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Le Silence des repentis - Kimi Cunningham Grant

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Résumé :

« Il a enfin trouvé le silence. Mais pas encore la paix. ».
Cooper et sa fille de 8 ans, Finch, vivent coupés du monde dans une cabane au nord des Appalaches depuis la mort de la mère de Finch. La petite fille a grandi au milieu des livres et de la forêt, et respecte les dures règles de la vie sauvage. En grandissant, elle cherche à repousser les limites de leur isolement, à s’aventurer plus loin en forêt et commence à s’interroger sur le monde extérieur. Mais Cooper est hanté par les démons qui l’ont poussé à s’installer dans cette cabane, un passé qui le ronge et qu’il ne peut en aucun cas partager avec sa fille.
Dans le silence de la forêt, leurs seuls compagnons sont un étrange « voisin » du nom de Scotland, dont l’omniprésence bienveillante ressemble curieusement à une menace, et Jake, un vieil ami de Cooper qui leur apporte des vivres à chaque hiver. Sauf que cette année, Jake ne vient pas. Ce refuge qui les abrite depuis des années sera-t-il leur sanctuaire ?

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Vos #AvisPolar

  • Sonia Boulimique des Livres 18 mai 2022
    Le Silence des repentis - Kimi Cunningham Grant

    Cooper vit avec Finch, sa fille de 8 ans, dans un chalet perdu dans les Appalaches. Cadre idyllique, me direz-vous ? Pas sûr… Pas d’électricité, pas de famille, aucun lien avec le monde extérieur. Finch ne connaît rien d’autre de la vie que les limites imposées par Cooper. Sa seule évasion, elle la trouve dans les livres. Si Cooper a choisi ce mode de vie, c’est parce qu’il a beaucoup à cacher…

    Cooper est un vétéran de l’armée souffrant de syndrome post traumatique. La mère de Finch, Cindy, est décédée de manière tragique alors que Finch n’était qu’un nourrisson. Cooper et Cindy n’étant pas mariés, les parents de la jeune femme ont obtenu la garde du bébé. Cooper, n’arrivant pas à se résoudre à une telle décision, a enlevé Finch et s’est installé dans la cabane appartenant à Jake, un ancien copain de l’armée. Jake vient chaque année leur apporter le stock de provisions pour l’hiver. Sauf cette année, où Cooper et Finch ont attendu sa venue…en vain.

    Cooper essaie depuis longtemps de distancer ses démons, mais il va devoir les affronter s’il espère garder sa fille, la dernière personne sur Terre qui compte pour lui. La frontière entre le bien et le mal commence à s’estomper et la menace de tout perdre pourrait le pousser à prendre des décisions désespérées.

    Le roman commence de manière assez calme et paisible, le lecteur se laissant porter par cette vie somme toute simple et tranquille que mènent nos deux protagonistes. J’en suis venue à les envier, à vouloir, moi aussi, ma cabane perdue au fond des bois, où je pourrai lire tout ce que je veux sans être dérangée…La nature est omniprésente, on la découvre absolument merveilleuse et magnifique, mais on plonge également dans son côté sombre et dangereux.

    La tension grimpe par palier, magistralement, en commençant par l’absence de Jake à l’orée de l’hiver jusqu’à la fin où tous les paris étaient ouverts. Mais attention, pas de rythme s’affolant, on reste dans un thriller d’ambiance, le but étant de créer une charge émotive au lecteur. Et sur moi, cela a très bien fonctionné : j’ai eu l’impression qu’une chape de plomb s’abattait sur moi.

    « C’est terrible de savoir qu’une chose dramatique se profile, que même si elle n’est pas encore là, elle se rapproche inéluctablement. Et de savoir que vous avez le choix en réalité : que tout repose sur vous. Vous pourriez changer d’avis. Vous pourriez reculer. Vous pourriez prendre la fuite. »

