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Yeruldelgger - Ian Manook

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Résumé :

Rude journée pour le commissaire Yeruldelgger Khaltar Guichyguinnkhen. A l’aube, il apprend que trois Chinois ont été découpés au cutter dans une usine près d’Oulan-Bator. Quelques heures plus tard, dans la steppe, il déterre le cadavre d’une fillette aux boucles blondes agrippée à son tricycle rose. Il y avait la Suède de Mankell, l’Islande d’Indridason, l’Ecosse de Rankin, il y a désormais la Mongolie de Manook !

Vos #AvisPolar

  • Louison Lit 5 juillet 2017
    Yeruldelgger - Ian Manook

    Je viens de terminer l’écoute du premier roman de Ian Manook. Yeruldelgger lu par Martin Spinhayer est juste parfait. J’ai aimé toutes les intonations, les différentes voix prisent en fonction des personnages, c’est une réussite puisque je suis allée jusqu’au bout de mon écoute en y prenant un grand plaisir. Nous allons découvrir la Mongolie avec ses traditions et ses contrastes entre modernité et ancien temps. L’histoire nous emportera dans les bas fonds de la capitale Oulan-Bator une des villes les plus polluées sur la planète et la campagne avec ses grandes étendues de nature authentique comme peuvent l’être les steppes de l’Asie centrale. Un roman ethno-polar exceptionnel même si l’auteur n’est pas de ce pays, il le connaît très bien et sait nous faire partager son amour pour la Mongolie. Au côté de l’inspecteur Yeruldelgger, nous allons suivre l’enquête menée après la découverte du cadavre d’une petite fille enterrée vivante avec son tricycle en pleine steppe. C’est un triste état des lieux que l’auteur nous fait de la Mongolie moderne avec son cortège de déshérités et de pauvreté, la corruption aussi tout cela est à l’image de la force et de la violence contenue dans ce flic brisé et torturé qu’est Yeruldelgger. Pourtant il y a aussi le côté traditionnel, les yourtes, la gastronomie locale et les grandes étendues qui viennent contrebalancer ce désespoir. Il y a une flopée de personnages des méchants, très méchants mais aussi des personnages très attachants, je pense à Gantulga et à Oyun qui forme un duo de choc, ils vont devenir amis et sont un véritable plus pour l’histoire. Il y a aussi Saraa la fille de Yeruldelgger qui a une relation complexe avec son père et à qui il arrive aussi des choses impensables. Et enfin il y a la belle Solongo , médecin légiste est compagne épisodique de notre flic qui sait relier la violence que porte Yeruldelgger en lui à l’harmonie des traditions chamaniques qui sont encore très vivantes . L’épisode des moines et du Monastère et la ressource que Yeruldelgger en tire est fabuleusement écrit. Au fil des pages lues en ne peut s’empêcher d’en vouloir plus. J’ai aussi aimé le titre des chapitres qui sont en fait la fin de phrase du chapitre lui-même. Le livre se termine en nous donnant à penser que ce n’est pas fini, Erdenbat est toujours en vie ce qui présume que nous devrions retrouver certains personnages dans le tome 2. Vivement. Bonne lecture.

  • 1001histoires 29 août 2017
    Yeruldelgger - Ian Manook

    Yeruldelgger , écrit par Ian MANOOK a été publié le 2 octobre 2013.

    Une gamine blessée ensevelie vivante avec son tricycle et dont le cadavre est retrouvé cinq ans plus tard. Trois chinois assassinés , leurs cadavres atrocement mutilés et abandonnés dans une de leurs nombreuses usines implantées en Mongolie. Deux prostituées exécutées et découvertes dans un conteneur. Le crime n’épargne pas la Mongolie , ses provinces et la capitale Oulan Bator, autant de lieux faciles à localiser sur une carte et dont des photos prennent forme en lisant ce roman policier tout à fait génial !

    Yeruldelgger ... titre énigmatique d’un récit dont les têtes de chapitres intriguent et attirent l’attention ( il s’agit en fait des derniers mots de la fin de chaque chapitre concerné , rien de tel pour attiser la curiosité du lecteur ).

    Yeruldelgger ... personnage mystérieux dont le nom complet est Yeruldelgger Khaltar Guichyguinnkhen , commissaire de police à Oulan Bator.

