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Le baiser de l’Ogre - Elsa Roch

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9 #AvisPolar
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Résumé :

Paris, en pleine nuit. Amaury Marsac, chef de groupe à la Criminelle, découvre dans le hall d’un immeuble sa plus jeune équipière, Lise Brugguer, gisant entre la vie et la mort. Près d’elle, un cadavre d’homme à la tête explosée, mais pas d’arme.
Avant de sombrer dans l’inconscience, Brugguer lui révèle qu’elle a une fille de trois ans, qui est peut-être en danger, et que lui, Marsac, doit veiller sur elle.
Marsac est stupéfait d’apprendre l’existence de cette enfant. Et quand il la rencontre, petite fille muette aussi mystérieuse qu’attachante, la protéger devient son obsession. Mais pourquoi Brugguer était-elle dans ce hall ? Quelles étaient ses relations avec la victime, vermine criblée de dettes ? Et qui pourrait en vouloir à cette petite fille ?
Marsac va devoir démêler les faux-semblants et déterrer les secrets du passé de son équipière pour percer la vérité. Et vaincre l’Ogre…


« Elsa Roch donne une voix à ceux qu’on n’entend pas d’habitude ou que l’on refuse de regarder. Un nouveau souffle à la fois doux et puissant dans l’univers du roman policier. »
Sophie Peugnez, Librairie Brouillon de Culture, Caen

Vos #AvisPolar

  • Maks 28 septembre 2019
    Le baiser de l’Ogre - Elsa Roch

    Avec "Le baiser de l’Ogre", Elsa Roch signe un roman policier très prenant, dur et tendre à la fois.

    Sous couvert d’une histoire assez simple de prime abord, les thèmes présents ici sont rarement vus en littérature policière, la mono-parentalité, le manque de confiance en soi, en les autres, l’humanisme, la perte de l’être cher mais le thème qui donne toute sa valeur au récit c’est l’autisme, celui d’un fillette, qui comprend mais ne sais pas s’exprimer.
    Alors oui l’intrigue est là, meurtre, agression sur policier, pédopornographie, l’histoire est très bien, mais je vais surtout à long terme retenir l’humanité qui se dégage de ces pages, cette bienveillance que le flic bourru va donner face à cette fillette qui va le démunir de sa carapace.

    L’originalité est là, les personnages sont bons, voir très bons pour certains, l’ambiance est douce amère, et la fin fait du bien, que demander de plus ?

    Je suis certain que beaucoup de lectrices et lecteurs trouverons leur compte avec ce livre, il serait vraiment dommage de passer à côté, surtout si vous avez un coeur.

    https://unbouquinsinonrien.blogspot.com/2019/09/le-baiser-de-logre-elsa-roch.html

  • Aude Lagandré 9 octobre 2019
    Le baiser de l’Ogre - Elsa Roch

    Marsac est chef de groupe au 36 quai des Orfèvres « Une adresse mythique pour une vie usante, et un métier de chien, qui le dévore avec application. » Une nuit, sa nouvelle recrue Lise Brugguer l’appelle pour lui demander de venir à son secours. C’est touchée d’une balle dans le dos qu’il l’a retrouve au pied d’un escalier, dans un immeuble inconnu, à côté du cadavre d’un homme mort, abattu d’une balle en pleine tête. En attendant les secours, dans un dernier souffle, elle le supplie de s’occuper de sa fille Liv, 3 ans dont elle n’avait jamais parlé à personne. Pour la première fois, Marsac se voit contraint de mentir à son équipe et de mener une enquête qui commence par de lourds secrets.