    Kimi nous propose avec « Le silence des repentis » un thriller psychologique intéressant qui exploite des personnages ne pouvant compter que sur eux-mêmes, dans un isolement total. La construction, avec un récit raconté à la première personne du point de vue de Cooper, implique une immersion totale du lecteur. Les passages se déroulant dans le passé de Cooper permettent de découvrir pourquoi cet homme en est arrivé là où il est aujourd’hui. Les personnages secondaires, peu nombreux, rajoutent à la sensation d’être perdu au milieu de nulle part. Cooper est un personnage riche, ses désirs entrent souvent en conflit avec les moyens qu’il a à sa disposition et les circonstances dans lesquelles il se trouve. J’ai ressenti beaucoup d’empathie pour lui. On peut dire que le passé de Cooper dans l’armée a provoqué ce « pétage de plomb », ce choix extrême, et qu’une fois pris dans l’engrenage, le retour en arrière s’est avéré tout simplement impossible et inenvisageable. Finch est une enfant sage, pas toujours consciente des enjeux de cette solitude, avide de découvrir le monde, mais qui a développé une relation particulière avec son père. L’amour entre le père et sa fille est absolument merveilleux, touchant au possible. Cooper a réellement été au bout du monde pour sa fille.

    « (…) quand on devient parent, il y a cette chose en vous qui s’épanouit et grandit. On aime comme on n’a jamais aimé auparavant. »

    Les descriptions sont magnifiquement tissées dans l’histoire, n’étant jamais ennuyeuses et n’alourdissant en rien le cœur du récit. La plume de Mimi est fluide, riche, elle arrive à retranscrire parfaitement les émotions. Elle signe ici un thriller tendu et bourré de suspense, une ode à l’amour et au sacrifice. Brillant !

    Petit bémol, la crédibilité de l’ensemble. Peut-on vraiment enlever son bébé et disparaître de la société comme cela ? Certaines scènes m’ont paru totalement irréelles, je pense à celle sur le parking du supermarché ou à la station service. Mais cela n’a pas gâché ma lecture, cela reste du détail. Le but premier d’un livre étant l’évasion, et non pas de coller parfaitement à une certaine réalité.

    Je vous conseille vivement de vous plonger entre les pages de ce roman passionnant, à l’atmosphère bien particulière et aux personnages extrêmement bien développés.

    « Si je vais jusqu’au bout, il n’y aura plus de retour en arrière possible. Le monde, tous les secrets que j’ai gardés, cette vie étrange, fragile et belle que nous nous sommes construite, est en train de s’écrouler. A toute vitesse. »

    Je remercie BePolar et les Éditions Buchet-Chastel pour cette lecture.

    #Lesilencedesrepentis #KimiCunninghamGrant #BuchetChastel

  • Aude Lagandré 17 avril 2022
    Le Silence des repentis - Kimi Cunningham Grant

    Lui, il s’est baptisé Cooper, comme l’épervier, « ce rapace est une créature discrète : il lui arrive d’adopter un vol rasant puis de s’élever brusquement pour franchir un obstacle et surprendre sa proie. » Elle, c’est Finch, petit oiseau. C’est le prénom qu’il a choisi pour elle dans le grand manuel des oiseaux d’Amérique du Nord, le second livre qu’il a emporté avec lui lors de sa fuite. Ce ne sont pas leurs vrais noms. Lui seul les connaît et les a fait disparaître. Cooper et Finch sont des oiseaux migrateurs, ils ont fait leur nid au cœur de la forêt, loin de toute civilisation, loin de tout danger. Loin des hommes. La cabane qui les abrite est sommaire, mais sécurisante. Ils vivent au rythme de la nature et de ses saisons, grâce au gibier qui la peuple, et aux provisions livrées par Jake, ami fidèle de Cooper, une fois par an. Toujours le 14 décembre, à la veille de l’hiver quand il est plus difficile de se sustenter, quand il faut se préparer à hiberner. Mais cette année, Jake ne vient pas. L’angoisse de Cooper monte. D’autant que Finch grandit, interroge son père, questionne le monde et que les réponses deviennent de plus en plus difficiles à donner. « Dans ce petit monde isolé, rien qu’à nous, il règne une telle simplicité qu’il est difficile d’expliquer la complexité de la vie. La frontière hasardeuse et souvent mouvante entre le bien et le mal. » Finch ne connaît rien d’autre que la vie que Cooper a choisi pour elle, là dans la cabane, peut-être coupée du monde, mais surtout protégée de la violence de celui-ci. « Je me contenterais de dire ça : il arrive que des drames se produisent sans qu’on y soit préparé, qu’on prenne des décisions qui paraissent judicieuses sur le moment, puis plus tard, avec le recul, on aimerait pouvoir les modifier en partie, mais on ne peut plus, et voilà. » « Le silence des repentis » explore l’amour. Infini. Profond. Viscéral. D’un père pour sa fille.