    Le lecteur est en Mongolie , en été , disons à une époque contemporaine de la publication du roman et suit les pas dynamiques d’une petite équipe d’enquêteurs. L’inspectrice Oyun est d’une perspicacité rare, habile et intègre , à l’aise au guidon d’un quad , experte dans l’utilisation de son iPad. L’inspecteur Chuluum , jeune et ambitieux a un comportement ambigu. Avec Yeruldelgger ils sont tous aux ordres du commissaire Sukhbataar , surnommé Mickey , sans doute depuis un stage au FBI. Solongo est l’autre personnage important de ce récit. Elle est médecin légiste mais le département de la Police est assez pauvre en moyens et en personnel qu’elle assure en même temps des tâches dévolues à la police scientifique. Solongo est un médecin compétant mais elle soigne et guérit les brûlures les plus graves avec de la graisse d’ours et de la sève d’arbres. Tradition d’abord , médecine ensuite ! Bien sûr il convient de mentionner Gantulga , gamin rusé et débrouillard qui enquête à la manière des Irréguliers non pas de Baker Street mais comme un Irrégulier des égouts d’Oulan Bator. Et puis j’allais oublier le sympathique Billy qui devra remplacer Oyun.

    Roman policier , thriller , carnet de voyage . Ce roman de Ian Manok est tout cela à la fois et un époustouflant moment de lecture qu’il est intéressant de prolonger par des recherches personnelles ( pour apprendre par exmple qui était le Baron Fou ... ).

    Oulan Bator est une ville où le calme , la tranquilité et la sérénité des traditions ont été remplacées par le folklore et tranchent avec la violence aveugle et crue de la modernité. Le coeur de la ville est construit d’immeubles ultramodernes. Ailleurs se mèlent les restes gris et délabrés des grands projets de la dictature prosoviètique , le régime d’avant ... Et puis pontuellement il y a les grappes des yourtes des déracinés des steppes.

    En Mongolie il est possible de rencontrer des néonazis. Les déplacements se font en 4 X 4 , en quad , en avion mais aussi à cheval. Presque partout un iPhone est utilisable. La pègre règne sur les ventes illégales de terres , spécule sur les prospections , brade des concessions de métaux rares aux chinois et aux coréens. Les parcs naturels et les Flaming Cliffs dans le Gobi sont livrés aux touristes.

    C’est dans cet univers parfaitement décrit par Ian Manook , que Yeruldelgger , la cinquantaine , vit son chagrin d’avoir perdu sa fille Kushi , presque encore un bébé lorsqu’elle a été assassinée pour faire pression sur son père. Sa mère n’a pas survécu à son chagrin. Saraa l’autre fille de Yeruldelgger a grandi pour devenir toxicomane. Elle est peut-être impliquée dans la série de meurtres que connait Oulan Bator. Yeruldelgger a la force d’enquêter grâce à l’enseignement qu’il a reçu autrefois pendant cinq ans dans un monastère , l’enseignement du Nerguii , la forme la plus pure du chamanisme.

    http://romans-policiers-des-cinq-continents.over-blog.com/2016/03/yeruldelgger-auteur-ian-manook.html

  • Ophé Lit 9 juillet 2018
    Yeruldelgger - Ian Manook

    Et dire que j’ai attendu si longtemps pour laisser Ian Mannok m’emmener en Mongolie... Énorme erreur que j’ai réparé en me procurant enfin la trilogie Mongole lors du salon d’Ouzouer-le-Voulgis.

    Au fil des mots de Ian Manook, j’ai découvert la Mongolie autrement que par les reportages, documentaires et fictions autour de Gengis Khan... je l’ai découverte au travers des yeux de Ian et « wahou », ça n’a pas de prix...

    J’ai chevauché sur des chevaux sauvages en plein cœur des steppes, les cheveux au vent et vêtue du deel traditionnel, visité des yourtes et découvert les coutumes ancestrales de ce pays de nomades. L’une d’elles m’a particulièrement touchée, celles qui sont relatives aux âmes des défunts.

    Émue, je l’ai été à de multiples reprises tant les sentiments transcendent l’écriture de ce roman. J’ai eu le cœur serré, meurtri, oppressé...

    J’ai suivi Yeruldelgger, commissaire de profession, écorché vif par la vie, une vie qui ne lui a rien épargné. Pourtant, au fond de cet homme en colère, se cachent des valeurs qui me sont chères : générosité, abnégation, altruisme, droiture, un homme d’une grande force intérieure... comme le roseau Yeruldelgger plie mais ne rompt pas.
    C’est un personnage à fleur de peau que Ian Mannok nous décrit à fleur de mots, un héros sans cape.

    J’ai fait la connaissance des femmes de sa vie, Solongo, Oyun, Saraa, des femmes fortes et fragiles, qui ont fait écho avec certaines femmes de ma vie, par leur personnalité, leur courage, leurs blessures...