    J’avais découvert la plume d’Elsa Roch en février 2019 en lisant son roman « Oublier nos promesses. » J’avais alors été subjuguée par cette fascinante capacité à mettre tant de lumière dans un récit noir. Dans ce nouvel opus, Elsa Roch fait montre d’une poésie exacerbée dans ce récit tendre et suffocant qui touche au domaine de l’intime, de l’enfance et de l’adolescence d’une gamine qui s’est tue. Les ogres, surtout présents dans les contes pour enfants, existent dans la vraie vie, et lorsqu’ils prennent forme humaine, au sein d’un foyer, c’est tout un équilibre en construction qui vacille. « L’amour, cette belle excuse, cette chimère qui mène au pire » fait parfois entrer le loup dans la bergerie.

    On reproche parfois aux auteurs du noir d’être trop explicites dans la description des violences subies par leurs héros. Des scènes trop détaillées, trop réalistes, trop visuelles donnent souvent au lecteur des hauts le cœur. Vous ne trouverez pas ces scènes-là ici. Néanmoins, la violence psychologique peut être bien plus cruelle et Elsa Roch psy de formation va nous en faire une formidable démonstration. Si « Sous les murmures d’amour se cachent parfois de belles saloperies », la vie cache aussi de beaux salopards ordinaires : votre voisin de pallier, votre patron, votre collègue de vie associative, votre frère…. C’est précisément de ces personnes ordinaires que l’auteur nous parle, celles qui se cachent sous des masques d’honorabilité.

    Avant de vous parler des deux personnages emblématiques de ce roman, je voudrais m’exprimer sur le rôle de la mère très présent dans ce texte, celle que l’on a eue et celle que l’on s’efforce d’être. « Certaines mères n’ont de maternel que le titre. Rangez-la dans cette case. » dit Brugguer à propos de sa mère. Elsa Roch oppose la mère défaillante (ici celle de Lise) et la mère en devenir. À l’heure où, de retour dans ma région natale, celle où vit ma propre mère, je continue de m’interroger sans cesse sur l’importance de ce rôle clé, phare, essentiel dans notre construction. Elle est pour moi le commencement de toutes ces défaillances humaines lorsqu’elle ne joue pas son rôle de protectrice ou de confidente et qu’elle fait montre de silence devant des actes odieux. Je suis touchée en plein cœur dans la façon inspirée que l’auteur a de les opposer et d’en faire une leçon de vie.

    Ce roman révèle les secrets d’une famille défaillante, boiteuse et chancelante, à la fois dans la vie de Lise Brugguer, mais d’une certaine façon aussi, dans celle de Marsac. C’est la façon dont elles boitent qui est différente. « Il y a quelque chose de pourri au royaume des secrets de famille, et les plus lourds, dans cette insistance à les cacher à n’importe quel prix, s’emparent des rênes de nos destins, maîtres impitoyables et silencieux. »

    Marsac et Lise Brugguer étaient donc faits pour se rencontrer, se comprendre et s’épauler. Amaury Marsac vit avec le fantôme de sa sœur disparue. Son souvenir le hante, la culpabilité le dévore, l’absence de deuil officiel demeure une plaie béante. C’est à travers le personnage de Marsac qu’Elsa Roch ausculte les failles de l’être humain et fait naître une profonde sensibilité chez cet homme abonné aux -ides ( homicides, infanticides, etc..) Lorsque Marsac rencontre Liv, son cœur s’ouvre. « Cette fille lui déchire ce qui lui reste de cœur. C’est bien la dernière chose à laquelle il s’attendait. » Liv, petite fille aux yeux aurifères pas comme les autres, « (…) son visage d’ange serein se balance d’avant en arrière, sans un mot (…) Ses mains voltigent parfois dans l’air. On dirait deux papillons qui s’envolent. » sera baptisée Miss Butterfly. Marsac, « lui qui, certains matins comme celui-ci, aimerait bénéficier d’une existence alternative, où parfois il existerait, et parfois pas. » devient le protecteur, le père de cœur de cet amour de 3 ans qu’il faut protéger.

