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La guerre est une ruse - Fréderic Paulin

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Résumé :

" Khaled sort de l’appartement en adressant un sourire qu’il veut plein d’amour à ses parents. Il sait qu’il va bientôt devoir les quitter pour toujours. Lorsqu’on s’engage sur la voie du Djihad, il n’y a pas de retour en arrière possible. "

Algérie, 1992. Après l’annulation des élections remportées par le Front islamique du salut, une poignée de généraux, les " janviéristes ", ont pris le pouvoir. L’état d’urgence est déclaré, les islamistes pourchassés ont pris les armes. Le pays sombre dans une violence sans précédent...
Tedj Benlazar, agent de la DGSE, suit de près les agissements du tout-puissant Département du renseignement militaire, le sinistre DRS qui tire toutes sortes de ficelles dans l’ombre. Alors qu’il assiste à l’interrogatoire musclé d’un terroriste, Tedj apprend l’existence de camps de concentration où les islamistes seraient parqués dans des conditions inhumaines. En fouinant plus avant, il met au jour des liens contre-nature entre le DRS et les combattants du GIA. Quel jeu jouent donc les services secrets avec les terroristes ? Les massacres quotidiens sont-ils l’oeuvre des uns ou des autres ? Ou d’une instrumentalisation diabolique des seconds par les premiers ?
Benlazar acquiert la certitude que les généraux sont prêts à tout pour se maintenir au pouvoir. Et la dernière phase de leur plan va commencer : exporter le chaos par-delà la Méditerranée, pour forcer la France à soutenir leur croisade anti-terroriste. Tedj parviendra-t-il à réunir assez de preuves pour convaincre sa hiérarchie avant que l’horreur ne s’invite à Paris ?

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Vos #AvisPolar

  • Serial Lecteur Nyctalope 26 février 2019
    La guerre est une ruse - Fréderic Paulin

    🦊 Un petit ovni dans le genre, même si les éditions Agullo nous habituent à dénicher des merveilles de finesse et d’élégance. Là il s’agit encore d’autre chose avec ce thriller politico-terroriste en Algérie•••

    🦊 Mêlant les faits historiques réels et la fiction partant de la guerre civile en Algérie des années 90 jusqu’au attentats terroristes de la station Saint-Michel du RER. Un premier volet d’une trilogie qui s’annonce haletante étant donné le premier tome si rythmé•••

    🦊 La situation géopolitique de l’époque étant assez dense, Frederic Paulin s’en sort à merveille pour retranscrire une ambiance si tendue. On se retrouve dans la série Le bureau des légendes qui est si réelle des services secrets français tout en étant dans la partie adverse•••

    🦊 La photographie que Frédéric Paulin dresse des officines en Algérie, des putschs des généraux au gré de l’inactivité française voulant préserver ses intérêts économiques. On ne perd jamais le fil dans une histoire au final complexe, on aurait pu s’attendre à un roman très décousu et difficilement compréhensible mais c’est tout l’inverse avec une simplicité de récit qui donne de la fluidité au roman•••

    🦊 Le côté anxiogène que prend la tournure du roman n’est pas du tout désagréable mais bien au contraire nous rappelle les derniers évènements du Bataclan quant à l’atmosphère qui s’est noircit pendant des semaines lorsque sa nation est touchée par le terrorisme. Ce premier volet entre 1992 et 1994 lorsque les généraux prennent le pouvoir en Algérie après avoir remporté les élections. A la fois roman historique, à la fois thriller politique, ce roman est prenant comme rarement•••

    🦊 Extrait : "Les hommes qui tiennent l’Algérie ont besoin que le chaos s’étende pour légitimer leur pouvoir."•••

    🦊 Éditions Agullo, 2018, 384 pages•••

  • jml38 27 octobre 2019
    La guerre est une ruse - Fréderic Paulin

    A la fin des années 80 en Algérie, un processus de démocratisation est initié sous la pression populaire. le Front Islamique du Salut remporte les élections municipales de 1990 et arrive largement en tête au premier tour des législatives d’avril 1991. de peur de voir s’instaurer une république islamique, les militaires réagissent, prennent le pouvoir et annulent les résultats des urnes. le président Chadli Bendjedid démissionne en 1992, le FIS devient illégal et les Groupes islamiques armées (GIA) font leur apparition pour s’opposer au gouvernement par la violence et les attentats, dans une véritable guerre civile durant la « décennie noire ».
    Le roman de Frédéric Paulin se situe dans ce contexte trouble et violent, entre 1992 et 1995, toujours marqué aujourd’hui par les non-dits et le secret défense.