    J’ai rencontré un adolescent pour lequel j’ai beaucoup d’affection, courageux, intelligent, répondant au nom de Gantulga.

    L’écriture est fluide, soignée, poétique parfois, j’ai aimé l’originalité de l’intitulé des chapitres également (que je vous laisse découvrir pour ne pas gâcher la surprise).

    Comme pour Crotales de Jean-Luc Bizien je ne reprendrais pas la quatrième de couverture, je préfère partager les émotions ressenties.

    Yeruldelgger vous l’avez compris c’est l’histoire d’un homme, de femmes, d’enfants de la Mongolie...
    C’est une intrigue policière construite autour de la corruption, des abus de pouvoir, des mensonges, mais aussi et surtout de l’humain et de ses côtés les plus sombres.

    C’est un roman plusieurs fois primé et qui le mérite, à mon sens, amplement.

    C’est un roman que je regrette de ne pas avoir lu plus tôt, si vous ne l’avez pas lu, ne faites pas la même erreur que moi... n’attendez plus !

  • universpolars 24 novembre 2018
    Yeruldelgger - Ian Manook

    Je découvre l’univers de Ian Manook avec ce polar et je donne en vrac déjà quelques mots : heurtant, déstabilisant, violent, dur, émouvant, profond, dépaysant, brillant, rythmé, animé soit... Une magnifique découverte.

    Un point - fort ici - à relever et qui m’est cher : les personnages. Dans cette histoire, je découvre des personnages vrais, au fort caractère, dotés d’une âme qui prend beaucoup de place durant cette lecture. L’auteur semble coucher les personnages sur le papier au début de l’histoire, et ceux-ci se relèvent ensuite d’eux-mêmes pour continuer à évoluer d’une manière autonome.

    Plus précisément ...

    L’auteur nous emmène en Asie, entre la Russie et la Chine, dans un pays où il fait extrêmement froid en hiver et où vous subirez les effets de la canicule en été. La Mongolie, pays controversé et bien marqué par l’influence soviétique puis chinoise, sera notre destination et Yeruldelgger Khaltar Guichyguinnkhen, flic intègre cassé par un passé pas si simple, sera notre guide.

    Yeruldelgger est commissaire de police à Oulan-Bator, la capitale de ce pays nourri de traditions et de respect, mais aussi frappé par la pauvreté, la pollution et les pressions économiques des pays voisins. C’est dans le désert qu’il va nous emmener, dans les steppes de Delgerkhaan. Une famille de nomades ont fait une étrange découverte près de leur yourte : un tricycle rose enterré dans le sable, avec le cadavre d’une fillette.

    Parallèlement, nous allons vers la capitale où sa collègue, Oyun, gère une scène de crime plutôt barbare : trois Chinois ayant été exécutés, émasculés et salement mutilés. Ian Manook, généreux, ne lésinera pas sur les détails. D’ailleurs, globalement, vous allez vous retrouver sur de sacrés putain de scènes de crime !

    L’auteur profitera de l’occasion pour nous rappeler à quel point le climat qui règne entre la Chine et la Mongolie est rude et redoutable. L’expression "se retrouver entre le marteau et l’enclume" représentera assez bien ce pays, si l’on inclut encore la Russie !

    Ian Manook trouve les bons mots pour nous enfouir complètement dans ce paysage que je ne connaissais pas. Après quelques pages seulement, j’avais déjà l’impression d’être en phase avec cette terre, cette atmosphère et, surtout, avec les habitants. Après quelques chapitres seulement, j’ai eu la sensation de vivre cette histoire, dans un pays très coloré qui nous apporte beaucoup de valeurs fondamentales. Il faut admettre que ce n’est pas donné à tout le monde d’arriver à transmettre une telle émotion à un lecteur.

    Le rythme est rapide, c’est le moins que je puisse dire. Pas besoin d’attendre des plombes avant de se faire secouer par des rebondissements bien placés et subtiles. Et, paradoxalement, - étonnement -, nous sommes emportés par un rythme plus calme, serein, propre à ce pays cadencé par les vieilles traditions ; un pays qui laisse aller le temps sans le brusquer.

    La pertinence du bouquin réside également dans les nombreuses infos que j’ai pu dénicher sur ce pays - je le répète - qui m’est quasiment inconnu. À l’image de ces groupuscules mongoles nazis qui ne connaissent absolument rien sur l’Holocauste mais qui vénèrent Hitler comme un dieu pour son côté nationaliste ! Est-ce que l’ignorance rend la connerie moins grave ?

