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Karine Giebel évoque Toutes Blessent la dernière tue

"Ça fait longtemps que je veux aborder ce thème et j’attendais juste le bon moment... et d’avoir suffisamment d’infos !" Karine Giebel

L’origine de son récit, celle de son titre, l’importance de ses personnages secondaires ou encore ses projets futurs : à l’occasion du salon Livre Paris et pour la sortie de son dernier ouvrage Toutes Blessent la dernière tue paru le 28 mars chez Belfond, Karine Giebel s’est livrée à notre interrogatoire.

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  • La Carnet de Peg 4 novembre 2019
    Karine Giebel évoque Toutes Blessent la dernière tue

    Un roman de 730 pages peut faire peur mais si il est écrit par Karine Giebel, aucun problème. Une fois commencé, je ne l’ai plus lâché.

    Tama est une fillette de 9 ans. Elle arrive du Maroc où sa maman est morte. Son père qui s’est remarié, confie sa fille Leyla (le vrai prénom de Tama) à sa tante. Tama sera plus tard vendu en France aux Charendon. Tara deviendra l’esclave de cette famille.
    En parallèle, nous découvrons Gabriel, homme meurtri, devenu tueur par esprit de vengeance. Bientôt les sorts de ces deux personnages vont se croiser, se mêler.

    Karine Giebel débute son roman en citant un extrait de la déclaration universelle des droits de l’homme : « Nul ne sera tenu en esclavage ou en servitude »

    Pourtant Tama va vivre l’enfer. Elle sera exploitée, battue, violée par des tortionnaires plus sadiques les uns que les autres. Aucun détail ne nous est épargné. La lecture est souvent difficile de par les violences que subit Tama. L’histoire est sombre. L’esclavage moderne est une réalité. Le roman nous pousse à réfléchir.

  • malo8535 18 avril 2020
    Karine Giebel évoque Toutes Blessent la dernière tue

    Karine Giebel le retour ! Cette femme est une serial thriller ! Ces deux premiers romans m’avait mis une claque, celui ci m’a retourné. Merci pour ce plaisir littéraire haletant. Je l’ai lu en 2 jours ( merci le confinement) Bravo madame.

  • loeilnoir 22 octobre 2020
    Karine Giebel évoque Toutes Blessent la dernière tue

    Il m’a fallu deux ans et demi avant de lire ce roman d’une auteure que j’aime pourtant beaucoup. Mais l’important est de l’avoir lu et apprécié car il s’agit d’une expérience complexe et profonde sur la cruauté humaine et la violence sans limite.

    Rares sont les récits d’une telle intensité, (je pense là encore à d’autres romans de Karine Giebel, comme Le Purgatoire des Innocents). Chapeau bas car l’auteure nous emmène très très loin. Personnellement, en lisant un roman, j’aime voyager géographiquement, découvrir de nouveaux univers même s’ils sont souvent très sombres, mais ici rien de tout cela, nous sommes en huis-clos comme souvent dans les romans de l’auteure. Or celle-ci nous transporte avec une facilité déconcertante vers les tréfonds les plus cruels de l’âme humaine : coeurs sensibles s’abstenir… Et pourtant c’est un roman que je conseillerai : c’est un uppercut qui a le mérite, au lieu d’assommer, de ramener à la vie.

    Dans ce roman, impossible de passer à côté des personnages, qu’ils soient bons ou mauvais, et ils sont souvent l’un et l’autre, ils nous collent à la peau comme de la terre glaise dont il est difficile de se débarrasser. Lecture éprouvante, forte, belle et cruelle, la plume de Karine Giebel percute, cogne, blesse et caresse à la fois ! Le sujet d’actualité qu’est l’esclavagisme moderne est la toile de fonds de ce roman.

    Lorsque nous la rencontrons, Tama a huit ans et devrait comme toutes les petites filles vivant en pays développé, être heureuse et choyée. D’origine marocaine, elle a déjà un lourd passé : sa maman est décédée, la laissant seule avec son père, qui décide, par l’intermédiaire de sa soeur, de l’envoyer en France où, croit-il, elle pourra être scolarisée. Il paye donc une somme chaque mois pour subvenir à ses besoins, à ses études. Mais la vie de Tama sera bien différente de ce qu’il imagine : de foyer en foyer, jusqu’à sa vie de « femme » auprès d’Yzri, qu’elle croit aimer mais dont elle est ultra dépendante, Tama n’est qu’une esclave, une petite bonniche, un objet dont chacun dispose à sa guise. Difficile, lorsque l’on est conditionné pour se taire, de se rebeller, et pourtant Tama a une force de caractère inégalable. Mais, si on ne compte pour personne, à quoi bon appeler du secours ? Tama va vivre l’enfer, non pas quelques minutes, heures ou longues journées, mais toute son adolescence passée sous la croupe de ses tortionnaires successifs.

    Et puis, dans un hameau cévenole, se terre Gabriel, un homme reclus, qui ne vit que pour assouvir une vengeance mystérieuse… Lorsqu’un beau jour, il découvre dans sa grange, une jeune femme blessée et amnésique, il prévoit de s’en débarrasser rapidement, mais quelque chose le retient… Une étrange relation s’installe entre ces deux personnes malmenées par la vie… Qui sont-ils ? Comment leurs destins vont-ils s’unir à celui de Tama ?

    Morceau choisi : « j’ai servi d’esclave à ceux qui ignorent la pitié. J’ai apprivoisé la peur, la solitude. J’ai appelé au secours, j’ai perdu ma voix, mon innocence et ma dignité. J’ai appris le silence, le deuil et la servitude. J’ai détesté et même haï. J’ai aimé si fort que je me suis consumée de l’intérieur. Je n’ai que 16 ans. Pourtant j’ai vécu mille vies ».

    Uppercut, je vous dis.

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