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Les Aventures de Sherlock Holmes, d’Alfred Werker

Sherlock Holmes : les 20 meilleurs films et séries

Les Aventures de Sherlock Holmes, d’Alfred Werker
Avec : Basil Rathbone, Nigel Bruce, Ida Lupino
Année : 1939

Le pitch

Faute de preuves à charge suffisantes, l’ennemi juré de Sherlock Holmes, Moriarty, ressort acquitté d’une accusation de meurtre. « Vous avez un cerveau magnifique. Je l’admire », lui lance le détective à casquette en tweed à la sortie du tribunal. Et d’ajouter avec cynisme : « je l’admire tellement que je tiens à le présenter mariné dans de l’alcool à la société médicale de Londres ». Peu après, Holmes et Watson reçoivent la visite d’une jeune femme dont le frère a reçu un courrier mystérieux : le dessin d’un homme avec un albatros autour du cou, soit le même croquis trait pour trait réceptionné par son père il y a 10 ans juste avant son assassinat…

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Pourquoi c’est un incontournable…
Le cinéaste Alfred L. Werker n’a pas laissé un souvenir impérissable dans l’histoire du cinéma. Sans doute parce que sa postérité se limite surtout au quatrième long-métrage Disney ("Le Dragon récalcitrant"), lequel mettait notamment en scène en 1941 la visite des célébrissimes studios d’animation de Burbank en mêlant prises de vues réelles et séquences animées (signées Hamilton Luske). Mais le réalisateur a aussi laissé derrière lui le film noir "Il marchait la nuit" (1948) et bien sûr "Les Aventures de Sherlock Holmes", jalon essentiel du détective au cinéma parfois juste intitulé "Sherlock Holmes". Ce dernier, classique d’entre les classiques (autant de par sa forme que ses archétypes) dans la galaxie des Sherlock Holmes au cinéma, reste indispensable car il fixe les balises de la représentation de l’enquêteur légendaire. On y trouve le duo d’acteurs Basil Rathbone (toujours narquois et étincelant) et Nigel Bruce (dont la bouffonnerie sert à rehausser son coéquipier) dans la peau des inséparables Holmes et Watson. Si le film ne se démarque pas outre mesure par sa réalisation, un peu monotone dans les intérieurs quoique très maîtrisée en extérieur (surtout dans le fog nocturne et expressionniste, typique des intrigues à la "Jack l’Éventreur"), il se distingue nettement plus dans l’écriture de son scénario et des personnages.

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Du reste, le film va par la suite avoir une influence considérable sur toutes les représentations de la figure tutélaire à pipe. Remarquons par exemple que c’est grâce aux "Aventures de Sherlock Holmes" que la célèbre citation « élémentaire, mon cher Watson » va rester dans l’inconscient collectif – même si on l’entend pour la toute première fois en 1929 dans un long-métrage de Basil Dean intitulé "Le Retour de Sherlock Holmes". À noter que contrairement aux idées reçues, la phrase ne figure n’apparaît pas dans les romans d’Arthur Conan Doyle. D’autre part, l’emprise du long-métrage demeure intacte aujourd’hui encore. Et pour cause : dans le premier volet des aventures de Sherlock Holmes par Guy Ritchie, on aperçoit par exemple Robert Downey Jr. jouer un air de violon strident à l’attention de mouches. Or, il s’agit précisément de la même expérience farfelue à laquelle s’adonne le personnage porté par Basil Rathbone avec une drôlerie et une gravité irrésistibles. Si l’on ajoute à ce cocktail l’actrice Ida Lupino juste avant qu’elle ne devienne la grande star emblématique du film noir, difficile de résister au film.

Notons qu’à l’origine, cette production de David O. Selznick s’inspire d’une pièce de théâtre de William Gillette articulée autour de l’inimitié entre Holmes et Moriarty. Y apparaissait notamment un certain Charles Chaplin dans l’un des ses premiers rôles – dans la peau de Billy, le protagoniste incarné à l’écran par Terry Kilburn.

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Ce que le film nous dit de Sherlock Holmes

Maniérisme et diction étrange, manteau et casquette à carreaux, pipe comme fixée aux lèvres… Basil Rathbone, qui interpréta le personnage de Sherlock Holmes à quatorze reprises dans sa carrière, n’est pas un acteur comme les autres. À défaut de nous apprendre des choses nouvelles sur le protagoniste, il nous le rend ici tangible comme jamais auparavant. À travers chacune de ses inflexions physiques ou morales, ce dernier nous apparaît dans toute sa évidence, jusqu’à même dépasser la réalité. Aussi habile avec un crochet du gauche qu’avec un revolver, le détective préfigure l’acteur Robert Downey Jr. (de chez Guy Ritchie). Peut-être que le noir et blanc se trouve pour quelque chose dans cet ensorcellement qu’aucun artiste après lui n’a jamais réussi tout à fait à reproduire.

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