    Ou encore cette pauvreté extrême à moitié dissimulée, comme pour ces familles de nomades qui vivaient dans les steppes et qui sont à présent condamnées à vivre parmi les rats et les blattes dans les égouts, à proximité des canalisations d’eau chaude de la capitale mongole.

    Côté personnages, celui du flic Yeruldelgger m’a pris aux tripes. Cet homme, dont la vie lui a fauché bien des valeurs, est un vrai roc et en même temps un être aux ressentis très affûtés. J’aime sa façon de fonctionner, soit d’aller au but sans vraiment se soucier des convenances, tout en gardant un comportement respectueux et droit. J’aime sa hargne, sa rage, son envie d’aller de l’avant ou encore sa soif de justice.

    Un homme calme et serein jusqu’au jour où on tentera de lui retirer sa dernière source de chaleur qui alimente son cœur blessé. Nous retrouverons alors un homme qui va transformer le mot justice en justicier, un être qui encaisse depuis bien trop longtemps.

    Le commissaire Yeruldelgger est un battant, un homme qui ne donne pas l’impression d’avoir peur de quoi que ce soit. La crainte est un terme qu’il ne connaît pas, ou plutôt qu’il ne connaît plus. Ce flic n’est pas un héros, c’est juste un flic qui fait son job en faisant tomber pas mal de barrières pour avancer, et toujours en adoptant un comportement intègre époustouflant.

    Je pourrais encore parler longtemps des personnages car ils y en a bien quelques-uns qui valent le détour ! Ian Manook les met en scène d’une manière remarquable et c’est assez jouissif de les voir évoluer. Les interactions entre tous ces protagonistes sont un grand moment ! Je pourrais encore parler d’un jeune gamin courageux et malin qui m’a bien secoué par sa façon de mettre tout son être à la contribution des autres !

    Le pays se prête bien pour mettre en avant certaines croyances et savoir-faire ancestraux. Ceux-ci auront une grande importance dans cette histoire. L’âme du guerrier ne sera jamais loin de nous, des personnages. Elle perçoit tout, elle observe, elle aidera peut-être... Yeruldelgger sera confronté - d’une certaine manière - à un obstacle redoutable : lui-même.

    En ce qui concerne l’intrigue, pas mal d’éléments vont se rejoindre. La menace va peser de plus en plus lourd pour le commissaire Yeruldelgger, et elle va s’immiscer au plus profond de sa chair. Le flic va être obligé d’intensifier ce qu’il sait déjà faire à merveille : avancer au culot et frapper là où ça fait mal !

    Il devra peut-être frotter son visage au fond du gouffre, écrasé de toute part, pour pouvoir trouver le courage de se reconstruire - tel un sage guerrier - et remonter la pente.

    La confiance va être mise à rude épreuve, même au sein des forces de l’ordre. Double-jeu, cloisonnement des informations, être sur le fil du rasoir avec la gestion des informateurs, des indics, bref... assez d’éléments pour ne pas céder sa confiance à tour de bras !

    Cela sera même encore un peu plus compliqué que ça, mais je ne vais pas non plus tout vous raconter. C’est assez subtil, tout en finesse et, paradoxalement, ça donne l’effet d’un puissant coup de pied au cul !

    Le dénouement est d’une douce violence, ou d’une violente douceur...

    Le fait d’arriver à ce dénouement est un vrai pincement au cœur, car c’est le genre de bouquin qui me touche intégralement. Heureusement, ce n’est que le premier volet d’une trilogie ! Me réjouis d’y retourner pour toutes les émotions qui m’ont parcourues l’esprit !

    Par contre, je n’y retournerai pas pour le boodog, ni pour le khuushuur ! La cuisine mongole, pas trop pour moi ! Le reste, par contre, c’est un régal, une dégustation de grande qualité !

    Bonne lecture.

  • La Caverne du Polar 25 novembre 2018
    Yeruldelgger - Ian Manook

    C’est ma première lecture de Ian Manook mais au vu des critiques dithyrambiques sur cet auteur j’ai décidé de me lancer. Le titre du livre reprend le nom du commissaire, qui est le personnage principal. Nous voici donc en route pour Oulan-Bator capitale de la Mongolie. Attention dépaysement assuré. 81saqCie5wL

    Le roman débute très fort, le commissaire Yeruldelgger est appelé sur les lieux d’un crime macabre. Des industriels chinois et des prostituées ont été assassinés sauvagement. Au même moment le squelette d’une petite fille, déterré par des nomades a été découvert dans les steppes. Yeruldelgger va enquêter avec l’aide d’Oyun, son adjointe. Visiblement, l’un de ces crimes doit impliquer des personnes haut placées car très vite, une bande de néo-nazis s’attaque à Saraa la fille du commissaire.
    Yeruldelgger est un homme abimé par la vie, cinq ans plutôt Kushi sa fille cadette est morte et Saraa sa fille ainée le déteste… Heureusement il peut compter sur Solongo, médecin légiste et Oyun son adjointe, deux femmes au grand cœur et très courageuses qui sont indispensables dans sa vie.

