapitres, que ce commissaire, est dure avec son équipe mais as l’âme du profileuse.

    Et en même temps l’histoire d’un pensionnat nous est conter, ou des enfants ont étaient privées d’amour, d’où le responsable des meurtres est sorti

    Est ce que Teresa seras assez énergique malgré sa maladie pour retrouver cet être qui tue encore et toujours ?

    J’ai beaucoup aimer cette Teresa, franche avec son équipe, se battant contre la maladie et en plus pourchasse ce meurtrier qui as vécu la pire des souffrances, n’avoir pas reçu d’amour.

    En plus son côté profileuse, et assez acerbe avec son équipe m’as également beaucoup plu.

    Une histoire haletante sur un sujet difficile.

  • Missbook Missbook 12 février 2019
    Sur le toit de l’enfer - Ilaria Tuti

    Jamais ils n’auraient du s’aventurer dans cette partie de la forêt...En créant un nouveau domaine skiable dans ce petit village de Travenì ils allaient réveiller la monstruosité d’un tueur en série. " Sur le toit de l’enfer " de Ilaria Tuti est un roman publié aux éditions Robert Laffont dans la collection La Bête Noire en 2018, véritable révélation italienne !
    En 1978, aux abords de la frontière italo-autrichienne, dans une école transformée en orphelinat, Magdalena, une nouvelle infirmière, découvre l’insoutenable quotidien d’enfants livrés à des expériences médicales... La règle y est pourtant simple : "Vois. Observe. Oublie."
    p. 12 : " Elle plongea la main dans la poche de son uniforme. Ses doigt effleurèrent le tissu rêche de la cagoule. Elle la sortit et se l’enfila sur le visage. Une fine résille protégeait aussi les yeux, voilant le monde extérieur. C’était le règlement. "
    Aujourd’hui. Lorsque la commissaire Teresa Battaglia, la soixantaine, arrive sur les lieux d’un nouveau crime, dans les montagnes sauvages du Frioul en Italie, elle ne peut que constater la singularité de la scène : la victime, dépouillée de ses vêtements, a été méticuleusement entourée de pièges pour empêcher les animaux de s’approcher, et est gardée par un épouvantail recouvert des vêtements ensanglantés de la victime. Le profil psychologique du tueur s’avère complexe, et laisse la commissaire Battaglia - dont le professionnalisme n’est plus à prouver - perplexe.
    p. 47 : " - Je ne réussis pas à le cerner, et c’est la première fois que cela m’arrive. Je ne parviens pas à me faire une idée de l’individu auquel je suis confrontée. "
    Après identification par le médecin légiste, la victime se nomme Robert Valent. Il était ingénieur civil et responsable du chantier de création d’un nouveau domaine skiable à Travenì...
    À la difficulté de cette nouvelle enquête vient s’ajouter l’arrivée maladroite d’une nouvelle recrue : l’inspecteur Massimo Marini. Investi dans sa nouvelle mission, il enchaîne les bourdes auprès d’un commissaire acariâtre et exigent ! Mais au fur et à mesure, Teresa se confit sur les raisons de son mal être.
    L’événement qu’elle appréhendait se produit pourtant. Un deuxième corps est retrouvé, mutilé mais vivant ! Pourquoi ? À la fois brouillon et méthodique, désorganisé mais lucide, l’enquête semble se tourner vers un tueur en série. Mais la dimension rituelle de son mode opératoire semble totalement inédit et balaye toutes les études psychologiques quant à son profil.
    p. 84 : " La criminologie [...] c’est de l’interprétation. C’est de la probabilité, de la statistique. Jamais une certitude. "
    Ils devaient trouver au plus vite l’assassin et arrêter la traînée de sang qu’il laissait derrière lui. C’est alors que le témoignage des enfants du village va se révéler déterminant quant à l’avancée de l’enquête en délivrant la pièce manquante au macabre puzzle. Car ces enfants constituaient une entité, une famille les uns pour les autres. C’est pourquoi ils protégeaient leur secret.
    p. 238 : " - Je crois que ce que les victimes ont en commun, ce sont eux, dit-elle finalement. Les enfants. "
    Si l’intrigue est intelligemment menée, je mets un petit bémol sur la longueur de certains passages. Les allers-retours entre passé et présent constituent la base de ce roman. La commissaire Battaglia est sans conteste le personnage à part entière de ce thriller psychologique. À la fois détestable et attachante, elle mène le lecteur comme elle mène son équipe d’enquêteurs : sans concession. Cependant, ce brin de femme si forte en apparence se confie dans un journal qu’elle décide de tenir pour parer à l’évolution de sa maladie. Sa carapace se fissure, laissant place à une détermination et une humanité bouleversantes ! Les faits historiques mentionnés dans ce roman ont été une réelle découverte pour ma part. En effet, l’expérience menée en 1945 par un psychanalyste autrichien Spitz, dont le but était d’observer les effets de la privation affective sur des nouveaux-nés, est édifiante et décrit une fois encore l’atrocité du nazisme.