    La représentation française sur place se compose de diplomates et de membres de la DGSE dont Tedj Benlazar fait partie.
    Français par sa mère et algérien par son père, il parle l’arabe et, contrairement à ses collègues, n’hésite pas à se plonger dans les quartiers populaires et fréquenter les milieux interlopes pour recueillir ses informations auprès « d’honorables correspondants ».
    Il a également un rôle de liaison avec le Département de Renseignement et de Sécurité des militaires algériens (DRS).

    Ses interlocuteurs le tenant pour un petit fonctionnaire incompétent et insignifiant le laissent assister à des interrogatoires de terroristes islamistes.
    D’étranges scènes l’amènent à penser que la situation n’est pas aussi manichéenne que le clament les généraux algériens, que le chaos ambiant sert plus leurs intérêts que ce que le gouvernement français veut bien croire, et que la menace d’une violence traversant la Méditerranée est peut-être imminente.

    Ce roman est passionnant avec une lecture à deux niveaux. Une partie historique richement documentée, ayant déjà tous les ingrédients pour scotcher le lecteur, relatant des événements authentiques avec des personnes réelles. Une autre plus romanesque avec des personnages imaginaires, le lieutenant Tedj Benlazar, le commandant Bellevue, le colonel Bourbia « aux lunettes cerclées d’or », qui permet à l’auteur de donner de la substance à une intrigue politico-historique complexe, dont les rouages, sans être totalement avérés, semblent fortement plausibles.

    Une superbe réussite qui débute une trilogie dont le deuxième opus, « Prémices de la chute » est disponible depuis peu.

  • 1001histoires 15 février 2020
    La guerre est une ruse - Fréderic Paulin

    La guerre est une ruse : au départ il y a de toute évidence une documentation sans faille sur l’Histoire récente de l’Algérie. La période 1992 - 1995 en Algérie constitue la trame solide de ce roman noir. 1992 en Algérie est un rendez-vous manqué avec la démocratie. Le 16 janvier 1992 il n’y aura pas de second tour aux élections législatives. En décembre 1991 le premier tour a vu la victoire des islamistes. L’armée met alors un terme brutal au processus électoral et précipite l’Algérie dans une atroce guerre civile. Frédéric Paulin ne se contente pas de faire le récit de ces évènements tragiques. Il met en scène quelques personnages fictifs pour servir sa démonstration et s’engage ouvertement dans la dénonciation d’une effroyable manipulation.

    Tedj Benlazar est lieutenant de la DGSE et vit en Algérie depuis deux ans. Son père était algérien, sa mère française. L’Algérie et la France, un destin étroitement lié, la colonisation, le déchirement lors de l’indépendance et puis des liens qui ne reposent plus que sur des dépendances commerciales. Tedj et son chef, l’expérimenté commandant Rémy de Bellevue de la mission militaire française à Alger, ont du flair et pour eux la guerre civile algérienne ne se résume pas seulement à un affrontement mortel. Il y a manipulation. L’armée n’a pas hésité à commettre des exactions au nom du FIS puis des GIA afin de justifier sa politique de répression toujours plus violente. Le chaos ou les militaires mais cela ne gène pas les gouvernements français tant que cela reste en Algérie et que l’approvisionnement de la France en hydrocarbures est garantie.

    Les évènements réels ponctuent le récit, attentats et prises d’otages succèdent aux rafles, la terreur est à Alger dans la Casbah refuge des islamistes puis la Mitidja s’enflamme. En coulisse, torture et camps de prisonniers dans le sud du pays, liens étranges entre certains militaires et les islamistes, une fiction rendu plausible par les faits eux-mêmes. Les services secrets algériens ( le DRS ) sont à l’oeuvre pour que le maintien des militaires à la tête de l’Algérie soit une évidence pour les algériens et la France.

    Ce roman de Frédéric Paulin n’est pas seulement un récit historique pédagogique et engagé. L’auteur a su y intégrer une dimension humaine de plus en plus présente et poignante au fil des pages. La jeune Gh’zala dont la famille est déchirée et exécutée par la guerre, doit fuir le pays qu’elle aime pour la France où il n’y a pas d’intégration. Le lecteur assiste aussi au rejet par la France de Fadoul la compagne tchadienne de Bellevue. Ils n’étaient pas mariés, le décès de Bellevue ( sa vaine lutte contre le cancer s’ajoute à la tragédie ) la précipite dans l’illégalité. Et puis il y a Tedj, habile agent secret mais tellement humain et à la vie personnelle bien tourmentée.

    Pendant ce temps, Khaled Kelkal attend son heure. Ce sera le 25 juillet 1995 vers 17 heures à la gare de Saint-Michel-Notre-Dame de la ligne B du RER. Le chaos a finalement touché la France et s’apprête à se propager plus largement encore. C’est à priori le thème du deuxième titre de la trilogie, suite avec "Prémices de la chute".