    Il y a une vraie montée en puissance dans l’intrigue. Les enquêtes policières se mélangent les unes aux autres et apportent une profondeur au roman. L’auteur nous fait découvrir la Mongolie à travers ses habitants, ses traditions, ses paysages et sa nourriture. La Mongolie est une terre de contrastes où se mêle tradition et modernité. Il est également question de géopolitique et la cohabitation avec les voisins chinois et coréens. Le pays est déchiré entre respect des traditions et mondialisation. On ressent vraiment la désillusion des personnages face à la perte de leurs traditions ancestrales.

    Ce qui m’a fascinée dans ce roman c’est la découverte de la Mongolie. Ian Manook est un amoureux des voyages et il arrive vraiment à nous transporter dans les différents endroits où il a été. Pour ce livre, il n’a utilisé aucune documentation préalable, il s’est servi de ses souvenirs de voyages et de ses lectures.

    Moi qui adore les polars, les voyages et la géographie, j’ai été comblé. Je vous recommande vivement ce roman, je dois avouer qu’une telle lecture fait vraiment beaucoup de bien, c’est un dépaysement agréable, je ne manquerai pas de suivre la suite des aventures du commissaire. Je confirme bien qu’il y a la Suède de Mankell, l’Islande d’Indridason, l’Ecosse de Rankin et désormais la Mongolie de Manook…

  • Eli Zabeth 22 mars 2019
    Yeruldelgger - Ian Manook

    Rude journée pour le commissaire Yeruldelgger Khaltar Guichyguinnkhen. A l’aube, il apprend que trois Chinois ont été découpés au cutter dans une usine près d’Oulan-Bator. Quelques heures plus tard, dans la steppe, il déterre le cadavre d’une fillette aux boucles blondes agrippée à son tricycle rose. Commence alors une quête de la vérité, aride et effrénée.

    Dans les steppes et parmi les yourtes de Mongolie, ce commissaire au nom imprononçable (que j’ai juste appelé Yerul pendant 630 pages) se lance dans ces enquêtes qui vont faire ressurgir ces démons du passé : il va revivre le souvenir de l’enlèvement puis de l’assassinat de sa petite fille Kushi. Un formidable policier, déjà congratulé de 3 prix polars, aux descriptions de paysages de Mongolie, des traditions et de l’art culinaire de ce pays, très réalistes (du thé au beurre salé, oui oui !)… Certaines scènes de tortures et de violences sont parfois insupportables et peuvent s’avérer gênantes pour le lecteur. Quelques longueurs lorsque Yerul raconte ses rêves, mais les moments d’action, l’intrigue, le suspens, les personnages nous font vivre un bon moment en plein cœur de cette histoire.

    https://littelecture.wordpress.com/...

  • Komboloi 28 mars 2019
    Yeruldelgger - Ian Manook

    Yeruldelgger Khaltar Guichyguinnkhen, commissaire au nom imprononçable, enquête sur deux affaires apparemment sans lien : trois chinois découpés au cutter dans une usine et le cadavre d’une fillette déterré dans la steppe. Ces affaires vont faire ressurgir des évènements dramatiques du passé de Yeruldelgger.

    J’ai beaucoup hésité entre trois et quatre étoiles pour ce roman de Ian Manook. Ce livre est agréable à lire mais il faut avouer que les ficelles sont un peu grosses. On est vraiment dans les standards du genre. On retrouve le héros torturé par son passé, les flics corrompus, l’histoire d’amour compliquée...On devine très facilement les rebondissements, je n’ai pas été surpris une seule fois tout au long de l’enquête.

    Là ou par contre Ian Manook réalise un vrai coup de force, c’est sur la description des paysages de Mongolie ainsi que sur les divers aspects de la culture mongole qui sont évoqués. de plus, on s’attache rapidement aux différents personnages même si certains sont quelque peu clichés.

    Malgré ses quelques défauts, Yeruldelgger reste une lecture sympathique et dépaysante et on a envie de découvrir la suite des aventures de ce commissaire au nom tiré par les cheveux.

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