  • 1001histoires 14 février 2019
    Sur le toit de l’enfer - Ilaria Tuti

    Ilaria TUTI est de nationalité italienne, née en 1974. Elle vit dans le Frioul d’où elle est originaire. C’est une région montagneuse au nord-est de l’Italie, séparée de l’Autriche et de la Slovénie par les sommets alpins. Le Frioul a été marqué par un violent tremblement de terre survenu en 1976. C’est dans la nature sauvage du Frioul qu’Ilaria Tuti a situé son premier roman "Fiori sopra l’inferno" paru en 2018 en Italie et aussitôt traduit en français.

    Sur le toit de l’enfer : décembre, dans la neige, la boue et la glace, la commissaire Teresa Battaglia enregistre ses premières observations sur une scène de crime : le cadavre d’un homme nu, les yeux arrachés de leurs orbites et à côté, comme un épouvantail, un totem confectionné avec les vêtements ensanglantés de la victime. Dans l’esprit de la commissaire les questions se précipitent et mènent invariablement à la naissance d’un tueur en série.

    Les premiers chapitres laissent présager un récit inhabituel : voyage dans le passé en 1978 dans un mystérieux orphelinat dans les montagnes autrichiennes, de nos jours des enfants jouant dans une cachette secrète sous le regard d’un inconnu qui se fond dans la nature et puis ce crime sanglant décrit sans rien omettre de son horreur. Ilaria Tuti avec son héroïne a opté pour l’affrontement psychologique. A aucun moment le lecteur n’imagine Teresa Battaglia résoudre cette affaire l’arme au poing. Teresa, la soixantaine, un peu de surpoids, souffre dans son corps et son esprit, et pas seulement à cause de son diabète. Teresa mène une vie personnelle solitaire et triste. Au commissariat elle est respectée de tous bien qu’elle soit insupportable avec ses collaborateurs. C’est le charisme de la cheffe, expérimentée profileuse, toujours déterminée dans son travail. Le jeune inspecteur Massimo Marini tout juste arrivé, fait la délicate expérience de la quasi impossibilité d’attirer l’empathie de Teresa. Massimo veut amadouer, Teresa veut impressionner.

    Nous sommes à Travenì, dans le Frioul, les hivers y sont rudes autant que ses habitants. C’est un village dans une nature vierge et sauvage et l’auteure ne manque pas une occasion de la décrire avec émotion. Pourtant cette nature est blessée par les travaux d’aménagement d’un domaine skiable et meurtrie par les premiers touristes. La communauté de Travenì vit renfermée sur elle même, méfiante et protectrice envers les siens. Dans ce monde rural longtemps resté isolé, les traditions demeurent primitives comme la commémoration du solstice d’hiver où les habitants défilent déguisé en diables-boucs. Sous les fleurs qui poussent sur la terre, il y a l’enfer comme l’indique le titre italien du roman.

    Le récit d’Ilaria Tuti reste néanmoins solidement encré dans la réalité avec des procédures policières bien décrites qui avec les habiles réflexions de Teresa emmènent progressivement le lecteur à chasser un tueur au passé aussi émouvant que dérangeant car ce récit repose sur de sombres expérimentations réellement menées entre 1945 et 1946.

    http://romans-policiers-des-cinq-continents.over-blog.com/2018/12/sur-le-toit-de-l-enfer-auteure-ilaria-tuti.html

  • Booksnpics 22 février 2019
    Sur le toit de l’enfer - Ilaria Tuti

    Ilaria Tuti qui signe ici son premier roman, nous emmène au coeur des montagnes sauvages du Frioul. Tout en atmosphère, ce thriller se veut classique dans sa construction mais nous offre une approche psychologique des personnages des plus intéressantes. Jouant sur le caractère très affirmé mais humain du commissaire Teresa Battaglia, l’auteur adresse des sujets sensibles tels que la maladie, la solitude et la maltraitance faisant de ce thriller un roman à la fois dense et soutenu.