    Préparez-vous ! Cette rencontre, ces liens, cette relation est l’une des plus bouleversante qu’il m’ait été donné de lire. Au-delà du fil conducteur de l’intrigue policière, c’est ce tête-à-tête, magnifique, poignant qui sublime le roman et la façon dont Elsa Roch la raconte fait le reste. Cette plume poétique, vibrante, empreinte d’émotions virevolte à travers les pages, et nous permet, à nous lecteur, d’en être le témoin privilégié. « Contre toute attente et en dépit de ses effroyables silences, Liv les attire dans un monde meilleur, celui de la différence, mais aussi de la candeur, des cœurs qui palpitent plus fort à son contact, de l’envie qu’elle fait naître de se surpasser. Oui, cette enfant est aussi un bonheur. » Cette petite fille, certainement atteinte de troubles autistiques est une magicienne qui rassemble et ouvre le cœur des hommes qui l’approche. Raimbault, bras droit de Marsac en est le second touché. « Pour lui, les heures avec Liv ont laissé leurs traces. Submergé par un désastreux sentiment d’impuissance, il ne sait plus s’il faut essayer d’entrer dans son monde, à elle, ou tenter de l’amener, elle, dans le leur. Ses certitudes se sont évanouies dans le regard d’une petite fille de trois ans. Elle le bouleverse, lui, le flic rodé aux vertiges du mal et de la mort… »

    Le quotidien d’une vie de flic, la difficulté d’un métier impossible à quitter le soir venu « Une autre nuit s’achève au milieu des hurlements des sirènes de police et des véhicules d’urgence, son ciel de plomb zébré par des éclairs bleutés qui n’en finissent pas de mettre en lumière la dévastation du monde. », s’oppose aux mantras de Miss Butterfly « MamanAmour, PapaLàHaut, JulietteChérie, AmauryDouceur, MarcRainbow ». La beauté du texte, la pureté de cette relation bouleversante fera naître quelques papillons dans votre ventre, et des émotions cristallines à toucher les étoiles.

    Elsa Roch prouve une fois encore, par une maîtrise de style irréprochable, que l’on peut raconter des choses noires avec beauté et grâce littéraire sans s’enfermer dans pléthore de descriptions crues. Elle marque vos pensées au fer rouge et l’on se souvient finalement que de la pureté de cette rencontre entre un homme blessé et une petite fée qui fait danser les papillons.

  • calyenol 9 octobre 2019
    Le baiser de l’Ogre - Elsa Roch

    "Je viens de te trouver un joli surnom. Miss Butterfly. C’est joli,non,miss Butterfly ? Ça veut dire Melle Papillon."
    .
    Hello IG,je viens vous parler de ma dernière lecture " 𝕃𝕖 𝕓𝕒𝕚𝕤𝕖𝕣 𝕕𝕖 𝕝’𝕠𝕘𝕣𝕖 "
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    Paris,en pleine nuit Amaury Marsac,chef de groupe à la crim découvre dans un hall d’immeuble sa jeune équipière Lise Brugguer entre la vie et la mort.
    Près d’elle,un homme la tête explosée,mais pas d’armes.
    Avant de sombrer dans l’inconscience,Brugguer révèle à Marsac que sa fille de trois ans est en danger,qu’il doit veiller sur elle.
    Marsac va devoir comprendre pourquoi Brugguer était dans ce hall,qui est la victime et qui en veut à sa fille.
    .
    "Miss Butterfly sortit de son sommeil et s’écria : ça suffit,tous les ogres périront,je te le dit ! "
    .
    Joli moment de lecture et jolie découverte d’auteure pour moi.
    Une écriture simple et fluide qui nous amène sur une enquête prenante touchant à la pédopornographie,dure à certains passages mais plus suggérée que décrite.
    J’ai été touché par Marsac,flic se sentant perdu depuis la disparition de sa soeur Solène mais qui reprend vie grace à Liv,petite poupée aux yeux auriféres et boucles marron glacé. Liv,petite poupée de trois ans qui souffre du trouble dit spectre autistique et à laquelle je me suis attachée.
    Ce fut une lecture émouvante de part la relation Marsac/Liv, une lecture prenante par son histoire qui touche aux enfants, qui nous touche à travers Liv où l’on ressent la spécialité de l’auteure sur le sujet,une lecture captivante même si j’ai eu par moment un manque de peps au niveau de l’enquête mais qui ne m’a pas freiné pour tourner les pages.
    .
    "On prétend que lorsqu’on ferme les yeux,la première image qui apparaît est celle qui donne son vrai sens à notre vie."

