Les temps sauvages - Ian Manook

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Résumé :

Quand le vent du Nord s’abat sur les steppes enneigées d’Asie centrale, personne ne vous entend mourir. Pour Yeruldelgger, le salut ne peut venir que de loin, très loin...
Après le succès mondial de Yeruldelgger, couronné par de nombreux prix, Ian Manook retrouve la Mongolie et ses terres extrêmes dans un grand thriller où il confirme son talent pour la construction d’intrigues qui mêlent problématiques contemporaines, personnages charismatiques et descriptions foisonnantes des paysages, des coutumes. Dépaysement garanti.

Vos #AvisPolar

  • universpolars 26 novembre 2018
    Les temps sauvages - Ian Manook

    L’année passée, au mois de juin, je découvrais l’écriture de Ian Manook avec « Yeruldelgger ». J’avais qualifié ce bouquin de heurtant, déstabilisant, violent, dur, émouvant, profond, dépaysant, brillant et rythmé. J’ai également été sidéré par la qualité des personnages évoluant dans ce polar, notamment par leur caractère ou encore leur force.

    Soit, c’était alors évident pour moi de retourner en Mongolie pour découvrir la suite des aventures du commissaire Yeruldelgger de la police d’Oulan-Bator ! Celui-ci est donc le 2ème tome de la trilogie.

    Yeruldelgger. J’adore ce flic : intègre, juste et surtout incorruptible. Mais c’est aussi un homme qui cultive une hargne et une rage hors normes, qui le poussent constamment en avant pour étancher sa soif de justice. Un homme cassé, au dur passé, qui a décidé d’aller de l’avant, sans jamais s’arrêter. Incorruptible, c’est vrai, mais qui préfère écouter « son instinct primaire » d’homme juste plutôt que de suivre les méthodes que nous apprenons dans les écoles de police. C’est un choix à assumer… Ni bon, ni mauvais.

    Après les Américains Charles Bronson ou Liam Neeson, nous avons ici le justicier mongol Yeruldelgger !

    Dans cette histoire, tout va aller très vite, dès le départ. Mais, d’abord, faisons un arrêt sur image. Ce qui nous charmera avant tout, c’est le décor, le climat, l’atmosphère et le paysage. Le pays ! Nous sommes en Mongolie, l’hiver est extrêmement rigoureux - c’est le dzüüd -, la tempête donne tout ce qu’elle peut cracher. Par - 35 degrés, nous marcherons péniblement contre le vent, avec les os qui se cristallisent, qui se transforment en glace.

    Oui, en fournissant tous ces détails sur le climat et le décor qui nous accueillent, je tiens à faire ressortir le fait que l’auteur nous donne une sacrée bonne leçon d’écriture. Le personnage central sera donc pour moi ce pays d’Asie situé entre la Russie et la Chine : la Mongolie. C’est prenant !

    Un pays rempli d’histoires et de croyances, avec des hommes et des femmes vrais et simples, dans l’ensemble, mais aussi plein de paradoxes : un pays caniculaire et frigorifique, aussi pauvre que riche (pas dans le même sens), ou encore aussi sain, propre et ensoleillé (steppes, montagnes, déserts) que pollué comme jamais (Oulan Bator, la capitale). Et bien sûr Yeruldelgger, un paradoxe à lui tout seul.

    L’auteur enrichira également nos connaissances culinaires ! Là encore, un gros paradoxe : c’est aussi succulent et riche (pour les Mongols) qu’extrêmement repoussant (pour moi !!).

    On retrouvera évidemment Yeruldelgger et les personnages qui gravitent autour de lui. J’ai mentionné avant que tout allait très vite car, après quelques pages tournées, nous aurons déjà un cavalier, au milieu d’un désert de glace, mort sur sa monture, elle-même brisée en deux. Mais aussi un corps déchiqueté dans les montagnes, ou encore une femme assassinée dans une chambre d’hôtel. L’identité du suspect alimentera notre curiosité et finira par nourrir notre intérêt qui deviendra, pour ma part, non négligeable !

    L’intrigue va avoir encore un peu plus de saveur lorsque les services secrets de l’Etat, notamment, vont entrer en scène. Pour nous, lecteurs, la situation va devenir de plus en plus trouble, troublante, mais également pour l’inspecteur Yeruldelgger. Des affaires de la criminelle croisant celles de la sécurité de l’Etat vont déclencher des doutes, beaucoup de méfiances, un peu d’incompréhension et pas mal de suspicion dans les deux « camps ». C’est subtil, bien amené et surtout crédible ; bravo Ian Manook.

    Cette enquête nous conduira également au Havre, en France, commune dans laquelle une partie d’un réseau criminel international semble être en place : la vie de nombreux enfants est en jeu.

    Et lorsque la vie d’enfants est en jeu, surtout un, Yeruldelgger bascule, s’isole, se transforme en rouleau compresseur et ne répond plus de rien. Le policier laissera donc la place au justicier, à un homme qui n’a de tout manière plus grand-chose à perdre.

    C’est vers la Sibérie et quelques villes austères et dangereuses de la Russie, très proches de la Chine et de la Mongolie, que nous nous dirigerons pour le suivre à la trace. Son enquête, il va la faire plus ou moins en solo car, d’une part, il ne veut mettre personne d’autre en danger et, d’autre part, c’est sa façon de fonctionner.

    Je ne veux rien dévoiler sur l’issue de cette histoire, mais il faut retenir que la haine peut être un sentiment fort et immuable.

