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Fleur de Tonnerre - Stéphanie Pillonca-Kervern

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Résumé :

En 1800, la Bretagne est à genoux, accablée par le régime en place et par le clergé omnipotent. Elle se meurt dans un marasme économique qui n’en finit pas et au milieu de cela, une fillette en souffrance pousse, tant bien que mal. Cette fillette c’est « Fleur de Tonnerre », une enfant isolée, malmenée par la vie et bercée par le morbide. Elle en deviendra la plus grande « serial killer » que la terre ait jamais porté et sèmera la mort, peut être juste pour être regardée et aimée.

Vos #AvisPolar

  • celitterature 25 février 2019
    Fleur de Tonnerre - Stéphanie Pillonca-Kervern

    Mercredi 11 Janvier 2016, c’est au Gaumont De Rennes, non loin du Champ de Mars où en 1852, Hélène Jégado fut guillotinée, qu’à lieu l’avant-première du film « Fleur De Tonnerre », dont la sortie officielle est prévue pour le 18 Janvier 2017.

    « Fleur De Tonnerre », c’est cette petite fille qui a « mal grandi » à l’image de ces mauvaises herbes, synonyme de poison, que la maman de la petite Bretonne l’empêchait de cueillir selon les propos de Stéphanie Pillonca, dont c’est le premier long-métrage.

    Dès les premières minutes, le film nous plonge dans l’atmosphère de la Bretagne des années 1800, le murmure du vent, l’atmosphère mystérieuse des côtes, le tremblement d’une bougie dans la pénombre d’une chaumière et nous voilà en plein cœur des légendes bretonnes…. Dans ce petit village tout comme aux alentours, c’est l’Ankou, symbole de la mort et toutes les figures imaginaires bretonnes qui rythment le quotidien des habitants. La petite Hélène n’y échappe pas. Du début jusqu’à la fin, le film presque uniquement composé de plans rapprochés, suit la vie de cette empoisonneuse de son enfance jusqu’à sa mise à mort à Rennes. Cette technique pour filmer dérangera peut-être certains spectateurs, mais j’ai aimé pouvoir ressentir l’émotion, la peur, la folie, la déchéance, la passion, la douleur… dans les regards des personnages, dans les expressions du visage… Ressentir chaque détail, chaque souffle, chaque soupir, et être totalement en immersion dans le film. La Bretagne est aussi sublimée, la mer, la violence du vent durant les tempêtes, le cœur des villages d’autrefois, les landes désertes…

    Là, où le livre de Jean Teulé pouvait sembler répétitif dans les différents meurtres qu’a pu faire Hélène, Stéphanie Pillonca surprend agréablement son spectateur par un scénario constitué de différents retours en arrière au cours du procès d’Hélène, ce qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière seconde.

    Déborah François qui joue Hélène Jégado est tout simplement bouleversante par sa simple présence à l’écran, même sans dire une seule phrase, son regard captive, nous prend aux tripes, en nous faisant nous sentir à la fois terrifiés et émus par cette femme-enfant qui tue tout le monde sur son passage. Elle est impressionnante dans les scènes où elle est comme possédée par l’Ankou, on ressent à quel point son personnage l’habite tout comme l’Ankou habitait Hélène. La jeune actrice qui joue Hélène, lorsqu’elle était petite fille est tout simplement bluffante tout comme l’autre fillette qui joue son amie. Le spectateur est transporté dans le quotidien de cette Bretonne qui empoisonne à l’arsenic d’abord sa mère, puis toutes les personnes pour qui elle travaillera… Tout le monde, à l’exception de Matthieu Verron, interprété par Benjamin Biolay, cet homme dont Hélène tombera éperdument amoureuse. La seule personne qu’elle ne tuera pas, et qui la déviera de cette mission que lui a confiée l’Ankou… Pour son premier film d’époque, c’est une réussite pour Benjamin Biolay, totalement convaincant dans son rôle d’amant de cette Bretonne. Comme pour Déborah François, il y a des regards qui en disent long et captivent, Benjamin Biolay n’échappe pas à la règle.

    Les seconds personnages sont tout aussi intéressants les uns que les autres, de la mère d’Hélène, l’abbé joué par Miossec, on ne s’ennuie pas une seule seconde en assistant impuissants aux stratagèmes d’Hélène.

    D’ordinaire parfois déçue par les adaptations au cinéma, des romans que j’ai pu lire, cette fois « Fleur De Tonnerre » m’a conquise. Le film m’a fait venir les larmes aux yeux, me surprenant moi-même, de pouvoir m’émouvoir pour celle qui fut la plus grande tueuse de tous les temps. Emotion, qui prouve que la mission est réussie pour Stéphanie Pillonca, qui voulait montrer que derrière cette empoisonneuse se cache une petite fille en souffrance.

    Je n’ai donc qu’un seul conseil, si le procès d’Hélène Jégado est passé inaperçu à cause du coup d’Etat de Napoléon III, vous n’avez pas d’excuses pour passer à côté de ce film qui sort demain en salle !

    https://celitteratureofficiel.wordpress.com/2017/01/17/1-critique-cinema-fleur-de-tonnerre/

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