  • Booksnpics 10 octobre 2019
    Le baiser de l’Ogre - Elsa Roch

    Troisième roman de l’auteure, ‘Le Baiser de l’ogre » nous emporte sur un terrain inattendu. A la lecture de la quatrième de couverture, il serait aisé de conclure à la découverte d’un polar © classique. Mais, ce roman noir va bien au-delà puisqu’il sert d’écrin à une histoire touchante, toute en sensibilité. Cette rencontre entre le chef de groupe Marsac, un homme blessé, meurtri dans sa chair et cette petite fille si différente va complètement bouleverser le rythme du récit et la vision qu’en aura le lecteur.

    Je n’en dirai pas plus sur le contenu du roman pour ne pas en dénaturer l’intrigue. Abordant des sujets tels que la pédopornographie, l’autisme, la différence, « Le Baiser de l’ogre » ne se perd pas en voyeurisme mais développe ce côté psychologique essentiel dans le ressenti des émotions.

    Psychologue de formation, Elsa Roch nous livre ici un roman profond, criant d’humanité, où les sentiments exprimés feraient fondre le plus épais des glaciers.

    « Le Baiser de l’ogre », servi par une écriture maîtrisée, fluide et toute en finesse, plaira à un très large éventail de lecteurs.

    Je remercie les éditions Calmann-Lévy et Elsa Roch pour cette très belle découverte.

  • valmyvoyou lit 13 octobre 2019
    Le baiser de l’Ogre - Elsa Roch

    Amaury Marsac, chef de groupe à la Criminelle, est appelé à l’aide par une de ses jeunes recrues. Lise Brugguer est couchée près d’un cadavre et elle, a elle aussi, reçu une balle dans le dos. Avant de perdre conscience, la jeune femme demande à son chef de protéger sa fille de trois ans, Liv, et de garder le silence au sujet de sa présence sur le lieu du crime.

    Amaury ne connaît rien de la vie de Brugguer, avec qui ses relations sont tendues. Il ne savait même pas qu’elle avait une enfant. D’où vient le danger ?

    Marsac doit jongler avec les règles pour tenir sa promesse. Il n’a pas l’habitude d’évincer son équipe et n’est pas très à l’aise dans cette position. Mais c’est un homme de parole, d’autant plus que la vie d’une enfant est en jeu.

    Malgré toutes les horreurs vues dans sa carrière, Amaury est toujours sensible à la détresse humaine. C’est un flic hyper attachant, qui vit avec la culpabilité de son passé. Il est hanté par la disparition de sa sœur. La rencontre entre Liv et lui est magique. La petite fille ne parle pas. Cependant, ces deux êtres se comprennent et le lien se tisse immédiatement. Les journées de Marsac sont régies par le bien-être de celle qu’il a surnommée Miss Butterfly et les pensées de cette dernière sont très tendres envers l’homme meurtri. Leur relation est émouvante. Elsa Roch l’a dépeint avec une très grande sensibilité qui touche le cœur.

    En parallèle, le policier doit résoudre l’enquête. Or, Lise ne lui facilite pas la tâche. Elle lui cache des choses, il le sent. Il faut qu’elle l’aide pour qu’il puisse veiller sur Liv. Il doit savoir qui sont les ogres à mettre hors d’état de nuire. Il n’y a pas de scènes sanglantes, mais une tension psychologique forte.