  • A vos livres 22 mars 2020
    La guerre est une ruse - Fréderic Paulin

    Un roman noir. Très noir. Un roman d’espionnage qui s’insère dans l’Histoire algérienne des années 90 et donc, par conséquent, plutôt complexe. « La guerre est une ruse » traite de sujets épineux tels que le tir Beryl en 1962, la légende de l’existence de camps de concentration au sud de l’Algérie, en passant par le djihadisme ou la création du fameux GIA. Au lieu d’un thriller du style page turner, le lecteur se trouve confronté à une lecture plus « fastidieuse » mais non moins intéressante. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce roman et la plume de Frédéric Paulin. Au-delà de la trame romancée, ce livre est une petite merveille pour sa documentation sur l’Algérie à cette période. On ressent toute la recherche de l’auteur pour nous faire vivre ces années charnières, dans ce pays en pleine crise.

    Frédéric Paulin nous conte l’histoire de Tedj Benlazar, agent de la DGSE à l’ambassade d’Alger. Ce flic sombre, à deux doigts de la folie, va se retrouver bien malgré lui, dans un jeu de manipulation militaire et politique, qui mettra à feu et à sang tout un pays.

    Un personnage qui m’a paru trop sinistre pour pouvoir apprécier à 100% un roman noir de cette envergure. Malgré cette absence de chaleur qui ne m’a pas permis de m’attacher à Tedj, ce fut une lecture captivante et enrichissante.

    En conclusion, j’ai hâte de continuer l’aventure avec « Prémices de la chute » qui fait dès à présent parti de ma pile à lire.

    Très bonne lecture à tous !
    https://avoslivreschroniques.com/la-guerre-est-une-ruse-frederic-paulin/

  • Kirzy 21 mai 2020
    La guerre est une ruse - Fréderic Paulin

    Voilà un roman à l’ambition assumée : raconter sous forme romanesque les premières années de la décennie sanglante algérienne, en développant une thèse forte qui ferait de ces années 1990 la matrice du terrorisme islamiste contemporain. Entre tabous et secrets défense, le terreau historique brûle les doigts et appelle à la vigilance, questionnant une mémoire encore très douloureuse afin d’expliquer les mécanismes complexes de la logique terroriste. Il s’agir là du premier volet d’une trilogie.

    Le roman commence en 1992 avec la rupture du processus électoral en Algérie par l’armée qui organise un putsch afin d’empêcher les islamistes du FIS - qui ont remporté les élections législatives – d’arriver au pouvoir, prétexte à l’installation d’une dictature qui ne dit pas son nom. Les généraux dits « janviéristes » sont prêts à tout pour conserver le pouvoir dans un contexte de guerre civile lorsqu’apparaît le GIA, groupe terroriste djihadiste.

    Frédéric Paulin choisit judicieusement de croiser plusieurs destins, des personnages fictifs croisant et côtoyant des personnes ayant réellement existé ( par exemple Khaled Kelkal, principal responsable de la vague d’attentats ayant frappé la France durant l’été 1995 ), tous liés par la tragédie qui se noue au fil des pages.

    Le récit est forcément foisonnant, extrêmement documenté, complexe de fait, mais tellement bien construit que jamais on ne perd le fil des diverses narrations, même si le lecteur a comme moi une piètre connaissance du sujet. Sans doute, le glossaire et la chronologie finale aident, ainsi que les habiles « points sur la situation » que font les personnages sous la forme de bulles de pensée. Mais ce qui raccroche le lecteur, ce sont justement ces personnages, tous d’une grande densité psychologique.

    Notamment, le principal, le lieutenant Benlazar, très beau personnage d’agent français de la DGSE chargé de surveiller le DRS ( Département du renseignement et de sécurité – les services secrets algériens ). C’est à travers lui qu’on plonge dans le chaos. Tourmenté, déchiré entre ses origines algérienne et française, toujours au bord du gouffre, il vit la solitude opiniâtre de celui qui sait sans être cru lorsqu’il découvre l’implication des généraux au pouvoir et de leurs services secrets dans de sombres projets, entre collusion avec le GIA, exactions en tout genre et volonté d’exporter en France le terrorisme islamiste afin de conserver son soutien.

    Tortures, enlèvements, attentats rythment des chapitres nerveux, sous tension permanente, pas très loin de l’ambiance macabre et paranoïaque des grands romans de James Ellroy sur l’histoire des Etats-Unis, notamment lorsqu’il dévoile l’existence de camps de rétention à la Guantanamo comme celui d’Aïn M’guel dans le Sud du pays. Ce récit qui navigue entre roman noir, d’espionnage et historique est puissant, sans excès démonstratifs et surtout sans manichéisme. Glaçant, souvent sidérant, toujours passionnant.

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