    J’avoue cependant être passée à côté de ce roman. A voir les commentaires enjoués d’autres lecteurs, je ne m’attendais pas à ressentir ce sentiment d’échec une fois ma lecture terminée. J’ai eu du mal à m’y plonger et à ressentir de l’empathie pour les personnages. Je laisserai cependant une seconde chance à ce roman dans quelques temps…

  • Loudiebouhlis 26 février 2019
    Sur le toit de l’enfer - Ilaria Tuti

    C’est dans un village d’Italie appelé Traveni qu’est retrouvé le corps de Roberto Valent, un père de famille. La particularité de ce meurtre, le cadavre est retrouvé sans ses yeux. Teresa Battaglia, commissaire de police, est mise immédiatement sur l’enquête. Avec son équipe et son talent de profiler, elle va tenter de retrouver le meurtrier, car il ne fait aucun doute que ce ne sera pas le seul crime qui surviendra à Traveni. Le temps est donc désormais compté. 

    Alors que le résumé rempli son travail en intriguant son futur lecteur, c’est avec une grande déception que j’ai refermé ce livre. Un rythme beaucoup trop lent à mon goût qui n’a pas réussi à m’emporter. Si je suis allé au bout de ce livre, c’est uniquement par respect pour la maison d’édition et l’auteur, mais malheureusement ça ne m’a clairement pas convenu. Un autre livre qui n’est pas fait pour moi. 

    Les deux cents premières pages ont été d’un ennui profond, une alternance entre le présent et le passé qui ne fait qu’accentuer la difficulté du livre à démarrer. Une intrigue inexistante sur la première moitié du livre tant elle est décousue. Je n’ai pas réussi à me plonger dans l’histoire, ni à m’attacher aux différents personnages notamment au commissaire Teresa Battaglia sur lequel la totalité du roman est basé. 

    A contrario, j’ai beaucoup aimé les passages centrés sur les enfants, qui eux se trouvaient être très intéressant et très bien écrit. Les flashbacks dans le quotidien de l’orphelinat me retenaient dans ma lecture. Sans ça, j’aurai probablement refermé le livre bien avant. La description des personnages se trouvait-elle aussi plutôt bien faite, permettant une visualisation de ceux-ci sans problème. 

    Ilaria Tuti se rattrape sur le dernier quart de son livre puisque l’intrigue se profile enfin, pour aboutir sur une fin que j’ai trouvé tout aussi banale que le reste du roman. Malheureusement, c’est une grosse déception pour moi.

  • calyenol 28 février 2019
    Sur le toit de l’enfer - Ilaria Tuti

    "Sur le toit de l’enfer" de Ilaria Tuti.

    Tout se passe dans les montagnes de Frioul en Italie.
    Teresa Battaglia,commissaire à la langue acéré,spécialiste du profilage,est appelée sur les lieux d’un crime où un homme a été retrouvé mort les yeux arrachés.
    À côté de lui,un épouvantail fabriqué avec du cuivre,de la corde,des branchages et des vêtements ensanglantés.

    En début de lecture,l’histoire m’a plu,les retours en arrière....
    Alors pourquoi ce livre a failli être un abandon ?!
    Car oui je l’avais fermé et mi de côté.

    Il a donc failli être un abandon tout simplement parce que je le trouvais lent,les chapitres trop courts (pour certains) ne me laissaient pas le temps de m’impregner,de m’attacher aux personnages,d’être complètement happée par l’intrigue.

    Mais,beh oui il y a souvant un mais avec moi lol,comme ma curiosité du fin mot de l’histoire sur ce qu’il c’était passé à l’orphelina et savoir qui tuait et pourquoi,me l’a fait reprendre.
    Ce livre ne m’aura donc pas plus transporté que ça,le côté psychologique et le caractère de Teresa aura été trop lourd pour moi.La fin a été trop rapide contrairement à l’intrigue qui a été longue à se poser.
    Je ne vais pas dire que c’est un flop,juste qu’il m’a manqué de la cadence,du peps,ce petit truc qui captive puissance 10.
    Dommage,un titre et une 4ème de couv accrocheur mais une lecture qui ne l’a pas fait avec moi.

  • mimi85600 12 mars 2019
    Sur le toit de l’enfer - Ilaria Tuti

    L’histoire se déroule entre deux époques. Tout d’abord en 1978, dans ce qui ressemble à un orphelinat en Autriche, mais où semblent avoir lieu des choses sombres.

    Puis vous voici propulsé de nos jours, aux côtés de Teresa Battaglia, commissaire particulièrement redoutée mais extrêmement respectée par ses hommes. Cette femme d’âge mûre (environs 60 ans) dirige son équipe d’une main de fer dans un gant de velours. De prime abord antipathique, elle vous devient vite très attachante, touchée par cette maladie qui vous vole impunément vos souvenirs et vous plonge dans une solitude absolue.