    Tout le livre converge vers un thème : l’enfance. Il se décline sous différentes formes : les mères qui ne méritent pas ce nom, celles qui donneraient leur vie pour leur enfant, la mono-parentalité, l’autisme, les prédateurs, l’innocence bafouée, l’amour sans conditions, etc. Au milieu de la noirceur, un papillon apporte la lumière, celle de l’espoir. J’ai été sensible au fait qu’Elsa Roch combatte l’idée reçue que les enfants abusés reproduisent ce qu’ils ont vécu. Lise m’a atteinte en plein cœur, c’est une louve qui défend son petit et qui est prête à tout pour cela.

    Conclusion

    Le baiser de l’ogre est le troisième tome de la série. Je n’ai pas lu les précédents et cela ne m’a absolument pas gênée. J’ai tellement aimé que j’ai immédiatement commandé le premier : Ce qui se dit la nuit.

    J’ai énormément aimé ce suspense qui traite de faits horribles, avec sensibilité, humanité et surtout beaucoup d’espoir.

  • Mes évasions livresques 13 octobre 2019
    Le baiser de l’Ogre - Elsa Roch

    Troisième roman de l’auteure, troisième enquête d’Amaury Marsac, son personnage fétiche (après Ce qui se dit la nuit et Oublier nos promesses).

    Ce troisième roman commence sur les chapeaux de roue avec un cadavre d’homme gisant dans un hall d’immeuble et sa plus jeune équipière, Brugguer, qui se vide de son sang, après avoir pris une balle dans le dos.
    Juste avant de s’évanouir, elle lui demande de camoufler sa présence sur les lieux à l’équipe et lui annonce qu’elle a une fille de trois ans et lui demande de veiller sur elle car elle est en danger...

    Marsac est totalement abasourdi. Que faisait-elle dans ce hall d’immeuble et que va-t-il faire de cette enfant dont il ne connaissait pas du tout l’existence et quelle menace pèse sur elle ?

    Piste par piste, Marsac et son équipe vont découvrir qui est l’homme mort dans ce hall et tenter de trouver quel lien reliait cet homme à Brugguer. Pendant ce temps, Marsac va faire connaissance avec la fille de Lise, Liv, jeune enfant de trois ans présentant les symptômes de l’autisme.

    Plusieurs thèmes vont ici être abordés comme la monoparentalité, l’autisme, le proxénétisme, l’argent blanchi, le racket, la drogue, la pédophilie, ...

    La plume d’Elsa Roch est toujours aussi percutante : elle dénonce des choses très noires mais avec une tendresse et une humanité bouleversantes. Des chapitres très courts rythment le récit dans une unité de temps globalement courte.
    J’avoue avoir été plus happée par les relations entre les personnages que par l’enquête car l’émotion était omniprésente dans ces moments.

    La relation Marsac-Liv est émouvante et résume parfaitement le mantra de Liv : "MamanAmour, PapaLàhaut, AmauryDouceur, MarcRainbow".

    Une très belle enquête d’Amaury Marsac, toute en douceur et en émotions dans un milieu qui ne prête pas aux rêves et à l’évasion...

    Une nouvelle réussite d’Elsa Roch qui est une voix à part dans le Polar Français, toute en douceur dans un carcan de noirceur.

  • Annesophiebooks (Les lectures d’Anne-Sophie) 17 octobre 2019
    Le baiser de l’Ogre - Elsa Roch

    Coup de cœur pour Le Baiser de l’Ogre, d’Elsa Roch.
    Ce troisième roman de l’auteure confirme donc son talent et son inimitable plume sous laquelle pudeur, beauté et délicatesse côtoient les instincts les plus sombres.

    Une nuit, Amaury Marsac répond à un appel d’urgence de Lise, jeune membre de son équipe, et la rejoint sur une scène de crime.
    Arrivé sur place deux surprises l’attendent : la première lorsque la jeune femme, grièvement blessée, lui demande de l’exfiltrer sans en parler au reste de l’équipe et la deuxième quand elle lui fait promettre d’aller lui-même veiller sur Liv, sa petite fille, dont ils ignoraient tous l’existence, et de la protéger d’une menace dont elle n’a pas le temps d’expliquer la nature.