  • 1001histoires 4 février 2019
    Les temps sauvages - Ian Manook

    "Les temps sauvages" écrit par Ian MANOOK est paru le 2 février 2015 aux Editions Albin Michel. C’est le deuxième titre de la série "Yeruldelgger"

    Des cadavres comme s’il en pleuvait, seuls monticules dans la steppe immensément plate balayée par un vent glacial ou accrochés aux falaises du massif de l’Otgontenger ... C’est l’hiver en Mongolie, températures extrêmes ( presque moins quarante la nuit ! ), vent glacial, neige. Mais l’hiver n’est aucunement responsable de ces morts, Yeruldelgger en est persuadé. Il s’est passé un peu plus d’un an depuis l’enquête sur le trafic des terres rares. Oyun a survécu à ses multiples blessures et elle est en première ligne d’une enquête qui fait froid dans le dos. Des cadavres tombés du ciel !

    L’enquête de la police d’Oulan Bator dérange. Yeruldegger est inculpé de meurtre par les Affaires spéciales qui prennent en charge les enquêtes impliquant des policiers. Une guerre des polices est-elle en marche ? Pourquoi Bathbaatar le directeur de l’Agence de sécurité nationale intervient-il pour freiner les recherches de Yerudelgger et de ses collaborateurs ? Un briquet Zippo trouvé dans la tignasse du yack Grandgousier ( j’espère vraiment qu’il aura survécu à ses lessures et au dzüüd ) ne contribue pas à éclaircir cette affaire car il accuse les militaires déçus, frustrés et méprisés par les élus civils mongols. S’il n’était pas mort, il ne serait pas étonnant de voir surgir Erdenbat l’ennemi juré de Yeruldelgger. Décidément tout est sombre à Oulan Bator, même l’air y est obscure, saturée par la pollution : pour survivre à l’hiver les habitants des yourtes sales des quartiers pauvres vont jusqu’à brûler des pneus découpés.

    Yeruldelgger flic cabossé, désabusé, guidé par la haine, la colère et la violence, est en grand danger. Il lui faut de solides connaissances en hockey sur glace pour survivre. Il doit aussi rejouer "Le miracle des loups". Mais cette violence ne gâche pas le plaisir du lecteur, le suspence, l’action, les rebondissements et l’humour garantissent un divertissement intense. J’ai véritablement dégusté ce roman comme tous les bons plats l’ont été par les héros, de Honfleur à Choybalsan ou à Oulan Bator.

    Quel bonheur aussi de retrouver Solongo ( même si elle a un rôle effacé ), Gantulga, Billy, Saraa qui avec son petit-ami Steeve anime un blog et un média participatif, Chanel Ovooïd, sur ce qui défait la Mongolie.

    Après avoir bradé ses terres, la Mongolie voit ses enfants objet d’un odieux trafic qui aboutit en France après avoir transité par la Russie et Krasnokamensk, ville interdite à l’agonie car irradiée par la pollution radioactive.

    Dans le port du Havre, Armen Zarzavadjian dit Zarza de la police ferroviaire et ancien des services secrets, enquête parmi l’infinie arborescence des rails et les containers empilés. Où les enquêteurs mongols et français vont-ils se rejoindre ? Où aura lieu la confrontation finale entre tous les profiteurs de ce trafic d’êtres humains ?

    C’est sûr, après plus rien ne sera comme avant. Que de changements en perspective pour le tome 3.

    http://romans-policiers-des-cinq-continents.over-blog.com/2016/10/les-temps-sauvages-auteur-ian-manook.html

  • Komboloi 28 mars 2019
    Les temps sauvages - Ian Manook

    "Les temps sauvages", la deuxième enquête de Yeruldelgger, est dans la lignée du premier livre de de Ian Manook.

    Malgré un yeruldelgger un peu moins présent au profit des autres personnages et une fin un peu rapide à mon gout, on accroche très rapidement à l’enquête et on s’attache aux différents protagonistes.

    La galerie de personnage est intéressante comme dans le premier opus et on découvre toujours certains aspects de la culture mongole au fil des pages, ce qui rend la lecture très agréable.

    Un bon roman policier que je recommande sans hésiter. A noter qu’il est nécessaire de lire la première enquête pour comprendre certains éléments du livre.

  • jeanmid 5 avril 2019
    Les temps sauvages - Ian Manook

    Yeruldelgger est décidément increvable . Après avoir frôlé la mort à plusieurs reprises dans le premier opus qui nous l’avait fait découvrir , ce flic mongol au cuir épais et au caractère bien trempé des steppes glacées de son pays , va encore échapper de justesse à de multiples tentatives d’assassinats dans ce nouveau roman . Il faut dire que l’agenda de notre héros mongol préféré est bien chargé : découvrir les assassins d’une amie prostituée , d’un scientifique arménien- tiens tiens - au beau milieu de nulle part- , démêler le trafic de jeunes enfants vers l’Europe , les agissements de services secrets trop zélés , de militaires corrompus et faire face au retour de son ennemi de toujours : Erdenbat . Vous comprendrez aisément que le garçon se fasse quelques inimitiés au passage ....Heureusement il n’est pas tout seul pour réussir ces missions . Il peut compter sur l’aide de l’intrépide inspectrice Oyun et sur l’inspecteur français Zarzavadjian d’origine arménienne – tiens tiens - , véritable baroudeur qui navigue à vue entre différents services de polices au gré des humeurs de son patron et qui va essayer de démêler certaines ramifications du trafic d’adolescents à partir du Havre .
    Vous l’aurez compris on ne s’ennuie pas une seule seconde en lisant ce roman policier à la sauce Ian Manook . On a même du mal parfois à suivre par moment les ( trop ? ) nombreux événements qui s’enchaînent à vitesse grand V à droite et à gauche sans répit . En résumé un polar dense , dépaysant et sans temps mort qui soufre sans doute de son trop plein d’actions qui met les personnages au second plan alors même qu’ils sont par ailleurs si attachants .

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