    Teresa mène donc deux combats de front. Celui contre la maladie qui peu à peu s’insinue dans son quotidien et celui contre ce tueur particulièrement monstrueux qui sévit dans les montagnes du Frioul en Italie. En effet, un cadavre vient d’être retrouvé, les yeux arrachés, complètement nu et à ses côtés un épouvantail terrifiant fait de ses vêtements ensanglantés.

    Quel est le lien entre ce sordide orphelinat autrichien et ce meurtre barbare ? Terasa va-t-elle résoudre son enquête avant que la maladie ne la rattrape ?

    Lorsque j’ai commencé cette lecture, j’ai immédiatement été happée par l’histoire, par le style sans faille d’Ilaria Tuti, par cette ambiance angoissante au coeur d’un petit village de montagne où les secrets sont scrupuleusement gardés par une population quelque peu hostile. Les descriptions sont si précises que j’avais l’impression d’être là-bas, dans les paysages enneigés du Frioul, sentant presque le froid de l’hiver me glacer les os.

    Puis j’ai découvert des personnages parfaitement aboutis, profondément humains et hyper attachants. Notamment Teresa, pitbull au coeur tendre, diabétique et en surpoids, dont la maladie neurodégénérative (alzheimer) me touche tout particulièrement puisque ma grand-mère en était atteinte, mais aussi Marini, ce jeune nouveau venu au sein de son équipe qu’elle malmène mais affectionne pourtant à sa manière.

    Gros coup de coeur pour ce roman dont l’histoire est extrêmement bien menée pour aboutir à une fin qui vous retourne comme une crêpe, une fin comme on en voit peu. L’auteur signe-là un thriller magistral écrit d’une main de maître. La Donato Carrisi féminine est dans la place et il est évident qu’on a pas finit d’en entendre parler.

    Une seule chose à ajouter : vivement le prochain !

  • Piùma 10 avril 2019
    Sur le toit de l’enfer - Ilaria Tuti

    L’auteure nous entraine dans les montagnes du Friuli, au sein d’un petit village nommé Travenì perdu au milieu d’une grande forêt.

    ⚠️⚠️ avis aux villageois qui s’évertuent à empiéter les sentiers de la forêt, méfiez-vous de ne pas réveiller la bête sauvage qui s’y cache, cela pourrait avoir des conséquences qui causeraient énormément de remous. A moins qu’il ne soit déjà trop tard ...

    ❌Personnellement, j’ai été mitigée pour cette lecture, certaines choses m’ont quelque peu dérangées, notamment la forte ressemblance avec le style de Donato Carrisi. Justement l’auteure s’est vue attribuer le surnom de « la Donato Carrisi au féminin » et je n’ai pas réussi à me détacher de Carrisi effectivement ... Mais il y aussi le fait que j’ai trouvé que l’intrigue tirait en longueur.
    Ici, le but n’est pas le dénouement de l’enquête mais plutôt l’élaboration d’un profil criminel qui ne ressemble à aucun autre. « Cet animal sauvage » n’est que la victime collatérale de la malveillance d’autrui.

    ✅ Néanmoins, là où l’auteure se démarque c’est par cette dimension de sensibilité qui s’y dégage, c’est le gros atout de ce thriller psychologique. Nous avons affaire à un caméléon identitaire. D’ailleurs tout Homme a en lui une part primitive et sauvage c’est dans sa nature.Nous tous avons une part animale en nous certes, mais ce qui fait l’Homme c’est ce besoin viral dont il lui est nécessaire pour vivre et survivre : le lien social. Il a besoin de ses semblables pour s’épanouir, pour son équilibre identitaire. Nous sommes tous connectés les uns aux autres. L’Homme n’est pas un animal qui marche seul…
    Le coeur de l’enquête est ici la nature de l’Homme et l’étude de son environnement. La « bête » intrigue par son comportement et au fil de l’avancement de l’enquête, on développe même une sorte d’affection ou d’attendrissement à son égard car il n’est que la conséquence du vice d’un esprit humain.

    Tout au long de l’intrigue, on se sent épié et oppressé dans cet environnement pesant. Le suspens est maintenu.L’Homme empiète sur la nature et il se trouve traqué à son tour… L’animal a un avantage sur l’Homme, il connaît la forêt mieux que lui. L’animal observe, apprend, se mouve dans les pas de l’Homme pour ne pas être repéré. On sent également que la chose qui est caché dans les bois voue une vraie fascination pour notre façon de vivre. Certains passages du romans lui sont consacrés, il est vraiment en phase d’observation et d’apprentissage davantage qu’en position de chasse. Le commissaire Battaglia n’a vraiment pas affaire à un tueur en série classique, ni même à un prédateur. La vérité est beaucoup plus compliqué et beaucoup plus sordide. On ne peut aller contre son instinct naturel.

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