    C’est à travers les yeux de Cooper que Kimi Cunningham Grant déploie son récit. C’est à travers ses yeux que le lecteur voit, entend, respire, goûte, et ressent. Cooper est un vétéran qui a achevé trois missions militaires. La dernière lui a laissé tous les symptômes d’un stress post-traumatique qui ne dit pas son nom. Il est instinctif, organisé, précis et protecteur. Il a appris à Finch tout ce qu’il sait sur la nature, lui a raconté plusieurs fois l’essentiel de ce qui les a amenés là. « Parce que tu as fait une chose que tu n’aurais pas dû faire, autrefois. Pour qu’on puisse rester ensemble toi et moi. » S’il est soucieux de protéger Finch à tout prix, il n’en est pas moins lucide sur les années à venir. Il sait que son pinson devra prendre son envol, un jour ou l’autre, certainement sans lui. En attendant, elle a « Une vie saine. En ce qui concerne ses besoins essentiels, elle ne manque de rien. Elle est prise en charge. Aimée. » N’est-ce pas là au fond l’essentiel… Pourtant, au cœur de cette nature sauvage, la menace gronde. D’abord, par l’intermédiaire de leur voisin en aval, Scotland qui a l’air de parfaitement savoir qui est Cooper. Puis, par l’intermédiaire d’une photographe en herbe venue troubler le calme relatif que Cooper a mis tant de temps à insuffler dans leur vie pour faire taire toutes les envies d’ailleurs de Finch. La cabane doit rester ce havre de paix, continuer à procurer cette sécurité qui les soustrait des regards de tous. « Cet endroit… il m’a réparé. Enfin, autant que je pourrais jamais l’être après ce que j’ai vu. Après ce que j’ai fait. »

    « Le silence des repentis » est un roman qui questionne la parentalité. « Ce que j’essaie de dire, c’est que ça n’est pas contre-nature de mettre tout en œuvre pour protéger son enfant. Ce n’est pas mal. » Non, ce n’est pas contre-nature, c’est la preuve d’un amour intense, profond, d’un père pour sa fille, plus précieuse à ses yeux que n’importe quel acte. Mais, comme n’importe quel parent, Cooper doit faire face au fait que sa fille grandit, pas seulement physiquement, mais aussi mentalement. Finch interroge le monde, et à travers lui, sa propre existence, l’histoire de sa famille, sa naissance, la personnalité de sa mère. Elle veut savoir qui elle est, ce qu’elle fait là, pourquoi elle n’a jamais mis les pieds dans un magasin, pourquoi le vaste monde lui est étranger. « Un jour elle ne s’en contentera plus, évidemment. Elle voudra non seulement entendre parler du monde mais aussi le voir de ses propres yeux. Connaître son goût, le sentir. En faire l’expérience. Impossible de le lui reprocher. Et elle y aura droit, mais pas tout de suite. Car je ne lui ai pas encore raconté la longue et terrible histoire qui explique notre présence ici, les détails de ce que j’ai dû faire pour la récupérer. Elle n’a pas besoin de savoir, enfin pas encore. Elle a huit ans, elle pense que je suis quelqu’un de bien, et je ne cherche pas à la détromper. »

    Progressivement, Kimi Cunningham Grant fait monter la tension. C’en est d’ailleurs troublant puisque nous sommes dans un endroit où tout n’est que calme et pureté, où chaque chant d’oiseau annonce un évènement, où chaque saison demande une nouvelle adaptabilité. Dans ce « huis-clos » à ciel ouvert, l’absence de Jake impose un changement de routine, et c’est par ce bouleversement que la tension monte progressivement. La relative protection s’efface petit à petit pour laisser place à un danger imminent dont on ne sait d’où il va surgir tout en ayant la conviction qu’il va jaillir. L’écriture est aussi simple que le mode de vie, sans fioriture, sans ornementation futile, mais d’une redoutable efficacité. Au plus près des émotions, Kimi Cunningham Gran nous fait aimer follement ce père, humble, lucide, aimant, et cette petite fille intelligente, douce et rebelle à la fois. Ne cherchez pas d’action délirante dans ce roman, il se déroule au rythme de la saison hivernale qui approche. Si tout semble silencieux, ces deux cœurs qui battent à l’unisson en sont le métronome. Il se passe beaucoup de choses dans ces deux cœurs, surtout dans celui du père extrêmement soucieux du jugement de sa fille.