    Pourquoi Lise se trouvait-elle dans cet immeuble ? Quel est ce danger encouru par Liv et qu’il ressent jusqu’au plus profond de lui ? Et comment parvenir à gérer l’enquête de son équipe, tout en leur cachant le peu d’infos qu’il a en sa possession ?

    Un roman sur l’enfance, la différence, les blessures et la résilience, vécue ou à venir.

    Dès les premières pages le lecteur est plongé dans l’action, avec ce sentiment d’urgence qui ne se démentira à aucun moment durant cette lecture.

    L’histoire est prenante à souhait, et c’est une véritable réussite, mais c’est loin d’être le seul point fort de ce roman, qui en a d’ailleurs pléthore.

    Parmi eux, les personnages : attachants, complexes, voire contradictoires, donc humains au plus haut point.
    Qu’ils soient doux, colériques, réservés, excentriques, réfléchis ou emportés, ils nous ressemblent tous, à un moment ou à un autre.

    La trame, bien sûr. Ficelée, efficace et prenante, elle captive du début à la fin.

    La plume, ensuite. Délicate, poétique même, dans les pages les plus sombres, elle entraîne et enchaîne le lecteur.
    Les mots sont beaux, les phrases, sublimes.

    Et pour finir, Liv. Ce petit bout, de douceur, de bonheur, de silence et d’amour, qui dégage tant de choses sans avoir à dire un seul mot...

    Un polar brillant, un roman noir poétique et lumineux, qui parle d’ogres, de papillons, et nous rappelle ce que l’Homme peut faire de pire, mais également sur ce qu’il sait faire de mieux.

    À lire sans hésiter !

  • mavic 24 octobre 2019
    Le baiser de l’Ogre - Elsa Roch

    Bon soyons honnêtes.

    Si les premières pages m’ont conquise, je ne peux en dire autant pour le reste. Si ce livre a été un coup de cœur pour un grand nombre de lecteurs, il reste une lecture agréable pour moi.

    Je vous parle aujourd’hui de Le baiser de l’ogre de Elsa Roch aux éditions Calmann-Levy.

    Mon avis sera pour le coup assez bref.

    Un livre qui se lit mais qui pour moi à quelque peu manqué de panache. Si je dois bien avouer une chose, c’est que l’auteure possède une plume magnifique. Elle sait jouer avec les mots pour que le lecteur se les imagine comme une grande partition, tout en rythme, tout en douceur.

    C’est d’ailleurs pour moi, la grosse qualité de cette intrigue.

    Une intrigue que j’attendais, que j’espérais plus punchy surtout au vue du début qui démarrait sur les chapeaux de roues.

    Un début qui tient en haleine, qui donne envie d’en savoir plus, de comprendre les raisons de cette présence imprévue.

    Celle de Lise, flic à la Criminelle, qui se retrouve sur une scène de crime mortellement blessée. Lise qui n’aurait jamais dû être présente sur les lieux et qui a bien des choses à nous révéler. Lise qui se cache derrière un énorme mur qui va se fissurer au fur et à mesure des pages.

    Et après cette mise en bouche plus qu’appétissante, mon intérêt s’est quelque peu étiolé.

    Là où je m’attendais à une tension insoutenable dans une ambiance pesante, je me suis au final retrouvée dans le tourmente psychologique des protagonistes. Pour ma part, l’auteure s’est concentrée sur leurs blessures, leurs forces et nous raconte comment ils s’en accommodent au quotidien. C’est certes, bien amené, mais ce n’est pas forcément ce à quoi je m’attendais en commençant ce livre.

    Et au-delà de tout ça, j’ai surtout eu l’impression de faire du surplace et d’avancer à petit pas… vraiment tout petit. Alors clairement, je n’ai eu que très peu d’empathie envers les protagonistes où j’ai même fini par ressentir une certaine lassitude envers eux.