    J’ai été immensément touchée par « Le silence des repentis ». Ce père se bat avec ses armes, et chaque jour, il s’interroge sur lui-même, sur la vie qu’il a menée, sur le chemin qui lui reste à parcourir.« Et puis, s’il y a bien une chose que j’ai apprise au cours de mon existence, c’est que l’esprit est la plus cruelle de toutes les armes. Accrochages, batailles…Les combats se terminaient toujours après avoir fait leur sale boulot. Mais les blessures de l’esprit, elles, restaient : croûtes, marques, cicatrices. Elles ne disparaissaient jamais complètement. Elles pouvaient réapparaître, se réveiller.. » Finch, cette petite fille qui n’appelle pas son père papa, émerveillée par de petites choses offertes par l’existence, désireuse de plaire à son père tout en volant au temps un peu d’indépendance. Et cette fin, magnifique, qui redessine le mot « humanité », qui brille par son altruisme, la bienveillance à l’état de plus pur, et l’altruisme comme dernier sacrifice. Une merveille !

  • Lectures noires pour nuits blanches 31 mars 2022
    Le Silence des repentis - Kimi Cunningham Grant

    Depuis la mort de sa femme 8 ans auparavant, Copper vit avec sa fille Finch dans une cabane isolée des Appalaches. Ils vivent dans une quasi solitude et presque en autarcie. Ils ont pour seule compagnie quelques poules, un voisin Scotland, que Cooper n’apprécie pas beaucoup, et la visite annuelle d’un ami, Jack, qui les approvisionne.
    Finch grandit heureuse dans ce milieu sauvage. Elle aime les livres, les poèmes, la nature et bien sûr son père. Mais à 8 ans, la curiosité commence à la titiller et elle rêve d’aller plus loin dans la forêt. Elle veut franchir les limites imposées par son père, mais celui-ci veille. Il tient à tout prix à préserver son secret. Deux choses vont bouleverser leur vie à deux bien rodée, une année Jack ne vient pas et je vous laisserai découvrir la deuxième.

    Le thème de l’isolement, une famille vivant au milieu de la forêt ou de la montagne est une thématique que j’adore retrouver dans mes lectures et qui se révèlent bien souvent inoubliables. Dans le genre je pourrais vous citer My absolute Darling, Là ou chantent les écrevisses ou encore La fille du roi des marais. En lisant le résumé de ce roman, je n’ai évidemment pas pu résister. Et j’ai bien fait ! Je vis la lecture de ces livres en totale immersion. Le dépaysement, la nature, les grands espaces sont des sujets que j’adore et qui me transportent. Celui-ci est tout de même bien plus soft que ceux que je vous ai cités, je ne l’aurai pas mis dans la catégorie thriller.

    Il y a certes un peu de tension et de suspense au fil des pages, mais c’est pas un truc de malade non plus. J’ai du reste été un peu déçue en apprenant le secret de Cooper. Une autre petite chose m’a chagriné et semblé peu crédible : est-il possible de vivre pendant 8 ans dans une cabane sans que personne ne s’en aperçoive ? Aucun visiteur, aucun randonneur égaré n’est passé par là ? Ils sont isolés soit, mais pas à des milliers de kilomètres non plus.

    J’ai adoré la tendre complicité entre ce père et sa fille. Ce grand amour qui les unit. La démarche de Cooper d’élever da fille loin de tout peut paraître égoïste, mais il le fait par amour, il veut la protéger à tout prix. Mais c’est aussi la priver d’une enfance "normale". Un choix difficile, un cruel dilemme auquel je n’aurais pas aimé être confrontée. Á sa place qu’aurais-je fait ? Qui suis-je pour juger ?

    Un premier roman qui m’a captivée. Sans les petits détails qui m’ont un peu gênée, je frôlais le coup de coeur. Une lecture que j’ai tout de même adoré et que je vous recommande.

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