    Et qu’on se le dise ça a un petit côté frustrant.

    Frustrant car je me répète mais Elsa Roch a une écriture lyrique, poétique de celle dont on ne devrait pas se lasser de lire. Et d’ailleurs ce n’est pas de ses mots dont je me suis lassée mais bien de l’intrigue. Et jusqu’à la dernière page, cette dernière ne m’a pas transporté, elle m’a laissé comme de marbre… et sûrement parce que je m’attendais à autre chose en commençant ce livre.

    En bref,
    Une bonne lecture mais sans plus pour moi liée à un trop grand manque de rythme malgré des chapitres courts et l’alternance de points de vue que j’apprécie tant. Le côté psychologique des protagonistes est très bien travaillé, mis en valeur mais cela n’aura pas suffit.

    Un trop grand manque d’actions aura eu raison de ma lecture et de mon avis final. Peut-être suis-je complètement passée à côté, mais cet avis n’engage que moi.

    D’ailleurs je vous invite à vous faire votre propre avis et aller voir d’autres chroniques qui ne tarissent pas d’éloges sur Le baiser de l’ogre.

  • Encore Un Livre 30 octobre 2019
    Le baiser de l’Ogre - Elsa Roch

    Voilà que je découvre Elsa Roch avec Le baiser de l’Ogre son troisième polar de sa saga après Ce qui se dit la nuit 2017, Oublier nos promesses 2018. Il n’est pas aisé d’entrer dans l’univers d’une saga et d’un auteur en les prenant en cours de route et pourtant, je n’ai ressenti aucune difficulté. Les personnages à eux seuls m’ont accaparée.

    Même si l’enquête parait ordinaire, entre les lettres menaçantes que reçoit Lise et la sensation d’être épié de Marsac, il s’agit d’un polar on ne peut plus tendre qui casse les codes et aborde la différence.
    Liv est une petite fille autiste muette, et lumineuse, c‘est la naissance d’une relation d’abord timide, où la dévotion finit par l’emporter sur l’appréhension.
     » Je viens de te trouver un joli surnom. Miss Butterfly. C’est joli, non, Miss Butterfly ? Ça veut dire Mlle Papillon. »

    On devine un lourd passé, une infinie tristesse qui émane de Marsac certains éléments que je découvrirais un peu plus tard dans les tomes précédents, font assurément de lui la personne la plus sûre pour combattre ces Ogres ; ceux qui abîment, ceux qui n’hésitent pas à jeter leur dévolu sur les âmes innocentes, qui les affaiblissent et les détruisent. Mais tout n’est pas voué à la destruction. Prendre une revanche sur l’amour quel qu’il soit, comme celui de l’amour maternel, ce lien qui ne devrait pas se rompre est un combat de tous les instants.

    Ce polar a de quoi faire fondre n’importe quel lecteur même les plus psychopathes du genre, aussi bien sur le fond que la forme avec Le Baiser de l’Ogre, Elsa Roch enterre les préjugés. Avec une telle écriture, jamais le rythme ne faiblit, jamais l’intrigue ne pâtit de ces moments de douceurs.
    Les personnages sont porteurs de messages, parfois d’espoir, mais aussi une voix douloureuse de tout ce qui ne se dit pas, tout ce que l’on tait et que l’on ne veut pas voir.

    Dire que j’ai été séduite est un doux euphémisme, j’ai d’emblée été transcendée, par sa plume poétique, noire, suggestive, mais d’autant plus percutante.
    J’ai commencé à corner des pages et des pages tant il y a de belles tournures, jamais vide de sens et jamais au détriment de l’intrigue, alors que parfois « trop bien écrire » s’avère casse-gueule dans le polar, sa plume opère un effet hypnotique, elle reste au service des personnages et de leur histoire, il n’y a pas de fioritures inutiles ni de phrases toutes faites chez Elsa Roch.

    Il y a la lumière et son obscurité,

    Et Liv guerrière mutique, princesse aux yeux d’or ♥

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